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Pourquoi nous renonçons à la révolution prolétarienne, au marxisme, au trotskisme, au renversement du capitalisme, nous perdons toute confiance dans les capacités révolutionnaires du prolétariat et nous rallions à la défense de l’exploitation de l’homme par l’homme, même si le système a atteint ses limites, même si la bourgeoisie est incapable de le faire fonctionner et de se survivre, même si ce système capitaliste périmé nous envoie tous dans le mur, vers la guerre et le fascisme...

mardi 1er avril 2014, par Robert Paris

1er avril !

C’était une blague !

Plus que jamais, avec les gouvernements capitalistes de la planète qui mènent la lutte des classes contre le prolétariat, plus que jamais avec un système capitaliste qui ne fait que retarder sa chute pour mieux détourner les travailleurs de la défense de leurs intérêts de classe, qui prépare des guerres internes racistes et la marche à la guerre mondiale, plus que jamais avec une social-démocratie type Hollande-Valls qui fournit au patronat un "gouvernement de combat" contre la classe ouvrière, il ne peut être question de faire croire que les travailleurs pourraient "se faire entendre" d’un quelconque gouvernement de la bourgeoisie, il ne peut être question de faire croire que l’Etat serait au service de l’ensemble de la population, il ne peut être question de marcher dans le mensonge selon lequel ce serait le suffrage public qui déciderait des politiques gouvernementales, il ne peut être question de propager le mensonge de la lutte prétendue entre gauche, droite et extrême droite. Quand la bourgeoisie en a besoin, la gauche elle-même lui fournit une extrême droite. Vallls le démontre et le démontrera abondamment...

Le choix de Hollande de prendre Valls comme premier ministre n’est pas neutre. Valls, durant la primaire présidentielle socialiste de 2011, développait un programme économique donnant la priorité à la baisse des déficits au-dessous de 3 % dès 2013 et à celle de la dette publique, prônant l’inscription de la règle d’or budgétaire dans la Constitution, rejetée par son parti. Pour rétablir l’équilibre, il préconise ainsi la hausse des impôts, la remise en cause des 35 heures, et la modération des salaires. Il souhaite également l’instauration de la « TVA sociale », ou « TVA protection », visant essentiellement à augmenter la TVA sur nombre de produits de consommation dits de « non première nécessité » en échange d’un allègement des cotisations sociales portant sur les salaires). Il propose également un « Small Business Act » pour les PME.

Il plaide également pour l’allongement de la durée de cotisations pour fixer l’âge du départ en retraite et « l’alignement des régimes spéciaux [de retraite] sur le régime général. » En 2010, il s’est déclaré favorable au contrôle de la Commission européenne sur les budgets nationaux, jugeant cela « incontestablement » nécessaire.

Il y a eu le "tournant du gouvernement de gauche" vers le patronat. Il y aura maintenant le "gouvernement de combat" du patronat contre le salariat....

Le "nouveau pacte de solidarité" a la même signification que le "pacte de responsabilité", le"pacte de compétitivité" ou l’"engagement contre le chômage" : la social-démocratie entend fournir au patronat un salariat malléable, exploitable à souhait, à bas prix, sans droits sociaux, licenciable à volonté, transformable en CDD, sans retraite, sans sécu, sans services publics, avec des fonds publics exclusivement consacrés à l’aide au grand capital.

Aux travailleurs, d’en tirer la leçon et de cesser de croire les dirigeants syndicaux qui leur chantaient la chanson "pas la peine de lutter, il suffit de virer Sarkozy"...

La faiblesse de la classe ouvrière et des milieux populaires ne provient pas du fait qu’il n’y aurait pas les bons politiciens au gouvernement de la bourgeoisie, qu’on n’aurait pas bien voté, mais du fait que la classe ouvrière ne fait pas elle-même sa propre politique et qu’elle se contente de suivre celle des appareils syndicaux. Ces derniers ont arrêté tous les mouvements de travailleurs au moment même où ils atteignaient leur plus haut niveau : en 1936, en 1953, en 1968, en 1995, en 2010, pour ne citer que quelques dates. Tant que nous n’élirons pas nous-mêmes directement la direction des luttes sociales, en votant pour des délégués de comités de grèves, de conseils de travailleurs, fédérés à l’échelle nationale, nous n’aurons pas nos représentants à notre tête mais ceux de la bourgeoisie.

Nous, travailleurs, ne parviendrons pas à faire avancer les intérêts populaires si nous laissons à notre tête les amis des classes dirigeantes que sont les chefs des appareils syndicaux et les chefs des partis bourgeois !

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