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La crise grecque, une pécadille qui cache mal la catastrophe de la crise chinoise

dimanche 12 juillet 2015

55 Messages de forum

  • La Bourse de Paris a débuté la semaine sur un net repli (-2,57%), gagnée par la fièvre du marché chinois qui a connu lundi un plongeon spectaculaire.

    L’indice CAC 40 a perdu 129,76 points, repassant sous les 5.000 points à 4.927,60 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4,2 milliards d’euros. Vendredi, il avait lâché 0,58%.

    La cote parisienne a souffert toute la séance du décrochage de 8,48% de la Bourse de Shanghai qui montre les limites de l’action gouvernementale pour restaurer la confiance des investisseurs.

    "L’Asie s’est réveillée très difficilement et la Bourse de Shanghai a dévissé entraînant une nette reprise de la volatilité et une forte correction sur les marchés européens", a observé Alexandre Baradez, un analyste d’IG France.

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  • Les marchés boursiers chinois ont continué de reculer mardi, au lendemain d’un plongeon spectaculaire qui a affecté les places mondiales et malgré les nouvelles mesures d’urgence annoncées par Pékin.

    Ces derniers jours, l’inquiétude des investisseurs a été renforcée par la publication d’une série de mauvais indicateurs concernant la deuxième économie mondiale avec notamment la contraction de la production manufacturière en juillet, au plus bas depuis 15 mois, selon une étude préliminaire.

    Mardi, au terme d’une journée en montagnes russes, qui l’a vu chuter de plus de 5%, l’indice composite shanghaïen a finalement cédé 1,68%, ou 62,56 points, à 3.663 points, dans un volume d’affaires de 685,1 milliards de yuans (99,7 milliards d’euros). La Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, a aussi limité la casse : l’indice composite a perdu 2,24%, ou 48,39 points, à 2.111,70 points, dans un volume d’affaires de 618,8 milliards de yuans (90,1 milliards d’euros).

    Après avoir ouvert sur un plongeon de plus de 4%, la Bourse de Shanghai est donc parvenue à éviter une réédition de la dégringolade catastrophique de lundi (-8,48%), la pire de l’indice en plus de huit ans, qui a affecté l’ensemble des grandes places boursières dans le monde.

    Ce nouveau plongeon a conduit le régulateur chinois à assurer lundi soir qu’il allait continuer sa politique de rachat d’actions pour tenter d’endiguer la débâcle entamée le mois dernier. "L’intervention gouvernementale n’a pas suffi pour enrayer la glissade du marché, elle n’a fait que la retarder", a commenté Castor Pang, chercheur chez Core-Pacific Yamaichi à Hong Kong, cité par Bloomberg News.

    Pas de retour à la confiance !!!

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  • La bulle boursière a été créée par les autorités pour que l’épargne des ménages refinance en capital les remboursements de créances douteuses portées par les banques et les entreprises publiques par un système de « banque fantôme » (shadow banking). La chute des actions et le retour à la raison est encadré par les pouvoirs publics qui interdisent aux investisseurs institutionnels de vendre et les contraignent même à acheter. On est cependant toujours dans les excès de cotations artificielles alors que les surévaluations immobilières fragilisent très durablement le système bancaire, et que la plupart des industriels se trouvent en surcapacité. La stabilisation n’est pas en vue.

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  • Les bourses occidentales font tout pour ne pas s’affoler de la bulle chinoise sur laquelle elles n’ont aucune visibilité...

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  • La chute continue du marché boursier chinois, en dépit des efforts acharnés des autorités gouvernementales et financières pour y mettre un terme, a des implications économiques et politiques, à la fois en Chine et dans le monde.

    Mardi, les actions chinoises ont chuté de nouveau ; l’indice Shanghai Composite a baissé de 1,3 pour cent et le Shenzen Composite de 5,3 pour cent. Le même jour, Shanghai a ouvert en baisse de 8 pour cent les pertes revenant à 4,7 pour cent en milieu de journée. Shenzen a aussi perdu 3,3 pour cent. Plus significative encore a été l’annonce de la suspension des transactions pour 1476 sociétés, plus de 50 pour cent des sociétés cotées aux deux principales bourses chinoises, gelant des capitaux d’une valeur de $2,6 mille milliards.

    Les baisses de cette semaine ont fait suite aux réunions d’urgence du week-end entre le premier ministre chinois Li Keqiang, les responsables bancaires et les régulateurs financiers. Le résultat de ces délibérations a été que la banque centrale a été autorisée à fournir des liquidités quasi illimitées à la China Securities Finance, une institution d’État, pour financer les maisons de courtage et veiller à la « stabilité du marché. » Jusque-là, ces mesures d’urgence se sont révélées vaines.

    La Chine étant la deuxième économie du monde en importance, la plus grande selon certains critères, et la source d’au moins 30 pour cent de la croissance économique mondiale, on craint de plus en plus que les retombées de la chute du marché boursier n’affectent le reste de l’économie et le monde en général. De manière significative, les cours à terme du cuivre ont chuté mardi à leur plus bas niveau depuis 2009, après une chute de 8,4 pour cent au cours des deux jours précédents.

    Le « Docteur Cuivre », comme on l’appelle parfois dans les milieux financiers, est considéré comme un indicateur économique clé. En tant que principal centre de fabrication du monde, la Chine est le plus grand consommateur du métal. Les prix du minerai de fer et du pétrole ont également baissé avec l’effondrement des marchés boursiers.

    Les racines de la crise se trouvent non pas dans l’économie chinoise en soi, mais dans l’effondrement du système capitaliste mondial qui a commencé avec la crise financière de 2008.

    L’impact de celle-ci sur la Chine a été immédiat. Avec l’effondrement du commerce mondial à la fin de 2008 et au début de 2009 (à un moment donné, le taux de décroissance était comparable à celui du début des années 1930), les exportations chinoises ont chuté, entraînant la perte de 23 millions d’emplois.

    Face à une crise sociale potentiellement explosive, le régime chinois a réagi avec un programme de relance de $500 milliards, accompagné d’une expansion massive du crédit aux collectivités locales, leur permettant d’entreprendre des projets d’infrastructure et de développement immobilier. De nouveaux complexes urbains et parfois des villes quasi entières ont surgi presque du jour au lendemain. Le régime gardait l’espoir que l’économie mondiale connaitrait un ralentissement cyclique et que l’expansion reprendrait.

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  • Les conséquences mondiales d’un nouveau ralentissement en Chine sont indiquées par le fait qu’au cours de la dernière décennie, la Chine a compté pour un tiers de l’expansion de l’économie mondiale, presque le double de celle fournie par les États-Unis.

    La dévaluation a augmenté les craintes au sein des gouvernements et des marchés partout dans le monde que la Chine est peut-être sur le bord d’une crise majeure. Ceci a suivi les rapports officiels que les exportations chinoises ont chuté de 8,3 pour cent en juillet et les prix à la production du pays ont décliné pour le 40e mois consécutif, ce déclin s’accélérant en juillet.

    Les exportations chinoises vers le Japon sont en baisse de 10 pour cent par rapport à l’année dernière. (Ils sont en baisse de 12 pour cent vers l’Europe.)

    Suivant la dévaluation initiale, Pékin a rapporté que la production en usine en juillet était à peine au-dessus du niveau le plus bas depuis quatre ans atteint en mars dernier. L’investissement des entreprises a crû à son rythme le plus lent depuis l’an 2000 dans les sept premiers mois de 2015. L’effondrement de l’investissement immobilier était au cœur de ce ralentissement.

    Les importations chinoises ont chuté de 8,1 pour cent en juillet par rapport à juillet dernier, après une baisse de 6,1 pour cent en juin, reflétant un ralentissement de la demande des industries chinoises en matières premières.

    Tao Wang, économiste en chef de la Chine chez UBS, a déclaré : « De toute évidence, le principal problème pour la Chine reste l’augmentation des pressions déflationnistes. »

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  • Les marchés financiers du monde entier étaient dans la tourmente mercredi et les investisseurs, les spéculateurs, les analystes et les experts tentaient d’évaluer l’importance et les conséquences de la dévaluation de la monnaie chinoise et de la mise en place d’un nouveau mécanisme pour déterminer son taux quotidien. Après une baisse de 2 pour cent, mardi, le taux du renminbi (également connu sous le nom de yuan) avait baissé de 1,6 pour supplémentaire cent le lendemain.

    Les marchés ont plongé dans toute l’Asie et certaines devises ont atteint leur plus bas niveau depuis la crise financière asiatique de 1997-98. Le ringgit malaisien est tombé de 2 pour cent à son plus bas niveau depuis 1998 et la roupie indonésienne de 1,4 pour cent, son niveau le plus bas depuis 17 ans. Les dollars de Singapour et de Taiwan étaient également en baisse, tandis que la monnaie vietnamienne a baissé de 1 pour cent après que les autorités financières ont élargi à 2 pour cent la fourchette dans laquelle elle peut se négocier.

    Les marchés boursiers d’Europe ont également baissé de manière significative, reflétant la crainte que la dévaluation du renminbi puisse signifier que le ralentissement de l’économie chinoise est plus grave qu’on ne pensait et que la chute de la monnaie n’ajoute aux pressions déflationnistes dans l’économie mondiale.

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  • La décision de dévaluer des autorités chinoises est motivée par un ensemble de facteurs. Un facteur importante était sans aucun doute la tentative de donner une impulsion aux exportations en réaction à la tendance à la baisse des mois précédents – les exportations ont baissé de 8,3 pour cent en juillet – et d’alléger la pression sur les entreprises chinoises due à la hausse de la valeur du renminbi. Cette année, la monnaie chinoise a augmenté de plus de 10 pour cent, suivant la tendance à la hausse du dollar américain.

    Un autre facteur sont les efforts du gouvernement chinois d’inclure le renminbi dans un panier de monnaies utilisées par le Fonds monétaire international (FMI) pour définir la valeur de ses droits de tirage spéciaux. Mais l’une des conditions de cette inscription, qui permettrait de renforcer le rôle international du renminbi, est que sa valeur soit déterminée par les forces du marché plutôt que par règlementation.

    La Banque populaire de Chine a ainsi cherché à présenter la dévaluation comme une démarche pour accroître l’influence du marché. Lorsqu’elle a annoncé la décision, elle a déclaré que, dorénavant, le point médian de la bande de 2 pour cent dans laquelle la monnaie peut se déplacer sur une seule journée serait le point le plus bas atteint au cours du négoce de la journée précédente. En outre, le taux de départ quotidien serait aligné sur « les conditions de la demande et de l’offre sur les marchés de change et le mouvement des grandes monnaies. »

    Jusqu’à présent, le gouvernement chinois semble avoir obtenu un certain soutien tant de l’administration Obama que du FMI. Le Trésor américain a déclaré mardi que la décision était en ligne avec les efforts visant à rendre le taux de change plus « déterminé par le marché. » Il a été rejoint hier par le FMI qui a déclaré que le nouveau régime était « une étape bienvenue, car elle devrait permettre aux forces du marché d’avoir un plus grand rôle dans la détermination du taux de change. »

    Cependant, comme le Trésor américain, le FMI a réservé son jugement définitif, disant que « l’impact exact dépendra de la façon dont le nouveau mécanisme sera mis en œuvre en pratique. »

    Si le gouvernement et les autorités financières, en Chine comme à l’étranger, sont soucieux d’éviter tout ce qui peut déclencher une crise, leurs efforts pourraient être compromis à tout moment par les puissantes et constantes tendances à la récession dans l’économie mondiale.

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  • L’économie chinoise ralentit rapidement et il y a des doutes considérables que l’augmentation du PIB approche le taux officiel de 7 pour cent par an. Les secteurs clés de l’économie, tels que l’immobilier et la construction, sont en baisse, des informations apparaissant selon lesquelles certains centres régionaux connaissent non seulement une croissance plus lente, mais une contraction pure et simple.

    En juillet, l’investissement global dans les biens immeubles a augmenté de 11,4 pour cent, la plus faible augmentation en 15 ans. La production de ciment a chuté de 5 pour cent en volume le mois dernier et la production de verre plat a diminué de 13,5 pour cent.

    Selon des informations de Reuters, la production d’acier brut a chuté de 4,6 pour cent en juillet par rapport à l’an dernier. L’agence note que l’affaiblissement de la demande du au ralentissement de la croissance chinoise « a fait chuter le prix de l’acier jusqu’à 26 pour cent depuis le début de l’année plongeant de nombreuses usines dans les pertes et les forçant à réduire la production ou d’en transporter plus sur les marchés étrangers. »

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  • Les bourses occidentales ont cessé de faire comme si elles ne voyaient pas la crise chinoise !
    Pénalisées par les inquiétudes persistantes sur la Chine, qui voit sa croissance ralentir cette année et a récemment dévalué de manière surprise sa monnaie, les Bourses européennes ont clôturé en net repli mercredi 19 août. Le marché a été fragilisé dès l’ouverture par les soubresauts des indices chinois qui ont, au lendemain d’une chute, à nouveau plongé de plus de 5% en séance avant de rebondir et de clôturer dans le vert. Sans indicateur d’importance à l’agenda, les investisseurs n’ont pas non plus été encouragés par l’ouverture dans le rouge de Wall Street dans l’après-midi, alors que l’approbation sans surprise du troisième plan d’aide à la Grèce par les députés allemands n’a pas permis de redresser l’humeur sur les marchés.

    "Plusieurs participants ont noté que le ralentissement de l’activité économique chinoise pouvait poser des risques pour les perspectives économiques aux Etats-Unis", indiquent les minutes de la réunion du Comité de politique de la Fed (FOMC) des 28 et 29 juillet.

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  • La Bourse de Shanghaï a de nouveau plongé vendredi, terminant sur une chute de plus de 4%.

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  • Pas possible de cacher la catastrophe chinoise (et mondiale) bien longtemps !

    Panique boursière : Wall Street chute de plus 5% à l’ouverture, Paris perd 8%...

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  • Les marchés financiers ont connu lundi une journée noire rappelant les pires heures de la crise de 2008, dans le sillage des places boursières asiatiques, les inquiétudes grandissant face aux possibles effets du ralentissement chinois sur la croissance mondiale. "La journée a été traversée par des mouvements massifs sur l’ensemble des marchés : la baisse des actions et des matières premières, la hausse de l’euro face au dollar et tout cela dans de larges proportions", résume Erik F. Nielsen, chef économiste d’Unicredit.

    La déroute en Asie, avec un lundi noir à Shanghaï, s’est propagée à l’Europe puis à Wall Street…

    Et Shanghaï continue de déraper…

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  • Selon Jacques Attali, "la récession chinoise entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis puis la nôtre". Le décrochage brutal de la Bourse de Shanghaï a été interprété par les investisseurs comme la chute du premier domino. C’est la panne...

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  • Les mesures de relance en Chine dopent les marchés financiers après la débâcle mais, loin de résoudre le problème de fond, cela l’aggrave… En attendant, cela fait repartir les bourses !!!

    La banque centrale chinoise "a donné aujourd’hui aux investisseurs ce qu’ils voulaient, avec deux jours de retard", souligne Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
    La Banque populaire de Chine a décidé d’abaisser d’un quart point de pourcentage, à 4,60%, le taux d’emprunt à un an qui sert de référence, ainsi que les réserves obligatoires des banques, autorisées à prêter davantage.

    Cette dernière mesure équivaut à une injection massive de liquidités dans une économie dont la santé est cruciale aussi bien pour les constructeurs automobiles allemands que les producteurs de minerai de fer australiens ou les fabricants français de lait en poudre.
    Pour sa part, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a affirmé qu’il n’y avait aucune raison de faire baisser davantage le yuan, selon les médias officiels, alors que les dernières dévaluations avaient semé le trouble sur les marchés.

    Les places boursières européennes ont confirmé le rebond amorcé à l’ouverture, en dépit d’une séance toujours perturbée à Shanghai, qui a clôturé en baisse de 7,63% mardi, tandis que Tokyo a terminé la journée sur une baisse de près de 4%.

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  • En Chine, la chute des valeurs est toujours aussi forte. Après avoir ouvert en baisse de 6,41 %, la bourse de Shanghaï a clôturé en baisse de 7,63 %, égalant pratiquement son piteux résultat de la veille, plus forte chute en huit ans, à 8,49 %. La Bourse de Shenzhen, la deuxième du pays, entraînée par l’industrie électronique, affiche une baisse de 7,09 %. Ce mercredi, Shanghaï stabilisait sa baisse mais rien ne dit que cela continue puisque la place chinoise est dans la tourmente depuis le début de l’été.

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  • L’activité industrielle de la Chine au plus bas depuis trois ans elle s’est violemment contractée en août, donnant une nouvelle preuve de l’essoufflement de l’économie du pays, les craintes sur la croissance mondiale et la grande nervosité des marchés s’intensifient ce mardi.
    Les Bourses tremblent face au ralentissement de l’économie chinoise…

    Tokyo a clôturé en repli de presque 4 %. Dans le même temps, Paris finit, comme Francfort, en baisse de 2,40 % et Londres chute de plus de 3 %.

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  • Après la nouvelle chute des importations et exportations annoncée le 8 septembre, de nouvelles mauvais nouvelles s’accumulent pour l’économie chinoise. La production industrielle chinoise, qui prend en compte la production des usines, ateliers et mines du pays, a augmenté en août de 6,1% sur un an, a annoncé dimanche le gouvernement chinois, dimanche 13 septembre. Il est probable que la croissance économique chinoise tombe à moins de 7% au troisième trimestre, selon les spécialistes et les marchés boursiers.

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  • Déjà, il y a 10 ans, on savait que la croissance à 2 chiffres était probablement un mythe, quelque chose de surévalué par les statistiques officielles chinoises. Étonnant tout de même que les spéculations aient pu se réaliser sur des doutes qui durent depuis si longtemps... On croirait que se joue là le scénario des spéculations à la Bourse de New York sur de soi-disant terrains à bâtir qui étaient encore des marécages bien loin d’être assainis, sans parler d’être viabilisés.

    Vous vous souvenez ? ce fut en Floride autour de 1929... ou juste après.

    Peut-on connaître la véritable croissance de la Chine ? (Aurel BGC)
    Boursorama le 11/09/2015 à 17:41

    La croissance chinoise n’est probablement pas de 7%, mais elle n’est sans doute pas non plus de seulement 2 ou 3% comme cela a pu être dit.

    Depuis cet été, les investisseurs doutent des statistiques de croissance fournies par la Chine. Ces chiffres sont en effet à prendre avec distance, remarque Aurel BGC, qui insiste néanmoins sur les pièges que représentent d’autres indicateurs que l’on pourrait croire plus fiables.

    On n’a pas fini de parler des incertitudes sur l’économie chinoise, même si les investisseurs ont été moins préoccupés par ce sujet cette semaine qu’au cours du mois d’août.

    Revenant succinctement sur la panique du mois dernier observée sur les marchés, Christian Parisot, chef économiste d’Aurel BGC, résume : « le problème, c’est qu’il y a eu des multinationales de secteurs cycliques qui ont publié de mauvaises performances sur la Chine concernant leur activité du second trimestre. Ça a été un élément de surprise, alors que jusqu’ici on savait que la croissance allait se tasser, mais pas avec un ralentissement d’activité à deux chiffres ».

    Il n’en a pas fallu plus pour que la communauté financière se mette brutalement à douter des chiffres de croissance affichés par les autorités chinoises.
    Comment sont obtenues les statistiques officielles chinoises ?

    Avant de critiquer les statistiques chinoises, encore faut-il savoir comment celles-ci sont calculées. Aurel BGC s’est penché en détails sur ce sujet.

    « Les statistiques d’activité chinoises sont disponibles très rapidement, peu de temps après la fin de chaque année calendaire, et elles sont peu révisées par la suite », observe Christian Parisot. Ceci peut de prime abord éveiller le doute, alors que les économies occidentales ont souvent besoin de beaucoup de temps et de plusieurs révisions des chiffres annoncés pour aboutir aux estimations d’activité les plus fiables.

    Pourtant, les relevés statistiques en Chine sont correctement organisés. « Il y a trois sources de statistiques en Chine : le Bureau national de statistiques (BNS), le ministère des finances et la Banque centrale », explique Christian Parisot. « Cela représente en réalité beaucoup de statistiques, car chaque division territoriale publie très régulièrement ses propres chiffres à l’échelle locale, qui sont ensuite agrégés ». Cette méthode n’est pas critiquable en elle-même, bien au contraire.

    Néanmoins, « le problème, ce sont les fausses déclarations », explique Christian Parisot. « Les statistiques obtenues dépendent de la comptabilité privée. Or, certaines entreprises peuvent volontairement sous-estimer leur production pour payer moins d’impôts. D’autres, au contraire, peuvent gonfler leurs chiffres pour qu’ils semblent plus satisfaisants. Tout cela n’est pas assez contrôlé à cause du manque d’audit externe. Pour les grandes entreprises publiques, il y a aussi le problème des objectifs à tenir, ce qui peut les pousser à afficher en fin d’exercice des résultats en accord avec les objectifs définis par les autorités centrales, même si les chiffres sont faux ou pas encore certains ». Un constat préoccupant, même si « il ne faut pas exagérer, tout n’est pas faux non plus », remarque le chef économiste d’Aurel BGC.

    Les problèmes mentionnés « se retrouvent bien sûr ailleurs qu’en Chine à différents degrés, simplement la marge d’erreur est plus élevée en Chine que dans beaucoup d’autres pays », ajoute-t-il.
    Très difficile d’estimer la « véritable croissance »

    Même si ce problème n’est pas une nouveauté, les doutes apparus cet été sur l’industrie chinoise ont poussé de nombreux commentateurs à affirmer que les chiffres réels de croissance seraient très inférieurs à ceux publiés par les autorités chinoises. Une surenchère a pu s’observer en termes de pessimisme dans les prévisions, certains allant jusqu’à parler d’une croissance réelle chinoise de 2 ou 3% au lieu des 7% officiels pour 2015, sans forcément justifier ces analyses de manière convaincante. D’autres sources, comme la société de gestion Edmond de Rothschild AM, estiment plutôt une croissance réelle de 6%, moins bonne qu’affiché, mais néanmoins du même ordre de grandeur.

    Les indices PMI de Markit (pour l’industrie et les services), qui ont été très surveillés par les investisseurs cet été, et qui semblent désormais être considérés comme plus fiables que les chiffres chinois, ont pourtant aussi leurs torts. Ces données sont basées sur des enquêtes d’opinions auprès de directeurs d’achats, et ceux-ci peuvent être plus ou moins optimistes en fonction du discours ambiant. Christian Parisot rappelle ainsi que « ces données d’enquête sont très volatiles et peu prospectives ». Par exemple, la fiabilité des indices PMI de la France est souvent très critiquée.

    Certains économistes ont essayé dernièrement de se baser sur d’autres types d’indicateurs pour estimer le développement de la Chine. Certains utilisent par exemple la consommation d’électricité du pays, dont les chiffres ne peuvent pas être « truqués ». Il se trouve qu’on observe en Chine une croissance relativement faible de la production électrique en rythme annuel. Argument imparable pour contester les statistiques officielles ? Non, explique Christian Parisot, qui affirme que la consommation électrique d’un pays n’est pas proportionnelle à son développement global (la consommation d’électricité est trop influencée par l’industrie par rapport aux services).

    En somme, le principal problème en Chine vient du fait qu’« on a du mal à estimer la croissance des services », explique le chef économiste d’Aurel BGC. On sait que l’industrie ralentit, et cela est déjà difficile à estimer avec précision, mais on ne sait pas ce qu’il en est vraiment des services, qui ne donnent a priori pas de signe particulier de faiblesse. Par ailleurs, ces derniers représentent désormais presque 50% du PIB du pays, contre 40% pour l’industrie. Autant dire que le ralentissement de l’industrie ne veut pas forcément dire que l’activité chinoise ralentit fortement dans son ensemble, comme certains l’estiment.

    Aucun indicateur ne permet en réalité de trancher le débat, et c’est précisément ce qui a inquiété soudainement les investisseurs cet été. Le sujet restera suivi avec grande attention dans les prochaines semaines.

    X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • La presse bourgeoise écrit :

    La crise grecque peut être considérée comme la partie en bas à gauche de l’image, a-t-il expliqué. Bien qu’elle ait initialement capté l’attention, son impact sur les marchés financiers dans leur ensemble a finalement été relativement limité, malgré le potentiel de déstabilisation qu’elle portait en elle, dès lors qu’un accord a été trouvé.

    Les investisseurs ont alors à peine eu le temps de reprendre leur souffle que la Chine s’est placée au centre de l’image, avec une première secousse le 8 juillet, lorsque la Bourse Chinoise a enregistré sa plus forte baisse en l’espace d’une séance, puis une deuxième phase de turbulences en août lorsque la banque centrale chinoise a dévalué sa devise, déclenchant cette fois un mouvement qui s’est propagé aux autres marchés.
    Or en prenant du recul et en regardant cette suite d’événements comme un film, leur sens devient plus clair, a poursuivi Claudio Borio.

    "L’évolution passée de l’économie mondiale laissait déjà présager les événements récents", a-t-il estimé.

    Les statistiques de la BRI mettent en effet en lumière un ralentissement des crédits transfrontaliers accordés aux pays émergents, qui a débuté au dernier trimestre 2014 et s’est poursuivi sur les trois premiers mois de l’année en cours.

    Cette contraction a eu lieu à la suite d’une phase de forte expansion des crédits. Entre début 2009 et mars 2015, le montant total des prêts en dollars accordés aux établissements non bancaires en dehors des États-Unis a augmenté de 50% pour atteindre 9.600 milliards de dollars, et a plus que doublé pour les pays émergents pour y dépasser la barre des 3.000 milliards, a-t-il cité à l’appui.

    Mais au fur et à mesure que le film a avancé, les risques au niveau de la dette ont commencé à poindre dans les pays émergents, y compris dans les plus gros, mais aussi dans certaines économies avancées, en particulier chez celles dépendantes des exportations de matières premières.

    Des signes de déséquilibres financiers ont commencé à apparaître dans ces pays avec un boom du crédit qui s’est matérialisé notamment sous la forme de forte hausse des prix de l’immobilier, soutenu par des conditions de financement inhabituellement faciles.

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  • JDN, journal économique bourgeois écrit :

    « L’économie financière devait être régulée et la crise endiguée... Et pourtant. Près de 8 ans après la crise des Subprimes, les économistes ne savent plus à quel Saint se vouer.... »

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  • La banque centrale chinoise a déjà baissé à quatre reprises depuis novembre 2014 ses taux directeurs, et l’Etat a accéléré ses investissements dans les infrastructures, notamment ferroviaires. Pour faire patienter, Pékin a aussi lâché quelques gouttes d’un grand projet de réforme des entreprises d’Etat, qui doit leur permettre d’obéir davantage aux lois de l’offre et de la demande, tout en laissant l’Etat-parti maître en dernier recours.

    Concernant la dévaluation en juillet du yuan face au dollar, Li Keqiang a enfin argué d’un simple ajustement – alors que la devise chinoise n’avait cessé de s’apprécier face aux grandes monnaies – en opposition à une dévaluation compétitive. « Nous ne voulons pas voir s’engager une guerre des devises », a assuré le premier ministre. Les réserves de change chinoises, les plus importantes au monde, ont néanmoins fondu en août d’environ 93 milliards de dollars (83 milliards d’euros), les autorités étant obligées de vendre du billet vert pour soutenir le yuan. « Nous continuerons dans nos efforts de réforme, mais pas à pas », a conclu le premier ministre.

    Personne peut dire aujourd’hui si les mesures chinoises vont relever l’économie ou ne serviront à rien car personne n’a en mains les éléments pour le dire.

    Le monde capitaliste est suspendu à un avenir totalement inconnu et sur lequel il n’a aucune prise....

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  • La crise chinoise ne fait que commencer. L’oligarchie politico-financière au pouvoir à Pékin n’a pas les moyens de la surmonter car les dévaluations en rafale, les baisses d’intérêt, la réduction des ratios bancaires et le recours aux immenses réserves de devises accumulées par ce pays n’y suffiront pas.

    Nécessaires, ces mesures retarderont la catastrophe à venir mais la réalité est que la longue et spectaculaire phase de croissance qu’avait connue la Chine depuis les années 80 tire maintenant à sa fin. Elle s’épuise parce qu’il n’y a pas de croissance éternelle et que les salaires ont trop augmenté pour séduire l’investissement autant qu’hier mais pas suffisamment pour affirmer la demande intérieure et la substituer aux exportations.

    La Chine est au bout d’un cycle. Le chômage va s’y développer. Ce sont d’abord les plus pauvres qui en pâtiront, ces légions de paysans qui ont laissé leurs familles dans les campagnes pour aller chercher un emploi sur la côte et dans les grandes villes. C’est dans la misère absolue que plongeront ces immigrés de l’intérieur dont les mandats ne pourront plus nourrir leurs parents et enfants. Déjà quotidiennes, les tensions et émeutes villageoises vont se multiplier avant de gagner la côte et les villes où les nouvelles classes moyennes urbaines seront bientôt victimes, à leur tour, des réductions d’effectifs après avoir vu leurs économies s’envoler en bourse.

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  • Les marchés financiers ont entamé une phase d’affolement...

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  • La Bourse de Paris a réalisé son pire trimestre depuis quatre ans, malgré un net rebond de dernière minute (+2,57 %). L’indice CAC 40 a perdu 4,25 % de sa valeur depuis le début du mois et 6,99 % depuis le 30 juin. Et le bilan n’est pas plus favorable sur les autres places financières, puisque l’Euro Stoxx 50 a plongé de 9,45 % en trois mois et qu’à Wall Street, le Nasdaq affichait en séance un repli de 8,9 % depuis fin juin. Quant à la Bourse de Tokyo, elle a effacé mardi matin tous ses gains enregistrés depuis le début de l’année. Après le lundi noir du 24 août, les Bourses mondiales ont d’ailleurs connu un lundi gris , le 28 septembre, avec plus de 800 milliards de dollars de capitalisation envolés en 24 heures sur les actions.

    Qu’est-ce que cela va être quand l’effondrement chinois deviendra public et impossible à cacher, sans parler des risques sociaux et politiques en Chine même...

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  • L’économie chinoise continue de s’effondrer malgré les mesures d’urgence du pouvoir et nul ne sait où cela s’arrêtera ni jusqu’où cela entraînera l’économie mondiale.

    Les importations chutent de 20%. Les exportations chutent de 3,7%.

    La croissance chinoise descend en dessous de 7% symboliques. Les réserves financières de Pékin sont passées de 4000 milliards de dollars en juin 2014 à 3500 et la chute s’accélère avec les aides multiples et massives à l’économie chinoise.

    Pour bloquer la chute, la Chine abaisse ses taux et permet aux banques de prêter davantage. Dans le même temps, Pékin supprime le plafond sur les taux d’intérêt que les banques peuvent offrir aux épargnants, après l’avoir relevé progressivement, afin d’introduire plus de concurrence entre établissements bancaires de la deuxième économie mondiale.

    Par ailleurs la Banque populaire de Chine a annoncé que le taux de réserves obligatoires des banques, c’est à dire la part de leurs dépôts qu’elles gardent dans leurs coffres sans pouvoir les prêter, allait diminuer de 0,5 point de pourcentage, et même d’un point de pourcentage pour des établissements remplissant certaines conditions, dans le but d’aider les petites entreprises.

    Ces mesures doivent en effet permettre de soutenir l’activité et d’injecter des liquidités dans l’économie, alors que la croissance a chuté à son plus bas niveau depuis 2009.
    « Cette décision non seulement ajoute aux inquiétudes grandissantes sur la décélération de la deuxième économie mondiale mais elle soulève des questions sur la croissance de 6,9% (sur un an) au troisième trimestre » déclarent les analystes.

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  • L’activité manufacturière en Chine s’est de nouveau contractée en octobre, pour le troisième mois d’affilée, selon un indice gouvernemental qui confirme le ralentissement de l’économie chinoise.

    L’indice PMI des directeurs d’achats rendu public dimanche par le Bureau national des statistiques (BNS) pour le mois passé s’est établi à 49,8 soit au même niveau qu’en septembre. En août, il était de 49,7.

    Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.

    La croissance chinoise a ralenti à 6,9% au troisième trimestre, sa pire performance depuis la crise financière de 2009, selon le chiffre du gouvernement chinois.

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  • Les autorités de régulation chinoises craignent qu’un nouveau krach boursier se produise. Pour cela les échanges boursiers seront interrompus en cas de fortes hausses ou baisses.

    C’est cela qu’on appelle encore l’économie de marché ?!!!

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  • Lorsque les dirigeants occidentaux, François Hollande et Angela Merkel en tête, relativisent les difficultés de la Chine et disent croire en ses capacités de les surmonter, ils ne font que nier un formidable danger pour l’ensemble du système.

    Loin devant toutes les autres, loin devant la Grèce et l’Ukraine, devant les déchirements proche-orientaux et l’insoluble drame des réfugiés qui les fuient, la crise chinoise est la plus menaçante de cette rentrée politique. Elle ne fait que commencer. L’oligarchie politico-financière au pouvoir à Pékin n’a pas les moyens de la surmonter car les dévaluations en rafale, les baisses d’intérêt, la réduction des ratios bancaires et le recours aux immenses réserves de devises accumulées par ce pays n’y suffiront pas.

    Le chômage va s’y développer. Ce sont d’abord les plus pauvres qui en pâtiront, ces légions de paysans qui ont laissé leurs familles dans les campagnes pour aller chercher un emploi sur la côte et dans les grandes villes. C’est dans la misère absolue que plongeront ces immigrés de l’intérieur dont les mandats ne pourront plus nourrir leurs parents et enfants. Déjà quotidiennes, les tensions et émeutes villageoises vont se multiplier avant de gagner la côte et les villes où les nouvelles classes moyennes urbaines seront bientôt victimes, à leur tour, des réductions d’effectifs après avoir vu leurs économies s’envoler en bourse.

    Cette crise chinoise est, en un mot, porteuse de profonds bouleversements et le plus inquiétant est que ce régime pourrait bien avoir, un jour, à tenter de se survivre en jouant du nationalisme et rouvrant les plaies historiques de l’Asie qui sont toujours à vif.

    Mais c’est aussi de Chine que peut venir un renouveau du mouvement ouvrier mondial !!!

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  • Les cotations sur les Bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen ont été arrêtées lundi pour la journée après une chute de 7% des cours consécutive à la publication de mauvais indicateurs sur l’économie chinoise.

    De son côté, la Bourse de Hong Kong a clôturé à l’horaire habituel, en recul de 2,68% pour le premier jour de cotation de l’année, dans le sillage des places boursières de Chine continentale et sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient.

    L’effondrement de l’indice CSI300, qui agglomère les performances des 300 principales entreprises cotées sur les Bourses de Shanghai et Shenzhen, a pour la première fois déclenché un arrêt anticipé des échanges, conséquence d’un nouveau règlement des autorités de régulation.

    Les échanges avaient déjà été interrompus une première fois lundi pour 15 minutes, ce qui n’avait pas permis d’empêcher la baisse.

    L’arrêt des échanges a pour objectif d’enrayer la forte volatilité des cours et d’éviter que ne se répète le spectaculaire krach de l’été dernier.

    L’arrêt de la crise peut-il est être imposé par décret aux lois de l’économie ? Non !

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  • L’analyse des économistes du capitalisme est plutôt sombre :

    c’est le ralentissement simultané de quatre des cinq Brics (Brésil, Russie, Chine et Afrique du Sud) qui a assombri les perspectives économiques générales en 2015. Un tel phénomène ne s’était pas produit depuis les années 1980. Or, à cet égard, 2016 n’apportera guère d’amélioration : la Russie et le Brésil resteront en récession, la Chine continuera de ralentir. Seule l’Afrique du Sud irait un peu moins mal. Or, révèle la Banque mondiale, 1 point de croissance en moins dans les Brics, c’est, à l’horizon de deux ans, une perte de croissance de 0,8 point de PIB dans le reste des pays émergents, de 1,5 point de PIB dans les économies frontalières des Brics et de 0,4 point de PIB pour l’économie mondiale.

    Circonstance aggravante, les facteurs qui ont présidé à la moindre croissance des émergents, ne sont pas près de disparaître, qu’il s’agisse de la transformation du modèle économique de la Chine, du bas prix des matières premières, hydrocarbures en tête, qui pénalise les pays exportateurs, ou de la hausse graduelle des taux d’intérêt américains susceptible de compliquer la tâche des pays emprunteurs.

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  • Comment concevoir que le capitalisme est mort alors que, plusieurs années après, il n’est pas à l’ordre du jour de l’enterrer ?

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    • Bien sûr que tu as raison… si on admet la vision classique, non dialectique, de la mort qui serait le point diamétral de la vie. Du coup, on imagine la mort comme un fait unique. Mais cela ne correspond nullement à la réalité. Même un être humain, ou tout être vivant, ne connaît pas une mort en un événement unique. C’est tout le problème pour décréter qu’un individu est mort. On est obligé de décider d’une convention et on trouve pour toute convention choisie (et elles ont maintes fois changé) des exceptions !

      La mort n’est pas l’opposé diamétral de la vie mais son complémentaire dialectique, ce qui est complètement différent.

      De même, on trouve des gens qui ont dit qu’on était dans une vague de révolutions et maintenant les mêmes sont complètement étonnés de se retrouver dans une vague de contre-révolutions. Comme si c’était ou l’un ou l’autre !

      Quand nous disons que le capitalisme est mort, nous soulignons le passage par un point critique : son fonctionnement est devenu autodestructeur mais le processus n’est pas fini pour autant. Nous avons un rôle indispensable à jouer : il n’y aura pas d’automatisme de changement du capitalisme. Mais il est dépassé de manière définitive. Si la société d’exploitation se maintient, elle va plutôt ressembler à la Syrie actuelle mais à l’échelle planétaire ! Et pas au capitalisme que nous avons connu. Ce sera l’affrontement des bandes armées...

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  • Voici les remarques des économistes :

    « Les prévisions de la Banque mondiale donnent plus de raisons de s’inquiéter que d’espérer. Le titre de son rapport – « Déceptions, risques et retombées » – est, à cet égard, très parlant. De fait, 2015 fut une nouvelle année de ralentissement économique pour une bonne partie de la planète. Seuls l’Asie du Sud – emmenée par l’Inde –, les Etats-Unis, la zone euro et le Japon ont tiré leur épingle du jeu.
    Pour 2016, la Banque mondiale a révisé à la baisse de 0,1 point ses hypothèses de croissance pour les pays avancés. L’économie américaine, portée par la consommation des ménages et par l’investissement non pétrolier, devrait croître légèrement plus en 2016 (+ 2,7 %) qu’en 2015 (+ 2,5 %), mais sans atteindre les 3 %. L’appréciation du dollar pèse sur les exportations américaines. »

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  • De plus en plus rapide ! Il n’a fallu que 29 minutes ce matin pour que les bourses de Shanghai et de Shenzhen ferment leurs portes, contre quatre heures lundi , dans ce qui s’apparente à un nouveau krach boursier.

    Le CSI Index 300, qui regroupe les principales valeurs des deux places ayant perdu plus de 5% à 9h42, les échanges ont été interrompus 15 minutes, en application d’un nouveau règlement coupe-circuit destiné à éviter tout mouvement de panique. Raté car 2 minutes plus tard – contre 7 minutes lundi – ce même index (et d’autres) ont franchi le seuil de 7% de baisse fatidique amenant à une suspension pour le reste de la journée.

    Le caractère irrationnel de ce mouvement de panique s’est propagé aux autres places asiatiques comme une traînée de poudre : en début d’après-midi au Japon, le Nikkei a clôturé en baisse de 2,33 %%, en Corée le Kospi abandonnait 0,7%, et à Hong Kong, le Hang Seng 2,4%...

    La huitième baisse d’affilée ce matin du cours pivot au-delà duquel le Yuan « on-shore » est habilité à fluctuer de plus ou moins 2% par rapport au dollar a rajouté aux inquiétudes sur la santé de l’économie chinoise et aux baisses des marchés actions. La banque centrale chinoise a entrepris de dévaluer graduellement sa monnaie, mais elle vient de donner deux coups de canifs dont l’ampleur laisse les analystes pantois : -0,22% mercredi, -0,5% ce mercredi, soit la plus forte baisse depuis la « vrai-fausse » dévaluation du 11 août dernier.

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  • L’aggravation de la situation en Chine est le fait tant de l’économie que du système financier. La croissance chinoise est déjà à son plus bas niveau en un quart de siècle ; la croissance de l’activité manufacturière a faibli pendant cinq mois d’affilée et les exportations ont baissé sur quinze mois d’affilée. Mais une nouvelle source de préoccupation est apparue mercredi, le secteur des services ayant connu sa croissance la plus faible depuis 17 mois. La politique officielle du gouvernement chinois est qu’il effectue une transition vers une économie davantage axée sur les services.

    La turbulence financière et boursière chinoise qui a secoué les marchés mondiaux en août dernier, est également revenue. Au premier jour de cotation, les marchés ont automatiquement fermés après une baisse de près de 7 pour cent alors qu’approchait la date de la levée des restrictions gouvernementales sur les transactions boursières imposées en août.

    Comme dans la crise d’il y a cinq mois, la stabilité de la monnaie chinoise, le renminbi, cause l’inquiétude. Elle a maintenant atteint son point le plus bas en cinq ans et l’écart entre sa valeur sur le marché intérieur, plus étroitement contrôlée, et celle sur le marché offshore atteint des niveaux records. La valeur offshore a chuté de plus de 2 pour cent cette semaine, rappelant les événements d’août où sa dévaluation surprise avait envoyé une onde de choc sur les marchés mondiaux.

    Dans une note de recherche publiée mercredi, Timothy Moe, le stratège en chef de Goldman Sachs pour l’Asie pacifique, écrit : « Au cours de nos réunions avec les investisseurs en décembre, le risque qui inquiétait le plus les investisseurs était une dévaluation importante du renminbi ».

    Les préoccupations sont de deux ordres : d’abord qu’une baisse significative de la monnaie chinoise mène à la dévaluation de devises en Asie ou ailleurs, produisant une nouvelle vague de pressions déflationnistes pour l’économie mondiale et, deuxièmement qu’elle suscite une augmentation des fuites de capital hors de Chine pouvant engendrer des problèmes financiers importants.

    La Banque populaire de Chine (PBoC) est intervenue sur ​​les marchés financiers dans le but de limiter la baisse du renminbi, entamant ainsi ses réserves de change dans le monde. En même temps, elle souhaite voir une baisse graduelle de la monnaie afin d’améliorer la position commerciale de la Chine.

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  • Jeffrey Lacker, le président de la Réserve fédérale de Richmond :

    "Il n’est pas clairement établi que les événements de cette semaine en Chine auront des implications importantes pour les fondamentaux des Etats-Unis, mais bien sûr, nous surveillerons cela de près", a-t-il dit à des journalistes à Raleigh (Caroline du Nord).

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  • Panique sur les Bourses asiatiques. Celles de Shanghai et de Shenzhen, en Chine, ont reculé de 7,21% jeudi 7 janvier, moins de 15 minutes après leur ouverture. A Tokyo (Japon), la Bourse s’est clôturée sur un recul de 2,33% et Hong-Kong a enregistré une baisse de plus de 3%. Et les places financières européennes de leur emboîter le pas : Paris a ainsi cédé 1,72%, Londres 2% et Francfort 2,29%. Faut-il s’inquiéter pour l’économie mondiale ?

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  • D’après l’économiste Brian Jackson, interrogé par l’AFP, "la volatilité des bourses chinoises va s’accentuer début 2016 étant donné le recul de la croissance du PIB et les tensions sur le taux de change".

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  • "La crise chinoise va-t-elle créer un effondrement économique mondial ?" demandent les analystes économiques.

    Plus exactement la crise chinoise est la manifestation de la poursuite de l’effondrement économique mondial depuis le blocage artificiel de 2008...

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  • La Bourse de New York chutait à son tour vendredi, prise dans la même spirale baissière que les Bourses européennes, les investisseurs continuant à s’effrayer de la chute des prix du pétrole et du ralentissement chinois : le Dow Jones perdait 2,54% et le Nasdaq 3,26%.

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  • Le 23 octobre 2015, la Banque populaire de Chine avait ainsi abaissé ses taux directeurs pour la sixième fois en un an. Mais le sentiment que le gouvernement chinois, par son modèle autoritaire et sa capacité à guider les investissements, dispose d’une baguette magique pour diriger à sa guise son économie s’est largement estompé. « Les décideurs chinois ont toujours de l’espace pour appuyer la croissance à court terme par des outils monétaires et fiscaux, mais la traction limitée que génèrent les mesures adoptées jusqu’à présent a miné la confiance en les compétences de gestion économique du gouvernement », constate Eswar Prasad, professeur d’économie à l’université de Cornell et ancien chef de la division chinoise du FMI.

    En phase de ralentissement, le gouvernement est contraint d’ajuster ses ambitions et de l’admettre publiquement. Le secrétaire du Parti communiste et président de la République populaire, Xi Jinping, avait fait savoir, le 3 novembre, qu’une croissance annuelle de 6,5 % serait tolérable sur les années menant jusqu’en 2020. Ce rythme suffira à ses yeux à réaliser la promesse faite à la population : un doublement du revenu moyen des Chinois entre 2010 et 2020. Le PCC pourrait ainsi se féliciter d’avoir tenu son objectif : avoir établi une société dite de « modeste prospérité » à l’horizon du centième anniversaire de sa fondation, en juillet 1921 à Shanghaï.

    Cette transition, qui traduit le rééquilibrage voulu par Pékin du modèle économique, commence à porter ses fruits. Représentant désormais 50,5 % du PIB, le secteur des services couvre pour la première fois plus de la moitié de l’économie chinoise. Mais la mue vers une économie moderne se révèle toutefois semée d’embûches, des obstacles qui se révèlent d’autant plus déstabilisateurs que la Chine, seul pays à avoir hissé son PIB au-dessus des 10 000 milliards de dollars (9 197 milliards d’euros) avec les Etats-unis, est aujourd’hui un acteur majeur de l’économie mondialisée. Un éternuement sur les Bourses de Shanghaï et Shenzhen, et ce sont le marchés du monde entier qui s’enrhument.

    Or, actuellement, le colosse chinois montre des signes de faiblesse. Il y a eu au début de l’été 2015 la déroute boursière. Une plus importante dégringolade, qui aurait menacé d’infecter l’économie réelle, a été évitée mais au prix fort. L’Etat est intervenu en achetant massivement des actions. Il reproduit ce schéma depuis les premiers jours de 2016, pour endiguer une nouvelle chute intervenue dès la première séance de l’année. Dans ces moments de fortes tensions, l’attitude hésitante des autorités chinoises contribue à l’inquiétude générale. L’exemple le plus probant de ces tâtonnements étant la mise en place, puis son retrait le 7 janvier, quatre jours après son entrée en vigueur, d’un coupe-circuit boursier en cas de trop forte chute des indices.

    Afin d’enrayer la chute des cours, Pékin a ordonné que les actionnaires détenteurs de plus de 5 % des titres d’une entreprise n’aient pas le droit de vendre leurs actions au cours des trois prochains mois, et plusieurs maisons de courtage font l’objet d’enquêtes. Le président de la commission de régulation boursière, Xiao Gang, se retrouve désormais dans la tourmente politique, mais sa mission, le maintien de la stabilité boursière à tout prix, semblait irréalisable. Une question à quelques centaines de milliards d’euros est désormais posée : combien de temps Pékin peut-il retenir un marché gagné par le pessimisme ?

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  • Les réserves de change de la Chine ont baissé en janvier pour un troisième mois consécutif, la banque centrale continuant de se décharger de dollars pour soutenir le yuan et limiter les sorties de capitaux.

    Les réserves chinoises en devises se sont contractées le mois dernier de 99,5 milliards de dollars (89,16 milliards d’euros), à 3.230 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis mai 2012, montrent les données publiées par la Banque populaire de Chine (BPC).

    Les économistes interrogés par Reuters pensaient qu’elles tomberaient un peu plus bas, à 3.200 milliards de dollars.

    Il s’agit du deuxième plus fort recul mensuel après celui du mois de décembre, quand les réserves avaient fondu de 107,9 milliards de dollars.

    La Chine conserve néanmoins les plus importantes réserves de change au monde même si elles ont chuté de quasiment 513 milliards de dollars en 2015.

    La banque centrale chinoise a dévalué le yuan de manière inattendue en août. Depuis, les sorties de capitaux se sont accélérées, d’autant que le dollar s’est raffermi avec la hausse des taux aux Etats-Unis, et l’inquiétude s’est répandue à travers le monde sur l’ampleur du ralentissement de la deuxième économie mondiale et la capacité des autorités à maîtriser la situation.

    Les réserves d’or de la Chine ont en revanche augmenté en janvier, à 63,57 milliards de dollars contre 60,19 milliards fin 2015, a ajouté la BPC.

    La position de réserves de la Chine auprès du Fonds monétaire international (FMI) était à 3,76 milliards de dollars fin janvier, en baisse par rapport aux 4,55 milliards du mois précédent. Le pays détenait 10,27 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) à la fin du mois dernier, contre 10,28 milliards en décembre.

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  • Krach boursier, sorties massives de capitaux, transition économique délicate… L’année 2016 commence mal pour la Chine. D’après les chiffres publiés dimanche 7 février par la Banque centrale de Chine (PBoC), les réserves de change du pays ont fondu de 99,5 milliards de dollars (89,2 milliards d’euros) en janvier, pour tomber à 3 230 milliards de dollars. Le bas de laine monétaire chinois est au plus bas depuis 2012, symptôme du combat que Pékin mène pour soutenir sa devise, le yuan.

    Alors qu’il y a quelques mois encore, la deuxième puissance économique mondiale inspirait confiance, elle suscite aujourd’hui l’inquiétude. Le ralentissement de sa croissance comme la capacité des autorités communistes du pays à le maîtriser font régulièrement trembler les Bourses mondiales.

    Et les informations contradictoires que Pékin distille sur le sujet n’arrangent rien. Ces dernières semaines, l’empire du Milieu a ainsi accéléré la dépréciation du yuan par rapport au dollar (– 1,3 % depuis début janvier, après – 4,5 % en 2015), tout en vantant sa stabilisation par rapport au panier de 13 devises instauré en décembre. De quoi susciter la perplexité. En particulier celle des Etats-Unis, qui réclament une libéralisation « ordonnée et transparente » de la devise chinoise. Celle-ci est en effet pilotée selon des modalités plutôt obscures…

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  • Les places boursières chutent en Europe et aux États-Unis car les investisseurs s’inquiètent de la faiblesse de l’économie mondiale et d’un manque de visibilité sur la politique monétaire américaine. Les banques plongent.

    L’ensemble des places boursières mondiales sont fortement reparties à la baisse : Athènes chute de 7,87%, Oslo en Norvège perd 4,30%, à Francfort les valeurs allemandes sont en baisse de 4,41% et à Paris l’indice CAC 40 perd plus de 3,20%. Les investisseurs s’inquiètent pour l’économie mondiale qui laisse apparaître de sérieux signes de faiblesse, mais aussi sur l’orientation que prendra la politique monétaire américaine dans les prochains mois.

    Wall Street n’est d’aucun secours : à la Bourse de New York le Dow Jones abandonnait 2% une heure après l’ouverture des transactions et le Nasdaq 2,17%.

    « Les chiffres de l’emploi américain, publiés vendredi, entretiennent la confusion sur la poursuite de la remontée des taux aux États-Unis », soulignent les gérants de Barclays Bourse. La campagne de publication des résultats du quatrième trimestre aux États-Unis est aussi source d’inquiétude : après trois trimestres de quasi-stabilité, les profits pourraient en effet reculer de 4 à 5%. Ce repli n’est pas anodin : ce serait le premier depuis 5 ans.

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  • La Bourse chinoise enregistre son pire mois depuis 2008...

    La Bourse de Tokyo a clôturé sur une chute de 5,40% ce mardi, déprimée par le renchérissement du yen et les inquiétudes sur la conjoncture mondiale.

    La Bourse grecque est au plus bas depuis... 1990. Dans le même temps, le rendement de l’obligation allemande à deux ans n’a jamais été aussi bas de toute son histoire.

    Les bourses européennes s’enfoncent.

    Mais saviez-vous que la Bourse américaine est également en territoire de marché baissier ?

    Bien sûr, si l’on regarde les principaux indices boursiers américains, ils sont encore loin d’être en marché baissier (dont la définition technique est une baisse de 20 % ou plus par rapport à un sommet récent). En effet, le S&P 500 avait récemment perdu 11,6 % par rapport à son dernier sommet, l’indice Dow Jones Industrial Average accusait une baisse du même ordre depuis par rapport au sommet atteint en mai 2015 et l’indice Nasdaq affichait un recul de 14,6 % rapport à sa valeur de juillet 2015.

    Conclusion ? Le marché américain, bien qu’il ait corrigé, a beaucoup moins baissé que le marché canadien et n’est pas non plus en phase de marché baissier…

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  • Nouveau coup de grisou sur les marchés financiers. Les places financières ont poursuivi leur glissade mercredi. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a encore cédé 2,31 % mercredi à la clôture après avoir déjà chuté de 5,40 % mardi. C’est l’ensemble des Bourses mondiales qui ont continué à baisser - même si Wall Street a mieux résisté.

    Mais il ne s’agit que de l’accentuation d’un véritable cauchemar boursier entamé au début de l’année 2016. Depuis le 1er janvier, le CAC 40 a perdu plus de 12 % de sa valeur. En six mois, 22 % de sa valeur se sont évaporés.
    La Grèce de nouveau sur le devant de la scène ?

    Tous les prétextes semblent bons pour vendre les actions. À la crainte d’un possible atterrissage brutal de l’économie chinoise s’ajoute désormais une inquiétude sur les banques italiennes et grecques. À Athènes, l’indice a chuté de 7,87 % lundi, plombé par les valeurs bancaires qui se sont effondrées de… 17,65 % en moyenne.

    Les banques grecques viennent pourtant d’être recapitalisées en décembre, grâce à 5,7 milliards d’euros de fonds européens. Mais l’inquiétude monte sur leur sort alors que le gouvernement d’Alexis Tsipras peine à s’entendre avec ses créanciers européens sur la réforme des retraites exigée en échange du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros négocié l’été dernier.

    En Italie, les banques sont plombées par l’ampleur des créances douteuses – dont le remboursement n’est pas du tout assuré – qu’elles détiennent à leur bilan. La Banque centrale européenne les a évaluées à 200 milliards, un chiffre colossal qui pourrait nécessiter la recapitalisation de certains établissements. Beaucoup d’investisseurs ne veulent plus investir dans des établissements qui seraient sauvés non plus d’abord par le contribuable en cas de faillite mais par leurs actionnaires et créanciers.

    Du coup, c’est l’ensemble du secteur bancaire européen qui se met à souffrir, par effet de contagion. Malgré l’annonce de solides profits de plus de sept milliards d’euros en 2015, BNP a ainsi perdu 5,47 % lundi, dans le sillage des autres banques françaises.

    La presse bourgeoise (citation au dessus) s’affole alors que ce n’est que des symptômes d’une fin du capitalisme qui sera autrement violente !!!

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  • Ce sont les banques qui sont au cœur de la tourmente boursière, d’abord en Italie mais aussi ailleurs en Europe, y compris en France, où leurs « actions ont perdu plus de 10 % de leur valeur », souligne Alan Lemangnen, chez Natixis. Deutsche Bank, première banque allemande laminée en Bourse, a également dû publier un communiqué destiné à rassurer les investisseurs sur sa capacité à payer ses dettes. Néanmoins, complète Christopher Dembik chez Saxo Bank, « les banques italiennes affrontent des difficultés spécifiques, identifiées et en cours de traitement, nous avons donc d’abord affaire à une panique auto-entretenue. »

    Cette panique pourrait-elle s’aggraver, d’un bout à l’autre de l’Europe  ? « Le plus gros risque de contagion serait de voir les obligations d’État souffrir à leur tour. Or on observe certes une augmentation des écarts de taux d’intérêt d’un pays à l’autre, mais cela reste minime comparé au pic de la crise de la dette souveraine en 2011-2012 », relativise Alan Lemangnen. De fait, « la planche à billets activée par la BCE depuis près d’un an endigue tout risque d’explosion des taux, dans la mesure où elle joue son rôle d’acheteur en dernier ressort. » Ce qui rend vaine toute tentative de spéculation.

    La tempête autour des banques italiennes « est le symptôme d’une crise de confiance plus large, relève Christopher Dembik. Les taux négatifs accordés à certains États dans le monde sont une aberration financière qui manifeste également cette crise de confiance. Un krach financier international est en préparation, qui explosera d’ici un à deux ans ».

    Pour Alan Lemagnen, un tel krach pourrait être déclenché « par une dégradation telle de la situation sur les marchés que la méfiance gagne les acteurs de l’économie réelle. Ceux-ci pourraient alors décider de reporter leurs investissements, leurs achats… avec des effets concrets immédiats sur l’activité ».

    Peu importe d’où partira le coup, les spécialistes évoquent une nouvelle crise comparable aux subprimes. Elle pourrait venir du secteur pétrolier, qui « va très prochainement enregistrer ses premières faillites d’entreprises, avec des répercussions sur les fonds qui en sont propriétaires et les banques commerciales actionnaires de ces fonds… » Ou d’un autre secteur, quel que soit son poids dans l’économie mondiale.

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  • L’indice japonais de bourse, le Nikkei enregistre sa pire semaine depuis la crise de 2008....

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  • Les marchés financiers vacillent, la croissance ne cesse de décevoir, les monnaies des pays émergents s’enfoncent comme le pétrole… Le Fonds monétaire international (FMI), dans une note publiée mercredi, souligne « des risques accrus de déraillement de la reprise au moment où l’économie mondiale est fortement vulnérable ». En dépit de ces nuages noirs, les investisseurs qui attendent une déclaration spectaculaire des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G20, réunis aujourd’hui et demain à Shanghai, risquent d’être déçus. La réunion devrait s’achever sur la répétition des précédents messages. A savoir que les ministres vont s’efforcer de promouvoir une croissance stable, robuste, équilibrée et durable, s’abstenir de toute dévaluation compétitive de leur taux de change et de toute mesure protectionniste.

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  • Après l’alerte du FMI, au mois d’août dernier, c’est au tour de la Banque des règlements internationaux (BRI), le gendarme des banque centrales, de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier rapport trimestriel. La croissance effrénée de la dette chinoise pourrait encore s’accélérer, d’après les calculs de cette institution basée en Suisse, malgré l’engagement des autorités d’assainir l’économie.

    Selon la BRI, la « différence entre le ratio crédit / PIB de la Chine et sa tendance à long terme » a atteint 30,1% au premier trimestre 2016. Cet indicateur est destiné à mesurer « la surchauffe financière et les potentielles difficultés financières ». Son niveau, le plus élevé jamais atteint pour ce pays, est préoccupant : au-delà de 10% la BRI estime qu’un pays fait face à un risque bancaire. Il est nettement supérieur à ceux qui avaient été atteints aux États-Unis en 2008 avant l’éclatement de la bulle spéculative. D’où, le risque avancé par la BRI d’une crise financière en Chine au cours des trois prochaines années. Précisons aussi que ce chiffre avait grimpé jusqu’à 35,7% en Thaïlande en 1997 et à près de 88% en 2009 en Irlande, deux pays qui ont été touchés de plein fouet par ce type de tempête.

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  • Principal motif de préoccupation, les compteurs chinois s’affolent : la dette totale, comprenant les ménages, les entreprises (hors banques), l’État et les collectivités locales est déjà passée de 151% à 255% du PIB entre fin 2006 et fin 2015. Il s’agit du plus haut niveau d’endettement du monde.

    La deuxième économie mondiale fait face à une difficile transition entre une économie s’appuyant sur les exportations et l’industrie, vers un modèle davantage tiré par la consommation intérieure et les services. Mais pour maintenir à bout de bras une croissance qui s’essouffle et des exportations en recul, les autorités bancaires chinoises ont ouvert les vannes du crédit.

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  • La Chine a vu sa croissance économique s’essouffler à nouveau en 2016, avec sa plus faible performance depuis 26 ans, selon le chiffre officiel publié vendredi, signe d’une conjoncture toujours très fragile pour le géant asiatique. Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a gonflé de 6,7% l’an dernier, au plus bas depuis 1990, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). Ce chiffre correspond à la prévision médiane de 23 experts sondés par l’AFP, et reste conforme aux anticipations du régime, qui visait une performance annuelle entre 6,5% et 7%. La croissance chinoise avait trébuché à 6,9% en 2015. Cette statistique officielle, en dépit d’une fiabilité très contestée, est scrutée de près : le pays représente toujours 30% de la croissance planétaire et reste la première puissance commerciale du globe.

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