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Le bulletin Voix des Travailleurs de Renault TCR (Technocentre de Guyancourt) ?

mardi 21 novembre 2017, par Robert Paris

Elle déménage !

La direction du Technocentre vient seulement de s’aviser que les salariés du TCR étaient en surcharge ! Bien la peine d’avoir imposé aux salariés du CTR de Rueil de déménager pour s’apercevoir, longtemps après, qu’il n’y avait pas la place !!! Et ce n’est même pas une prise de conscience mais seulement une occasion pour imposer encore d’autres déménagements et d’autres plans contre les salariés.

Nos congés, c’est quand on veut

Dans le milieu automobile, quand on parle de "Golf" on pense à la VW, pas au Technocentre ou ça signifie RTT ! En effet, à cause d’une compétition de golf, le 28/9/2018 les salariés seront en RTT ; car Renault cède ses parkings à l’organisateur de la compétition. Quand les RTT ont été créées, qui aurait pensé qu’elles dépendraient du calendrier de la fédération de golf ? En tout cas, ça énerve, non ?

La confiance règne !

Maintenant, quand on veut envoyer un document à l’imprimante, il faut badger pour obtenir les copies et quand on veut envoyer un document scanné, il faut aussi présenter son badge. Tout est tracé !

Renault est à vendre !

Renault est devenu un trust multinational du fait de la vente par l’Etat français en cédant 5% du capital de Renault. En agissant ainsi, Macron président fait exactement le contraire de ce que proclamait Macron ministre des finances qui menait une fausse action d’éclat contre Ghosn. Le capital international est ainsi majoritaire dans l’ancienne Régie nationale. L’Etat français a certes besoin d’argent mais surtout il n’a aucun cadeau à refuser aux capitalistes : ainsi, le prix de vente des actions Renault est bradé à 55 millions d’euros !

C’est la productivité qui détermine le profit ?

Tel est, du moins, le discours des capitalistes. On a un contre-exemple : c’est Ghosn ! Il profite et l’entreprise Renault, elle, n’y gagne pas. Ce sont les Nissan et autres Mitsubishi qui se développent. Pourtant, c’est aussi Renault qui paie des sursalaires au patron… Ce n’est donc pas la productivité du PDG ni celle du capital mais celle des salariés qui détermine les profits. C’est bel et bien un système de vases communicants : moins les salariés (Renault et sous-traitants) gagnent, plus le capital y gagne et plus le patron en tire d’avantages ! Au premier semestre 2017, les quarante plus grandes sociétés françaises cotées en bourse ont engrangé 52,2 milliards de bénéfices. Du jamais vu. Pour des milliers de salariés toutefois ces résultats colossaux ont le goût des emplois sacrifiés. Les bénéfices nets 2017 des sociétés du CAC 40 pourraient donc dépasser les 100 milliards d’euros, pulvérisant ainsi le record des 95 milliards d’euros de l’année 2007 annoncent les experts. Les experts saluent en particulier la « bonne performance » de huit sociétés : Sanofi, ArcelorMittal, Total, Renault, Crédit Agricole, Kering, Safran et l’Oréal. Comme par hasard, cela correspond à de très mauvaises performances de ces entreprises en termes de salaires, d’emplois et de conditions de travail des salariés. C’est bel et bien la surexploitation qui rapporte des profits… si on se laisse surexploiter. Et encore, ils puisent dans l’argent de nos impôts pour remplir leurs caisses !!!

La Française des Jeux...

Sous l’accroche "la revanche des sites", la direction a mis en place un jeu, sous forme de quizz, où chaque direction faisait l’objet d’une question. La participation n’est heureusement pas obligatoire ni prise en compte dans l’intéressement local (la CFDT est capable de le demander plutôt que des AGS !). Au jeu d’argent les salariés perdent toujours face aux actionnaires !

Ils menacent nos emplois !

Avec le nouveau plan de six ans « Drive the Future », Renault compte produire 80 % de ses modèles sur des plates-formes communes avec Nissan, contre environ 20 % en 2016. Tant pis pour les doublons ! Inutile de demander si ce sont les salariés qui vont faire les frais des objectifs follement ambitieux de Ghosn pour Renault : marge opérationnelle qui ne pourra pas descendre sous les 5 %, chiffre d’affaires annuel de 70 millions d’euros, marge opérationnelle de 7 % et flux de trésorerie positif chaque année. Si, aujourd’hui, l’Europe génère 75% des profits de Renault, Carlos Ghosn estime que l’international devrait en représenter 50% en 2022 ! Cela suppose des désinvestissements en Europe et des efforts plus grands d’investissements ailleurs !

En même temps que Ghosn annonce un effort de production accru de Renault (Thierry Bolloré indique par ailleurs que l’efficacité des usines Renault devrait progresser de 60% " avec un taux d’utilisation des sites passant de 95% à 120%"), il prévoit un désinves-tissement en France qui sera la conséquence d’une hausse de l’exploitation des salariés en même temps que d’une mise en concurrence accrue entre les divers sites (davantage de synergie qui devraient, selon Ghosn, permettre de réaliser 5,5 milliards d’euros d’économies en 2018 et 10 milliards d’euros à terme).

Le groupe Renault présent dans 129 pays table sur un chiffre d’affaires de 70 milliards d’euros d’ici cinq ans contre 51 milliards l’an dernier. Dans le même temps Renault vise une marge de 7% contre 5,6% aujourd’hui. Ghosn annonce que désormais 80% des véhicules du groupe Renault seront produits sur quatre plateformes communes, du fait de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui est désormais la plus grande alliance automobile au monde.

En somme, c’est un ordre du dictateur en chef : Renault international doit impérativement vendre beaucoup plus de véhicules et Renault France doit faire beaucoup plus d’économies. Réaliser beaucoup d’économies signifie évidemment frapper les salariés !

Il n’y a une question à laquelle Ghosn ne peut pas répondre et elle s’appelle en anglais « Drive the Struggle » (traduire : diriger la lutte) : tout roi de l’Automobile qu’il est, Ghosn n’est en effet pas maître de la réaction ouvrière.

Ghosn se paie (une conduite ?) sur le futur

« Le constructeur français régional de 2005, dépendant d’un seul modèle, Megane, et d’un pays, la France, est maintenant une entreprise globale profitable, résiliente, multipolaire, et elle le sera encore davantage d’ici à la fin du plan », a conclu M. Ghosn, prétendant ainsi faire le bilan de son action à la tête de Renault. On aura remarqué que Ghosn préfère ignorer le vrai passé de Renault pour mieux souligner ce qu’il appelle « ses résultats » et qui sont les produits de la surexploitation des salariés. Ce qui est incontestable, c’est que, sous l’égide de Ghosn, le trust Renault engrange des profits records sur le dos des salariés qui paient plein pot ce succès (blocage des salaires, chute des effectifs, pression maximale dans le travail, charge de travail, précarité, stress, suicides, maladies). Bien entendu, la direction continuera de prétendre que les maladies et les suicides ne sont nullement de sa responsabilité mais des situations individuelles. Et ce ne sont pas les actionnaires qui s’en plaindront : un chiffre d’affaires de 51,2 milliards en 2016, alors qu’il ne dépassait pas les 40 milliards en 2010. Et surtout une rentabilité record. Derrière les 3,54 milliards de bénéfices de 2016 et les 3,5 millions de voitures vendues de par le monde se cache une hausse de la marge opérationnelle de 2,8 % il y a sept ans à 6,4 % l’an dernier. Sur toute sa durée, « Drive the Change » avait généré 5,7 milliards de trésorerie positive.

Florissant, le secteur automobile des requins ?

Le redressement d’Opel, racheté ainsi que Vauxhall par PSA, fait courir de lourdes menaces sur l’emploi de 8.000 salariés. PSA supprime notamment des emplois chez Opel en Grande-Bretagne. Un plan de départs volontaires va concerner 400 des 2000 salariés de l’usine Vauxhall d’Ellesmere Port. L’industrie "automobile " se porte-t-elle bien comme le clame Ghosn ??? Alors pourquoi être obligé de faire jouer les synergies, de supprimer des emplois prétendument en doublons, de licencier, de fermer des usines, de fusionner des groupes ? PSA licencie encore ! Comme Renault avec Nissan et Mitsubishi, les licenciements à venir, suite aux fusions de groupe, nous informent juste que le Titanic coule même si les apparences et l’orchestre continue à jouer la musique "des profits retrouvés".

Non ! Le capitalisme n’est pas florissant ! Ghosn, qui joue à caracoler en tête des trusts automobiles mondiaux, n’est pas plus fringant que les autres. Si les trusts fusionnent à tout va, s’ils suppriment sans cesse des emplois, ce n’est pas parce que l’industrie capitaliste se porte bien, tout le contraire. Et, bien entendu, pour les classes possédantes, ceux qui trinquent, ce doit être nous !

Où on reparle du héros de « Drive the Arnaque »

Ghosn trouvait sa rémunération officielle insuffisante et a trouvé moyen de se faire donner des revenus plus officieux pour ne pas dire cachés ! Un document de travail rédigé par une banque d’investissement britannique dénommée Ardea Partners montre que cet établissement aurait imaginé un système pour lui fournir un nouveau complément de rémunération à six chiffres, ainsi qu’à cinq autres dirigeants de l’Alliance Renault-Nissan. L’idée consiste à créer une coquille juridique immatriculée aux Pays-Bas qui recevrait discrètement 80 à 100 millions d’euros prélevés sur les synergies entre Renault et Nissan. Et 30 % de ces 80 millions d’euros seraient directement reversés aux six principaux cadres de Renault-Nissan, Ghosn en tête. Soit un bonus théorique moyen de 4,4 millions d’euros supplémentaires pour chacun de ces bénéficiaires !

« Tu expliquera ça à mes filles, Carlos »

On se souvient que la justice capitaliste a jugé Renault et l’ancien directeur de Flins pour la mort de Jean-Philippe, mort écrasé par une machine de plusieurs tonnes à l’atelier d’emboutissage. Jugés non coupables !

Maintenant, c’est Renault qui se déclare encore non coupable des suicides de salariés de Renault, pourtant une longue liste de morts et de tentatives de suicides : dix suicides et six tentatives de 2013 à 2017. Rien que ça !

La direction répond par les négociations qu’elle mène sur le stress au travail avec les organisations syndicales. En somme, les syndicats servent là de couverture pour justifier une direction responsable de cette longue liste et de tous ces salariés rendus malades ou désespérés !

Ne pas nous laisser piéger dans la fausse perspective syndicale des « journées d’action » à répétition

A part les promenades dans les rues, il n’y a pas d’action dans les journées syndicales car leur conception est de « s’exprimer », de « montrer notre désaccord », de « protester », de « faire comprendre au gouvernement et au patronat qu’on n’est pas d’accord ». Comme si nos adversaires ne l’avaient pas déjà compris, ne le savaient pas d’avance, connaissant l’ampleur de l’attaque anti-sociale qu’ils mènent, attaquant les salariés et les milieux populaires en même temps sur tous les terrains, dans tous les domaines.

Et la riposte, ou ce qui se prétend telle, ne consiste nullement à réagir dans tous les domaines en même temps. Pas du tout ! Il y a eu une journée d’action des retraités, une des routiers, une action isolée des entreprises qui licencient, une action spécifique des fonctionnaires. Il y avait eu une action séparée des cheminots, etc, etc…

Cette stratégie des « journées d’action », sans action quelconque pour s’attaquer à ceux qui s’attaquent à nous, même quand elle consiste en journées nationales interprofessionnelles, sans que les appareils syndicaux ne mobilisent réellement ensemble public et privé, actifs et chômeurs, en fixe et précaires, avec et sans papiers, dans une action de classe, n’a jamais rien donné, que ce soit en France, en Angleterre, en Espagne, en Grèce ou ailleurs, même si elle a mené à des apparences de mobilisations monstres, par leur nombre et pas par leur force, comme cela a pu être le cas en Angleterre, en Grèce, en Inde ou ailleurs. Toujours le même échec, quels que soient les gouvernements en face.

Et cela parce que, depuis 2007, l’enjeu des luttes sociales n’est plus le même. Certes, les centrales syndicales, tout comme les réformistes politiques ou associatifs, ont fait comme si rien n’était changé et que l’on pouvait mener les luttes sociales avec des petites manifestations de protestations pour obtenir des petits reculs, avec des négociations, avec des accords, avec des petites avancées et des petits reculs, avec un petit ballet entre patronat, gouvernement et syndicats. Ce qui a changé, c’est que les classes possédantes ne peuvent plus reculer du tout, elles sont dos au mur, non pas qu’elles manquent d’argent mais parce que, socialement et politiquement, il faut qu’elles attaquent, il faut qu’elles démolissent, consciemment et méthodiquement, le moral de la classe exploitée. Ce qui le nécessite, c’est la perspective économique, très noire, du capitalisme : aucune sortie de crise en vue, seulement attendre le prochain krach en sachant qu’alors le système ne possèdera plus les moyens financiers de retarder l’échéance comme il l’a fait, très artificiellement en 2008 !

Bien sûr, les centrales syndicales, et les réformistes de tous poils, allant jusqu’à la gauche de la gauche, pseudo-insoumise, incluant l’extrême-gauche officielle, tous prétendent que la solution réformiste existe encore, que les capitalistes ont de l’argent et peuvent payer, que l’on peut favoriser la consommation populaire sans détruire le système. Et c’est faux ! Il n’est pas possible de conserver le capitalisme et de conserver en même temps le niveau économique et social de la classe exploitée. Il n’est même pas possible, du point de vue des classes possédantes, de continuer à laisser une classe ouvrière capable de mener des luttes, ayant conservé son moral intact, et qui n’ait pas été démolie durablement. D’où la nécessité pour tous les gouvernants du monde d’infliger aux travailleurs des défaites sociales et politiques marquantes, d’où la nécessité pour nos adversaires de nous jeter dans des idéologies réactionnaires, xénophobes, racistes, fascistes, partout dans le monde, des pays riches aux pays pauvres, des USA à l’Afrique, de l’Orient à l’Asie et à l’Europe.

C’est pour cela que la tâche de l’heure des gouvernants est de semer dans l’opinion ouvrière les germes de la division, des haines raciales, des haines entre hommes et femmes, des haines ethniques, des haines religieuses et aussi d’y semer la démoralisation face à la dégradation des conditions économiques, sociales et politiques, c’est-à-dire de démontrer tous les jours par mille moyens que, nous prolétaires, n’aurions pas les moyens d’agir, de nous organiser, de discuter entre nous, d’envisager la nouvelle situation du capitalisme et de l’humanité, de décider des buts et des moyens, que nous n’aurions ni les moyens ni la force d’agir dans un monde capitaliste qui est au bord du gouffre.

C’est pourquoi les gouvernants ne se contentent pas de mener des attaques, de casser le code du travail, de donner des droits nouveaux de licencier aux patrons, de supprimer les droits des salariés, de casser les conditions de travail, il leur faut en même temps insulter, provoquer les travailleurs, insulter les salariés en les traitant de fainéants, de retardataires, d’inréformables, de profiteurs des allocations chômage, de suceurs de fonds publics, de sans-dents, de bandits, de voyous, d’adversaires de la démocratie, de radicalisés pour ne pas dire des terroristes, et on en passe des noms d’oiseaux…

Le monde est plus que jamais divisé en classes sociales, aux intérêts diamétralement opposés, et le fossé entre elles est plus grand que jamais. La volonté sociale et politique des réformistes de continuer à jeter des ponts entre exploiteurs et exploités ne peut que se heurter de plus en plus à la réalité, celle de l’exacerbation de la lutte de classes. En s’y refusant, les prétendus dirigeants de la classe ouvrière se gardent de laisser la bride sur le cou aux travailleurs. Ils font semblent de mener des luttes pour éviter toute tentative d’auto-organisation des travailleurs. C’est tout l’objectif des « journées d’action ». Il ne vise pas à frapper nos adversaires mais à nous encadrer nous, à cantonner notre colère, à réduire nos liens entre travailleurs, à empêcher notre auto-organisation, à fatiguer notre combativité, mais certainement pas à battre nos ennemis.

Jamais les centrales syndicales n’ont été aussi hostiles aux assemblées ouvrières, aux comités de grève, aux comités de lutte, aux coordinations, aux interprofessionnelles, à la prise de décision par les travailleurs eux-mêmes des revendications, des moyens d’action, des buts, des stratégies de lutte. Qu’ils agissent en intersyndicale ou avec un syndicat dominant la lutte n’y change rien. Toutes les centrales syndicales optent pour le réformisme alors que ce dernier est devenu une impasse dangereuse. Quand le capitalisme est à l’agonie, s’y accrocher c’est se condamner à mourir avec lui.

La seule perspective prolétarienne est nécessairement révolutionnaire socialiste, ce qui suppose la remise en cause de la propriété privée des moyens de production, des entreprises et des capitaux, des banques et des trusts, et la remise en cause du monopole des classes possédantes sur les pouvoirs d’Etat, sur les armées, sur les polices, sur les administrations, sur les gouvernants. Or, le syndicalisme mondial s’est détourné depuis longtemps de cette voie là, s’est adapté au capitalisme, s’est habitué à ne plus faire que négocier le poids des chaînes de ses esclaves salariés. Maintenant que le grand capital se détourne massivement des investissements productifs, détruit les emplois, les salaires, détruit ainsi le système lui-même, qui avait toujours reposé sur la plus-value extraite du travail humain et ne survit que grâce aux aides d’Etat, la stratégie réformiste devient un piège mortel pour la classe exploitée, l’empêchant complètement de développer sa propre perspective sociale et politique, une société débarrassée de la mainmise du grand capital.

Certains reculent devant cette perspective en se disant : nous n’arrivons pas à défendre nos emplois, nos salaires, nos services publics, nos aides sociales, notre code du travail, etc., nous ne serons certainement pas capables de mener une révolution sociale. C’est absolument faux.

Si le pouvoir capitaliste mondial a momentanément « sauvé » le système d’un effondrement généralisé, la manière dont il a procédé ne peut être une solution durable, ni aux causes qui ont engendré l’effondrement – on ne soigne pas un excès de capitaux en déversant des tonnes de capitaux fictifs supplémentaires -, les classes possédantes savent parfaitement que les dettes publiques et privées n’ont jamais été à un niveau aussi élevé, rendant toutes les spéculations plus rentables que jamais et rendant l’investissement productif moins attractif que jamais ; elles savent donc que leur temps a sonné, que les profits fabuleux qu’elles engrangent ne sont pas un signe de bonne santé du système mais son chant du cygne.

Aux prolétaires, plus que jamais la seule classe révolutionnaire de notre époque, de prendre conscience de leur rôle politique irremplaçable, en se débarrassant de leurs faux amis réformistes, opportunistes, démagogues, politiciens comme dirigeants syndicaux, de mettre en place leurs propres organisations de classe, leurs comités, leurs conseils, en les fédérant, en les liant au-delà de toutes les divisions créées pour nous affaiblir.

Les travailleurs ne se feront respecter et craindre que lorsqu’ils se décideront à s’organiser massivement par eux-mêmes. Une classe exploitée qui restera inorganisée sera méprisée et piétinée. Une classe exploitée organisée de manière indépendante pourra clamer à nouveau à la face du monde, comme les bras nus et les sans culotte de 1789, comme le prolétariat russe en 1917 : « nous ne sommes rien, soyons tout ! » On verra alors si les possédants joueront à nous insulter !!!

Il y en a marre de se taire, marre de subir l’exploitation accrue, les pressions de le travail, l’aggravation des conditions d’existence, la baisse du niveau de vie, le chômage permanent de masse, la destruction des services publics de santé, de transports, d’enseignement, d’énergie, d’aides publiques, des caisses sociales, assez de payer des impôts pour que l’argent public soit distribué aux patrons sans aucun engagement d’embauche en échange, assez de voir les retraites cassées et retardées, alors que les jeunes ne trouvent aucun travail, assez de voir les aides sociales cassées, de voir les allocations chômage réduites ou supprimées, assez de la précarisation forcée du travail, assez des licenciements abusifs sans sanction de la justice, assez des suppressions d’emplois publics et privés, assez des aides et cadeaux d’Etat au patronat sans aucun engagement d’embauche en contrepartie, assez de la répression policière contre les salariés, les jeunes, les manifestants.

Il y en assez du mépris et des insultes publiques contre les salariés de la part des possédants et de leur clique au pouvoir ! Il n’y a vraiment que la révolution sociale, menée par « ceux qui ne sont rien » et remettant en cause le pouvoir des possesseurs de capitaux, que ces derniers n’auront pas volée !

1 Message

  • "La confiance règne !

    Maintenant, quand on veut envoyer un document à l’imprimante, il faut badger pour obtenir les copies et quand on veut envoyer un document scanné, il faut aussi présenter son badge. Tout est tracé !"

    Dans toutes les grosses entreprises , cette pratique se généralise : les imprimantes (qui fonctionnent parfaitement ) sont retirées pour laisser la place à des gros copieurs en réseaux qui tracent toute l’activité sur ces machines (ce qui n’est pas nouveau) ...ainsi les patrons de ces boites de copieurs peuvent continuer de rouler ....sur l’or avec ces juteuses commandes. Ces petits arrangements entre acheteurs & fournisseurs se font en alimentant un climat de délation et surveillance entre salariés alors que les patrons & hauts cadres sont les premiers à se payer avec les deniers de l’entreprises, des avantages "en nature" comme ils disent.
    Voilà le résultat, faire de la pub autour du flicage , la méthode des gouvernements se déclinent partout et dans la vie de tous les jours.

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