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Aix-Marseille-Nice-Corse, les populations ne sont pas prévenues des risques sismiques majeurs (et des risques de tsunami) et les habitations ne sont pas adaptées

samedi 27 octobre 2012, par Robert Paris

Aix-Marseille-Nice-Corse, les populations ne sont pas prévenues des risques sismiques majeurs (et des risques de tsunami) et les habitations ne sont pas adaptées

En - 30 000 ans la Provence a subi un tremblement de terre consécutif au volcanisme auvergnat. En - 18 000 ans, la région a connu l’effondrement de la Méditerranée à – 150 m, en relation avec le volcanisme d’Auvergne. - 10 000 ans : en Provence, à la suite de nouveaux séismes, effondrements de falaises et remontée de la Méditerranée à – 100 m.

En 1448, le "tremblement de terre nord-méditerranéen" a affecté très sérieusement la région. En 1644, il y a eu le tremblement de terre Nice-Marseille.

Le 11 juin 1909, plusieurs villages au nord d’Aix sont frappés par un séisme dont la magnitude est évaluée à 6,2 sur l’échelle ouverte de Richter : il provoque la mort de 46 personnes dans tout le département des Bouches-du-Rhône ainsi que de nombreux dégâts. La ville d’Aix échappe à de lourds dégâts. Le séisme du 11 juin 1909 fait référence à un séisme de magnitude 6,2 sur l’échelle de Richter qui s’est produit dans le Sud-Est de la France et qui entraîna d’importants dégâts et destructions au sein des villes de Salon-de-Provence, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat, Rognes dans le massif de la Trévaresse en Provence (Bouches-du-Rhône) et Montpellier dans l’Hérault. C’est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré en France métropolitaine depuis celui de Roquebillière en 1654. Il fut également ressenti dans les départements du Gard, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var.

Les scientifiques qui déclarent que la Côte d’Azur serait loin d’être une zone des plus dangereuses se trompent. La prédiction est difficile. Certaines régions, qui ont connu dans l’histoire des tremblements de terre violents, doivent être considérées comme potentiellement actives. C’est le cas de la Côte d’Azur en France : depuis 800 ans, des séismes notables ont été ressentis dans la région niçoise, certains ayant provoqué d’importants dégâts, comme ceux de juillet 1564 et de février 1887. Ce dernier, dont l’épicentre était localisé au large de San Remo, produisit une secousse de plus de 30 secondes, le décès de plus de 600 personnes entre Gênes et Nice, ainsi que des dégâts considérables dans les villes côtières et les villages de l’arrière-pays.

Même s’il n’y a pas eu de très graves séismes dans cette région, la cartographie des failles montre qu’il pourrait parfaitement y en avoir et toucher violemment la ville de Marseille par exemple, ou encore la centrale nucléaire de Cadarache ou la base nucléaire des sous-marins de Toulon... La décision d’implanter Iter à Cadarache a bien entendu été prise sans tenir compte des risques sismiques !!!

Des tsunamis sont également possibles. Le BRGM en a par exemple répertorié intitulés un « mouvement singulier de la mer » à Marseille, le 27 février 1843, puis le 14 juillet 1841, et un autre le 8 juillet 1829. La France Métropolitaine a connu des tsunamis de faible amplitude en 1564 et 1887 sur la côte d’Azur, en 1755 sur la façade ouest de la Corse et en Atlantique suite au séisme de Lisbonne, en 1846 sur la région de Marseille et en 1986 aux Saintes-Maries-de-la-Mer. En 1979, l’effondrement d’une partie du remblai de l’aéroport de Nice (construction d’un port de commerce) génère un tsunami local inondant les quartiers de la Garoupe et de La Salis à Antibes, atteignant à La Salis une altitude 3,5m. Plus récemment, le 21 mai 2003, le séisme de Boumerdès-Zemmouri (Algérie) a généré un tsunami affectant les côtes françaises de la Méditerranée, générant la perte de plusieurs embarcations. Il a notamment affecté les ports du Lavandou, de Fréjus, de Saint-Raphaël, de la Figueirette, de Cannes, d’Antibes ou encore de Menton.

Si des scientifiques ont plusieurs fois écrit qu’il ne fallait pas trop s’affoler des séismes de la Côte d’Azur, on peut espérer que le récent jugement contre des scientifiques en Italie suite au séisme de l’Aquila leur donnera à réfléchir. En effet, il est fréquent que ces scientifiques qui admettent être incapable de prédire se chargent seulement de rassurer sans même vérifier que des précautions ont été prises et que les installations sont aux normes...

Fin février 2012, un séisme d’une magnitude de 4,9 sur l’échelle de Richter a secoué les Alpes de Haute-Provence dimanche soir peu après 23h30, sans faire de dégâts. Il a été largement ressenti dans la région, depuis son épicentre à une dizaine de kilomètres au nord-est de Barcelonnette, jusqu’à Nice en passant par Marseille, les Orres ou Antibes.

L’activité sismique en France, résultant de la poussée de la plaque africaine vers la plaque eurasienne, est devenue fréquente ces derniers mois en Provence. Le 2 février, un séisme d’une magnitude de 2,2 avait eu lieu dans les environs, tandis qu’un séisme de 5,3 dans le Nord de l’Italie, le 27 janvier, avait été fortement ressenti dans la région.

Cela fait donc quatre tremblements de terre en sept mois dans la région puisque ça a bougé aussi le 7 juillet (magnitude de 5,2). Et autant de frissons...

« Si Marseille avait été touchée, il y aurait eu des dégâts sur l’immobilier, des fissures, des chutes de cheminées. Et encore, le séisme est né à six kilomètres de profondeur sous la surface terrestre. Un séisme qui naît à 2 kilomètres sous terre serait beaucoup plus ravageur. » déclarait François Thouvenot qui est physicien, attaché à l’institut des sciences de la terre de Grenoble, à propos du tremblement de terre de l’Ubaye en février 2012.

La terre avait déjà tremblé en février 2011 en Corse, à Marseille, dans le Var et les Alpes-Maritimes. Le séisme d’une magnitude de 5,2 était survenu à 21h21 et n’avait fait aucun dégât ni victime. Un précédent séisme de 4 degrés avait eu lieu quelques jours avant.

Dans les années 1980, Haroun Tazieff tirait régulièrement la sonnette d’alarme en rappelant que l’on pouvait prévoir qu’un séisme majeur affecterait tôt ou tard la région niçoise.

« Là où la terre a tremblé, elle tremblera encore… Il se produira bientôt une catastrophe sur la Côte d’Azur. »

Cette annonce apocalyptique prononcée en 1982 par Haroun Tazieff, lors d’une conférence à la faculté des lettres de Nice, est-elle prémonitoire ?

Le dernier séisme important (force 9) dans cette région s’est produit à Lambesc en 1909. En 1887, un autre tremblement de terre avait frappé la Riviera italienne (640 morts) et s’était ressenti jusqu’à Nice. Sans oublier le séisme particulièrement violent de 1564 (force 10) dont l’épicentre se situait à une trentaine de kilomètres au nord de Nice... L’histoire et les progrès de la séismologie permettent aujourd’hui aux géologues d’établir une cartologie précise du risque sismique. Les spécialistes du Bureau de recherches géologiques et minières ont réalisé des travaux très avancés dans ce domaine. Aux politiques d’en tenir compte. Car si le séisme est une fatalité, ses conséquences peuvent être plus ou moins dramatiques. Ce qui n’est pas une fatalité, c’est la politique immobilière, c’est le manque d’information, c’est la mise en place de centrales nucléaires ou d’une base de sous-marins nucléaires, etc…

Le B.a.-Ba de la prévention, c’est bien sûr de construire parasismique. Les normes françaises actuelles, baptisées PS 69, se sont révélées très insuffisantes : appliquées pour la reconstruction d’Orléansville, elles n’ont pas empêché les immeubles de s’effondrer l’an dernier à El-Asnam... Aux Etats-Unis, au Japon, la réglementation astreint les entrepreneurs à des normes beaucoup plus sévères. Et en France, ces normes (insuffisantes) ne s’appliquent qu’aux immeubles de grandes hauteurs, aux établissements recevant du public et, depuis mars 1981, aux habitations collectives situées dans certaines zones. Les usines et les habitations individuelles n’y sont pas soumises. A la suite du colloque de Cannes, la réglementation française va évoluer.

Dès le mois de janvier les normes PS 69 vont être revues et corrigées à la suite notamment des études réalisées par Jean Desperoux, expert auprès de l’Unesco et géologue au B.r.g.m. Décentralisation oblige (et logique !), la réglementation ne sera pas la même partout : « II serait absurde d’avoir les mêmes normes sismiques en Provence qu’en Basse-Normandie ou en Limousin » affirme Michel Pezet. Bien sûr, une réglementation plus sévère entraîne un coût supplémentaire : de 2 à 3 % pour les constructions neuves. D’environ 10 % pour la réhabilitation des immeubles anciens. Et les lobbies du bâtiment et des travaux publics ne voient pas d’un très bon œil cette évolution. « Les professionnels sont inquiets explique François Monnier, juriste et responsable de la Commission législative. Les nouvelles normes ne porteront pas atteinte à la liberté de construire mais elles obligeront à s’adapter à des techniques nouvelles qui nécessitent sans doute moins de béton et de ciment.

En contrepartie cette adaptation permettra des créations d’emplois... » Et en cas de fraude, les sanctions ne seront pas symboliques comme c’est encore le cas aujourd’hui — 2 000 à 3 000 F d’amendes pour des budgets de plusieurs dizaines de millions de francs ! La création d’un Fonds national d’aide à la construction sismique a également été annoncée au bénéfice des logements sociaux en particulier.

Des normes antisismiques adéquates permettraient à elles seules de limiter les dégâts. Mais il faut également prévoir, au cas où... des secours adaptés. « Un plan Orsec serait complètement débordé estime Haroun Tazieff. Ces plans ont été conçus par des administratifs qui ne savent pas ce que c’est de lutter sur le terrain. Il faut les revoir. En cas de catastrophe, seule une organisation militaire est apte à faire face : il faut d’énormes moyens en hommes, en matériel de levage, de détection, etc. » A El-Asnam, les hommes de la brigade de Sécurité civile de Brignoles (la seule spécialisée dans ce domaine) mettaient parfois des heures avant de parvenir à accéder auprès d’un blessé enseveli. Il faut aussi des médecins capables de perfuser un blessé enfoui à plusieurs mètres... Les 500 hommes du colonel Battesti ne suffisent pas : d’autres unités seront formées pour intervenir dans les cas de grandes catastrophes (de l’incendie de forêt gigantesque aux inondations et, sait-on jamais ? aux accidents dans les usines chimiques ou les centrales nucléaires...)

En matière de tremblement de terre, Haroun Tazieff veut dépasser les limites d’une riposte nationale : « C’est un gouvernement socialiste et nous voulons développer une solidarité Nord-Sud, une solidarité méditerranéenne. Et dans le Bassin méditerranéen il y a en moyenne deux séismes destructeurs par an. Les pays les plus exposés sont, dans l’ordre croissant : l’Afrique du Nord, l’Italie, la Yougoslavie, la Grèce, la Turquie... Il faut pouvoir intervenir, en un temps record, sans perdre de temps en formalités administratives... » Un temps perdu pour obtenir des autorisations qui se traduit par des morts supplémentaires : la brigade de Brignoles a mis vingt-quatre heures pour aller secourir les rescapés d’El-Asnam, six jours pour être autorisée à aller en Italie après le séisme meurtrier de l’an dernier,.. Mais l’information fait aussi partie d’un dispositif anti-séisme.

Au Japon, les enfants apprennent à l’école, par des bandes dessinées, comment réagir en cas de séisme. En France, de nombreux élus locaux qui décident des plans d’occupation des sols n’ont souvent pas accès aux informations « top secret » détenues par les spécialistes... Disposer de l’information est pourtant indispensable pour savoir où ne pas construire — même si dans le passé, certains élus qui « savaient » ont laissé faire... L’information et la formation sont aussi nécessaires pour éviter de céder à la panique : il y a des consignes anti-incendie dans tous les lieux publics, pourquoi n’y en aurait-il pas en cas de séisme dans les régions exposées ? Il existe pourtant des techniques qui peuvent sauver la vie alors que les réflexes de panique augmentent énormément les dangers...

« II faut informer sans affoler la population, explique Renaud Vie-Lesage, directeur du Commissariat aux risques naturels. Comment justifier que, sur un même site géologique, les règles parasismiques soient obligatoires à Monte-Carlo et facultatives de l’autre côté de la rue à Beausoleil ? Comment expliquer que le Samu de Nice, destiné à recevoir en priorité les victimes d’un tremblement de terre, ne semble pas conçu pour résister à une secousse majeure ? L’information de la population va créer une pression qui se traduira par des mesures législatives et réglementaires. »

Une étude pilotée, pour la France, par le bureau de recherches géologiques et minières, a évalué les conséquences d’un séisme majeur à Barcelone, Bucarest, Sofia... Et Nice. Verdict : « 50 à 200 morts, 10 000 à 23 000 sans abri et 3 à 4,5 milliards d’euros de dégâts » pour la seule capitale azuréenne !

La région Provence Alpes Cote d’Azur est la région de France métropolitaine la plus soumise au risque sismique, tant en termes d’étendue que d’intensité du phénomène.

Le 11 juin 1909, dans les Bouches-du-Rhône, a lieu le séisme le plus catastrophique qu’ait connu la France durant le dernier siècle, faisant 46 morts. Les villages de Rognes, Lambesc, Saint-Cannat, Vernègues sont fortement endommagés et plusieurs quartiers de Salon-de-Provence sont effondrés. 1500 constructions doivent être alors démolies ou nécessitent des travaux très importants.

La Provence et la région de Nice et de Monaco sont souvent sujettes aux tremblements de terre. L’activité sismique dans l’Hexagone résulte du choc frontal entre la plaque tectonique africaine (qui remonte vers le nord) et la plaque eurasienne. La première plonge sous la seconde en Méditerranée. Parmi les failles actives en Provence, on compte la Trevaresse, à l’origine du plus important séisme qu’ait connu la France au siècle dernier, le 11 juin 1909 à Lambesc. D’une magnitude de 6 degrés, la secousse avait frappé ce village des Bouches-du-Rhône ainsi que les localités avoisinantes, faisant 46 morts et provoquant la destruction de 1500 habitations. Ce tremblement de terre est resté un véritable traumatisme dans la région.

Si ce niveau n’a pas été surpassé depuis, plusieurs tremblements de terre ont eu lieu dans le Sud. En juillet 1963, un séisme de 5,6 à 5,7 degrés sur l’échelle de Richter avait été ressenti en Corse et tout le littoral méditerranéen de l’Italie jusqu’à la plaine du Roussillon. Il n’avait fait ni dégât ni blessé. La terre a également bougé en novembre 1999 au nord est de Nice (3,3°), en juin 1997 dans la vallée de la Vésubie (3,8°) et le 21 avril 1995 (4,7°) à Nice, Menton, Monaco et sur le littoral italien proche, où quelques bâtiments avaient été endommagés. Plus récemment, un tremblement de terre de 4.2° a touché en 2006 le littoral de la Côte d’Azur, notamment les hauteurs de Cagnes. Face à ce risque sismique, dont la dangerosité est renforcée par la présence dans la région de plusieurs implantations nucléaires.

L’origine de ce risque important de tremblement de terre se trouve dans le rapprochement de la plaque africaine (plus précisément de la plaque adriatique) en direction de la plaque eurasienne au nord et qui a pour conséquence le plissement de la croûte terrestre, à l’origine de l’érection des Alpes, et la formation de failles engendrant les séismes. La faute aux plaques eurasiennes et africaines qui se chevauchent. « C’est à cause de la première que le Mont-Blanc s’élève chaque année de 3 à 4 centimètres, rappelait l’an dernier Christiane Nicoli (1), experte au ReNaSS (Réseau National de Surveillance Sismique).

Un bref séisme a secoué la Corse et Marseille le 8 juillet 2011 qui rappelle le danger mais n’a servi à rien pour mener à une prise en compte par les autorités et la population. Entre le 13 et le 20 octobre 2011, les appareils de surveillance sismique de Monaco ont capté pas moins d’une quinzaine de tremblements de terre.

En 1995, heureusement sans victime ni dégât matériel, une secousse de 4,7 sur l’échelle de Richter avait ainsi mis la Principauté de Monaco sans dessus-dessous.

Un risque nucléaire est très faible que ce soit du côté de Toulon, port qui accueille parfois des sous-marins nucléaires ou de Cadarache.

D’une part les zones sismiques sont loin de Toulon et la probabilité de dégâts dus à un séisme sur les installations de Toulon ou dans la rade est quasi nulle, et d’autre part je ne pense pas que ce soit là que se fasse la recherche sur les sous-marins nucléaires. Enfin, les sous marins eux mêmes ne doivent pas être présents souvent », rassure la scientifique. L’installation nucléaire terrestre la plus proche de Monaco est celle de Cadarache (centre de recherche) qui monte en puissance avec le centre ITER, à plus de 150 km.

Le 23 février 1887 « Aux premières heures de la journée, le plus fort séisme jamais enregistré dans la région secoua le nord de l’Italie et le sud-est de la France. Il fut ressenti dans un cercle de 600 kilomètres autour de son épicentre situé au large d’Imperia. Il causa la mort de 635 personnes chez nos voisins transalpins et fit 8 victimes dans les Alpes-Maritimes (à Castillon, la Bollène-Vésubie, Bar-sur-Loup et Nice).

Séismes de 1984 à 1986

On a recensé les séismes suivants :

Tremblement de terre en Provence : 19 février 1984 – épicentre au nord-ouest de Marseille

Tremblements de terre à Marseille : 28 mai 1985 – épicentre au nord-ouest de Marseille

Tremblements de terre à Nice : 1er mai 1986 – épicentre au large de Nice

• Tremblements de terre le 21 avril 1995 à Vintimille (magnitude 4,7) ressenti jusqu’à Marseille

• Tremblements de terre le 1er novembre 1999 à Peille (magnitude 3,4)

• Tremblements de terre le 25 février 2001 : séisme ressenti dans le Var et les Alpes-Maritimes (magnitude 4,6 avec un épicentre situé à 30 km au sud de Nice)

Lors d’un tremblement de terre, c’est d’abord l’écroulement des bâtiments qui fait le plus de victimes. Comprendre le comportement des ouvrages pendant un séisme, c’est apprendre à construire des édifices qui ne s’effondrent pas. Peut-on prétendre que les constructions des grandes villes et des petites villes côtières ont connu une telle préoccupation de la part des trusts immobiliers ?!!

La suite

22 Messages de forum

  • Les secours continuaient ce mardi leurs opérations de reconnaissance des dégâts dans les Alpes-de-Haute-Provence, au lendemain d’un séisme d’une magnitude 5 assez inhabituelle, fortement ressenti dans tout le Sud-Est, une zone particulièrement exposée aux risques sismiques.

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  • Un séisme de magnitude 6,1 s’est produit tôt lundi matin en mer Méditerranée, entre le Maroc et l’Espagne, a annoncé l’institut américain de géologie (USGS).

    La menace se précise...

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  • Les Alpes-Maritimes n’ont pas oublié la secousse de magnitude 6,3 survenue en février 1887 au large de Savone (Italie). Elle avait fait 600 morts chez nos voisins et la ville de Menton avait subi d’importants dommages. Ce tremblement de terre avait soulevé une vague d’un mètre de haut.

    « Le risque sismique sur la Côte d’Azur est certain. La probabilité ne porte que sur la date à laquelle il interviendra et sur son ampleur. Il faudra gérer une situation catastrophique et il est indispensable d’y préparer les populations », selon Jean Virieux, professeur à l’université de Sophia-Antipolis.

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région de France métropolitaine la plus soumise au risque sismique, tant en termes d’étendue que d’intensité du phénomène. C’est le rapprochement entre la Corse et la Sardaigne d’un côté et le continent de l’autre qui se trouve généralement à la source des tremblements de terre sur la côte. L’arrière-pays, lui, est plus exposé aux mouvements des failles alpines. Cette activité tectonique peut occasionnellement donner lieu à des séismes de forte intensité. Ainsi depuis le XVe siècle, la base SisFrance recense 13 séismes d’intensité épicentrale supérieure à 7 et dont l’épicentre est localisé sur la région PACA.

    Dans le cadre du projet de recherche européen Risk-UE, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) avait estimé en 2005, à partir des résultats du programme Gemgep (Groupe d’études et de propositions pour la prévention du risque sismique) piloté par l’État et la ville de Nice, les conséquences que pourrait avoir à Nice un séisme similaire à celui de 1887. Les chercheurs envisagaient que le tremblement de terre provoquerait la mort de 600 personnes, ferait environ 1 500 blessés et entre 10 000 et 40 000 sans-abri. « L’exiguïté des rues empêcherait l’acheminement des engins nécessaires au déblaiement et favoriserait la propagation des incendies tandis que de graves problèmes de salubrité se poseraient rapidement », ajoute Christian Thibault.

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  • Un tremblement de terre de magnitude 4 sur l’échelle de Richter a été enregistré ce lundi après-midi près de Cuneo en Italie. Le risque d’un séisme encore plus fort existe réellement sur la Côte d’Azur.

    Le site Sisfrance.net, qui dispose des données du Bureau de Recherches Géologiques et Minières, recense près de 300 séismes ressentis dans les Alpes-Maritimes depuis la fin du XVe siècle.

    L’an dernier, une des organisatrices d’un colloque donné à Nice sur le sujet évoquait un risque de magnitude maximale à 7,2 sur l’échelle de Richter.

    Dans les Alpes-Maritimes, le risque tellurique est classé de niveau II... sur une échelle de III.

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  • Si le nombre de secousses est actuellement faible, un puissant séisme, comme celui de 1887, est pourtant pressenti.

    Si l’Italie tremble, la côte d’Azur frisonne à l’idée de revivre, elle-aussi, un tremblement de terre. Et pour cause : la région Paca est la plus soumise au risque sismique en France, tant en termes d’étendue que d’intensité du phénomène. Les secousses font presque partie du quotidien même si la grande majorité d’entre elles ne se font pas ressentir (une magnitude souvent inférieure à 2).

    Le rapprochement entre la Corse et la Sardaigne d’un côté, et le continent de l’autre, serait à l’origine de ces tremblements de terre sur les côtes. L’arrière-pays niçois, lui, est plus exposé aux mouvements des failles alpines. Cette activité tectonique peut occasionnellement donner lieu à des secousses de forte intensité. Depuis le XVe siècle, la base SisFrance a recensé 13 séismes d’intensité épicentrale supérieure à 7 et dont l’épicentre est localisé en région Paca.

    Si l’activité sismique reste actuellement faible dans le Sud-Est, la région a déjà connu un puissant tremblement de terre. Il s’est produit en 1887 : l’épicentre était situé en mer, au large de la Ligurie. Touchant au total près de 80.000 habitants, il avait causé la mort de plus de 600 personnes.

    "Il a également fait beaucoup de dégâts sur la côte italienne, à Nice et à Menton", indique Anne Deschamps, chercheur à GéoAzur.

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  • A l’avenir, un séisme de même envergure est pressenti dans les prochaines années. Sauf que cette fois-ci, la côte étant bien plus peuplée et urbanisée, les pertes et les dégâts seraient sans aucun doute plus importants.

    Cela n’empêche pas l’immobilier d’exploser et les autorités de ne rien faire !!!

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  • Et cette grande gueule d’Estrosi, là il ne dit rien, pas plus que Valls ou Sarkozy, sans parler de Le Pen ! Tous embrassent le sacro saint fric !!!

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  • Estrosi ne dit rien ou il dit des bêtises !!!

    Christian Estrosi : "Il y a, à Nice, une plus grande conscience du risque".

    Sauf de la part des autorités qui n’ont absolument rien fait contre les promoteurs immobiliers.

    Pas de normes antisismiques pour les bâtiments neufs et pas de rénovation antisismique pour les immeubles anciens. Nice est un exemple d’inconscience criminelle et meurtrière mais... profitable !!!!

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  • La secousse était brève, mais intense. Un séisme de magnitude 3,7 sur l’échelle de Richter a été ressenti, samedi 3 septembre, dans l’est du département des Alpes-Maritimes, et notamment à Nice. Il est survenu à 21h14 heure locale.

    L’épicentre du séisme se situait entre les villes de Sospel et de Breil-sur-Roya, dans l’arrière-pays mentonnais, selon les relevés automatiques du Réseau national de surveillance sismique (Renass), qui restent à confirmer par un analyste.

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  • Peut-on vraiment dire que l’on cache particulièrement aux habitants de Nice le risque sismique. Il est le même partout.

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  • Eh non justement !

    Nice est LA ville la plus exposée au risque sismique en France !!! Elle est visée à la fois par la faille de Sospel, par les tremblements de terre d’Italie et de Corse et par ceux d’Algérie (via les tsunamis) !

    Pensez-vous que les autorités l’avaient indiqué depuis longtemps ?!!!

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  • Il m’a semblé qu’en tout cas, maintenant la presse parle beaucoup de Nice sur le plan sismique.

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  • Oui, ils en parlent comme de tout ce qui se sait : pour noyer le poisson dans le lac des "infos" !

    Voilà ce que disent les autorités :

    « Le Centre d’alerte aux tsunamis pour l’Atlantique nord-est et la Méditerranée (Cenalt) a fêté ses 3 ans le 1er juillet. Ce centre d’alerte, basé à Bruyères-le-Châtel (Essonne), était une des recommandations du rapport du sénateur audois Roland Courteau, publié en 2007. Car si le niveau de risque n’est pas comparable à celui des océans Pacifique et Indien, le risque tsunami existe bel et bien en Méditerranée, comme plusieurs drames historiques en témoignent. Aujourd’hui, le Cenalt, qui est rattaché au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), s’appuie sur un vaste réseau de stations sismologiques et marégraphiques, avec notamment des partenariats étrangers. Il est devenu naturellement un maillon essentiel du dispositif chargé d’assurer la sécurité de citoyens en cas de catastrophe naturelle. Les hommes du Cenalt peuvent en effet, en cas de séisme susceptible de générer un tsunami, donner l’alerte en moins de 15 minutes. Et surtout évaluer les heures d’arrivée du tsunami sur les côtes. Ce qui donne aux autorités compétentes le moyen d’alerter rapidement les populations concernées pour les évacuer. D’autres pays du pourtour méditerranéen ont créé des centres d’alertes aux tsunamis. »

    Donner l’alerte en un quart d’heure ? Est-ce que cela suffit ? Et les personnes prévenues vont faire quoi ? Savent-elles que faire ?

    Bandes de menteurs !!!!

    Un séisme au nord de l’Algérie peut engendrer 90 minutes plus tard une vague de 4 à 5 mètres sur nos côtes. Dans ce cas 15 minutes, cela paraît bien. Mais si le séisme a lieu en mer proche, les 15 minutes sont tout à fait insuffisantes !!!

    Mais, si vous connaissez Nice, imaginez-vous qu’on puisse évacuer tout le littoral en quelques minutes !!! Et est-ce que les habitants savent où il faut aller ? A-t-on dit à la vieille ville qu’elle doit monter sur la colline ? Que fait-on dans les bouchons de Nice ?

    Pas du tout, il n’y a aucun plan anti-tsunami et aucun moyen d’informer réellement les baigneurs et les maisons du littoral qui sont particulièrement menacées !!!

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  • oui mais cela ne semble pas tellement une région à tsunamis contrairement à l’Asie !

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  • Encore une erreur ! Récemment, par exemple, il y a eu le tsunami de l’aéroport de Nice est un tsunami (de degré 3) apparu en mer Méditerranée le 16 octobre 1979, à la suite d’un glissement de terrain sur le site de l’aéroport de Nice (France).

    Ce jour-là, on a déploré onze morts.
    Peu après une baisse relative du niveau de la mer, un raz-de-marée de plusieurs mètres a submergé le littoral sur un front de 100 kilomètres environ, causant des dégâts à Antibes, à Saint-Laurent-du-Var et sur la promenade des Anglais. "Aujourd’hui, on sait que cet épisode dramatique a été provoqué non par un séisme, mais par une avalanche sous-marine qui a transporté plus de 150 millions de mètres cubes de sédiments", explique Pierre Cochonat, directeur de la prospection et de la stratégie scientifique à l’Ifremer. Depuis, la "pente niçoise", qui couvre la baie des Anges, est mieux connue des scientifiques. Elle apparaît comme une zone deltaïque composée de nombreuses couches sédimentaires, peu stables et en perpétuelle érosion.
    Le tsunami a inondé plusieurs quartiers du littoral d’Antibes, avec une vague haute de 3,5 m à La Salis, provoquant de nombreux dégâts matériels et plusieurs morts.

    Nice et ses environs ont été touchés par des séismes en 1348, 1489, 1618 et 1644. Certains ont été accompagnés de raz-de-marée. Le cas s’est notamment produit en 1564 à Nice. Le même phénomène s’est reproduit à Antibes en 1818, à San Remo en 1854 et toujours à Nive en 1855.
    D’après les archives, le plus violent séisme s’est produit le 23 février 1887. Il a été évalué à une magnitude supérieure à 6 sur l’échelle de Richter.

    Son épicentre se situait en pleine mer et provoqua un mini tsunami qui fit environ 1 000 morts.

    Plus récemment, il y a eu de mini secousses dont la dernière remonte à 2001.

    Actuellement, sur toute la Côte, tous les bâtiments construits avant 1990 ne sont pas protégés contre un séisme. C’est dire que toute la ville de Nice quasiment est menacée !!!

    Depuis l’Antiquité, même si l’essentiel des tsunamis a été recensé dans le Pacifique, 25 % des tsunamis ont eu lieu en Méditerranée. 9 % si l’on prend les 911 tsunamis observés depuis le début du XXe siècle. Soit 90 dans la région Languedoc-Roussillon.

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  • Les spécialistes parlent plutôt de faille Breil-Sospel-Monaco et Vésubie-Mont Férion-St.-Blaise-Aspremont.

    Voir ici :

    « L’Arc alpin est avec les Pyrénées, la région de France la plus active sismiquement. En particulier, la région de Nice a connu par le passé un nombre non négligeable de séismes ayant occasionné des destructions notables.

    Dans un rayon d’environ 50 km autour de la région épicentrale du 1/11/1999 on compte sept séismes ayant atteint des intensités Io = VIII :
    • Roquebillière, 23/06/1494 (Alpes Maritimes, Io=VIII),

    • Roquebillière, 20/07/1564 (Alpes Maritimes, Io=VIII),

    • Coaraze, 18/01/1618 (Alpes Maritimes, Io=VIII),

    • Roquebillière, 15/02/1644 (Alpes Maritimes, Io=VIII),

    • Bussana, 26/05/1831 (Ligurie, Io=VIII),

    • San Remo, 29/12/1854 (Ligurie, en mer, Io=VII-VIII),

    • Imperia, 23/02/1887 (Ligurie, en mer, Io=IX).

    Notons que pour la période récente, le séisme enregistré et localisé présentant la magnitude la plus forte depuis la mise en route du réseau sismologique français (en 1962) s’est produit en mer Ligure à environ 90 km au sud-est de Nice en 1963 (intensité maximale observée à terre = VII-VIII, M=6.0).

    Le séisme du 1/11/1999 (ML=3,3), qui n’a pas eu de conséquence notable, est le plus important ressenti dans la région niçoise depuis celui du 21 avril 1995 dont la magnitude locale était 4,7 ML (Mer Ligure au large de San Remo, Courboulex et coll.1998 ; Courboulex et coll., 2001). Cet événement a été suivi de plusieurs répliques de magnitudes inférieures (ML inférieure ou égale à 2,1).

    Les communes de Peille, Blausasc, Peillon, Cantaron, et la Turbie ont signalé une deuxième secousse plus légère sans que l’on puisse affirmer, par manque d’information sur l’heure de cette observation, une conjonction exacte entre ces constats et les répliques enregistrées.

    Le séisme du 1er novembre 1999 s’est produit à l’extrémité sud des Alpes françaises, dans l’Arc de Nice, le plus méridional des chaînons subalpins (voir par exemple Labaume et coll., 1989 ; Ritz, 1991 ; Ritz, 1992). La formation des Alpes s’est faite en réponse à la collision Europe-Afrique débutant principalement à l’Eocène (voir par exemple Tapponnier, 1977 ; Lemoine et coll., 2000). Plus particulièrement, la formation de l’arc de Nice est liée au décollement et au glissement vers le sud de la couverture du massif cristallin de l’Argentera-Mercantour. Cette couverture est constituée de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires. Son décollement a été favorisé par la présence à sa base d’argiles et d’évaporites du Trias qui ont joué le rôle d’un lubrifiant (Gèze, 1963). Le glissement a été guidé latéralement à l’ouest et à l’est par deux systèmes de failles décrochants, orientés NNE-SSW, les systèmes de Vésubie-Mont Férion-St.-Blaise-Aspremont et Breil-Sospel-Monaco, respectivement. Cette structuration s’est faite principalement à partir de l’ère Tertiaire, à l’Oligo-Aquitanien, en réponse à un régime de contrainte compressif lié à la formation des Alpes (Labaume et coll., 1989 ; Ritz, 1992).

    Le séisme est situé quelques kilomètres à l’ouest de la faille de Peille-Laghet (Couboulex et coll., 2001), moins d’une dizaine de kilomètres à l’ouest du système décrochant sénestre de Breil-Sospel-Monaco qui fut affecté en 1983 par la séquence sismique de la moyenne vallée de la Roya (séisme principal de magnitude 3, Hoang-Trong et coll. 1987). La profondeur du séisme du 1er novembre 1999 est comprise entre 1,5 et 3,5 km. Il se trouve donc probablement à la base de la couche décollée, voire sous celle-ci, car l’épaisseur de cette couverture est inférieure à 2 km (voir fig. 8, p. 39, notice carte géologique de Nice au 1/250000).

    Le mécanisme au foyer déterminé par Courboulex et coll. (2001) est essentiellement décrochant, avec un mouvement sénestre selon un plan nodal NNE-SSW et dextre selon un plan WNW-ESE, les deux plans étant subverticaux. Selon ces auteurs, le mécanisme de ce séisme est tout à fait compatible avec la réactivation de la faille de Peille-Laghet avec un mouvement décrochant sénestre (compte tenu des incertitudes de 2 à 3 km sur l’épicentre).
    D’après une analyse du spectre en déplacement des ondes P effectuée par Courboulex et coll. (2001), le moment sismique est de 1,25 1014 Nm (correspondant à une magnitude d’énergie Mw=3,4). Ces auteurs ont par ailleurs estimé que la rupture sismique a duré environ 0,1s impliquant une longueur de faille brisée comprise entre 300 et 600 m (sous l’hypothèse d’une vitesse de rupture moyenne de 3 km/s).

    Les mécanismes au foyer disponibles dans la région sont décrochants ou inverses et montrent une direction de la contrainte compressive maximale variant d’ouest en est de N-S à NW-SE (voir par ex. les planches 12 et 15 de Grellet et coll.,1993 ; Baroux et coll., 2001).

    Des signes d’une activité récente (plio-quaternaires) ont été décelés sur la failles de Peille-Laghet, ainsi que sur les systèmes de faille de Breil-Sospel-Monaco et Vésubie-Mont Férion-St.-Blaise-Aspremont (voir Ritz, 1991 ; Grellet et coll., 1993).

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  • La terre a tremblé plusieurs fois dans la nuit de mercredi à jeudi dans la région de Gap, jusqu’à atteindre une magnitude de 4,1 selon le Réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS).

    Les deux principales secousses ont eu lieu à 3h45 et 3 h48, atteignant des magnitudes de 3,7 et 4,1. L’épicentre se situe à une trentaine de kilomètres au sud-est de Gap, près de La Motte-du-Caire (Alpes-de-Haute-Provence), selon le Dauphiné Libéré.

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  • Alors que le Japon a une nouvelle fois été touchée par un tsunami, quels sont les risques qu’une telle catastrophe naturelle se produise en France ? Le professeur Emile Okal nous répond.

    Le dernier tsunami à avoir marqué les esprits en France remonte au 16 octobre 1979. Déclenché à la suite d’un glissement de terrain, il avait fait 9 morts sur le site de l’aéroport de Nice. Dans d’autres pays, le mot "tsunami" fait beaucoup plus peur. Comme au Japon, qui a été une nouvelle fois confronté, il y a quelques jours, à un séisme de magnitude 7,4 entraînant un mini tsunami. Le risque d’une catastrophe de ce genre existe-t-il en France ?

    Concernant la France métropole, il existe au large de la Côte d’Azur, un certain nombre de systèmes de petites failles. Des séismes de magnitude 6 seraient capables de déclencher des éboulements sous-marins qui, eux, pourraient engendrer des vagues conséquentes.
    En 1887, l’Italie a été frappée par un séisme violent de magnitude 6, puis par un tsunami. Il a fait beaucoup de dégâts à Nice, où il y a peut-être eu des victimes. Selon des collègues italiens, il n’est pas impossible de penser que le scénario aurait pu basculer un petit peu plus vers l’Ouest. Au lieu d’attaquer la Ligurie en Italie, le tsunami aurait peut-être pu toucher Nice, Cannes ou Toulon.

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  • A nouveau toute une série de séismes dans les Abrruzes.

    En l’espace de quatre heures ce matin, l’Italie centrale a été secouée par quatre tremblements de terre de magnitude supérieure à 5. Une séquence sismique inédite, qui est loin d’être terminée, selon les sismologues.

    Une série de secousses allant jusqu’à une magnitude 5,7 a frappé mercredi le centre de l’Italie, réveillant dans une zone touchée actuellement par des chutes de neige historiques le traumatisme des séismes plus puissants d’août et d’octobre.

    Quatre fortes secousses de magnitude supérieure à 5 ont frappé mercredi matin le centre de l’Italie, dans une zone actuellement sous la neige et déjà touchée par une série de séismes plus puissants en août et octobre.

    Une première secousse a eu lieu à 10h25 (heure locale), évaluée à 5,3 par plusieurs instituts de mesure. Une autre, plus forte et plus longue, a eu lieu vers 11h20, et encore une autre à 11h26 et enfin la dernière à 14h33, de magnitude 5,0.

    Les quatre secousses ont été ressenties jusqu’à Rome.

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  • Les tremblements actuels sont la conséquence des événements déclenchés par le tremblement de terre du 24 août (qui détruisit notamment le village ancien d’Amatrice). "Depuis lors, une série de failles de la région ont été perturbées, et connaissent à leur tour une activité sismique, poursuit le chercheur. La zone active s’est étendue d’abord vers le nord vers Norcia, et s’élargit à présent vers le sud."

    Si les Abruzzes sont autant secoués — on se rappellera du terrible séisme qui ravagea la ville de L’Aquila en 2009 — c’est que la chaîne montagneuse des Apennins qui les traverse connaît une distension incessante. Les montagnes se séparent en deux : vers la mer Adriatique d’un côté (est), vers la mer Tyrrhénienne de l’autre (ouest).

    Ces séismes sont un avertissement pour la région entre Nice et Tende !!!

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  • Tous les immeubles de Marseille ont bougé, visiblement dans les deux tremblements de terre de février 2017 puis deux jours d’affilée en septembre 2017…

    Un séisme avait déjà secoué Marseille en juillet 2011.

    Les séismes n’ont pas fait directement s’effondrer des immeubles mais ont ouvert des fissures et les intempéries suivies de chaleur et sécheresse puis à nouveau de fortes intempéries, puis à nouveau tremblements de terre ont fait le reste…

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