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A l’occasion du 8 mars : En 2015, quel combat des femmes pour leur libération ?

dimanche 8 mars 2015, par Robert Paris

A l’occasion du 8 mars : En 2015, quel combat des femmes pour leur libération ?

Aux quatre coins de la planète, les femmes ne peuvent se contenter de vaquer à leurs occupations quotidiennes pour vivre et faire vivre leurs familles : elles sont contraintes de se battre en tant que femmes pour se protéger des agressions, pour défendre leur sécurité, pour être respectées et reconnues car leur vie en dépend souvent. Elles sont menacées et agressées jusque dans leur foyer. En cela, elles ne sont pas victimes seulement de situations particulières, individuelles, nationales ou locales, mais du sort collectif des femmes sur toute la planète, c’est-à-dire de l’attitude du monde capitaliste à l’égard des femmes.

Il est clair que le capitalisme s’est prétendu le défenseur de toutes les libertés et pas seulement de la liberté des propriétaires, de la liberté d’exploiter, de la liberté d’embaucher et de licencier des salariés, de la liberté d’ouvrir et de fermer des entreprises, mais aussi des libertés individuelles, des libertés collectives, sociales et politiques. Le capitalisme dominant, celui des pays occidentaux s’est dit le défenseur des femmes mais la réalité est très loin de cette proclamation. Ces pays ont mis un temps infini à admettre que les femmes ne soient pas traitées en mineures, ne soient pas exclus de certaines professions valorisées, qu’elles ne soient pas dépendantes de leurs parents et de leurs maris, qu’elles ne soient pas exclues de toutes les tâches de direction, économiques comme sociales et politiques. Aujourd’hui le monde occidental affiche sa volonté de faire participer les femmes aux tâches de direction, dans les municipalités, dans les gouvernements, dans les partis, dans les entreprises. Mais, même quand des efforts réels en ce sens sont faits, les femmes sont très loin d’être libérées pour autant. L’Inde peut avoir une femme comme président mais le sort des femmes, loin de s’y améliorer, y devient catastrophique. L’Arabie saoudite peut bien avoir nommé une femme comme dirigeante d’une banque d’investissement et une autre comme rédacteur en chef d’un quotidien national, même ces femmes ne peuvent pas conduire un véhicule et n’ont le droit de travailler ou de partir à l’étranger qu’avec l’accord d’un tuteur mâle !!!

Et le racisme contre les femmes, dans le monde capitaliste, n’est pas un résidu (en voie de disparition) du passé féodal et traditionnel qu’il s’agirait seulement de réduire et de supprimer le plus vite possible, en faisant un peu plus pression sur les autorités politiques locales et nationales pour qu’elles accompagnent le mouvement.

Non, c’est le capitalisme moderne qui a besoin du racisme contre les femmes, qui a besoin de cette division et de cette opposition entre hommes et femmes, de cette oppression des femmes. Avec la faillite du capitalisme de 2007-2008, seulement retardée depuis, le système a besoin de tous les moyens dont il dispose pour diviser les masses populaires et les opposer entre elles et l’opposition entre hommes et femmes est un instrument essentiel pour cela.

Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, dans le monde dit hindouiste comme dans le monde dit chrétien ou dans le monde dit musulman, dans les villes comme dans les campagnes, dans le nord comme dans le sud de la planète, le racisme contre les femmes, les agressions contre les femmes, les violences faites aux femmes augmentent. La crise économique et sociale n’agit pas toute seule. Les classes dirigeantes agissent elles aussi. Ce n’est pas un hasard si la mobilisation sociale contre les viols en Inde s’est tournée contre les gouvernants, les forces de l’ordre et les classes dirigeantes. Ces trois niveaux sont partout complices et même responsables de la situation catastrophique des femmes.

Sur toute la planète, la femme n’est pas un être humain qui vit par elle-même, pour elle-même mais un objet de remarques, de désirs, de volontés qui lui sont opposées. Elle est toujours objet et non sujet : objet de désirs, objet de plaisirs, objet de procréation, objet d’encadrement des enfants, objet de domesticité, objet de présentation, objet de publicité, objet d’exploitation, objet de sexualité, objet de violences… Il faut qu’une femme soit telle qu’elle plaise, telle qu’elle arrange la société, telle qu’elle soit bien acceptée, telle qu’on ne voit pas ses difficultés, ses souffrances, ses problèmes, telle qu’elle puisse procréer et se dévouer pour s’occuper des enfants, telle qu’elles se charge sans protester des charges domestiques, telle qu’elle puisse être montrée, telle qu’elle puisse être utilisée (sexuellement ou non), y compris pour prouver que les femmes peuvent accéder à des positions estimables dans telle entreprise, dans telle administration, dans telle entreprise, dans tel pouvoir… Ce n’est pas en tant qu’individu qu’elle est ainsi promue ou pas, mais en tant que femme ! Etre une femme, dans la société bourgeoise, n’est pas un choix, c’est-à-dire que la manière d’être d’une femme n’est pas un choix personnel, la manière d’être un être humain n’est pas un choix. Il existe trop de pressions visibles ou invisibles pour que la femme puisse librement faire ses propres choix. Choisir ou pas de procréer, choisir ou pas d’être avec un homme, choisir ou pas de se marier, choisir ou pas d’être installée, choisir ou pas d’être avec un seul compagnon, rien de tout cela ne se pose pour une femme comme pour un homme. Personne ne dit qu’un homme doit nécessairement être fidèle, doit nécessairement être vierge avant de s’installer avec un conjoint, doit nécessairement procréer, doit nécessairement s’attifer pour plaire, se pomponner, etc… Tout cela est réservé à la femme. Et cela ne peut jamais être une véritable liberté parce qu’il y a une énorme pression sociale. Procréer est-il un choix ou un besoin personnel, aucune femme ne peut le savoir vraiment parce qu’il y a une force considérable qui pousse dans ce sens et qui le fait au travers des voisins, des collègues et surtout des familles.

Une femme ne choisit pas son image. Elle subit son image vue par son mari, son image vue par sa famille, son image vue par la société, son image vue par son entreprise, son image vue par son groupe social et elle sert en fait l’image que veulent avoir d’eux-mêmes familles, entreprises, groupes sociaux, groupes politiques.

Du coup, l’intégration des femmes dans la société capitaliste est un leurre. La société bourgeoise peut parfaitement accepter une femme à la tête d’un de ses organismes ou de ses pouvoirs sans que le sort des autres femmes qui y sont en situation plus défavorables soit améliorée en quoi que ce soit. Quand une femme dirige par exemple un hôpital, l’ensemble des hôpitaux parisiens ou le ministère de la Santé, ce qui est fréquent, le sort des femmes qui effectuent les tâches domestiques des hôpitaux, ou des aides soignantes ou même des infirmière n’en est pas améliorée pour autant. Quant au métier de médecin, il reste essentiellement un métier d’homme comme le métier d’aide soignante ou d’infirmière reste essentiellement un métier féminin et, comme par hasard, au travail ce sont les femmes qui sont soumises aux hommes et cela se sent, cela se voit….

Bien entendu, il est normal que des femmes se battent pour leurs droits démocratiques, pour avoir les mêmes droits que les hommes dans le cadre du système, mais cela ne peut être une perspective suffisante pour aller véritablement dans le sens de la libération des femmes et de la fin de leur oppression. Tant que l’exploitation de l’homme par l’homme sera la règle, tant qu’une classe détiendra les capitaux et fondera ceux-ci sur la plus-value extraite du travail d’une autre classe, l’oppression des femmes restera un moyen de détourner de la lutte des classes.

C’est le monde capitaliste qui précarise les femmes et les familles. C’est lui qui jette les gens dans la misère et le chômage et la pauvreté frappe toujours d’abord les femmes. C’est le monde capitaliste qui projette de plus en plus une image dégradée de la femme : objet de présentation publicitaire, objet de films pornographiques, objet de soumission, de violence, de viol, de dégradation, objet de prostitution, etc… Tout cela n’est pas un simple résidu d’un passé barbare : c’est le produit de la barbarie actuelle.

C’est le monde capitaliste en faillite qui a plus besoin que jamais de diviser, d’exploiter les haines, les dominations, les exclusions, les différences de groupes de toutes sortes, dont les différences de genre. Bien sûr le capitalisme occidental affiche exactement l’inverse parce qu’il est spécialisé dans l’hypocrisie.

On ne peut absolument pas compter sur le monde capitaliste pour éduquer les êtres humains dans le sens du respect de l’autre. On ne peut même pas compter sur l’école pour réaliser cette tâche. Car les enfants sont d’abord à l’école de la société et celle-ci leur démontre tous les jours que les femmes ne sont pas respectées, que les femmes sont dominées, que les femmes sont domestiquées, que les femmes sont présentées comme attirées par leur propre soumission. Même si l’école était capable de changer le langage machiste de la société, les enfants sortent ensuite de l’école…

La réalité est un monde hostile aux femmes et ce n’est pas la morale ni le discours qui changeront cette réalité. Le capitalisme l’aurait déjà fait si c’était dans ses buts et dans ses capacités.

Tous les Etats du monde sont des machines menées par des hommes et hostiles aux femmes. Toutes les armées du monde violent les femmes, y compris celles de leur propre armée. Toutes les armées du monde détruisent les foyers aux quatre coins de la planète. Toutes les polices du monde ferment les yeux devant les viols, en particulier ceux réalisés par le conjoint. Toutes les justices du monde laissent les femmes sous la coupe de leurs maris. Toutes les sociétés du monde exploitent le corps des femmes, en présentent une image dégradée, de soumise, d’esclave, de mineure, de domestique. Toutes les sociétés du monde affirment que la femme est juste faite pour procréer et être la domestique de l’homme. Toutes les religions du monde diffusent ce message et combattent les droits de la femme à décider pour elle-même, à être maîtresse de son propre corps. La propriété bourgeoise, loin d’éliminer les restes féodaux et patriarcaux, a eu besoin que la femme et la famille deviennent des éléments de l’acte de propriété et de l’acte d’héritage. L’exploitation bourgeoise a nécessité de diviser entre eux les opprimés.

Aucune religion, aucune culture, aucune société, aucun Etat, dans ce monde capitaliste, ne peut prétendre avoir assuré la liberté des femmes, la sécurité des femmes, le bien-être des femmes. Aucune ! Et ce n’est pas un hasard. La liberté des femmes est un danger mortel pour la domination de la bourgeoisie sur le monde ! Parce que, quand les femmes bougent, c’est le signal de la révolution sociale. Parce que, quand les femmes refusent de bouger, la révolution sociale est bloquée. Parce sans la division entre hommes et femmes, sans l’opposition entre hommes et femmes, sans l’oppression des femmes, la société de classe ne pourrait pas tenir.

Si l’affaire DSK a démontré quelque chose, c’est que le mépris des femmes n’est pas seulement un hochet donné aux exploités et aux opprimés pour croire qu’ils dominent quelqu’un d’encore plus exploité et opprimé. C’est également un attribut des classes dominantes qui ressentent le besoin de concrétiser leur domination en violentant des femmes… Cette affaire a en effet démontré que les grands de ce monde, les DSK comme les Kadhafi ou les Kennedy, sont aussi affamés de démontrer leur supériorité de pouvoir que leur supériorité d’argent et leur supériorité sexuelle. Le droit de cuissage du Moyen Age n’est pas dépassé. Il se perpétue dans les directions des sociétés privées et publiques, dans la direction des Etats, chez les dirigeants sociaux, dans toute la haute société.

L’oppression des femmes est directement reliée à l’exploitation. Les sociaux démocrates sont aussi hypocrites sur un terrain que sur l’autre. Les fascistes sont aussi violents contre les droits des femmes que contre les prolétaires et les étrangers. Les bourgeoisies tablent sur les deux pour mener leur politique. L’Etat bourgeois est là pour préserver les rapports de domination de la bourgeoisie dans tous leurs aspects, celui de l’oppression des femmes comme les autres. La libération des femmes ne peut pas provenir de leur participation ni aux directions de sociétés ni à la direction de l’Etat ni à la participation des institutions locales ou sociales.

La hausse des statistiques des violences faites aux femmes n’est pas le produit d’une plus grande prise en considération de celles-ci ni d’une plus grande assurance des femmes. Les femmes ne peuvent pas faire davantage confiance dans les autorités, dans l’appareil de répression pour les défendre. Il suffit qu’une femme agressée s’adresse aux organes de répression pour comprendre qu’elle ne pourra pas compter sur eux. Il ne suffirait pas plus de mettre des femmes policières que de mettre des noirs ou des maghrébins comme policiers pour éviter les actes racistes des forces de l’ordre. Dans combien de pays, on n’a jamais vu des membres des force de l’ordre pratiquer des viols sur des femmes, prostituées ou pas, étrangères, en situation irrégulière ou pas ? Aucun ! Les forces de répression, dirigées par n’importe quel gouvernement bourgeois, ne sont nullement des forces de libération. L’appareil de la justice, de l’administration, des prisons, etc, ne sont pas des outils de liberté ni de démocratie. Ce sont exclusivement des instruments au service des classes dirigeantes.

Dans l’oppression des femmes, l’ordre bourgeois est dans un camp : celui de l’esclavage des femmes ! Et ce n’est ni des discours, ni de la morale, ni de l’éducation qui changeront ce fait objectif.

Faire croire que l’entrée des femmes dans l’appareil économique, social ou politique changera ne sort des femmes est une duperie.

La véritable libération des femmes viendra au contraire de l’acte le plus directement opposé à l’Etat et à toutes les institutions de la société bourgeoise : la révolution sociale.

Le premier acte de celle-ci consistera à amener les opprimés à s’organiser massivement sous forme de comités et la participation des femmes à de tels comités sera aussi leur premier acte révolutionnaire.

Ces comités ne devront nullement se contenter de se faire entendre, de faire pression, de se manifester, comme le leur proposeront forcément les réformistes mais ils devront nécessairement détruire l’appareil de la bourgeoisie. Et les femmes ont également absolument besoin de mettre à bas la classe dirigeante, ses règles, ses lois, ses institutions !

Le combat des femmes rejoint inévitablement celui des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, de tous les opprimés.

La seule perspective de libération des femmes, c’est de prendre la tête de la révolution prolétarienne pour en finir avec la domination capitaliste sur le monde !

L’oppression de la femme, ce n’est pas autrefois ni ailleurs : c’est maintenant et chez nous !

Là où les femmes sont particulièrement attaquées, violées, harcelées : Mexique, Inde, Afrique du sud, mais aussi USA, Angleterre, Suède, France....

Les femmes n’ont jamais été sauvées par les institutions ni par les classes dirigeantes

L’oppression actuelle des femmes, c’est le produit du capitalisme

Le 8 mars, journée de déclarations de bonnes intentions en faveur des femmes, et les lendemains....

Le racisme anti-femmes est marqué dans le vocabulaire français

Thèses sur la question de l’oppression des femmes

Quand les femmes s’y mettent, c’est la révolution sociale

3 Messages de forum

  • Le harcèlement sexuel est massif en entreprise puisque 20% des femmes en ont déjà été victimes, d’après une enquête Ifop pour le Défenseur des droits. Seul un tiers d’entre elles le signalent à leur direction. Et l’auteur de l’abus est rarement sanctionné.

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  • Mercredi 26 février 2014, zone d’attente de l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle. Six femmes honduriennes et nicaraguayennes se rendent dans le bureau de l’Anafé et racontent avoir été victimes quelques heures plus tôt de violences policières lors d’une tentative de renvoi forcé à destination de Mexico. Cette première tentative a échoué devant le refus du commandant de bord d’embarquer des passager.e.s dans de telles conditions.
    Ces femmes apparaissent bouleversées, et souhaitent porter plainte. L’Anafé les assiste dans cette démarche et récolte leurs témoignages. Quatre d’entre elles sont examinées par le médecin intervenant en zone d’attente, et se voient délivrer un certificat médical attestant de lésions et hématomes multiples.
    Devant la gravité des accusations, l’Anafé saisit immédiatement le ministère de l’intérieur de cette situation, et lui demande de surseoir au renvoi forcé de ces femmes dans l’attente qu’une enquête soit diligentée. Dès le lendemain, la police aux frontières (PAF) tente à nouveau de les refouler. Depuis, les tentatives de renvoi sont quotidiennes et le ministère de l’intérieur ne manifeste aucune réaction.
    Mardi 4 mars, la PAF parvient à expulser deux d’entre elles : l’une d’elle aurait été menottée et bâillonnée, tandis que l’autre est renvoyée la veille de l’audience prévue devant le Juge des libertés et de la détention, et ne pourra pas faire valoir sa cause devant la Justice.
    Mercredi 5 mars : les tentatives pour refouler les quatre femmes, toujours maintenues en zone d’attente se poursuivent, de même que le silence du ministère de l’intérieur. L’une d’entre elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer vers le Mexique, et sera finalement condamnée par le tribunal correctionnel à deux mois de prison et cinq ans d’interdiction du territoire français.
    Au moment même où le gouvernement lance une campagne, conduite par la ministre des droits des femmes, pour « libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels », ce slogan resterait-il lettre morte pour les femmes étrangères placées en zone d’attente ?

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  • La France n’est pas un cas particulier. Le sort des femmes s’aggrave partout dans le monde, malgré des années de discours moralisateur prétendument censé améliorer les mœurs....

    Les discours officiels laisseraient entendre que les gouvernants et les classes dirigeantes souhaitent combattre les violences faites aux femmes. Mensonge ! Ce sont eux qui favorisent depuis des lustres la tendance de la société à se fonder sur l’oppression de la femme. Et ce n’est pas un hasard : cette oppression a considérablement stabilisé la société de classe. Et ce n’est pas aujourd’hui, alors que le capitalisme est ébranlé, que ces classes dirigeantes vont abandonner cette méthode si profitable...

    Bien sûr, souvent les femmes sont victimes de violences domestiques et même conjugales mais, quand ces violence se chiffrent en dizaines de millions de femmes battues, ce ne sont plus des cas particuliers : c’est le produit d’une société et des classes qui la dirigent...

    Ce ne sont pas seulement "les hommes" qui sont à accuser mais ceux qui mettent en place cet ordre social.

    Il est faux de prétendre que les mentalités et la culture des peuples sont la cause. Qui peut croire qu’on laisserait quelqu’un attaquer une banque sous le prétexte que ce serait dans sa mentalité ou sa culture ?

    Pour la mille et unième fois, les violences faites aux femmes n’ont rien à voir avec des mauvaises pratiques qui dévieraient du comportement social collectif. Au contraire, elles appartiennent à ce comportement collectif voulu par les classes dirigeantes, nationales comme internationales.

    Faire croire que c’est un lent progrès est tout aussi mensonger. Bien des fois la cause des femmes a fait un bon en avant. A chaque fois, c’était lié à l’état de la lutte des classes. Soit parce que la lutte des travailleurs et des peuples imposait ce bon en avant. Soit parce que les classes dirigeantes estimaient qu’il valait mieux améliorer la situation des femmes vu la situation explosive.

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