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Est-on en danger en vivant à proximité des centrales nucléaires françaises ?

dimanche 27 septembre 2015, par Robert Paris

Et si Fukushima se produisait en France, les mesures de protection des populations ont-elles été prises cette fois ?

Est-on en danger en vivant à proximité des centrales nucléaires françaises ?

Etes-vous protégés contre les risques d’accident nucléaire majeur en vivant à proximité des centrales atomiques ? Comment savoir si vous devez considérer que vous habitez à proximité ? Quelle est la distance dangereuse dans l’heure qui suit l’accident, dans les deux heures, dans la journée ? Que faut-il faire ? Serons-nous prévenus et par qui ? Où sont les moyens de défense et quels sont-ils ? Vous ne le savez pas ! Vous pensez que d’autres le savent pour vous ? Vous pensez que les responsables ont nécessairement tout prévenu puisqu’ils sont compétents ? Le nucléaire, c’est des sciences physiques de haut niveau et les scientifiques sont forcément sérieux !

Mais prenons un simple exemple : au Centre de l’Energie Atomique, le CEA de Saclay, il y a plusieurs centrales qui sont étudiées par des grands spécialistes et qui servent de moyen d’étude et de formation. On peut penser que les moyens de protection y sont au top ! Le CEA de Saclay

Des accidents ont eu lieu sur les centrales nucléaires de Saclay mais comment savoir ce qui s’est vraiment passé…

Entre février 2011 et début avril, on a relevé des rejets de gaz sur la cheminée d’un bâtiment abritant un accélérateur de particules. Incident radioactif qualifié de « mineur » et classé au niveau 1 de l’échelle Ines de classement des accidents nucléaires, qui en compte 7 . Les habitants ont été « informés », c’est-à-dire ont reçu des propos rassurants quand on ne pouvait plus vérifier… en avril…

Vous pouvez vérifier l’absence de risques, dit le CEA, en lisant le rapport « Transparence et sécurité nucléaire »…

Pas de problème : vous cliquez ici sur le site du CEA.

Vous voyez qu’il y a seulement le rapport de… 2013 !

Vous cliquez et… il n’est pas disponible !!!

Mais, ça ne fait rien, vous finissez par tomber dessus et il n’y a aucune indication dedans… sur les problèmes, sur les incidents, sur les mesures nouvelles et sur la réalisation des préconisations précédentes : voir ici

Voici enfin un vrai rapport : celui de 2012

Cependant, la transparence semble limitée vu qu’on ne nous annonce que des incidents "niveau zéro" et qui n’ont donc suscité aucune communication publique comme l’explique le rapporteur... Mais cela est-il exact et pourquoi ne pas rendre publics immédiatement tous les "incidents" et que chacun puisse mesurer dans l’air ce qui s’y passe...

Cependant, la transparence semble limitée vu qu’on ne nous annonce que des incidents "niveau zéro" et qui n’ont donc suscité aucune communication publique comme l’explique le rapporteur... Mais cela est-il exact et pourquoi ne pas rendre publics immédiatement tous les "incidents" et que chacun puisse mesurer dans l’air ce qui s’y passe...

En août 2014, un salarié travaillant au CEA de Saclay a ouvert des fûts et s’est retrouvé contaminé par du gaz radioactif. Le Centre d’études atomiques (CEA) de Saclay révèle ce vendredi soir qu’un opérateur prestataire a libéré des émanations de gaz radioactif alors qu’il réalisait un complément de diagnostic sur une des sources de radium, mardi.

Les fûts étaient entreposés dans le hall ventilé du bâtiment 116 de l’INB72, consacré au traitement des déchets solides de haute, moyenne et faible activités et à leur stockage avant évacuation.

L’employé a été pris en charge dans la foulée et décontaminé par le service de santé au travail du CEA, qui lui a également fait passer des examens de santé. Les analyses ont révélé une exposition à une dose équivalente au quart de la limite réglementaire annuelle, dose qui ne présente pas de danger pour sa santé, selon le service.

Le CEA a alerté l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de cette anomalie dont il estime la dangerosité au niveau 1 sur l’échelle INES qui en compte 7.

Or le rapport du CEA pour l’année 2014 écrit : « En 2014, le CEA a déclaré 67 événements significatifs à l’ASN. Ces événements, à l’exception des évènements liés à l’environnement, sont accompagnés d’une proposition de classement dans l’échelle INES. Aucun de ces événements n’a eu de conséquence significative pour le personnel, le public ou l’environnement. »

voir ici ce rapport

Aucune conséquence significative ? Alors qu’un employé a été intoxiqué !!!

La zone d’intervention prévue par le préfet ne comprend pas la faculté d’Orsay !

La zone réelle de risque immédiat en cas d’accident majeur comprend la faculté d’Orsay !

Le plateau de Saclay est en train d’être considérablement développé avec le "pôle d’excellence", projet dit « Paris-Saclay », et cela signifie la multiplication des populations et des risques...

Les projets d’avenir du nucléaire au CEA de Saclay font frémir…

Les habitants du voisinage se posent des questions sur le PPI et sur les exercices d’alerte nucléaire…

Eh bien, la réalité c’est que la population qui vit à côté n’est nullement prévenue contre les accidents majeurs et n’a pas les moyens de faire face (par exemple les fameux stocks de pastilles). Pourtant, dans ces centrales là justement, il y a déjà eu des accidents.

Par exemple, une population nombreuse et toute proche de la centrale de Saclay, c’est celle du grand nombre d’étudiants de la faculté de sciences d’Orsay. Ceux-là, étant élèves physiciens, doivent certainement avoir été prévenus des risques, avoir le matériel et les consignes nécessaires ?!!!

Pensez donc ! Aucun étudiant n’a reçu de brochure d’information au cas où sonnerait une sirène particulière indiquant un accident nucléaire majeur à la centrale de Saclay, aucun ne sait comment s’en protéger, aucun enseignant, ni gestionnaire, ni personnel de maintenance ne dispose par exemple de pastilles d’iode en quantité, distribuables rapidement aux étudiants. Ces stocks de pastilles n’existent pas à la faculté d’Orsay pas plus que dans les agglomérations voisines de la centrale. Les autorités estiment sans doute que c’était à chacun de se prémunir en transportant ces pastilles sur soi ?!!!

Les alertes incendie existent, pas les alertes accident nucléaire ! Même à proximité de centrales d’essais, de centrales expérimentales, de centrales considérées comme des modèles par le CEA ! Que dire des autres !!!

Pourtant, nous ne sommes plus au temps où on pouvait croire que de tels accidents ne pouvaient pas arriver : Three Miles Island aux USA, Tchernobyl en Russie et Fukushima au Japon ont montré que les accidents majeurs ne sont pas totalement évitables ce qui veut dire qu’il y en a un tous les quelques temps. Et on sait aussi que les tremblements de terre peuvent causer de tels accidents. Or le territoire français n’est pas exempt de tels tremblements de terre. Les centrales françaises ne sont pas éloignées non plus de ces zones sismiques, de sismicité modérée certes mais non nulle. Et il suffit d’un tremblement de terre pour avoir un accident nucléaire grave dans une centrale nucléaire… Ou encore une attaque terroriste… Et, dès qu’un tel accident a lieu, pour des raisons techniques, humaines, politiques ou tectoniques, les populations alentour sont directement menacées et même touchées dans un rayon très large…

Bien des villes de France sont à proximité de centrales et elles peuvent rapîdement déverser des nuages radioactifs dans l’atmosphère, polluer les rivières et les fleuves, sans parler des nappes phératiques, irradier les populations à la périphérie, contaminer les productions agricoles, etc...

Vous me direz : « on connaît ce discours alarmiste, c’est un discours militant antinucléaire et de parti pris qui n’est nullement fondé sur de réelles compétences scientifiques sur le nucléaire. Les autorités du nucléaire savent ce qu’elles font et, en France, elles ne prennent pas de tels risques comme en Russie et au Japon. »

Pourquoi ne pas penser que les autorités du nucléaire de France ont été assez intelligents pour tirer des leçons des accidents du passé et pour prendre les précautions qui n’avaient pas été prises dans les accidents précédents ?

Pourquoi ne pas leur faire confiance puisqu’elles affirment avoir des plans prêts à entrer à tout moment en action ?

Pourquoi ne pas les croire quand elles nous disent que les centrales françaises sont sures et que les précautions sont toutes au point et prêtes à entrer en action à tout moment ?

Effectivement, le problème c’est que nous ne pouvons pas les croire. Et tout d’abord pour une raison simple à comprendre sans être spécialiste du nucléaire : elles ne nous ont jamais dit la vérité ni sur les incidents nuclaires ni sur les accidents nucléaires, petits, moyens et extrêment graves, pas même sur Tchernobyl et Fukushima.

Il faut noter d’ailleurs que les autorités du nucléaire français sont directement impliquées dans la gestion de la centrale de Fukushima et l’étaient avant l’accident nucléaire du Japon, ce qui signifie qu’elles ont menti sur sa gestion au même titre que l’exploitations japonais des centrales de Fukushima, la société TEPCO, spécialiste depuis de longues années en mensonges nucléaires…

L’ensemble de l’industrie capitaliste tâche de pratiquer l’opacité maximale sur ses accidents graves comme le montre l’exemple de l’explosion de l’usine Total à Toulouse. Mais, dans le cas du nucléaire, ce n’est plus de l’opacité mais le noir total. Aucune vérité ne filtre. La complicité est totale entre les profiteurs de la filière, les responsables scientifiques, les responsables politiques et médiatiques. On ne peut se fier à aucune déclaration de ces gens-là, ceux qui ont prétendu que le nuage de Tchenobyl s’était arrêté à la frontière française, sans doute afin de rebrousser chemin quand on lui a demandé ses papiers….

Faire confiance à ces mêmes responsables sur les précautions qu’ils ont prises ? Mais en quoi ces précautions peuvent-elles être efficaces s’ils n’ont nullement prévenu les populations locales de ces mesures à prendre parce qu’elles veulent surtout que les gens ne s’inquiètent pas et ne soient pas hostiles au nucléaire !

Pour Tchernobyl, elles ont préféré dire aux gens que cela n’avait aucune incidence et laisser les populations de l’Est de la France, du Jura, des Vosges et surtout des Alpes et de Corse continuer à consommer les champignosn, le thym, le laurier et autres produits agricoles qui captent et accumulent aisément les radiations au Césium. Ils n’ont pas prévenu les campeurs que ceux-ci accumulaient en une nuit de camping dans ces zones à risque plus que le minimum dangereux.

Et ils n’ont pas prévenu ces mêmes populations que le danger n’est pas terminé puique depuis l’accident de Fukushima, vu la période dé décomposition radioactive du Césium, celuis-ci n’a épuisé que la moitié de ses effets et les populations continuent à emmagasiner des radiationsdangereuses qui provoquent des maladies à la naissance et des cancers de la thyrroïde, les populations ignorant même qu’il faut continuer à prendre des pastilles d’iode pour saturer la thyroïde et lui éviter d’absorber de l’iode raioactive.

Comment voulez-vous croire que les autorités nucléaires qui ne nous disent pas ces simples vérités sur les accidents passés, notamment sur leur responsbailité dans l’accident nucléaire de Fukushima ni sur ses conséquences possibles dans l’avenir, vont nous dire la vérité dans les prochains accidents en France pour nous donner les moyens de défendre notre santé et celle de nos enfants.

Déjà hors d’un accident grave, ces mêmes autorités refusent de reconnaître que le taux de cancers, et notamment de leucémies, est plus grande pour les enfants qui vivent à proximité des centrales !!!

Vous pouvez penser que vous-mêmes n’êtes pas précisément informés de ce qu’il faut faire en cas d’accident grave parce que vous ne seriez pas dans une zone directement dangereuse et qu’il ne faut se rendre la vie impossible en se faisant sans cesse des films catastrophe. Cela supposerait que les populations vivant à proximité des centrales, elles, auraient reçu de réelles consignes précises, des moyens de se défendre au cas où, des renseignements sur les risques, sur les méthodes de protection, que chacun y disposerait d’un stock de pastilles d’iode, etc. Vous imaginez sans doute que ces populations savent reconnaitre un signal bien précis émanant de la centrale immédiatement après un tel accident grave, du fait de la rapidité de la contamination dans la zone dangereuse. Eh bien tout cela est faux. Aucune de ces précautions n’existe.

Les responsables nucléaires et les autorités politiques, suivies des responsables des média n’ont pris qu’une précaution : ne pas choquer la population pour ne pas nuire à la « filière nucléaire française » présentée il y a peu comme très rentable, et même la plus rentable de toute l’industrie française. Tout cela jusqu’à la faillite du pricipal trust nucléaire français, Areva !!! Et maintenant, c’est avec l’aide des capitaux publics et d’EF qu’Areva est en train de se renflouer difficilement ou de gérer sa chute en faisant payer ses salariés.

En attendant, les centrales vieillissent, deviennent de plus en plus dangereuses, leur avenir n’est pas plus facile à gérer une fois fermées, au contraire ! Et les risques peuvent même augmenter parfois…

On peut également jauger la capacité des responsables à assurer notre sécurité dans les grandes catastrophes à leur manière de la gérer dans les petites. Lorsqu’un petit nombre de salariés ont été exposés, ou même un seul, qu’ont-elles fait pour que les divers salariés concernés soient examinés, pour que, par la suite, leurs cancers soient étudiés et la responsabilité éventuelle de l’industrie nucléaire recherchée ? Rien !

Lorsque des dégagements limités de gaz ou d’eau radioactifs ont eu lieu, quels examens des eaux, de l’atmosphère ont été pratiqués, quels examens des populations locales ont été réalisés ? Aucun !

Dans ces conditions, il n’est plus possible de fonctionner à la confiance avec ces gens-là aux manettes techniques et politiques des centrales nucléaires.

Il n’est plus possible de compter sur eux pour être informés, pour être protégés, pour être sauvés si une catastrophe survient.

Une explosion peut faire céder tous les barrages à la contamination comme l’a montré Fukushima. Une coupure électrique peut interrompre tous les systèmes de refroidissement. Une série d’erreurs techniques peut, aussi bien que de la malveillance, transformer la centrale en catastrophe.

Et dans ce cas, on ne peut nullement prétendre qu’existent des moyens techniques de sécurité permettant d’assurer que les populations ne soient pas très durement frappées.

Tout responsable ou tout scientifique qui prétendrait que la filière nucléaire est capable aujourd’hui d’assurer que les risques sont très réduits ou annulés ne peut qu’être guidé par la recherche des intérêts de ce secteur économique et non par celle des intérêts des populations, ni par celle de la vérité des faits.

Nous savons déjà que nous ne sommes pas capables de gérer les déchets nucléaires et que les stocks actuels sont déjà des bombes à retardement, que ce soit dans des aires de stockage, au fond de souterrains comme au fond des mers.

On ne peut pas compter sur les responsables du nucléaire pour nous informer honnêtement de ces questions car, là, la vérité n’existe plus et n’existent que les intérêts supérieurs de l’entreprise nucléaire, considérés comme très supérieurs à ceux de la population, bien entendu….

Les villes à proximité des 19 centrales nucléaires françaises sont les suivantes :

• 1 Flamanville (50) - EPR mis en service prévue pour 2012, situé à 25 km de Cherbourg

• 2 Paluel (76) - 40 km de Dieppe, 70 km du Havre

• 3 Penly (76) - 15 km de Dieppe, 20 km du Tréport, 70 km de Rouen

• 4 Gravelines (59) - 20 km de Dunkerque et de Calais

• 5 Chooz (08) - 25 km de Dinant (Belgique) et 55 km de Charleville-Mézières

• 6 Cattenom (57) - 10 km de Thionville, 35 km de Luxembourg et 40 km de Metz

• 7 Nogent-sur-Seine (10) - 70 km de Troyes, 110 km de Paris

• 8 Fessenheim (68) - 23 km de Mulhouse, 40 km de Bâle, 100 km de Strasbourg

• 9 Dampierre (52) - 50 km d’Orléans, 110 km de Nevers

• 10 Saint-Laurent (41)- 30 km d’Orléans, 28 km de Blois

• 11 Belleville (18) - 75 km de Nevers, 100 km d’Orléans

• 12 Chinon (37) - 25 km de Saumur, 50 km de Tours

• 13 Civaux (86)- 34 km de Poitiers

• 14 Bugey (01) - 19 km d’Ambérieu-en-Bugey, 35 km de Lyon - zone sismique modérée

• 15 Saint-Alban (38)- 50 km de Lyon - zone sismique modérée

• 16 Blayais (33) - 60 km de Bordeaux, 80 km de Royan

• 17 Cruas (07) - 15 km de Montélimar, 40 km de Valence (35 km de la centrale de Tricastin) - zone sismique modérée

• 18 Tricastin (26/84) - 65 km d’Avignon, 70 km de Valence (35 km de la centrale de Cruas) - zone sismique modérée

• 19 Golfech (82) – 30 km d’Agen, 40 km de Montauban, 90 km de Toulouse

Dans ces régions, êtes-vous dans la zone de danger immédiat d’une centrale

Les plans d’urgence en cas d’accident nucléaire en France sont largement du pipeau

Quel est le plan accident nucléaire en France ?

Le plan accident nucléaire majeur

Leucémies pour les enfants habitant près d’une centrale

Augmentation des risques cancéreux

Quelques témoignages d’habitants

La sécurité des centrales nucléaires françaises est de plus en plus mise en cause...

Pas dangereux le nucléaire en France ?!!!

Les mille et un mensonges de Fukushima

Le nucléaire nous éclaire… sur la faillite du système

Tchernobyl, 20 ans après

Que se passe-t-il dans les centrales nucléaires en France ?

Pour qu’on ne critique pas le nucléaire en France, les ministres français mentent sur l’ampleur de la catastrophe nucléaire au Japon mais aussi pour cacher la responsabilité de tout le système capitaliste dans un crime contre l’humanité

Le capitalisme nucléaire français est complice du crime contre l’humanité du capitalisme nucléaire japonais

Pas de plan d’évacuation pour la moitié des villes proche d’une centrale nucléaire

Et à Anvers !!!

La suite

Le PPI ou Plan Particulier d’Intervention sous la responsabilité des préfectures ne prévoie que 10 km autour des centrales alors que le minimum serait de 8O km…. On voit bien la différence entre la zone foncée la plus petite et la zone rouge clair, la plus large...

Voici la comparaison entre une zone de sécurité de 10 km et une de 70 km...

49 Messages de forum

  • Des personnels de l’université de Bordeaux ont été irradiées par au moins un produit radioactif, stocké depuis plusieurs dizaines d’années dans les locaux et redécouvert fortuitement lors d’une "opération de rangement", avait indiqué mercredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en rapportant cet "événement" de "niveau 2" sur l’échelle INES (International Nuclear Event Scale) qui en comporte huit.

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  • Selon l’ASN, "deux sources radioactives" ont été découvertes, en juin, dans le laboratoire contaminé qui "ne disposait plus d’autorisation de détention de sources radioactives depuis de nombreuses années du fait de l’arrêt de ses activités impliquant des sources radioactives".

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  • Les centrales nucléaires EPR sont coûteuses, ne fonctionnent toujours pas, coûtent beaucoup plus d’argent à construire que prévu, et pourtant EDF (c’est-à-dire le gouvernement) affirme qu’il veut construire des dizaines de nouveaux EPR pour le plus grand profit des capitalistes du nucléaire et des trusts du bâtiment et au plus grand risque pour la population au moment même où le trust nucléaire Areva coule et licencie massivement !!!

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  • En janvier, les habitants de 500 communes aux abords de centrales nucléaires recevront des comprimés d’iode, sur demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

    Il serait temps !!!!

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  • EDF, jugé en appel à Grenoble, a été reconnu coupable lundi de ne pas avoir respecté une mise en demeure du gendarme du nucléaire sur le site de l’ex-réacteur Superphénix, et a été condamné à 20.000 euros d’amende, selon une association qui s’était portée partie civile.
    En première instance, le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu (Isère) avait condamné le 5 novembre 2014 l’opérateur d’électricité, mais l’avait dispensé de peine.

    La cour d’appel a dans son arrêt, suivi les réquisitions de l’avocat général qui en novembre 2015 avait demandé la condamnation d’EDF à une peine de 20.000 euros.

    "C’est une satisfaction", a commenté Marie Frachisse, juriste du réseau "Sortir du nucléaire".
    Sur la base d’une saisine de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), la justice reprochait à EDF et à sa branche en charge du démantèlement de l’ancien réacteur Superphénix à Creys-Malville (Isère), de ne pas avoir tenu compte de ses préconisations lui enjoignant "de renforcer les moyens de gestion des situations d’urgence".

    A la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, une inspection réalisée entre le 30 mai et le 1er juin 2012 par l’ASN avait mis en évidence des carences dans la gestion d’une situation d’urgence, en l’occurrence un feu de sodium. Les inspecteurs du gendarme du nucléaire avaient relevé plus particulièrement l’incapacité du personnel de surveillance à accueillir convenablement les secours et mettaient en demeure EDF d’y remédier.
    Neuf mois plus tard, une nouvelle inspection réalisée dans la nuit du 25 au 26 avril 2013 et dans la journée du 30 avril, avait conclu que les nouvelles mesures prises par l’exploitant n’étaient pas pleinement "opérationnelles".

    Si la nouvelle organisation était bien déclinée, "les acteurs n’avaient pas été en mesure de l’appliquer correctement lors de l’exercice", selon l’ASN qui pointait alors un défaut "d’accompagnement et de formation" et rédigeait, de manière exceptionnelle, un PV d’infraction transmis au ministère public.

    Selon l’ASN et le ministère public, EDF s’est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire.

    Le réseau "Sortir du nucléaire" s’est vu allouer 2.500 euros de dommages et intérêts et frais de procédure.

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  • Quel sera le coût de la maintenance des 58 réacteurs nucléaires d’EDF en France d’ici à 2030 ? Et comment l’évaluer sérieusement sans connaître l’impact de la loi d’août 2015 sur la transition énergétique, qui prévoit un plafonnement de la capacité de ces centrales à leur niveau actuel de 63,4 gigawatts (GW) en 2025 ? Dans son rapport annuel, rendu public mercredi 10 février, la Cour des comptes tente de répondre à la première question… tout en reconnaissant que la facture finale dépendra de paramètres encore inconnus. Notamment le nombre de réacteurs qu’il faudra peut-être fermer – en fonction de l’évolution de la demande d’électricité – pour se conformer à la loi. Un flou qu’elle avait déjà souligné, en janvier 2012, sur le coût du démantèlement, encore difficile à estimer.

    Mises en service entre 1977 et 2000, toutes les centrales du parc nucléaire, qui produisent 77 % de l’électricité consommée en France, doivent théoriquement subir un « grand carénage » dans les dix prochaines années. Il faudra 100 milliards d’euros (de 2013), soit 1,7 milliard par réacteur, « pour répondre à la consommation électrique et aux normes de sûreté nucléaire, durcies après la catastrophe de Fukushima », indique la Cour : 75 milliards d’investissements et 25 milliards pour l’exploitation.

    Cette estimation est, selon elle, cohérente avec les 55 milliards annoncés par EDF. L’opérateur ne se projetait en effet que jusqu’en 2025 et ne prenait en compte que les investissements. Une autre hypothèque doit aussi être levée : le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour une exploitation au-delà de 40 ans.

    La Cour estime que la réalisation de ce programme « compte pour une grande part dans les besoins de recrutement de l’ensemble de la filière nucléaire », qu’elle estime à « environ 110 000 emplois directs et indirects d’ici à 2020 » (sur un total de 220 000 emplois). Est-ce raisonnable au moment où EDF annonce la suppression de 3 500 postes ? D’autant que EDF et ses nombreuses entreprises sous-traitantes rencontrent « des difficultés de formation et de disponibilité de la main-d’œuvre dans certains domaines techniques » (soudure, robinetterie…). Et que la mobilisation de l’Etat et d’EDF, pourtant réelle, n’est « pas à la hauteur des enjeux ».

    Selon leurs estimations, « les enjeux s’élèvent à plusieurs milliards d’euros par an », alors qu’ « aucune évaluation n’a encore été réalisée, ni par l’Etat, ni par EDF, sur les conséquences économiques potentielles de l’application de la loi ». Les charges d’exploitation pourraient être réduites de 3,9 milliards par an dès 2025, mais les pertes de recettes annuelles d’EDF atteindre 5,7 milliards. L’opérateur risque aussi d’être devant une situation intenable économiquement : devoir investir des milliards, pour que leur sûreté réponde jusqu’au dernier jour de fonctionnement aux normes de l’ASN, dans des réacteurs destinés à fermer rapidement ! C’est peu ou prou le cas des deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), promis à la fermeture mais coûteux en entretien.

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  • QUELQUES CUILLÈRES DE MISO
    CONTRE CE MONDE RADIOACTIF

    Chacun se rappelle que le 9 août 1945, la ville de Nagasaki fut rasée par une bombe atomique. Des dizaines de milliers de Japonais moururent immédiatement, beaucoup d’autres agonisèrent pendant quelques jours avant de s’éteindre et plusieurs milliers décédèrent, plus tard, de leucémie ou de cancer.

    Mais un petit nombre survécut sans séquelles. Un miracle ? Pas tout à fait. Parmi les personnes épargnées figuraient notamment le personnel et les patients de l’hôpital Saint Francis dirigé à l’époque par le Dr Shinichiro Akizuki, qui, lui aussi, survécut.

    La seule explication rationnelle que le Dr Shinichiro Akizuki put trouver à cette étrange immunité fut le régime alimentaire que tous avaient suivi dans les semaines précédant le bombardement. Le Japon, durement affaibli et désorganisé, n’avait en effet plus les moyens d’entretenir ses équipements publics ni de nourrir les personnels qui y travaillaient et, à l’époque, il fallait se débrouiller avec ce que l’on avait.

    À l’hôpital Saint Francis, il restait une importante quantité de riz complet, un peu de tamari (à l’époque, il s’agissait du liquide des bacs de fermentation du miso) et du wakamé (algue utilisée pour faire la soupe au miso). Pendant plusieurs semaines avant l’explosion de la bombe, le personnel avait donc mangé presque exclusivement du miso. Rappelons que le miso est une pâte d’aspect beige à marron obtenue à partir d’un mélange de soja fermenté, de sel marin (ce qui lui donne son goût extrêmement salé) et d’une enzyme de démarrage de la fermentation appelé kōjikin (chez nous, Koji) contenant l’Aspergillus oryzae, une moisissure noble aussi utilisée pour produire le saké.

    La soupe au miso pouvait-elle prémunir contre la radiation ? Le Dr Akizuki fit plusieurs expériences sur les rats pour confirmer son intuition et, chaque fois, les résultats furent probants. Mais il ne découvrit pas comment le miso agissait.
    Protecteur contre la radioactivité
    et chélateur des métaux lourds

    Ce n’est que vingt ans plus tard que d’autres chercheurs japonais, parmi lesquels le Dr. Morishita Keiichi (aussi "inventeur" de l’eau Kangen), découvrirent enfin que le miso contenait de l’acide dipicolinique, un alcaloïde qui offre la particularité de chélater les métaux lourds tels que le strontium radioactif, le plomb, le mercure, le cadmium... et de les éliminer par les voies urinaires. Rappelons que la chélation est un processus physico-chimique qui conduit à la formation d’un complexe stable, inactif, non toxique, soluble et facilement éliminé par voie rénale.

    Depuis, d’autres études ont été menées sur cette question. En 2001, notamment, une étude menée par le Dr Masayuki Ohara de l’université d’Hiroshima a permis d’observer que plus la fermentation du miso était longu, plus il offrait une protection efficace contre les radiations.

    On sait désormais officiellement que le miso renferme également de la zycobine capable de s’associer aux substances radioactives pour faciliter leur élimination. Il s’avère donc très utile pour empêcher les maladies engendrées par les radiations et les pollutions liées aux nouvelles technologies du nucléaire.
    D’autres propriétés du miso

    Le miso a bien d’autres propriétés que je ne détaillerai pas ici, mais des études ont prouvé qu’il était efficace dans la prévention contre les cancers du sein et du côlon. C’est aussi un régulateur gastro-intestinal car il contient plus d’une cinquantaine d’enzymes différentes (digestives, entre autres). Il est également riche en lactobacilles et autres micro-organismes utiles qui améliorent la digestion, enrichissent la flore intestinale et permettent même de surmonter certaines intolérances alimentaires.
    Pourquoi je vous raconte tout cela ?

    Les raisons sont multiples et de plus en plus nombreuses.

    L’accident survenu à la centrale de Fukushima provoque en ce moment même une dispersion dans les océans d’une forte radioactivité.
    Il faut également rappeler qu’avec nos 58 centrales atomiques en France, nous sommes le territoire le plus dense en réacteurs nucléaires au monde. Nous abritons par ailleurs 1100 sites de déchets radioactifs toxiques.
    Tous les aliments importés sont soumis à une ionisation (traduisez irradiation nucléaire).
    Les traitements par radiothérapie se multiplient et ne sont rien d’autre que des irradiations puissantes.
    Le nucléaire médical, via la scintigraphie, mais aussi les radios et les scanners, est une des principales sources d’irradiation, totalement passée sous silence aujourd’hui.

    Il faut en déduire que, même sans qu’une bombe nucléaire explose, nous sommes largement exposés à la pollution radioactive. D’où l’intérêt du miso.
    Comment le consommer pour se protéger ?

    En cas de pollution radioactive : 1 cuillère à café de la pâte dissoute dans un bol d’eau chaude – 4 fois par jour.
    En préventif : 1 bol matin et soir.
    Suite à une radiothérapie ou à un examen par scintigraphie (osseuse, thyroïdienne, cardiaque...) : 1 cuillère à café quatre à cinq fois par jour dans une tasse d’eau chaude pendant deux semaines.

    Ce produit se garde indéfiniment et ne coûte pas cher. Il convient d’en stocker d’avance pour toute la famille, sachant qu’en cas d’alerte, il risque de se produire une ruée sur le miso. Il faut savoir aussi que l’on ne fabrique pas du miso en 8 jours : plusieurs mois de fermentation sont nécessaires.
    Et au cas où le pire se produirait

    En cas de contamination radioactive

    Pendant les 8 premiers jours, essayez de rester chez vous, le temps que les valeurs de rayonnement retombent à des niveaux moins dangereux, et contrôlez les prises d’air de la maison par des filtres ou des chiffons mouillés.
    Respirez au travers d’un linge mouillé si vous n’avez pas de masque. Une poussière chargée d’un radioélément qui se loge dans un poumon crée un foyer chaud pouvant entraîner une microradiolyse locale, et peut-être un départ de cancer.
    Douchez-vous souvent et lavez systématiquement les vêtements qui ont pu être en contact avec de la poussière.
    Ayez en tête que la radioactivité est surtout véhiculée par les poussières. Le jeu consiste à éviter de les toucher, de les respirer et de les ingérer (aliments pollués).
    Pour sortir, couvrez-vous d’un survêtement imperméable qui n’accroche pas la poussière.
    Enfin, rappelez-vous que nous avons quand même une capacité d’élimination des radioéléments ingérés par les voies urinaires, qu’il faudra peut-être stimuler chez certains (diurétiques).

    Alimentation après le passage d’un nuage radioactif

    60% des contaminations internes des victimes de Tchernobyl ont été véhiculées par les produits laitiers. C’est logique : l’herbe ayant reçu de la pluie radioactive est broutée par les vaches qui donnent du lait radioactif… D’où la crème, le beurre et le fromage contaminés.
    Tous les légumes et fruits doivent être abondamment et soigneusement rincés.
    Évitez les champignons aériens, le thym et les herbes de Provence qui absorbent et concentrent spécifiquement les radioéléments.
    L’eau de pluie est le second agent transmetteur direct.

    Michel Dogna

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  • Le canton de Genève porte plainte contre la centrale nucléaire française du Bugey "pour mise en danger d’autrui et pollution des eaux".

    Un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publié hier s’inquiète d’une pollution des sols et de la nappe phréatique autour de plusieurs centrales nucléaires, dont celle du Bugey

    Des déchets radioactifs datant des années cinquante et soixante sont à l’origine de contamination du sous-sol et parfois des nappes phréatiques, indique un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), mis en ligne hier. En cause, des conditions d’entreposage « ne présentant pas un confinement des matières suffisant ». Parmi les sites concernés, pour la plupart les premiers réacteurs nucléaires français, apparaît la centrale du Bugey.

    Le rapport identifie la zone dite de « la butte » au sud du site : soit un million de m3 de déblais naturels divers auxquels s’ajoutent « quelques déchets non radioactifs provenant de la construction des différentes tranches, des aéroréfrigérants, des stations de pompage » et des résines des déminéralisateurs amenées entre 1978 et 1982. Mais les analyses radiologiques menées sur les eaux souterraines « ne relèvent rien d’anormal ». Un autre entreposage, proche du réacteur Bugey 1 qui doit être déconstruit, « a été vidé et n’est plus utilisé ».

    Existe-t-il alors un risque sanitaire pour la population vivant aux abords de la centrale ? Selon l’IRSN « le Rhône constitue la principale cible d’une pollution éventuelle. De nombreux captages d’eau potables existent le long du Rhône à l’aval du site, soit dans la nappe alluviale, soit directement dans le Rhône ».

    Hier soir, Jacques Munier, le directeur de la centrale attendait d’avoir vu le rapport. Mais la préfecture de l’Ain se voulait rassurante indiquant que l’Etat multiplie les contrôles sous l’égide de la Drire. Des contrôles dits « de prévention de la pollution et des risques » à travers l’instruction des demandes d’autorisation d’installations classées (appréciation des modifications apportées par les exploitants à leurs installations, examen d’analyses ou d’études imposées à ces derniers (études de dangers, études de sols, études technico-économiques de gestion de l’eau, etc.) Et des contrôles des installations, directs lors d’inspections sur site ou de contrôles inopinés, ou indirects lors de l’examen de résultats de mesures de rejets polluants à l’émission, des bilans de fonctionnement décennaux consistant en la réactualisation périodique de l’étude d’impact des installations.

    Plus de contrôles souhaités. Le code de la santé publique impose aussi aux distributeurs d’eau potable un contrôle annuel de la qualité radiologique de leur eau. Et la centrale du Bugey réalise ses propres analyses de l’eau prélevée dans des puits du site. Elle mesure le tritium et l’ensemble des rayonnements bêta. Les chiffres publiés mensuellement étant inférieurs au seuils réglementaires.

    Pas de quoi s’affoler donc ? Voire. « Si les dispositions prises pour la surveillance des nappes phréatiques sous les sites nucléaires sont globalement satisfaisantes, indique le rapport de l’IRSN, une « amélioration de la connaissance de l’hydrogéologie aux abords des sites » est souhaitable. « Aucun bilan national de la qualité radiologique des eaux de consommation n’est disponible » déplore d’ailleurs l’IRSN.

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  • La Suisse demande l’arrêt de la centrale française de Bugey !

    Le Luxembourg et les Pays-Bas demandent l’arrêt des centrales belges !

    L’Allemagne demande l’arrêt de la centrale française de Fessenheim !

    Etc, etc...

    Il n’y a qu’un moyen de réconcilier tout le monde...

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  • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé, dans une note publiée jeudi 23 juin, que « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDF pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville ». Concrètement, ont été décelées des zones de concentration importante en carbone, « pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendues ». Pas moins de dix-huit réacteurs sont concernés, sur les cinquante-huit du parc électronucléaire français. Or, à la différence de l’EPR normand encore en chantier, ceux-ci sont en activité.

    En avril 2015, l’ASN avait révélé que l’acier des calottes (couvercle et fond) de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche) était fragilisé par une teneur excessive en carbone, dans certaines zones. Cela réduit la résistance de cette pièce cruciale, où s’opère la fission des atomes et qui doit donc être à toute épreuve. Cette anomalie avait été qualifiée de « très sérieuse » par le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet. Des tests sont toujours en cours et il est possible qu’EDF soit finalement obligé de remplacer ces calottes.

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  • Les générateurs de vapeur potentiellement défectueux équipent, indique l’ASN, dix-huit réacteurs de neuf centrales : le réacteur 1 du Blayais (Gironde), le 4 du Bugey (Ain), les B1 et B2 de Chinon (Indre-et-Loire), les 1 et 2 de Civaux (Vienne), les 2, 3 et 4 de Dampierre (Loiret), le 1 de Fessenheim (Haut-Rhin), les 2 et 4 de Gravelines (Nord), les B1 et B2 de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), ainsi que les quatre tranches du Tricastin (Drôme).

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  • EDF assure que « les analyses menées depuis septembre 2015 et présentées à l’ASN ont démontré qu’il existe des marges importantes [dans la résistance de l’acier], qui garantissent le fonctionnement des réacteurs en exploitation en toute sûreté ». Selon elle, les anomalies ne nécessitent donc l’arrêt d’aucune tranche nucléaire.

    En somme, circulez : il n’y a rien à voir !

    La transparence de l’information nucléaire n’est pas pour demain...

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  • L’ASN précise que « d’autres composants forgés de la cuve, du pressuriseur et des générateurs de vapeur » des dix-huit réacteurs incriminés sont « susceptibles d’être concernés également par cette anomalie ».

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  • Du tritium radioactif aurait été relevé à des taux anormalement élevés dans des rivières aux abords de plusieurs centrales nucléaires en France...

    Dans un rapport, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une "sous-estimation" de "la toxicité" du tritium, seul élément radioactif dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs "le manque de données" sur des "effets cancérogènes du tritium (...) est flagrant", selon ce rapport.

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  • Mois de juin très classique dans le nucléaire français !!!

    La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a dû arrêter le 13 juin son réacteur n°2 pour procéder à des contrôles sur un générateur de vapeur, après la découverte d’anomalies à l’usine du Creusot d’Areva.

    Les alarmes incendie se sont déclenchées à deux reprises ce mercredi 22 juin à la centrale nucléaire de Paluel, en Seine-Maritime.

    Les pompiers de l’Isère ont été alerté le 14 juin d’un dégagement de fumée dans un local de la centrale nucléaire de Saint-Alban située sur les communes de Saint-Alban-du-Rhône et de Saint-Maurice-l’Exil. Une importante équipe de pompiers est sur place.

    La détection a semble-t-il été tardive : un incident de niveau 1 s’est produit à l’unité de production numéro 1 de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dans le Cher, dans la nuit.

    La centrale nucléaire de Gravelines a connu en un an 13 incidents considérés comme « significatifs » en termes de sûreté, soit une hausse de… 160 %.

    etc, etc....

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  • Plus de la moitié des riverains des centrales nucléaires n’ont pas de pastilles d’iode et ne savent nullement que faire en cas d’accident grave...

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  • EDF a plongé de 4,3% à 11,06 euros en clôture à Paris, après la publication d’un communiqué de l’Autorité de sûreté nucléaire indiquant que des générateurs de vapeur de réacteurs nucléaires de neuf autres centrales pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville...

    "Les analyses menées par EDF depuis 2015 (à la demande de l’ASN) concluent que certains fonds primaires de générateurs de vapeur pourraient présenter une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendue", affirme l’autorité. "Ces générateurs de vapeur équipent 18 réacteurs de 900 ou 1450 MWe."

    Elle ajoute que les réacteurs susceptibles d’être affectés sont situés dans les centrales nucléaires du Blayais, du Bugey et de Fessenheim (un réacteur concerné à chaque fois), de Chinon, de Civaux, de Gravelines et de Saint-Laurent-des-Eaux (deux réacteurs), de Dampierre (trois réacteurs) et du Tricastin (quatre réacteurs).

    EDF n’est pas prêt d’arrêter de plonger et notre note d’électricité de monter !!!!

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  • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé, dans une note publiée jeudi 23 juin, que « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDF pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville [Manche] ».

    En avril 2015, l’ASN avait révélé que l’acier des calottes (couvercle et fond) de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville était fragilisé par une teneur excessive en carbone, dans certaines zones. Cela réduit la résistance de cette pièce cruciale, où s’opère la fission des atomes et qui doit donc être à toute épreuve. Cette anomalie avait été qualifiée de « très sérieuse » par le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet. Des tests sont toujours en cours et il est possible qu’EDF soit finalement obligé de remplacer ces calottes.

    A la suite de la découverte de ces défauts, l’autorité de contrôle a demandé à EDF de mener des audits sur d’autres pièces susceptibles de présenter, elles aussi, une concentration trop élevée en carbone. Il s’avère que tel est effectivement le cas du « fond primaire » – une pièce en acier forgé en forme de demi-sphère – de certains générateurs de vapeur.

    Ceux-ci sont, comme la cuve, « essentiels pour la sûreté », souligne l’ASN. Un générateur de vapeur est en effet un échangeur thermique entre l’eau du circuit primaire, portée à haute température (320 °C) et à pression élevée (155 bars) dans le cœur du réacteur, et l’eau du circuit secondaire, qui se transforme en vapeur à son contact et alimente la turbine. La calotte inférieure joue elle-même un rôle important, puisqu’elle participe au confinement de l’eau du circuit primaire. Elle doit donc être d’une résistance sans faille.

    Les générateurs de vapeur potentiellement défectueux équipent, indique l’ASN, dix-huit réacteurs de neuf centrales : le réacteur 1 du Blayais (Gironde), le 4 du Bugey (Ain), les B1 et B2 de Chinon (Indre-et-Loire), les 1 et 2 de Civaux (Vienne), les 2, 3 et 4 de Dampierre (Loiret), le 1 de Fessenheim (Haut-Rhin), les 2 et 4 de Gravelines (Nord), les B1 et B2 de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), ainsi que les quatre tranches du Tricastin (Drôme).

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  • Pas dangereuses les centrales françaises usées ?!!!

    L’Autorité de sûreté nucléaire demande à EDF d’arrêter cinq nouveaux réacteurs…

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  • Avec 21 réacteurs nucléaires à l’arrêt, 1/3 du parc total hexagonal, la France va-t-elle manquer d’électricité cet hiver ? titre la presse qui souffle sur les braises de ce qui reste du crédit de l’industrie nucléaire après les accidents industriels de Fukushima/Tchernobyl et les risques avoués par les autorités de surveillance dans tous les pays possédants des réacteurs civiles & militaires. Dans ces arrêts de reacteurs, EDF nous dit pourtant qu’il y en pourtant 1 majorité de programmés et 7 qui seraient le fait de décisions récentes de l’ASN (l’autorité de sureté qui a en général juste le droit de poser des questions aux industriels et d’espérer 1 réponse). Pour les 7 réacteurs en arrêt soi disant "non programmés", le problème est connu depuis fin 2014 sur l’EPR : l’acier des générateurs de vapeur a 1 composition chimique trop riche en carbone et est potentiellement dangereux (risque de fissure/rupture en cas de chocs thermique). L’enquête lancée en 2015 sur l’usine Creusot Forge d’Areva qui a fabriqué ces pièces a révélé au total 87 anomalies, dont la plus sérieuse concerne justement le réacteur 2 de Fessenheim, en Alsace . L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donc attendu l’entrée dans la période hivernale, pour exiger l’arrêt sous trois mois à partir du 18 octobre, de cinq réacteurs nucléaires d’EDF pour mener des tests . Ils rejoignent 6 autres réacteurs déjà stoppés depuis plusieurs semaines, tous pour la même raison : une anomalie sur l’acier utilisé pour réaliser ces pièces. Si l’on compte la centrale Fessenheim 2, confrontée à des déboires sur une autre pièce enveloppante de son générateur - et qui fera l’objet d’un examen à part - ce sont au total 12 réacteurs du parc national d’EDF qui sont donc contraints à stopper en raison d’un problème de métal. Alors est ce que l’Etat serait devenu le meilleur soutien aux organisations anti nucleaire qui demande la fermeture des centrales ? ou bien l’industrie nucleaire et l’Etat veulent ils au contraire se faire un coup de pub en montrant qu’on ne peut pas se passer de cette energie si ce n’est en provoquant le fameux "retour à la bougie " menaçant et promis par Sarkozy , ce VRP du nucleaire sans frontière .. Ce qui est certain c’est qu’il sera toujours plus facile de s’en prendre aux problemes dits techniques (aciers, conceptions pas assez robustes etc..) que de parler des cas de cancers existants et des risques mortelles pour des centaines & milliers de génerations à venir, liés à toute la filière depuis l’extraction du combustible jusqu’au stockage des déchets en passant par le fonctionnement "normal". Il est plus facile de pointer du doigt les erreurs ou l’incompétence de quelques sous traitants, en prétendant avoir tirer les leçons plutôt que d’attendre l’accident et tenter de le cacher ou de le minimiser (nuages radioactifs s’arrêtant à la frontière) . Tout cela ne peut pourtant pas complétement masquer la fin de règne pour l’industrie nucleaire en particulier et l’industrie capitaliste en général. La faute n’en incombera ni aux décroissants , ni aux écologistes .. Par exemple, EDF est déjà endetté à plus de 84%, et doit donc pour la deuxième fois cette année réviser à la baisse sa prévision de production électrique d’origine nucléaire pour 2016 (-8,8 % par rapport à 2015), que le chantier délirant de l’EPR de Flamanville voit ses coûts prévisionnels exploser et ses délais de mise en fonction s’allonger de plus de 6 ans (1), que le projet fou de construction d’un EPR en Angleterre (Hinkley Point) est contesté par tous les spécialistes et financiers. Le recul du titre EDF en Bourse qui affichait une nouvelle baisse de 0,9 % à 11h30 le jeudi 22 septembre a même atteint son plus bas niveau depuis le 6 juillet dernier. Aussi l’agence de notation "Standard & Poor’s" a abaissé la note à long terme de EDF en estimant que les risques liés au projet de construction d’EPR anglais à Hinkley Point sont élevés.

    Pendant ce temps-là Areva attend toujours une offre ferme d’acquisition de sa filiale NP par EDF qui pourrait finir par renoncer à l’acquisition si les audits qualité en cours dans ses usines « révélaient une défaillance systémique significative du contrôle qualité »

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  • Après la découverte, au printemps 2015, d’un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d’être terminée. Son président, Pierre-Franck Chevet, souligne que la situation est « préoccupante » :

    Actuellement, douze réacteurs sont à l’arrêt ou vont être mis à l’arrêt, pour contrôler que l’excès de carbone découvert dans l’acier n’altère pas la capacité de résistance mécanique des générateurs de vapeur. En fin de semaine dernière, EDF nous a remis un dossier complet pour chacune des pièces concernées. Il nous faut ensuite un mois environ pour contrôler les tests effectués et donner, ou non, notre feu vert au redémarrage des centrales. Dans le meilleur des cas, les réacteurs d’EDF pourraient être opérationnels dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier 2017.

    Une anomalie générique a été identifiée sur les générateurs de vapeur, entraînant une procédure de contrôle de grande ampleur. Ce n’est pas une première : au début des années 1990, une corrosion de tous les couvercles des réacteurs en activité avait été identifiée. À l’époque, EDF avait pu gérer la situation en remplaçant peu à peu tous les couvercles. En 2013, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur la transition énergétique, j’avais averti de la nécessité de pouvoir se passer à intervalles réguliers de 5 à 10 réacteurs, car des problèmes génériques pouvaient être découverts. Il y a de plus un cas où la sûreté pouvait être en cause, ce qui nous a conduits à décider de l’arrêt de Fessenheim 2 l’été dernier.

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  • Je souhaite faire part de mon histoire personnelle. En 2011 j’ai consommé beaucoup de produits de la ferme de Viltain, à 2 pas de la centrale de Saclay. Fin 2011 nous faisons des examens sanguins mes fils et moi, et il apparait que nous avons des problèmes de Thyroïde. J’appelle immédiatement le site qui nous confie ne pas être au courant de problèmes, les sols étant testés. J’appelle ensuite la CEA de Saclay qui me passe divers interlocuteurs qui m’affirment que le site est sûr et que les tests qu’ils font ne sont pas inquiétants ! que ce n’est sûrement pas lié à la centrale qui de toutes façons "ne fonctionne plus".

    Je reste persuadée que nos problèmes viennent des légumes que nous récoltions chaque mois sur la ferme, aussi je stoppe net. Quelques mois plus tard nous refaisons des analyses et tout est revenu normal ! et aujourd’hui, suite à votre post je refais une recherche google, et je tombe sur cet article, conclusion ils nous prennent vraiment pour des blaireaux. Quant à la ferme de Viltain, vous ferez comme bon vous semble si vous êtes clients.

    Le CEA de Saclay

    Des accidents ont eu lieu sur les centrales nucléaires de Saclay mais comment savoir ce qui s’est vraiment passé…

    Entre février 2011 et début avril, on a relevé des rejets de gaz sur la cheminée d’un bâtiment abritant un accélérateur de particules. Incident radioactif qualifié de « mineur » et classé au niveau 1 de l’échelle Ines de classement des accidents nucléaires, qui en compte 7 . Les habitants ont été « informés », c’est-à-dire ont reçu des propos rassurants quand on ne pouvait plus vérifier… en avril…"

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  • Un violent incendie s’est déclaré vers 22h, ce mardi, à la centrale nucléaire de Cattenom. Au total, une surface de 1000 m² de bâtiments a été détruite.

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  • Les autorités se disent rassurées à la centrale nucléaire de Flamanville parce que c’est « seulement » la salle des machines où cela aurait explosé et pas le réacteur lui-même bien qu’il ait fallu l’arrêter ! Des autorités comme cela, on en a vu à Fakushima !!!

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  • Des riverains, alertés par un bruit émanant de la centrale de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret, ont alerté la presse, puis l’Autorité de sûreté nucléaire. Ces derniers ont fait remonter l’information et heureusement, car la direction de la centrale nucléaire avaient "oublié" de signaler l’incident à l’ASN.

    Fin décembre, les riverains alertent le journal local, qui rapporte la nuisance dans une brève. Ainsi informés, les membres d’un groupement de vigilance sur le nucléaire préviennent l’ASN. “Si les riverains n’avaient pas protesté à cause du bruit, l’ASN n’aurait jamais été informée”, dénonce Martial Château, du réseau Sortir du nucléaire. La direction de la centrale a en effet omis de faire part de l’incident, sinon tenté de le cacher. “Nous n’avions pas d’information”, nous confirme-t-on à la division orléanaise de l’ASN.

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  • Installée en 2014, la cuve de l’EPR (European Pressurized Reactor) présenterait des malfaçons. La forge du Creusot (Saône-et-Loire), sous-traitant d’Areva pour la fabrication de cette partie du réacteur, est en cause pour avoir livré des pièces non conformes à la réglementation. Un courrier révélé par Franceinfo révèle que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait prévenu dès 2005 Areva et EDF que ce sous-traitant n’était pas fiable.

    "Il vous appartient d’exercer ou de faire exercer sur ce prestataire une surveillance", dit ce courrier, mettant en avant les problèmes techniques des équipements fournis par la forge en question.

    "En réalité, EDF et Areva ont construit cette pièce de l’EPR de manière défectueuse en sachant qu’elles ne sauraient pas la faire correctement, et l’Autorité de sûreté nucléaire a laissé faire", estime Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie pour Greenpeace.

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  • L’ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire, a envoyé deux lettres de réprimandes et de consignes comminatoires à l’EDF pour sa gestion catastrophique de deux sites nucléaires : Bugey dans l’Ain et Paluey dans la Seine et Marne. Il lui reproche que les deux sites ne transmettent pas les rapports sur les incidents et dysfonctionnements, rapports qui font partie de leur obligation légale, qu’ils n’aient pas réalisé les travaux d’entretien et de réparation indispensables à la sécurité des deux sites suite à des accidents, incidents ou dégradations du matériel divers : supports métalliques corrodés, dégradations et fuites dans l’enceinte de confinement, dans la zone de contrôle…

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  • L’an dernier, l’ASN, Autorité de la Sûreté Nucléaire française, a découvert que 46 générateurs de vapeur répartis dans 18 réacteurs souffraient de graves défauts de fabrication alors qu’on continue à les faire fonctionner ! L’ASN s’est notamment aperçue que les certificats de la forge du Creusot étaient fondés sur des documents falsifiés pour cacher le fait que des pièces étaient défectueuses ! Areva et EDF ont couvert ces faux du Creusot et prétendu imposer la mise en fonction de ce matériel reconnu comme défectueux et dont le fait était resté caché ! Peut-on confier des centrales nucléaires à EDF et Areva après cela, poser la question c’est y répondre ! On croirait que l’on n’est pas après Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima !!! Comme le déclare le physicien nucléaire Bernard Laponche, « Le nucléaire est une industrie du passé. » Mais l’Etat bourgeois étant lui aussi dans le monde du passé, il ne veut pas s’en défaire !!!

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  • Huit associations, dont Greenpeace et l’Observatoire du nucléaire, ont annoncé mercredi avoir déposé auprès du Premier ministre Bernard Cazeneuve un "recours gracieux" afin de contester le décret de création du réacteur nucléaire de l’EPR de Flamanville (Manche).

    Ce recours, déposé mardi, est la première étape avant un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation du décret du 10 avril 2007, préviennent ces associations qui pointent des anomalies notamment sur la cuve de l’EPR.

    "Les révélations de ces derniers mois montrent que les graves dysfonctionnements de l’usine Areva du Creusot, où ont été forgées de nombreuses pièces de l’EPR et en particulier sa cuve, étaient connus dès 2005 par EDF, Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)", écrit l’Observatoire du nucléaire dans un communiqué.

    Dans un communiqué distinct, Greenpeace estime pour sa part qu’il est "désormais établi qu’EDF et AREVA ont dissimulé des informations au public pendant des années sur leur incapacité technique et financière à mener ce chantier".

    Les associations remettent notamment en cause l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), "gravement impliquée" selon elles "dans ce scandale d’Etat" et "complice d’EDF et d’Areva".

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  • Des déchets datant de la construction des deux réacteurs de Flamanville en fonctionnement depuis plus de 30 ans, ont été retrouvés sur le chantier de l’EPR, alors qu’ils auraient dû être évacués de longue date, a-t-on appris lundi auprès du gendarme du nucléaire. "Sur tout chantier, le principe est l’évacuation des déchets. Il y a donc eu gestion inappropriée", a indiqué à l’AFP Hélène Héron, chef de l’antenne normande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), basée à Caen, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

    EDF a signalé cette décharge de déchets conventionnels et donc non radioactifs en mai 2016 à l’ASN et "un volume conséquent de ces déchets (plastiques, métalliques, bois), a déjà été évacuée. Reste à savoir quel volume doit encore être évacué et sur quel calendrier", a ajouté Mme Héron. Car des fouilles, menées depuis la découverte des déchets, "ont montré que le volume à extraire est notablement supérieur aux estimations de départ", écrit le gendarme du nucléaire dans un courrier du 23 juin, rédigé après une inspection le 2 juin et consultable sur le site internet de l’ASN.

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  • Environ un millier de manifestants ont défilé ce mardi à Bure (Meuse) pour protester contre le projet d’enfouissement profond des déchets radioactifs, Cigéo.

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  • Les centrales nucléaires ne peuvent faire face à un séisme, à un cyclone, à un ouragan, à un tsunami qui seraient d’une force un peu excpetionnelle !.

    « C’est un ouragan extrêmement dangereux », a indiqué Rob Gould, chargé de la communication de la compagnie Florida Power and Light (FPL), qui gère les centrales de Turkey Point et Ste Lucie, en Floride. Ces deux centrales sont piles dans la trajectoire que suit pour le moment l’ouragan Irma, particulièrement dévastateur jusqu’à maintenant. Par précaution, elles vont être mises à l’arrêt. Et ce n’est pas garanti que cela suffise !

    La nature peut frapper mais la politique des sociétés peut aussi aggraver les risques…

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  • L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé, ce mercredi 13 septembre, avoir placé la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) « sous surveillance renforcée ». La dégradation du niveau de sûreté constatée depuis 2016 et l’absence d’améliorations notables de la part d’EDF motivent cette décision.

    Pourtant l’ASN avait cautionné la plupart des dérives d’EDF !!!

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  • L’Autorité de sûreté nucléaire a exigé l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin dans la Drôme. Une digue est jugée trop fragile au nord de l’installation, ont annoncé jeudi l’ASN et EDF.

    L’Aurorité de sureté nucléaire a contraint EDF à arrêter provisoirement les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans « les délais les plus courts »en raison des risques liés à une éventuelle inondation du site.

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  • Comme pare-feu à toutes les critiques sur les risques liés aux centrales nucléaires, EDF annonce qu’elle va investir 700 millions d’euros supplémentaires dans la sécurité. Mais ce n’est que de la poudre aux yeux. Le danger vient de la direction d’EDF elle-même ! Elle cache les risques, modifie les rapports, transforme les données, ne communique pas sur les accidents, etc. Le nucléaire est inséparable du danger pour l’humanité.

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  • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) alerte sur l’état « dégradé » des tuyaux de pompage de 29 réacteurs sur les 58 que compte le parc nucléaire français. Des portions entières de tuyaux sont rongées par la rouille et les pompes d’eau froide pourraient cesser de fonctionner en cas de séisme ou d’inondations, explique l’ASN dans un communiqué.

    Le problème est jugé suffisamment grave pour le classer au niveau deux sur l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines), qui compte sept niveaux. Cela n’était pas arrivé depuis cinq ans.

    Ces tuyaux sont indispensables. Ils permettent de récupérer l’eau autour de la centrale et de la transporter jusqu’au cœur des réacteurs qui ont besoin d’être refroidis en permanence. A cause de la rouille, l’épaisseur de la paroi de nombreux tuyaux a diminué et ces derniers pourraient ne pas résister en cas d’événements violents.

    En cas d’accident, comme un séisme par exemple, le risque est donc qu’elles ne résistent pas.

    Or, si elles se rompent, la station de pompage pourrait être inondée, le réacteur ne serait alors plus refroidi, et un accident nucléaire pourrait se déclarer. C’est ce qui s’est passé à Fukushima.

    Les 29 réacteurs concernés se trouvent dans les centrales de Belleville-sur-Loire, Cattenom, Chinon, Cruas, Dampierre-en-Burly, Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel, Saint-Alban et Saint-Laurent-des-Eaux. L’ASN précise que neuf autres réacteurs sont touchés par un risque de perte partielle de la source froide, relevant du niveau 0 de l’échelle Ines.

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  • Alerte : Risque de fusion du cœur des réacteurs nucléaires de Tricastin et Cruas

    29 réacteurs nucléaires de EDF, dont trois du Tricastin et deux de Cruas, risquent d’exploser par rupture de la tuyauterie des circuits d’alimentation en eau, la perte de la source froide et l’indisponibilité des pompes du circuit d’eau brute secourue (SEC*). La protection contre l’incendie des centrales atomiques de France et les piscines de stockage des produits de fission radioactives (combustible) sont aussi menacés. La perte de la source froide peut conduire à la fusion du cœur du réacteur et à un accident nucléaire majeur. La rouille menace les vieilles gamelles atomiques.

    Trois des quatre réacteurs nucléaires du Tricastin comme 26 autres réacteurs EDF en France dont ceux de Cruas (Ardèche) risquent d’exploser du fait d’une défaillance des tuyauteries alimentant en eau de refroidissement les réacteurs. La rupture des circuits d’alimentation en eau conduirait à la perte de la source froide et ainsi à l’indisponibilité des pompes du circuit d’eau brute secourue (SEC*). La protection contre l’incendie des centrales atomiques de France et les piscines de stockage des produits de fission radioactives (combustible) sont aussi menacés.

    En fait c’est tous les systèmes de refroidissement qui risquent de rompre en cascade, de provoquer une inondation interne, notamment en cas de séisme, de priver la centrale atomique de l’alimentation en eau du réseau de protection contre l’incendie (circuit JPP) ainsi que celui de filtration d’eau brute (circuit SFI ou CFI).

    EDF dans un communiqué avoue que les analyses ont mis en évidence "un risque d’inondation de la station de pompage pour vingt unités de production, rendant indisponible les deux circuits d’alimentation en eau du réacteur".

    La perte de la source froide peut conduire à la fusion du cœur du réacteur et à un accident nucléaire majeur

    L’eau pompée dans les cours d’eau (ou la mer pour les centrales atomiques du littoral) est essentielle au fonctionnement d’une centrale nucléaire car elle en assure le refroidissement. Sans elle pas de nucléaire. « Si les centrales nucléaires sont implantées à proximité d’un cours d’eau ou de la mer, c’est parce que le réacteur et la piscine de stockage des combustibles usés doivent être refroidis en permanence. Protéger cet approvisionnement en eau (appelée « source froide ») est un enjeu majeur pour la sûreté : la perte de la source froide peut en effet conduire à la fusion du cœur du réacteur et donc à un accident nucléaire majeur » indique sur son site internet l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire).

    Le SEC* sert à refroidir un autre circuit de refroidissement intermédiaire qui assure le refroidissement des matériels importants pour la sûreté du réacteur. C’est un circuit « de sauvegarde » constitué de deux lignes redondantes, comportant chacune deux pompes et deux échangeurs. Il fonctionne en permanence, même lorsque le réacteur est à l’arrêt.

    29 réacteurs nucléaires (de 900 MWe et de 1 300 MWe) sur 58 sont menacés et menaçant

    C’est par une quasi inadvertance que le pot aux roses a été découvert dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire***. Une insuffisance de résistance au séisme d’une tuyauterie « JPP » a conduit EDF à se soumettre à des investigations plus approfondies lorsque l’ASN en a eu vent. L’atomiste les a réalisées début juin 2017. Puis a été contraint, de début juillet à fin septembre 2017, de réaliser d’autres mesures d’épaisseur sur les tuyauterie des autres circuits (SFI et CFI) situées dans les mêmes locaux que les tuyauteries « JPP ». Et ce pour tous les réacteurs électronucléaires d’EDF.

    A noter un problème de taille : ce n’est pas un organisme externe indépendant qui a réalisé les contrôle mais celui qui est à la fois juge et partie , à savoir EDF.

    Les investigations ont mis en évidence que plusieurs portions de ces tuyauteries étaient sérieusement dégradées. Ainsi des épaisseurs de tuyauterie inférieures à l’épaisseur minimale requise pour assurer la résistance au séisme. Ce qui est une des conséquences inéluctables de la corrosion qui s’est développée au fil des années de fonctionnement des réacteurs atomiques. D’autant plus que peu ou même aucune maintenance préventive n’a été envisagée par les têtes pensantes du roi-nucléaire. Quand on pense que EDF veut prolonger encore au delà du « raisonnable » initialement envisagé de 25/30ans la durée de vie/mort de ces réacteurs, il y a de quoi frémir et s’insurger !

    EDF a tenté de minorer cet incident nucléaire générique au parc nucléaire français

    Pudique comme une jeune fille en fleurs ou un jouvenceau l’exploitant atomiste avait proposé le 2 août 2017 de classer cet évènement au niveau 1 de l’échelle INES. Comme si minorer la déclaration de risque estompait celui-ci. Une attitude de pure croyance magique et de fuite de responsabilité.

    Aussi, cette incroyable situation a conduit l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a monter d’un cran et a classé au niveau 2**** de l’échelle INES comme événement significatif pour la sûreté ce risque de perte totale de la source froide (perte des 2 voies du circuit SEC) pour 20 réacteurs atomiques - dont ceux de Cruas en Ardèche - répartis sur dix centrales nucléaires (Belleville-sur-Loire, Cattenom, Chinon, Cruas, Dampierre-en-Burly, Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel, Saint-Alban et Saint-Laurent-des-Eaux) et au premier niveau d’incident nucléaire (0 sur l’échelle INES)**** pour neuf autres réacteurs dont ceux du Tricastin en Drôme-Vaucluse menacés par une perte partielle de cette source froide.

    Pas de redémarrage de réacteurs tant que les réparations ne sont pas effectuées et que la preuve en est validée

    L’ASN veux que les réparations des tuyauteries JPP, SFI ou CFI visant à assurer la disponibilité totale du circuit SEC en cas de séisme doivent être engagées au plus tôt pour les réacteurs actuellement en fonctionnement et avant leur redémarrage pour les réacteurs à l’arrêt. Ce qui est le cas des 4 réacteurs du Tricastin à l’arrêt pour menace de fuite voire d’effondrement de la digue du canal de Donzère-Mondragon dans lequel la centrale atomique pompe son eau de refroidissement et de lutte contre l’incendie et y rejette ses eaux contaminées.

    Centrale_nucléaire_REP_circuits-primaire-secondaire_tuyauteries.pngMais est-ce bien suffisant ? Certes non lorsqu’on lit les propos de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) qui, dans son dossier « Refroidissement des installations nucléaires : protéger l’approvisionnement en eau », avertit et précise que « les agressions naturelles possibles des équipements de pompage ont été insuffisamment prises en compte à la conception des réacteurs. ». Ainsi les salles des commandes des réacteurs atomiques ne disposaient pas jusqu’à ces dernières années d’une image du transit de l’eau brute. Et aujourd’hui : toutes les salles de commandes des 58 réacteurs atomiques de France possèdent-elle ce dispositif de contrôle ?

    Et l’IRSN d’affirmer que « L’accident de Fukushima (Japon) en 2011 a également mis en évidence la nécessité de prendre en compte la perte simultanée de la totalité des sources froides et de l’électricité ». Il y a six ans déjà.

    Et l’organisme officiel d’enfoncer le clou en affirmant que si « les réacteurs nucléaires sont (plus ou moins) conçus pour résister à divers aléas naturels tels séisme, inondation, neige ou vent,... les agresseurs possibles de la source froide - l’eau pompée d’un cours d’eau ou de la mer pour refroidir le réacteur - sont loin de se résumer à cette seule liste. Ils comprennent la prise en glace, le frasil (des cristaux de glace collant qui se forme à la surface de l’eau quand celle-ci est très froide), la canicule, les hydrocarbures ou encore des colmatants végétaux tels que les algues. »

    Depuis les années 1980 les exploitants nucléaires et les autorités connaissent la menace et l’ont minorée

    Sur son site internet l’IRSN annonce enfin que « dès les années 1980, des études probabilistes menées à l’Institut et à EDF ont montré que la probabilité d’une perte totale de source froide n’était pas un risque résiduel. » Les très rigoureux hivers des années 1980 ont montré la vulnérabilité des installations à la glace et au frasil. Puis la sécheresse et les canicules de 2003 et de 2006 ont mis en évidence une autre vulnérabilité à l’ensablement et à l’envasement tel à la centrale de Chinon B (Indre-et-Loire) en 2005 ou encore la présence d’algues à la centrale de Paluel (Seine-Maritime) en 2004 et 2005.

    En « 2005, une étude sur les liens entre agressions externes et perte de source froide » a révélé « que l’exploitant a longtemps estimé certains cumuls trop improbables comme une inondation charriant des éléments colmatants. »

    Pourtant « c’est une suite d’évènements affectant la disponibilité de la source froide survenus en 2009, à la centrale de Chooz B (Ardennes), au Blayais (Gironde), à Fessenheim (Haut-Rhin) puis à Cruas-Meysse (Ardèche)***** et au Tricastin (Drôme et Vaucluse) où de gros déchets d’arbres charriés par le Rhône ont bouché les prises d’eau que les graves problèmes d’insûreté de la source froide ont été vraiment pointés du doigt et enfin déclenché un début de réflexion globale par EDF. Un peu tard non ?

    On continue de bricoler pour maintenir à bout de bras une activité nocive, coûteuse et menaçante

    Au moment où EDF a annoncé lundi 16 octobre avoir étendu à deux autres centrales nucléaires (centrales nucléaires du Bugey dans l’Ain et de Fessenheim dans le Haut-Rhin son alerte) son enquête sur l’indisponibilité potentielle de sources électriques en cas de séisme, l’IRSN a publié ce même jour un point d’information cinglant concernant « la découverte de ces non-conformités relatives à la tenue au séisme de tuyauteries situées dans la station de pompage de 29 réacteurs du parc en exploitation et leurs conséquences potentielles pour la sûreté ».

    CNPE DU TRICASTINL’Institut attire aussi l’attention sur l’urgente nécessité de prendre en compte le cumul d’agressions, de mettre en œuvre des actions correctives à court et moyen terme, le principal point de fragilité concernant « la réserve d’eau utilisée pour alimenter les générateurs de vapeur car, en général, commune à plusieurs réacteurs », la création d’une source froide diversifiée tant la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon en 2011, « a conduit à envisager une nouvelle situation accidentelle : une perte totale des sources froides et de l’électricité affectant l’ensemble des réacteurs et piscines d’entreposage de combustibles usés, qui se prolonge dans le temps. ».

    « Même si EDF a fait des efforts très importants ces dernières années pour protéger les sources froides, nous devons continuer à postuler qu’une perte peut arriver pour mieux nous y préparer. Il faut sans cesse anticiper et analyser de nouvelles situations. La nature a prouvé qu’elle peut avoir plus d’imagination que l’ingénieur », conclut une spécialiste de l’Institut.

    Mais la création « d’une source froide diversifiée utilisant par exemple l’eau d’une nappe phréatique ou encore la Force d’action rapide nucléaire (Farn) convoyant des moyens mobiles capables de venir au secours d’une centrale en difficulté » sont-elles vraiment la réponse à l’ignominie nucléaire ? N’est-il pas plus rationnel de mettre à l’arrêt définitif toutes les installations atomiques du pays ?

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    * Le circuit d’eau brute secourue appelé SEC contribue, à partir de l’eau froide disponible près de l’installation (mer ou cours d’eau), au refroidissement de systèmes de sûreté. Le Rhône pour les réacteurs nucléaires de Cruas, le canal de Donzère-Mondragon pour les réacteurs nucléaires de Tricastin. Afin de réduire le risque d’une perte totale de source froide, le circuit SEC doit disposer de deux voies totalement indépendantes ayant la capacité d’assurer chacune les fonctions. Chaque réacteur dispose de deux stations de pompage. Leur rôle : garantir l’arrivée de l’eau qui assure le refroidissement du réacteur et de la piscine de stockage des combustibles usés.

    ** Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Paluel, actuellement à l’arrêt, n’a pas fait à ce jour l’objet d’investigations.

    *** Extraits de la note de l’ASN publiée le 02/08/2017 : « Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire - Réacteurs de 1300 MWe – EDF : Non-tenue au séisme de deux tuyauteries du système d’alimentation en eau du réseau incendie (JPP). Le 23 juin 2017, la centrale nucléaire de Belleville a déclaré à l’ASN un événement significatif portant sur une dégradation significative de plusieurs tuyauteries du circuit d’alimentation en eau du réseau incendie (JPP). Les mesures d’épaisseur demandées par l’ASN et réalisées par EDF en mars, mai et juin 2017 ont mis en évidence, sur plusieurs portions du circuit, des épaisseurs inférieures à l’épaisseur minimale requise pour assurer la conservation de l’intégrité du système JPP en cas de séisme. Ces sous-épaisseurs sont la conséquence d’une maintenance préventive inadaptée. Les tuyauteries JPP concernées sont situées dans les locaux des stations de pompage de l’eau des circuits d’eau brute secourue (SEC) de chaque réacteur... En cas de séisme, la rupture des tuyauteries JPP provoquerait une inondation de ces locaux puis, en l’absence de dispositif efficace d’évacuation des eaux, la défaillance des pompes du circuit SEC. Dans une telle situation, l’évacuation de la puissance résiduelle du réacteur ne serait plus assurée. »

    **** Réacteurs relevant du niveau d’incident nucéaire INES 2 : Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire : réacteurs 1 et 2, Centrale nucléaire de Cattenom : réacteurs 1, 2, 3 et 4, Centrale nucléaire de Chinon : réacteurs B3 et B4, Centrale nucléaire de Cruas : réacteurs 1 et 4, Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly : réacteurs 1, 2, 3 et 4, Centrale nucléaire de Golfech : réacteurs 1 et 2, Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine : réacteurs 1 et 2, Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux : réacteurs B1 et B2. Réacteurs relevant du niveau d’incident nucéaire INES 0 : Centrale nucléaire de Cruas : réacteurs 2 et 3, Centrale nucléaire de Paluel : réacteurs 3 et 4, Centrale nucléaire de Saint-Alban : réacteurs 1 et 2, Centrale nucléaire du Tricastin : réacteurs 1, 3 et 4

    ***** Incident de Cruas de 2009 : une perte totale de source froide pendant 10 heures. En début de soirée du 1er décembre 2009, une cinquantaine de tonnes de végétaux s’accumulent sur les grilles de la station de pompage des réacteurs n°3 et n°4 de la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche). Dès lors, une perte totale de source froide va affecter l’unité de production n°4 qui doit être mis à l’arrêt. Le Plan d’urgence interne d’EDF est déclenché. Conformément aux procédures de conduite, l’exploitant utilise l’eau de deux grands réservoirs, le premier (bâche PTR) pour refroidir les systèmes importants pour la sûreté (IPS) et le second (bâche ASG) pour évacuer la puissance résiduelle du cœur du réacteur par une alimentation en eau des générateurs de vapeur. Au niveau de la station de pompage de la centrale, des moyens mobiles interviennent pour retirer les végétaux du dégrilleur, le dispositif de filtrage qui était censé récupérer les feuilles, algues et mousses charriés par l’eau. Ce n’est qu’au matin que tout rentre dans l’ordre. La perte totale de la source froide aura duré dix heures. L’incident sera classé au niveau 2 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines).

    __ Annexe

    Un fonctionnement complexe et des plus risqués, à chaque site, son propre dispositif : le cas de Cruas (extrait du dossier IRSN).

    D’un côté, le refroidissement des systèmes importants pour la sûreté : un système d’échangeur assure le refroidissement d’un circuit intermédiaire (RRI) qui a lui-même pour fonction de refroidir les éléments et systèmes implantés dans l’îlot nucléaire, notamment les systèmes de sauvegarde (injection de sécurité RIS et aspersion dans l’enceinte EAS). Il est conçu en circuit ouvert : l’eau est directement prélevée au niveau d’une prise d’eau, et est évacuée par des installations de décharge.

    D’un autre côté, le refroidissement de la partie conventionnelle de la centrale où se trouvent la turbine et l’alternateur de production d’électricité. Il peut être en circuit ouvert (l’eau est directement prélevée dans la rivière ou la mer, traverse le condenseur pour ensuite retourner dans la rivière ou la mer) ou fermé (l’eau s’échauffe au niveau du condenseur, puis est refroidie par courant d’air dans une tour de refroidissement, appelée aéroréfrigérant).

    A la différence des réacteurs qui sont de conception standard, l’accès à la source froide varie selon les spécificités géographiques de chaque site. Elle comprend en général une prise d’eau qui mène à une station de pompage. Les dispositifs de pompage sont des installations de taille industrielle.

    A la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche) par exemple, il faut une voiture pour se rendre à l’entrée du canal d’amenée, lequel a été pensé à partir d’une étude hydrologique. Perpendiculaire à l’écoulement du Rhône, un « épi-déflecteur », une digue d’une soixantaine de mètres, protège l’entrée du canal en déviant le flux débris charriés par le fleuve. Cette prise d’eau mène à la station de pompage proprement dite.

    Chaque réacteur dispose de deux stations de pompage - en cas de perte de la première station de pompage, la deuxième va prendre le relais – et de trois systèmes de filtration : une drome flottante ou pré-grille pour bloquer l’entrée des gros objets flottants tels que troncs ou des bidons. On y trouve également un barrage flottant prêt à être déployé en cas d’arrivée d’une nappe d’hydrocarbure ; des grilles de pré-filtration pour arrêter les colmatants non stoppés par les dispositifs précédents ; des filtres, à chaînes ou à tambour, situés en amont des pompes pour assurer la filtration fine.

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  • La manifestation de dimanche 5 novembre, dans les rues de Narbonne, donne un coup de projecteur sur l’activité de la filière nucléaire dans le département de l’Aude, dont Areva se serait sans doute bien passé. L’inquiétude exprimée au sujet du projet de traitement « Thor, traitement des nitrates » – une sorte d’incinérateur qui devrait s’élever sur le site de l’usine Areva Malvési, anciennement nommée Comurhex – ne donne peut-être pas la vraie mesure du problème.

    L’usine se dresse déjà à moins d’un kilomètre de la ville de 52 800 habitants. Sur son aire gigantesque, les seuls bassins occupent une surface équivalente à dix-huit terrains de rugby. Cette installation traite un quart du minerai d’uranium naturel mondial (et 100 % de l’uranium français). Acheminé par bateau des mines du Niger, du Kazakhstan ou d’Ouzbékistan, il est dissous à Malvési avec de l’acide nitrique concentré à 99,9 %, puis envoyé à Pierrelatte, dans la Drôme, pour poursuivre sa transformation en combustible nucléaire.

    Loin d’être une petite usine chimique anodine, Areva Malvési est un discret colosse du nucléaire, qui n’a que quatre équivalents dans le monde, et dont le passé pose problème, comme s’en est aperçu l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à la suite d’un accident survenu en 2004. A l’époque, après la rupture d’une digue, le contenu d’un bassin se répand alentour. Il s’agit de boues que l’usine présente comme « nitratées ». Mais en 2006, des prélèvements effectués à la sauvette par des riverains et analysés par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) montrent qu’elles sont aussi très radioactives.

    Pire : elles contiennent des éléments radioactifs qui n’auraient jamais dû se trouver là, comme du plutonium, de l’américium ou du technétium. Ces éléments n’existent pas à l’état naturel, ils ne peuvent donc pas être présents dans les minerais d’uranium traités par l’usine. En revanche, ils sont légion dans les combustibles nucléaires usagés, ceux qui sortent des centrales nucléaires et font normalement l’objet d’un retraitement spécifique, à La Hague par exemple.

    A l’époque, la découverte fait scandale. Mis devant le fait établi, les dirigeants d’Areva Malvési furent contraints d’admettre l’inimaginable : entre 1960 et 1983, l’usine avait tenté de recycler des combustibles nucléaires usagés pour essayer de récupérer de l’uranium encore présent. De quoi polluer durablement le site, les bassins et l’environnement. Des analyses effectuées en 2007 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont ensuite établi la présence de plutonium dans le blé d’un champ voisin, ainsi qu’un marquage à l’uranium sur une distance de deux kilomètres, sous les vents dominants, donc en direction de Narbonne. Aujourd’hui, des habitations se construisent à environ 800 mètres du site. En l’absence de registre des cancers, l’impact sur la santé d’une telle proximité n’est ni connu, ni même évalué.

    Par la suite, une décision administrative sans précédent classe les deux bassins les plus anciens, les plus pollués et les plus fragiles (dont celui qui s’est ouvert en 2004) comme installation nucléaire de base (INB), et les place sous la responsabilité de l’ASN. Celle-ci ordonne leur recouvrement en urgence afin d’arrêter l’évaporation des liquides radioactifs, mais aussi leur infiltration dans le sol. Car de surcroît, ces bassins construits sur les terrils d’une ancienne soufrière n’étaient pas étanches et surplombaient une nappe phréatique qui n’a été isolée qu’en 2013. Quatre autres bassins doivent être vidés prochainement pour permettre à l’ASN d’avoir une idée plus précise de la composition des boues et de décider des mesures à prendre.

    L’histoire ne s’arrête par là. Depuis sa création, en 1958, Areva Malvési produit en continu de grandes quantités de déchets liquides, nitratés, radioactifs, dont la seule issue est un stockage sur place, dans les bassins ouverts pour que le soleil et les vents, si présents dans la région, puissent en réduire le volume. Mais au-delà d’une certaine concentration de nitrates, l’eau ne peut plus s’évaporer ; les bassins sont alors saturés et il faut en construire de nouveaux pour accueillir l’afflux continu de déchets liquides. Voilà pourquoi le site n’a cessé de croître, multipliant le nombre de bassins.

    L’association locale de protection de l’environnement Eccla dénonce des risques de débordement des bassins en cas de pluies diluviennes. Pour Christophe Kassiotis, de l’ASN, la situation n’est pas tenable : « Avant janvier 2019, Areva doit réduire le volume de ses déchets », explique-t-il.

    Le traitement des nitrates par le procédé Thor est la réponse technique à cette demande. Sur le papier, sa mise en œuvre devrait permettre de résorber certains bassins et de transformer une partie des rejets liquides en déchets ultimes, stockables par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), comme le confirme Patrice Torres, directeur des opérations industrielles. « Areva a une pré-acceptation pour les déchets issus du procédé TDN Thor qui devraient représenter 5 700 colis de 500 m3 envoyés chaque année pendant trente ans dans l’est de la France », assure-t-il.

    Que faire du reste, c’est-à-dire plusieurs centaines de milliers de mètres cubes de boues radioactives dont une partie a été recouverte en urgence… pour trente ans ? Areva se doit de leur trouver un destin à plus long terme. Pour le moment, toutes les solutions esquissées ont été retoquées par l’IRSN, qui n’exclut pas cependant l’idée d’un stockage définitif sur le site. « Les déchets de l’amont du nucléaire sont très volumineux et les sites de stockage de l’Andra ne pourront tout accueillir, explique François Besnus, de l’IRSN. Il faudra réfléchir à des solutions plus globales. » En l’état donc, rien n’empêche d’imaginer que le site d’Areva Malvési, situé aux portes de Narbonne, en zone inondable, puisse être transformé en lieu de stockage définitif pour les boues radioactives de l’usine. Voire venues d’ailleurs.

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  • Du ruthénium-106 a été détecté dès fin septembre 2017 par plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l’atmosphère, à des niveaux de l’ordre de quelques millibecquerels par mètre cube d’air. Les investigations de l’IRSN permettent d’apporter des éléments sur la localisation possible de la source de rejet ainsi que l’ordre de grandeur des quantités rejetées.

    Pour la zone de rejet la plus plausible, la quantité de ruthénium-106 rejetée estimée par les simulations de l’IRSN est très importante, comprise entre 100 et 300 térabecquerels. Le rejet, accidentel eu égard à la quantité rejetée, aurait eu lieu au cours de la dernière semaine du mois de septembre 2017.

    Du fait des quantités rejetées, les conséquences d’un accident de cette ampleur en France auraient nécessité localement de mettre en œuvre des mesures de protection des populations sur un rayon de l’ordre de quelques kilomètres autour du lieu de rejet. Pour ce qui concerne les denrées alimentaires, le dépassement des niveaux maximaux admissibles (NMA) (1250 Bq/kg pour le ruthénium-106 et pour les denrées autres que le lait) serait quant à lui observé sur des distances de l’ordre de quelques dizaines de kilomètres autour du point de rejet.

    Selon les autorités françaises de contrôle, il s’y est très vraisemblablement produit un accident nucléaire, dont la nature reste à ce jour mystérieuse, la Russie ayant démenti toute implication. Il aurait pourtant généré une très forte contamination, aux conséquences potentiellement graves pour les populations riveraines.

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    • La valeur la plus élevée, parmi quatre cents résultats collectés, s’élève à 0,15 becquerel par mètre cube d’air et a été enregistrée le 30 septembre en Roumanie, rapporte l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) dans un communiqué publié le 9 novembre. Elle ajoute que « la baisse des activités mesurées, désormais en dessous du seuil de détection, montre que cet épisode est aujourd’hui terminé ».

      Dans l’Hexagone, l’IRSN, qui dispose de plus de quarante stations de collecte d’aérosols par filtration d’air, a relevé, entre le 27 septembre et le 13 octobre, de très faibles dépôts – à l’état de traces – dans ses stations de la Seyne-sur-Mer (Var), Nice et Ajaccio. Le niveau le plus haut, de 46 microbecquerels par mètre cube d’air, a été mesuré à Nice, entre le 2 et le 9 octobre.

      Les autorités nucléaires disent qu’il n’y a eu aucun danger pour les population.

      Tel n’est pourtant pas l’avis de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), comme le note Bruno Chareyron, le directeur du laboratoire de cet organisme :

      « S’il s’agit bien de rejets émanant d’une installation unique à hauteur de 300 térabecquerels, cela correspond à une quantité colossale. A titre de comparaison, elle est 375 000 fois supérieure au rejet annuel maximal autorisé de la centrale nucléaire de Cruas [Ardèche]. »

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    • Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. En début d’année, c’est un dégagement d’un autre isotope radioactif : l’iode 131 qui a été repéré sur l’ensemble de l’Europe. "Mais à l’époque, nous n’avons pas réussi à recueillir assez de données (quelques dizaines de relevés seulement, contre 400 pour ce nouvel incident) pour en identifier l’origine. Nous ne sommes jamais parvenu à en identifier la source" déplore Jean-Christophe Gariel.

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    • Les responsables des centrales nucléaires, les autorités politiques et scientifiques peuvent-elles mentir et cacher les accidents ? La réponse est : elles le peuvent et elles l’ont déjà fait !

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  • A noter que la faculté d’Orsay et le plateau de Saclay ne disposent toujours d’aucun stock de pilules d’iode, pourtant indispensables en cas d’accident nucléaire aux centrales d’essai du CEA sur le plateau !!!!!!

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  • La centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) jeudi 9 novembre 2017 un incident significatif de sûreté de niveau 2.

    L’incident déclaré par la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) est lié à l’indisponibilité potentielle de sources électriques de secours en cas de séisme pour ses unités de production numéro 1 et 2. L’incident est classé de niveau 2 sur l’échelle INES, qui en compte 7.

    Concrètement, une centrale dispose de six sources d’alimentation électriques. Parmi elles, deux alimentations de secours par unité de production, prêtes à fournir la puissance nécessaire au fonctionnement des matériels de sûreté en cas de défaillance. Il s’agit de deux puissants groupes électrogènes à moteur diesel.

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