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Du trotskisme, de la défaite, de la répression et de l’isolement à l’opportunisme

vendredi 20 avril 2018, par Robert Paris

Quand les prétendus dirigeants trotskistes ont basculé dans l’opportunisme dès le début de la guerre mondiale et pourquoi

1942 : le nationalisme réapparaît

Juillet 1943 : Se démarquer de l’opportunisme et des pratiques petites-bourgeoises

Décembre 1943 : Lettre au Comité d’Unification POI-CCI

Février 1944 : Le P.O.I. et la révolution prolétarienne en France

Juillet 1945 : reniement du trotskisme ?

Juin 1947 : La IV° Internationale en danger

Juin 1947 : Lettre ouverte au Parti Communiste Internationaliste

Dérive des peudo-trotskistes

Le trotskisme après Trotsky

Quelle perspective était celle de Trotsky en fondant la Quatrième internationale

Pourquoi la Quatrième Internationale fondée par Léon Trotsky a échoué…

L’espoir de Trotsky s’exprimait ainsi en avril 1939 :

« La question est de savoir pourquoi nous ne progressons pas en fonction de la valeur de nos idées… Ce fait est l’expression du recul général du mouvement ouvrier dans les quinze dernières années. Quand le mouvement révolutionnaire décline de façon générale, quand une défaite suit une autre défaite, quand le fascisme s’étend sur le monde entier, quand le marxisme officiel s’incarne dans la plus formidable machine à duper les travailleurs, il va de soi que les révolutionnaires ne peuvent travailler que contre le courant historique général. Et cela, quand bien même leurs idées sont aussi intelligentes et exactes qu’on peut le souhaiter. C’est que les masses ne font pas leur éducation à travers des pronostics ou des conceptions théoriques, mais à travers l’expérience générale de leur vie. C’est là l’explication globale : l’ensemble de la situation est contre nous. Il faut que se produise un tournant dans la prise de conscience de classes, dans les réactions et les sentiments des masses, un tournant qui nous donnera la possibilité de remporter un grand succès politique… Depuis 1917, nous avons connu une longue série de défaites. Nous sommes comme des gens qui tenteraient d’escalader une montagne et qui recevraient toujours et toujours des avalanches de pierre et de neige. Il s’est créé dans les masses en Asie et en Europe un sentiment nouveau, le désespoir… C’est le sentiment qui prévaut parmi les travailleurs, et c’est la raison globale de nos propres faiblesses. Il ne nous est pas possible de nous situer en dehors du courant historique général, hors de la disposition générale des forces. Le courant est contre nous, c’est clair… Cette ambiance marque tous les groupes qui se rassemblent sous notre drapeau. Il y a des éléments courageux qui n’aiment pas aller dans le sens du courant : c’est leur caractère. Il y a des gens intelligents qui ont mauvais caractère, n’ont jamais été disciplinés et qui ont toujours cherché une tendance plus radicale et plus indépendante : ils ont trouvé la nôtre. Mais les unes et les autres sont plus ou moins des outsiders, à l’écart du courant général du mouvement ouvrier… Il y a en France des camarades, comme Naville et d’autres qui sont venus à nous, il y a quinze, seize ans, alors qu’ils étaient encore de tout jeunes gens. Ce sont maintenant des hommes mûrs, et, pendant toute leur vie consciente, ils n’ont reçu que des coups, subi que des défaites, de terribles défaites, et ils en ont l’habitude. Ils apprécient hautement la justesse de leurs conceptions, ils sont capables de bonnes analyses, mais ils n’ont jamais été capables de pénétrer dans les masses, d’y travailler, ils n’ont jamais pu apprendre à le faire. Or il est terriblement nécessaire de regarder ce qui se passe dans les masses… Si la guerre éclate maintenant et il semble qu’elle doive éclater -, dans les premiers mois, nous perdrons les deux tiers des militants que nous avons en France aujourd’hui… Quant à ceux qui ne seront ni arrêtés, ni mobilisés et qui resteront fidèles – peut être trois ou quatre, je ne peux pas dire combien au juste -, ils seront complètement isolés… » source

Une fois encore, Trotsky analysait bien la situation…

Cependant, s’il reste des éléments fidèles à cette perspective, elle reste et redevient même brûlante d’actualité…

« Les époques réactionnaires comme la nôtre non seulement désagrègent et affaiblissent la classe ouvrière en isolant son avant-garde, mais aussi abaissent le niveau idéologique général du mouvement en rejetant la pensée politique loin en arrière, à des étapes dépassées depuis longtemps. Dans ces conditions, la tâche de l’avant-garde est avant tout de ne pas se laisser entraîner par le reflux général. Il faut aller contre le courant. Si le rapport défavorable des forces ne permet pas de conserver les positions politiques précédemment occupées, il faut se maintenir au moins sur les positions idéologiques, car c’est en elles qu’est concentrée l’expérience chèrement payée du passé. Une telle politique apparaît aux yeux des sots comme du "sectarisme". En réalité elle ne fait que préparer un nouveau bond gigantesque en avant, avec la vague de la prochaine montée historique. » Léon Trotsky dans "Bolchevisme contre stalinisme"

« La tâche stratégique de la prochaine période - période pré-révolutionnaire d’agitation, de propagande et d’organisation - consiste à surmonter la contradiction entre la maturité des conditions objectives de la révolution et la non-maturité du prolétariat et de son avant-garde (désarroi et découragement de la vieille génération, manque d’expérience de la jeune). Il faut aider les masses, dans le processus de leurs luttes quotidiennes, à trouver le pont entre leurs revendications actuelles et le programme de la révolution socialiste. »

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