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La démocratie chez Marx et Engels

mardi 9 août 2022, par Robert Paris

La démocratie chez Marx et Engels

« De même que la religion ne crée pas l’homme, que l’homme crée la religion, ce n’est pas la Constitution qui crée le peuple, mais le peuple qui crée la Constitution. »

Marx, Critique de la Philosophie du Droit de Hegel

« La république, vis-à-vis du prolétariat, ne diffère de la monarchie qu’en ceci qu’elle est la forme politique toute faite pour la domination future du prolétariat. Vous avez sur nous l’avantage de l’avoir là ; nous autres, nous devrons perdre vingt-quatre heures pour la faire.

Mais la république, comme toute autre forme de gouvernement, est déterminée par ce qu’elle contient ; tant qu’elle est la forme de la démocratie bourgeoise, elle nous est tout aussi hostile que n’importe quelle monarchie (sauf les formes de cette hostilité). C’est donc une illusion toute gratuite que de la prendre pour une forme socialiste par son essence ; que de lui confier, tant qu’elle est dominée par la bourgeoisie, des missions socialistes. Nous pourrons lui arracher des concessions, mais jamais la charger de l’exécution de notre besogne à nous. Encore si nous pouvions la contrôler par une minorité assez forte pour qu’elle pût se changer en majorité d’un jour à l’autre... »

« Cette notion de « démocratie » change avec chaque demos (peuple) donné à chaque fois, et ne nous fait donc pas avancer d’un pas. Ce qu’il y avait à dire, à mon avis, c’est que le prolétariat a besoin de formes démocratiques pour s’emparer du pouvoir politique, mais comme toutes les formes politiques, elles ne sont que des moyens. Cependant, si l’on veut aujourd’hui, en Allemagne, la démocratie comme butil faut s’appuyer sur les paysans et les petits bourgeois, autrement dit des classes en voie de disparition, c’est-à-dire réactionnaires, par rapport au prolétariat, si l’on veut les maintenir artificiellement. En outre, il ne faut pas oublier que la forme conséquente de la domination bourgeoise est précisément la république démocratique, devenue trop risquée à la suite du développement déjà atteint par le prolétariat, mais qui reste une forme encore possible de la domination bourgeoise pure, comme le montrent la France et les États-Unis. Le principe du libéralisme comme « un état de choses déjà atteint historiquement » n’est en fait qu’une inconséquence. La monarchie constitutionnelle libérale est une forme adéquate de la domination bourgeoise : 1º au début, lorsque la bourgeoisie n’a pas encore réglé complètement ses comptes avec la monarchie absolue ; 2º à la fin, lorsque le prolétariat rend déjà trop risquée la république démocratique. Quoi qu’il en soit, la république démocratique restera toujours la forme ultime de la domination bourgeoise, forme dans laquelle elle crèvera. »

« En tout cas, notre seul ennemi, le jour de la crise et le lendemain, ce sera l’ensemble de la réaction groupée autour de la démocratie pure, et cela, me semble-t-il, ne doit pas être perdu de vue... »

Source : https://www.marxists.org/francais/m...

« Nous avons déjà vu plus haut que la première étape dans la révolution ouvrière est la constitution du prolétariat en classe dominante, la conquête de la démocratie. Le prolétariat se servira de sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’Etat, c’est-à-dire du prolétariat organisé en classe dominante, et pour augmenter au plus vite la quantité des forces productives Cela ne pourra naturellement se faire, au début, que par une violation despotique du droit de propriété et du régime bourgeois de production, c’est-à-dire par des mesures qui, économiquement, paraissent insuffisantes et insoutenables, mais qui, au cours du mouvement, se dépassent elles-mêmes et sont indispensables comme moyen de bouleverser le mode de production tout entier…

Lorsque, dans le cours du développement, les différences de classes sociales auront disparu et que toue la production sera concentrée entre les mains des individus associés, le pouvoir public perdra son caractère politique. Le pouvoir politique au sens strict du terme est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre. »

Le Manifeste du Parti Communiste Source : https://www.marxists.org/francais/m...

« La démocratie vulgaire elle-même, qui, dans la République démocratique, voit l’avènement du millénaire et qui ne soupçonne nullement que c’est précisément sous cette dernière forme étatique de la société bourgeoise que se livrera la suprême bataille entre les classes, la démocratie elle-même est encore à cent coudées au-dessus d’un démocratisme de cette sorte, confiné dans les limites de ce qui est autorisé par la police et prohibé par la logique. »

Source : https://www.marxists.org/francais/m...

« Toutes les luttes au sein de l’Etat, la lutte entre la démocratie, l’aristocratie et la monarchie, la lutte pour le suffrage, etc., ne sont que les formes illusoires dans lesquelles les luttes des différentes classes sociales entre elles sont menées. »

Marx, L’Idéologie allemande

Source : https://www.marxists.org/francais/m...

« La Révolution française a été, du début à la fin, un mouvement social, et, après elle, une démocratie purement politique est devenue une absurdité. La démocratie, aujourd’hui, c’est le communisme. Une autre démocratie ne peut exister que dans les têtes de théoriciens visionnaires qui ne se soucient guère des événements réels… »

Déclaration d’Engels en septembre 1845 dans un meeting à Londres et célébrant à la fois la Révolution française et la création des Fraternels Démocrates

« Mais, en réalité, l’État n’est rien d’autre qu’un appareil pour opprimer une classe par un autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie ; le moins qu’on puisse en dire, c’est qu’il est un mal dont hérite le prolétariat vainqueur dans la lutte pour la domination de classe et dont, tout comme la Commune, il ne pourra s’empêcher de rogner aussitôt au maximum les côtés les plus nuisibles, jusqu’à ce qu’une génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout ce bric-à-brac de l’État. »

Sur la Commune de Paris de 1871, Marx dans "La guerre civile en France"

« Le philistin social-démocrate a une fois de plus été envahi par une terrible frayeur à la prononciation des mots ¨dictature du prolétariat¨. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir à quoi ressemble cette dictature ? Regardez la Commune de Paris, c’était cela la dictature du prolétariat. »

Friedrich Engels

Lire aussi :

Lénine, L’Etat et la Révolution :

https://www.marxists.org/francais/l... Maximilien Rubel, Le concept de démocratie chez Marx :

https://www.marxists.org/francais/r...

Roger Dangeville, La social-démocratie allemande : https://www.marxists.org/francais/m...

Engels, Préfaces de 1870 et 1875 à la Guerre des paysans :

https://www.marxists.org/francais/m... Engels, Prolongements historiques et théoriques de la Commune :

https://www.marxists.org/francais/m...

Marx et la démocratie :

https://www.google.fr/search?hl=fr&...

Marx et la démocratie bourgeoise :

https://www.cairn.info/revue-cites-...

https://www.cairn.info/revue-actuel...

Marx pour la dictature du prolétariat :

https://www.matierevolution.fr/spip...

Marx libertaire ?

https://www.matierevolution.org/spi...

https://www.marxists.org/francais/r...

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