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Université d’été du NPA : ce n’est pas l’école de la révolution prolétarienne !

samedi 25 juillet 2020

Marchepieds de la gauche bourgeoise

Université d’été du NPA : ce n’est pas l’école de la révolution prolétarienne !

Le NPA à l’heure de son université d’été : pas si anticapitaliste, c’est-à-dire pas si communiste, pas si prolétarien, c’est-à-dire pas pour l’autonomie organisationnelle et politique des exploités, et pas si révolutionnaire que ça, avec un programme et des perspectives plus réformiste que révolutionnaire, pas détaché de toutes les institutions bourgeoises, électorales et syndicales, même pas réellement favorable aux Gilets jaunes !

On peut voir ici que son analyse de la situation est celle d’une « crise environnementale dont on a vu qu’elle peut devenir une catastrophe sanitaire mondiale ». Cela signifie que le NPA prétend que ce sont les politiques menées par les gouvernants capitalistes qui nuisent au climat et à la santé et pas que c’est le capitalisme dans ses fondements qui est mortellement atteint !!!

Il prétend qu’il tirera « le bilan des mobilisations qui ont marqué cette année, contre la réforme des retraites bien sûr, mais aussi dans la santé, dans l’éducation nationale, dans l’enseignement supérieur et la recherche, contre le racisme et les violences policières, contre les violences faites aux femmes, sur les questions de justice climatique, contre les licenciements… » Mais pas un mot sur ceux qui ont trahi ces mobilisations à savoir les forces réformistes politiques, associatives et syndicales !!! PAS UN MOT SUR LES GILETS JAUNES !!!

S’il y est dit que « nous reviendrons sur l’état (préoccupant  ?) du syndicalisme », c’est avec Sophie Béroud, Olivier Le Cour Grandmaison, Raphaël Kempf, Taha Bouhafs, Ludivine Bantigny, Willy Gianizzani, Benjamin Bayart, de la Quadrature du Net, Clément Petit¬jean, en somme tout un panel réformiste !!!

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La perspective du NPA, intitulée « rompre avec un monde en crise », est on ne peut plus vague et attrape-tout. On rompt avec quoi ainsi, avec une politique climatique et environnementale, avec une politique sanitaire, avec des politiques d’austérité et de libéralisme, ou on renverse le pouvoir d’Etat capitaliste et le système lui-même, c’est-à-dire le système d’exploitation et la propriété privée des capitaux et des entreprises. « Rompre avec » peut aussi bien vouloir dire faire la révolution sociale ou seulement changer des mœurs localement ou individuellement. On ratisse large avec des propos vagues et creux… « Un monde en crise » n’en dit pas plus long : crise environnementale, climatique, sanitaire, etc. Crise ou fin du capitalisme ? Et due à quoi ? Les précisions données dans le texte ne précisent justement rien !

« C’est bien à un monde en crise(s) aux multiples dimensions – sanitaire, environnementale, économique, sociale, démocratique – auquel nous avons à faire face. »

Pourquoi est-il en crise aujourd’hui plus qu’hier et demain, quelle est la cause de cette crise ?

« Quelles conséquences sur nos conditions de vie, en particulier pour le monde du travail qui commence à subir de plein fouet les effets des plans de suppression d’emplois  ? »

Même pas une ébauche d’orientation pour la réponse dans le texte même !!! Place au débat certes, mais dans quelle direction, motus et bouche cousue !!! Cela laisse toute la place aux réformismes de toutes sortes, écologiques, syndicalistes, démocratiques et autres….

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Et les idées révolutionnaires dans tout cela ?

« Nous organisons un débat à plusieurs voix sur l’héritage de cette expérience révolutionnaire  : que faire de l’État  ? Quelle démocratie sociale  ? » écrivent ces camarades...

Qu’en faire en effet, là aussi faire place au débat, ce n’est pas ne rien en dire comme le fait le NPA !!!

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La tendance dite « Révolution permanente » :

«  La révolution permanente signifie une révolution qui ne veut transiger avec aucune forme de domination de classe  » écrit cette tendance. Bien…

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On y parle programme de transition à réactualiser et de perspective communiste mais rien sur les formes d’auto-organisation c’est-à-dire les conseils ouvriers, comité de travailleurs, communes révolutionnaires, soviets et rien sur l’armement du prolétariat dans la période à venir... On y parle contrôle ouvrier et nationalisations mais les structures qui en font des embryons de pouvoir ouvrier pas un mot...

Et sur le régime politique et l’Etat (sa police), c’est éloquent :

« 9. Comme mesures élémentaires de sauvegarde de la jeunesse et des classes populaires, et comme pas vers le nécessaire démantèlement d’une police qui réprime, mutile et tue dans les manifestations comme dans les quartiers populaires : suppression des corps spécialisés de répression (CRS, gendarmerie mobile, CSI, CDI et CI, BAC et BRAV).

10. Contre l’escalade autoritaire du régime et la méthode du gouvernement par décrets, en finir avec les institutions de la V° République, suppression de la figure présidentielle et du Sénat pour imposer un Assemblée Unique où siègeraient des élus révocables à tout moment et rémunérés à la hauteur du salaire médian. »

Le courant du NPA « Anticapitalisme et révolution » :

En titre du texte de cette tendance, on y affirme le clivage entre réforme et révolution. Mais…

On y apprend notamment que « les camarades (de la direction majoritaire du NPA) n’ont pas voulu mener une politique conjointe dans le mouvement sur les bases minimales proposées par cette tendance pour ce regroupement en refusant de critiquer les politiques d’éparpillement menées par les directions syndicales. » Donc cette tendance proposait une politique de critique « a minima » des politiques de trahison syndicales, selon ses propres termes !!! A minima signifie sans réelle remise en cause de la direction des luttes par les syndicats, sans imposer des ag souveraines, sans imposer des comités de grèves élus, sans soutien réel au caractère insurrectionnel des Gilets jaunes et on en passe… Juste des propositions pour pousser les syndicats

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Aucune tendance du NPA ne dénonce clairement la collusion de l’organisation avec les appareils réformistes politiques, syndicaux et associatifs, aucune ne dénonce l’absence d’appui clair et net aux gilets jaunes dès le début et le démarquage de la direction du NPA de ce mouvement de masse révolutionnaire.

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6 Messages de forum

  • Et la fraction de Lo au sein du Npa, où en sont-ils ?

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  • La Fraction ! Aucune clarté ! Ils sont venus en prétendant que c’était la construction d’un parti révolutionnaire !

    Ils n’ont d’ailleurs aucune clarté du tout ! Ni sur la crise du capitalisme, ni sur la vague révolutionnaire, ni sur la pandémie, ni sur les gilets jaunes (pour lesquels ils prétendent défendre la pureté de classe du mouvement !), ni sur la construction d’un parti révolutionnaire sans... le moindre bout de programme révolutionnaire !!!

    Lire ici :

    https://www.convergencesrevolutionn...

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  • Pour le NPA, PS et CGT sont dans la lutte des classes et les gilets jaunes sont extérieurs mais avec des alliances possibles !!!

    "L’organisation, l’indépendance et la conscience (de classe) sont fragiles, sont en même temps ceux qui sont les plus sensibles aux problèmes politiques qui ne relèvent pas directement du rapport capital-travail. On pourrait dire que, de nos jours, le front unique doit être encore plus large : il faut parvenir à établir des liens durables et à rendre possible une unité d’action avec des mouvements qui, comme les Gilets jaunes, organisent des classes sociales intermédiaires ou en gestation, au contours mouvants, peu organiséEs (ou en l’étant d’une manière très différente, par les réseaux sociaux notamment) mais dont les évolutions seront aussi le produit des batailles politiques et des alliances de classes qui sont noueront dans la lutte."

    https://npa2009.org/idees/strategie...

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  • Ces polémiques ne intéressent pas. Toute l’extrême gauche devra prouver dans les prochains événements ce dont elle est capable, c’est ma conviction profonde.

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  • Ce ne sont pas des polémiques creuses mais un débat sur les idées révolutionnaires qui permet justement de distinguer les vrais révolutionnaires et ceux qui ne le sont pas. Ces débats ont été menés par de grands révolutionnaires qui nous ont précédés et qui ne cultivaient pas l’activisme.
    Tu considère, as-tu dis plusieurs fois, que ce serait désespérant que l’extrême gauche ne joue pas son rôle. Mais n’avons-nous pas déjà la réponse ?Que cette fameuse extrême gauche elle se soit, pour l’essentiel, détournée des gilets jaunes ne répond pas à ta question ? Qu’ils n’y soient revenus que pour contraindre le mouvement des gilets jaunes à se mettre sous la coupe des syndicats et de la gauche réformiste, n’est-ce pas aussi une réponse ? Qu’il refuse d’analyser sérieusement l’effondrement du capitalisme et cautionne l’idée que la chute économique ne serait qu’un sous-produit de la pandémie, n’est-ce pas aussi une réponse ? Pourquoi serait-il décourageant que l’extrême gauche ne soit pas capable d’être révolutionnaire ? L’humanité, à commencer par le prolétariat, les femmes et la jeunesse, produira les partis révolutionnaires dont elle a besoin. Il n’est nécessaire pour le moment que de réfléchir aux chemins qui seront nécessaires à la révolution sociale. Même des infimes minorités peuvent le faire. Marx et Engels ont essentiellement fait cela. Ils n’étaient pas inquiets de l’absence des partis révolutionnaires quand il n’y en avait pas. Se raconter qu’il y en a quand on voit que c’est faux, c’est le plus dangereux. Défendre des groupes qui sont centristes, c’est-à-dire intermédiaires entre révolutionnaires et réformistes, c’est tout aussi dangereux.
    D’ailleurs, pour savoir où en est l’extrême gauche par rapport à ce que devrait être une politique révolutionnaire, il faut d’abord concevoir et défendre une telle politique et pas attendre après ces groupes opportunistes et centristes.
    Pour ma part, quand j’ai appris à militer, j’ai entendu Pierre Bois nous dire : « Milites comme si tu étais seul ou un tout petit groupe. Ce n’est que dans des situations de crise aigüe que tu peux être rejoint par du monde. De toutes manières, dans une entreprise, le révolutionnaire sera souvent le seul révolutionnaire et si cela doit t’arrêter, mieux vaut le faire de suite ! »

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