English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > 2002 en Côte d’Ivoire

2002 en Côte d’Ivoire

dimanche 30 novembre 2008, par Robert Paris

…Je suis communiste, mais comment me dépêtrer d’une situation dans laquelle on me colle, à tort, l’étiquette de RDR ? Parce que je parle contre Gueï, contre Gbagbo, contre Bédié et que, comme c’étaient ADO et les nordistes qui subissaient le mépris et le courroux du régime, je prenais parti ouvertement pour eux, mais avec toutes sortes de précisions qui définissaient mon bord politique. J’habite un village ébrié. L’Ebrié est une ethnie appartenant au grand groupe Akan. C’est une ethnie particulièrement conservatrice et très xénophobe. Donc mes prises de position passaient pour favorable au RDR. Tous mes amis du quartier, y compris l’un de père libanais et de mère baoulé, défendaient avec rage cette sale politique d’épuration. J’étais désespérément seul contre tous. Les gens ne raisonnaient plus. Ils manifestaient ce qu’ils avaient de plus ignoble, de plus animal. On le voyait à travers leur regard haineux, les menaces qu’ils proféraient. Mais je ne pouvais me résoudre au silence. Si je me tais, ce n’est pas les murs qui parleront. Alors ce qui devait arriver, arriva. Je fus dénoncé à la police par je ne sais qui. Là-bas, on me fit entendre que j’étais un faux Ivoirien, que je possédais illégalement une carte d’identité ivoirienne. Accusations fallacieuses mais devant lesquelles il me faut me justifier dans une situation de suspicion et de mépris généralisés. Ma carte d’identité ne me conférant plus la citoyenneté, que pouvais-je faire ? J’ai dû passer 5 jours et 4 nuits dans un cachot sombre, exigu et humide. Au terme du 5ème jour, contre toute attente, et sans que je ne sus trop pourquoi, on me libéra avec de sévères mises en garde. Je rentrai au quartier avec toute la puanteur de quelqu’un qui venait de passer 5 jours au trou. Dépité, pas tant par l’expérience de la taule, que par la mesquinerie, la méchanceté et l’hypocrisie des gens... …C’est affaibli par un méchant paludisme que je quittai le quartier (au moment où des milices d’autodéfenses s’organisaient pour, disent-ils, empêcher les envahisseurs dioula de s’emparer du pouvoir) pour le village où je comptais me soigner convenablement à moindre frais. Mais j’avais déjà le sentiment que la capitale allait s’embraser. J’y suis resté pendant 7 mois. Les troubles sanglants qui s’abattirent sur Abidjan m’y trouvèrent loin. Et j’avais eu raison, ou plutôt la maladie m’avait été d’un grand secours, puisque à mon retour du village, il s’est trouvé des gens pour me dire ouvertement que si j’avais été là pendant les événements, ils m’auraient fait passer de mauvais moments. Maintenant quelques uns sont en train de perdre leurs illusions, tenaillés qu’ils sont par la misère quotidienne… Police et misère Dans l’administration, la corruption est presque légale, quoi qu’on dise. Surtout chez la police où cela est plus visible. La police agit presque à sa guise parce qu’elle pense, et à raison d’ailleurs, que le nouveau régime lui doit bien cela. Et le pouvoir de son côté, partagé entre la peur du sourd mécontentement qui gronde dans les différents corps de la police et de la gendarmerie d’une part et du jugement de l’opinion nationale et internationale de l’autre, titube dans ses prises de décisions. Le procès des gendarmes impliqués dans l’affaire du charnier, et le conflit policiers/magistrats illustrent parfaitement cet état de fait. Pour les premiers cités, malgré les preuves accablantes des différents rapports qui sont sans appel, la justice piétine. Le régime a peur d’avoir affaire à la gendarmerie qui est restée solidaire. Un magistrat a été giflé par un commissaire de police (une femme) et à une réunion de crise, le ministre de l’intérieur aurait fait savoir à l’ensemble des commissaires qu’il n’entreprendrait rien pour empêcher la justice de suivre son cours. La réaction fut immédiate. Nous attendons de voir comment le pouvoir viendra la chercher pour la juger – clament en chœur les policiers qui estiment que le ministre n’a pas été juste vis à vis d’eux. La vie est extrêmement chère et ce ne sont pas les récentes augmentations du prix du gaz et de l’électricité qui arrangeront les choses. Pourtant, il y a eu un fait nouveau et intéressant lors des récentes augmentations. Pour la première fois, deux organisations de consommateurs ont appelé à protester. L’appel a été faiblement suivi parce qu’il a manqué de préparation, mais il n’en demeure pas moins que c’est une très bonne initiative. Dans l’Abidjan oublié de Dieu et des hommes politiques (les quartiers précaires), la misère a atteint un tel niveau qu’on peut perdre facilement la vie parce qu’on possède 1000f, une montre ou autres choses susceptibles d’intéresser un bandit. A l’intérieur du pays, c’est encore plus grave. La misère ajoutée aux incessants conflits opposant autochtones et allogènes dans l’ouest et le sud-ouest, rendent ces zones fébriles et prêtes à exploser du jour au lendemain. Le FPI avant son accession au pouvoir avait, dans ces zones, prêché la démagogie, le mensonge et la haine, prétendant détenir la solution du problème foncier. Donc le FPI au pouvoir, les populations de ces régions, considérant naïvement et bêtement le pouvoir FPI comme le leur, commettent toutes sortes d’exactions et d’abus à l’encontre des allogènes et étrangers qu’ils accusent d’occuper leurs terres. Avec la complicité ou l’impuissance du régime. Plus grave, la localité de Bonoua, dans le sud, s’est érigée en une sorte de territoire autonome avec un conseil suprême des sages, qui a créé des lois interdisant toutes activités aux étrangers sous le regard complice ou impuissant du régime. Le port est désespérément vide. Ceux qui peuvent déplacent leurs activités pour le Togo, le Bénin etc… Tout est morose ici…

Ce pouvoir a réussi en l’espace de 16 mois l’exploit de mettre les ménages des Ivoiriens à un niveau de pauvreté jamais vécu. Les prix des denrées alimentaires ne cessent de grimper et personne ne sait quand ils se stabiliseront. Les prix de l’électricité, de l’eau, du téléphone déjà hors de prix pour les travailleurs ont connu encore des augmentations. Les prix du transport risquent d’augmenter avec la rumeur de la prochaine augmentation des prix de la patente et de la vignette. « La mort subite » (le fait de ne pouvoir faire qu’un seul repas par jour, dans l’après-midi ) qui était la pratique seulement dans les quartiers très pauvres étend ses tentacules à d’autres quartiers jugés jusque là relativement aisés, aux grand étonnement des anciens pauvres. La police nationale agit à sa guise dans certains commissariats. Un bandit mis en détention se retrouve immédiatement en liberté contre espèces sonnantes. Cela est tellement scandaleux que dans certains quartiers, des milices d’autodéfense créées par les populations ont commencé à voir le jour. Le plus scandaleux des faits divers fut l’assassinat d’un honnête citoyen par la police judiciaire dans le quartier d’Adjamé, enlevé devant sa famille et battu à mort avant de découvrir qu’il s’agissait d’une erreur. A qui le tour ? Le front social est en ébullition, c’est le moins qu’on puisse dire. De mémoire d’Ivoirien on n’a jamais vu autant de mouvements de protestation et de grèves en un si court règne (16 mois). L’aggravation de la pauvreté, ajoutée à la démagogie et autres mensonges entretenus par le pouvoir a élargi le front de la revendication sociale de sorte qu’il ne se passe plus de semaine sans qu’il n’y ait des mouvements de protestation, réussis ou avortés, ou des manifestations d’humeur. A titre récapitulatif, non exhaustif, il y a eu du 22 mai 2001 au 7 février 2002 au moins douze mouvements de grève, neuf manifestations d’humeur : des greffiers, des enseignants du primaire public, des agents pénitenciers, des agents de la police nationale, des agents de douane, de la police (sous-officiers), des greffiers à nouveau, des assistants sociaux, des wôrô-wôrô (taxis), des enseignants du SYNARES, etc. La spontanéité des mouvements dans leur ensemble mis à part quelques mouvements à relent de règlements de compte (police) reflète l’acuité de la situation socio-économique. Le pouvoir voit le danger se profiler à l’horizon et devant son incapacité à le résorber, il veut gagner du temps à travers des slogans du genre « nous voulons un Etat ouvrier et non un Etat princier » (déclaration du président de l’Assemblée nationale) ou encore « vous avez le régime le plus proche de vous », « évitez de tuer la poule aux oeufs d’or » (dixit le chef de l’Etat et son premier ministre). Ou encore « nous sommes obligés de protéger les patrons parce que c’est eux qui créent les emplois, mais nous sommes pour les ouvriers et les travailleurs ». De telles sornettes débitées à longueur de discours, quand dans le même temps les mairies d’Abobo, de Cocody, la SIR ou Fraternité Matin (le quotidien du régime) jettent plus de 800 travailleurs à la rue, cela ne peut que mettre en évidence la nature de ce pouvoir soi-disant protecteur des travailleurs et ajouter à leur désillusion déjà grande, la colère. Lors de la grève des sous-officiers, le ministre de l’intérieur parti discuter avec les grévistes a vécu des heures chaudes avec l’explosion d’une bombe lacrymogène et a manqué de se faire kidnapper. Ce jeudi 21 février, c’était au tour du ministre de l’emploi de faire l’amère expérience de la colère des chômeurs. Partis au nombre de deux mille réclamer leur allocation, les propos dilatoires du ministre ont courroucé les chômeurs qui ont molesté sérieusement le cher ministre.

12 Messages de forum

  • 2002 en Côte d’Ivoire 2 décembre 2008 21:04, par Robert Paris

    mon cher ami,

    je suis d’accord avec toi à mille pour cent. Juste pour ajouter quelques lignes sur tes écrits.j e pense que comme toi il y a des tas de personnes qui ne se disent pas communistes mais sont aussi choquées que toi de la situation générale des masses laborieuses en Afrique ou ailleurs dans le monde. Cela étant je pense que le gros problème c’est surtout façe à de telles situations, par quel bout peut-on attraper la question, ou pour être clair que peut-on faire. A mon avis, si nous prends le problème dans l’autre sens, c’est que des mécaniciens, des paysans, des plonbiers, des électriciens, des lycéens, des manoeuvres, des maçons, des cheminots, des travailleurs pauvres de toutes sortes, chômeurs, des ouvriers d’usines,des travailleurs des ports etc etc peuvent t’écouter si tu leur propose d’étudier des idées communistes en s’organisant dans un cadre nouveau qui rompra sur toute les points avec des soi-disant ONG dont nous connaissons les buts.je pense que c’est très important qu’il soit propriétaire de ses associations qu’on peut leur proposer par exemple association internationnales des exploités, association mondiale des sans rien, assos internationale des travailleurs etc etc.oui je pense que si un communiste arrivent à faire s’implanter des idées communistes dans une des grandes villes en Afrique, ça peut donner quelque chose d’inattendu. selon moi tout simplement parce que tous tes écris ne montrent que cette possibilité .Merci mille fois pour ta capacité de description en plus je pense que c’est toute l’Afrique et le reste du monde qui sont dans cet état là.
    Cela étant, mille fois oui, le fait est que les classes dirigeantes nous montrent une bipolarisation du monde : Gbagbo Ouattara, gauche droite, bon méchant, chaud froid, le haut et le bas etc etc.
    porte toi bien

    Répondre à ce message

  • 2002 en Côte d’Ivoire 8 août 2010 23:06, par J.B le londonniere

    Apres avaoir commendite les massacre qui ont fait des milliers de morts et s’ete aeccroche indument au pouvoir pandant 10 ans’ Gbagbo veux maintenant organiser des elections truquer.
    Que doit on fait pour l’enpecher ?

    Répondre à ce message

  • 2002 en Côte d’Ivoire 9 août 2010 19:33, par J.B le londonniere

    Comment empecher Gbagbo de tricher les election ?

    Répondre à ce message

    • 2002 en Côte d’Ivoire 9 août 2010 20:19, par Robert Paris

      Tous les pouvoirs se sont toujours mis en place avant d’organiser des élections.

      Que ce soit Gbagbo ou un autre, en Côte d’Ivoire ou ailleurs, en Afrique ou ailleurs.

      Le problème est-il d’empêcher Gbagbo d’organiser les élections ou n’est-il pas, pour le peuple travailleur, de prendre le pouvoir avant d’organiser les élections ?

      Conclusion : on fait d’abord la révolution sociale puis on organise les élections du peuples travailleur.

      Empêcher les bourgeois et les dictateurs d’être des bourgeois et de dictateurs ne peut être qu’un projet pipeau...

      Répondre à ce message

      • 2002 en Côte d’Ivoire 10 août 2010 07:50, par Robert Paris

        Je rajoute que prétendre que le premier problème en Côte d’Ivoire est l’élection contribue à faire croire que le problème c’est un seul clan de la classe dirigeante et non celle-ci en entier, à faire croire que le seul problème c’est la manière dont se passent les luttes entre membres des classes dirigeantes et non les luttes avec les opprimés, que le seul espoir des opprimés serait de trouver de"bons" membres des classes dirigeantes ou des moins méchants, ce qui est totalement mensonger...

        En Côte d’Ivoire comme dans le reste du monde, les classes dirigeantes tiennent aux élections, y compris en les empêchant, pour faire croire que les luttes de classes ne sont pas le moyen de changer la société.

        Répondre à ce message

        • 2002 en Côte d’Ivoire 10 août 2010 11:08, par J.B le londonniere

          Je partage totalement l’avis du dernier intervenant, a savoir qu’il faut dabord faire la revolution sociale avent d’organiser des elections du peuple travailleurs. C’est pour cella que je pense que dans le conteste actuel de la cote d’ivoire, un soullevement populaire peut empecher Gbagbo d’organiser des elections truquer. Ceux la meme qui ont crier Houpouet volleur, Houpouet corrompu et qui ont fait vassiller sa dictature, avent de chasser Bedie et Guei, peuvent virer Ggagbo en le faissant manger ses elections truquer, .

          Répondre à ce message

    • 2002 en Côte d’Ivoire 10 août 2010 14:34, par dac dac

      a se stade du jeux c est la classe ouvrière qui peut faire la différence on détruisant la classe dirigeante du pouvoir ,les élection c est un leur pour détourne la classe ouvriers et le prolétariat des luttes on disent que c est la seule solutions pour le changement,pour que les peuples du monde soi libérés de l’oppression de toutes les classes dirigeantes la seul solution c est la révolution communistes .

      Répondre à ce message

    • 2002 en Côte d’Ivoire 10 août 2010 14:43, par dac dac

      L’Etat est la principale tromperie politique qui induit en erreur les masses laborieuses dans le monde entier. Il est présenté partout comme le principal outil de progrès social et de développement de la société alors qu’il est le principal outil des classes dirigeantes en vue de la conservation d’un ordre social fondé sur l’exploitation et l’oppression. Les peuples et les classes ouvrières dénoncent souvent les hommes politiques, les chefs militaires éventuellement, parfois même les chefs religieux mais ils ne cessent jamais de croire que l’Etat "devrait" être au service du peuple. C’est là l’illusion suprême et la plus grave des tromperies l.t

      Répondre à ce message

  • 2002 en Côte d’Ivoire 10 août 2010 12:23, par Moshe

    bonjour à j b de Londres, s de bko,bil de casa, zongo et compagnie

    moi je suis Moshe

    A j b de Londres que c’est une erreur de penser que les élections peuvent être bonnes ou mauvaises quel que soit le politiciens bourgeois qui les organise sur la planète, parce que c’est leur système et que ça n’est pas le notre malgré le fait que pour, des raisons multiples, il arrive qu’on y participe.

    A S de bko : et, encore une fois, je ne sais pas que ce que c’est 50 ans ou 100 ans ou 10 ans mais je pense que c’est important de continuer de discuter avec nos amis sur des bases claires telle que la croissance de la misère, les bas salaires, pour ceux qui sont salariés, les luttes de classe partout dont personne ne parle, discuter pour s’organiser, parler, et décider entre nous, TRAVAILLEURS CHÔMEURS, PETITS VENDEURS, ÉLÈVES ET ÉTUDIANTS, sur quel monde nous voulons.

    oui, en 50 ans les classes dirigeantes généralement et leurs politiciens on eux que du bonheurs sur toute la planète et pour quoi ne pas fêté cela ? ceux qui pense qu’ils dilapide l’argent sont des réformistes qui pense que les bourgeois doives faire ceux ci ou cela donc participe a mentir et a trompé les opprimé.

    A Bil de casa : oui les états ne son pas là pour te faire les yeux doux mais le plus difficile est des savoir si on peux en tiré une conclusion sur les états du monde entier ? moi je pense que oui et toi tu pense le que non.

    Répondre à ce message

    • 2002 en Côte d’Ivoire 13 août 2010 13:10, par BIL DE CASA

      REPONSE A MOSHE DE LA PART DE BIL DE CASA Bonjour MOSHE
      La question que tu m’as adressée est " oui les états ne sont pas là pour te faire les yeux doux mais le plus difficile est des savoir si on peux en tiré une conclusion sur les états du monde entier ? moi je pense que oui et toi tu pense le que non. "
      Oui je pense qu’il es ttout à fait clair aujourd’hui que la fin de l’Etat n’est pas de se mettre au service du peuple qui l’a engendré ! Non bien au contraire, l’Etat contribue à l’assassinat, au tuérie, à la strangulation de sa population. Comme vous avez pu le contaster dans les évènements de septembre 2009 en guinnée.
      Mais le problème est comme tu l’as dit " tirer un conclusion". Selon moi cette conclusion ne peut être qu’une prise de conscience. De qui ? de la population bien sur. Parce qu’on fait une prise de conscience de la réalité cachée par ces suceurs de sang, par ces lecheurs de peau des nègre, on pourra enfin structurer l’Etat.
      Oui je pense qu’on peut faire une prise de conscience et pour ce faire j’ai même crée un groupe sur Facebook.com dénommée " La prise de conscience". J’ai maintenant 93 MEMBRES. Plusieurs membres sont actifs.
      C’est un groupe purement communiste. Je te prie d’y adherer et de le dire aux autres. et cette idée je la dois à toi MOSHE. Grâce toi j’ai su que l’Etat est le monstre froid, qui mange froidement et tue sa population discrètement avec conspiration machinal sans fracas.
      Révolution sans frontière !!!

      Répondre à ce message

      • 2002 en Côte d’Ivoire 19 août 2010 19:17, par Max

        Salut Bil c’est Max de Paris,

        je voudrais discuter un peu plus avec toi sur plein de sujets et pourquoi pas le rôle des états dans le présent, le passé et le futur. Ton idée de "groupe" est très bien si les idées avancent et en particulier celles qui défendent une future société communiste.

        Notre volonté de compréhension en tant que lecteur du site, militants, sympathisants à tel ou tel courant est bien plus importante que la formalisation d’une adhésion qui peut se révéler utile en terme de moyens financiers, mais aussi un piège si l’on a en tête le "groupe" pour lui même.

        J’ai été personnellement adhérent d’un groupe pendant plusieurs années et c’est avec ma sortie de ce groupe pour des raisons politiques de circonstance , que j’ai découvert des divergences profondes sur la conception du parti (ou d’un groupe) et sa fonction primordiale.

        Par exemple le rôle de l’Etat n’était pratiquement jamais discuté dans ce groupe et du coup un jour, la direction du groupe s’est permise de transformer ce qui définissait le programme de notre parti : de la " destruction de l’appareil d’Etat, son armée, sa justice, ses tribunaux " on est passé à " la transformation de l’appareil d’Etat qui doit servir le peuple".

        Alors simple relooking, meilleure formule ou orientation complètement différente ?
        Qu’est ce que l’état ? des citoyens malhonnêtes qu’il suffit de remplacer par d’autres plus conscients ?
        L’état ne collabore pas au massacre des gens : il le planifie. Ce n’est pas pareil .
        L’état ne participe à un génocide : il en est la tête pensante.
        Sa police et son armée ne lui sont plus acquises : alors l’état fait appel à des bandes fascistes pour venir à bout du peuple.
        Pourquoi l’état ferait il tout ça ? Quel intérêt défend t il ? Comment fonctionne cet état et d’ou vient il ?
        Suffit il de se mettre en haut de la montagne pour la déplacer ?
        Pourtant les montagnes elles mêmes changent : elles bougent en permanence, elles surgissent des profondeurs de la terre et peuvent aussi se déplacer d’un bout de la terre à un autre : comprendre les forces qui rentrent en jeu est fondamental et étudier les interactions des éléments donnent un sens à l’histoire.

        Amitiés et en espérant te lire bientôt,
        Max

        Répondre à ce message

        • 2002 en Côte d’Ivoire 20 août 2010 18:19, par moshe

          L’état ne collabore pas au massacre des gens : il le planifie. Ce n’est pas pareil .
          L’état ne participe à un génocide : il en est la tête pensante.

          Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0