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Le nouveau pape François 1er est élu mais la papauté est loin d’être sauvée... Tant mieux : qu’elle crève ! Ce pilier de la réaction mondiale, hostile aux droits des femmes, aux travailleurs, aux droits sociaux, haut lieu de tous les complots fascistes, pilier de l’homophobie, réseau pédophile mondial, réseau de la finance véreuse mondiale, véritable verrue sur le monde issue d’un passé hideux, n’a qu’à tomber...

jeudi 14 mars 2013, par Robert Paris

Hostile aux femmes, aux homosexuels, aux travailleurs, à la gauche, fasciste à tous égards, mais soutien des prêtres pédophiles, le nouveau pape François 1er est élu mais la papauté est loin d’être sauvée... Tant mieux : qu’elle crève ! Ce pilier de la réaction mondiale, hostile aux droits des femmes, aux travailleurs, aux droits sociaux, haut lieu de tous les complots fascistes, pilier de l’homophobie, réseau pédophile mondial, réseau de la finance véreuse mondiale, véritable verrue sur le monde issue d’un passé hideux, n’a qu’à tomber...

un religieux qui a toujours fait de la politique, qui est engagé très à droite, a toujours appartenu à des partis politiques, intervient politiquement, soutient la lutte des militaires et des classes dirigeantes contre les révoltes et révolutions. Si son prédécesseur avait un passé dans les jeunesses nazies, celui-ci en a un de militant au sein de la Garde de fer, une organisation de la jeunesse péroniste, mise en place par les classes dirigeantes et les militaires, et bien sûr anti-communiste et anti-ouvrière. Avec déjà la thèse déjà qui sera celle de la dictature militaire : sauver l’Argentine du communisme et au nom de laquelle on va tuer, torturer, enlever... Faire partie d’une organisation de jeunesse du général Péron, cela prédispose à une proximité du pouvoir militaire... Il a aussi un passé de soutien des régimes militaires les plus réactionnaires qu’ait connu l’Argentine. Il est aussi proche des pauvres que le bâton du tortionnaire est proche de sa victime.

Après la Garde de fer, il est membre depuis la fin des années 1960 de l’organisation péroniste Organización Única del Trasvasamiento Generacional (OUTG), au travers de la quelle il dirige l’université del Salvador et il confie, fin 1974, le contrôle de l’université del Salvador à d’ex-membres de cette organisation et où l’ordre jésuite va mettre en place des structures en faveur de l’amiral Emilio Massera, devenu ainsi docteur honoris causa de cette université, tête pensante du coup d’état des trois généraux qui va faire entrer le pays dans une longue série de dictatures militaires dirigées par Videla, Viola, Galtieri puis Nicolaides.

Jorge Mario Bergoglio photographié en tant qu’un des responsables de l’église d’Argentine (le chef de la compagnie des jésuites) pendant la dictature militaire, en compagnie du dictateur et tortionnaire fasciste, le sanguinaire général Videla alors au pouvoir (30.000 morts...). Il a notamment à son bilan d’avoir renvoyé de sa compagnie de Jésus deux prêtres, Orlando Yorio et Francisco Jalics, accusés de gauchisme une semaine avant qu’ils soient arrêtés et torturés par la dictature militaire avec de sérieux soupçons que Bergoglio ait lui-même fourni le rapport sur eux... Les deux hommes, des curés de gauche (surnommés "zurdos" par leurs adversaires, tenants d’un "national-catholicisme" que défendaient les partisans de la dictature) animaient une "communauté de base" dans le bidonville du Bajo Flores à Buenos Aires, et furent emprisonnés à l’École de mécanique de la Marine (ou Esma, le plus grand centre de torture sous la dictature). Ils ne furent libérés qu’au bout de six mois, suite à la pression internationale des associations de droits de l’homme et sans aucune pression en leur faveur de leur hiérarchie. A leur sortie, le père Yorio, décédé en 2000, a nommément accusé Bergoglio de les avoir livrés à leurs bourreaux. « Je suis sûr qu’il a lui-même fourni une liste avec nos noms à la Marine » témoigne-t-il lors d’un procès de la junte militaire en 1985. Voir documents joints dont une une dactylographiée rédigée d’après des éléments qui auraient été envoyés en 1979 par le père Bergoglio au directeur du culte catholique au Ministère des affaires étrangères, et concernant le renouvellement du passeport du père Jalics : « Père Francisco Jalics : Activité provocatrice dans les Congrégations religieuses féminines (conflits d’obéissance). Emprisonné à l’Ecole Mécanique de la Marine du 24.5.1976 à septembre 1976 (6 mois) accusé avec le Père Yorio. Soupçonné contacts guerilleros. Ils habitaient en petite communauté que le supérieur jésuite a dissous, en février 1976, et ont refusé d’obéir en demandant à sortir de la Compagnie... ». Dans un jugement du 7 décembre dernier contre trois militaires, le tribunal de La Rioja, dans le nord-ouest de l’Argentine, a souligné « l’indifférence » et aussi « la complicité » de l’Église avec l’appareil répressif des généraux argentins. Le putsch avait été soutenu par l’Église catholique, tandis que la junte reprenait la rhétorique national-catholique de la « Révolution argentine », entrelaçant les thèmes du rétablissement de l’ordre moral chrétien et de la défense de la « civilisation occidentale chrétienne » avec l’anti-communisme. Les secteurs les plus extrémistes de l’armée se reconnaissaient dans la revue intégriste et anti-sémite Cabildo ; les forces armées en général ont été influencées par le catholicisme intégriste développé par « des groupes et des individus tels que la Cité catholique, Jean Ousset, Carlos Sacheri, Jordán Bruno Genta, l’abbé Julio Meinvielle ou la Congrégation des coopérateurs paroissiaux du Christ-roi. »

Quelques jours après sa nomination débute l’un des plus grands procès de la dictature argentine et Bergoglio devait également être auditionné par la justice dans l’affaire des enlèvements de 500 enfants de parents soupçonnés de gauchisme... Une juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris souhaiterait entendre l’archevêque de Buenos Aires (Argentine), le cardinal Jorge Bergoglio. Sylvie Caillard enquête sur le meurtre du prêtre français Gabriel Longueville survenu au début de la dictature argentine de 1976 à 1983. Quand Longueville a été enlevé et assassiné, suivi du père Carlos de Dios Murias et de Mgr Enrique Angelelli quelques jours plus tard, Bergoglio n’a pas protesté ni d’un mot ni d’une phrase : ces prêtres faisaient partie de la fraction de l’Eglise favorables à une activité militante contre les classes dirigeantes alors que lui faisait partie de la fraction violemment adverse...

Le prêtre catholique, Cristian Von Wernich, a été condamné à une peine de prison à perpétuité par une cour de La Plata pour son implication dans sept meurtres de la dictature, 31 cas de tortures et 42 enlèvements sous la dictature militaire (1976-1983) dans la province de Buenos Aires où il officiait comme aumônier de la police. A l’issue de la « Guerre sale » lancée contre l’opposition de gauche par la junte militaire après l’arrivée au pouvoir en mars 1976 du général Jorge Videla, Cristian Von Wernich avait continué d’exercer son ministère dans une paroisse avant de partir officier au Chili en 1998 sous une fausse identité. Jamais sa hiérarchie ne l’a dénoncé et elle savait tout, Bergoglio comme les autres... L’ancien camarade de séminaire Cristian Von Wernich, le père Ruben Capitanio a déclaré pour sa part que l’Eglise d’Argentine était « scandaleusement proches de la dictature, à un degré de complicité coupable ». Bergoglio, lors de ce procès, a affirmé publiquement le contraire...

Jorge Mario Bergoglio, devant le tribunal oral fédéral n°5, a affirmé n’avoir appris que récemment l’existence de jeunes enfants kidnappés, après la fin de la dictature. [Un plan systématique de vols de bébés d’opposants politiques avait été mis en place entre 1976 et 1983. Les mères étaient assassinées et les enfants adoptés sous une fausse identité.] Pourtant, le tribunal oral fédéral n°6 a reçu des documents qui révèlent que dès 1979, Jorge Mario Bergoglio était au courant et qu’il est intervenu dans au moins un cas.

Lors du procès de l’ESMA [le plus grand centre de torture de la dictature], Jorge Bergoglio [alors président de la conférence épiscopale de Buenos Aires] a déclaré par écrit, concernant l’enlèvement d’Orlando Yorio et de Francisco Jalics, que ses archives ne renfermaient aucun document sur les enlèvements et disparitions. Cependant, son successeur a envoyé à la juge une copie d’un texte attestant de la réunion entre le dictateur Jorge Videla et les évêques Raúl Primatesta, Juan Aramburu et Vicente Zazpe, lors de laquelle ils se sont demandé s’il fallait ou non avouer l’assassinat des disparus.

Avec tous ces procès et ces citations à comparaître en perspective, son élection comme pape est vraiment un miracle.... pour lui !

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