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Non, la France n’a pas quitté militairement l’Afghanistan ! Il reste 1500 soldats !!!

jeudi 20 décembre 2012, par Robert Paris

Non, la France n’a pas quitté militairement l’Afghanistan ! Il reste 1500 soldats !!!

Le gouvernement Hollande-Ayraut vend au public comme une grande victoire le retrait de quelques soldats d’Afghanistan et leur présentation comme des héros qui ont défendu la France, qui ont défendu la liberté, qui ont combattu le terrorisme. Aux dernières cérémonies du 11 novembre, Hollande glorifiait à la fois le fauteur de guerre Clemenceau et les soldats français d’Afghanistan ! Mais on se garde bien de nous présenter le bilan de toutes ces belles actions démocratiques, libératrices, de tous ces actes de guerre en réalité contre tout un peuple pris en otage…

Non, les troupes ne se retirent pas ! Non, elles n’ont défendu aucunement les intérêts du peuple. Le régime mis en place n’a rien à voir avec la démocratie et il tient à un fil, au point que les USA rechignent eux-mêmes à le soutenir. Ils ont présenté comme une victoire le fait que ce régime reconnaisse qu’il allait céder la place. Les USA présentent encore comme une victoire le début des négociations pour le retour au pouvoir des Talibans.

Et alors ? Quand les Talibans seront redevenus des « amis des USA », ce qu’ils étaient avant la guerre, avant le 11 septembre 2001, que se passera-t-il pour les droits de l’homme… et de la femme en Afghanistan, oubliés les grands discours sur le développement, sur la démocratie, sur la liberté en Afghanistan ?

Et la France ? Elle se mettra à aduler les Talibans présentés comme non-terroristes puisqu’ils auront pactisé avec les grandes puissances !

Non, croyez-moi, ceux qui terrorisent le monde, ce n’est pas des Afghans ! Ce sont les puissances impérialistes occidentales…

On nous dit que les victimes seraient les familles de militaires endeuillées ou ayant des membres marqués durablement par les horreurs subies. Mais c’est faux ! Il y a bien plus de victimes afghanes des horreurs subies de la part des troupes françaises et bien plus de soldats choqués par les horreurs qu’ils ont réalisés sur place, comme dans toute les guerres coloniales, comme en Indochine ou en Algérie. Et comme dans ces conflits coloniaux, la France ne reconnait rien des crimes qu’elle a commis qui sont couvert du secret d’Etat…

Loin d’avoir combattu le terrorisme, ces guerres l’ont entretenu et loin de gêner les grandes puissances, cela les arrange de prendre les peuples en tenailles entre deux terrorismes !!!

Non seulement l’armée française doit quitter ce pays et payer pour les exactions qu’elle y a commises mais elle doit quitter l’Afrique, l’Asie, ses colonies actuelles.

Bien entendu, ce n’est nullement une "revendication". la bourgeoisie française s’apprêtant plutôt à entrer militairement en Syrie plutôt qu’arrêter ses guerres ; même si Hollande prétend regretter la guerre d’Algérie.

La fin de la guerre, ce n’est que la fin du capitalisme lui-même...

Pourquoi militer contre la guerre si le capitalisme est inséparable de la guerre et qu’on ne déclenche pas des révolutions en militant, diront certains pragmatiques, infectés par le réalisme du syndicalisme et de l’action politicienne, y compris « d’extrême gauche ». Ceux-là sont descendus dans la rue en France contre l’engagement américain en Irak mais pas contre l’engagement français en Côte d’Ivoire ou en Syrie comme demain au Mali.

Mais, en remettant en cause les intérêts militaristes de la bourgeoisie, les travailleurs font œuvre politique, s’affirment comme un pôle face à la classe dirigeante, se dissocient des intérêts de celle-ci et préparent leur propre avenir. Il n’est pas de leur intérêt de s’en tenir à l’action corporative et revendicative. Les travailleurs doivent agir sur le terrain politique et y affirmer que l’intérêt des masses populaires n’est pas celui du capital.

On a souvent rappelé que la guerre n’est que la poursuite de la défense des mêmes intérêts de classe que la paix. C’est vrai du prolétariat comme de la bourgeoisie, mais dans le camp opposé.

La guerre, les classes dirigeantes la mènent toujours contre le camp des travailleurs et il est toujours nécessaire de le rappeler en montrant que les travailleurs ne se solidarisent pas avec les guerres menées en leur nom !

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