English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > Réponses à quelques questions simples sur le climat

Réponses à quelques questions simples sur le climat

mercredi 19 octobre 2016, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Réponses à quelques questions simples sur le climat, sur l’atmosphère terrestre, sur le gaz carbonique, sur la glaciation et sur le réchauffement anthropique

Introduction

Alors qu’on prend à témoin l’opinion publique sur la question scientifique du climat, il est plus que jamais nécessaire de donner au grand public des moyens scientifiques de compréhension de cette question « qu’est-ce que le climat », bien que celle-ci ait trait à la fois à l’astrophysique (soleil et mouvement de la terre notamment), à la physique (les changements d’états de l’eau par exemple), à la chimie (modifications des molécules comme CO², H²S, NH3 ou CH4 entre autres), à la biochimie (formation du plancton, développement des plantes en liaison avec le cycle du carbone ainsi que photosynthèse pour absorber du CO² et former de l’oxygène). C’est donc une question scientifique et pas médiatico-politique, ni une question de morale et d’éthique, comme l’actualité pourrait le donner à croire. Ce n’est pas non plus une donnée d’évidence : « on voit » le climat donc on le comprend. On ne peut pas dire qu’ « on voit » la température moyenne globale de la Terre parce que celle-ci n’est en rien un paramètre directement mesurable ni qu’ « on voit » le climat. Car ce que l’on voit, c’est tout au plus la météorologie, c’est-à-dire ce qui se passe à notre échelle tandis que le climat, c’est ce qui se passe à l’échelle de millions et de milliards d’années. Or, en ce qui concerne le climat l’échelle des temps est ce qui est fondamental vu qu’on discute d’un domaine dans lequel agit le chaos déterministe, c’est-à-dire qu’un changement d’échelle change complètement le paysage. On peut avoir un hiver des plus chauds de l’Histoire localement et être en même temps dans une période froide globalement sur la Terre du point de vue météorologique global et cependant faire partie d’une période de l’histoire des climats parmi les plus froides ou encore aller irrésistiblement vers une glaciation de la Terre. Aux diverses échelles de l’espace et du temps, les facteurs qui sont déterminants, les lois physique qui agissent, les paramètres qui sont à examiner, ne sont pas les mêmes. Par exemple, localement, le relief et la végétation sont un facteur essentiel du climat : on n’a pas le même climat en montagne, du côté ensoleillé ou du côté à l’ombre, au bord de la mer et en plaine, dans une région désertique ou dans une vallée.

Si le climat est surtout abordé aujourd’hui pour dire que l’activité humaine détruirait son fonctionnement normal, la thèse dite du « réchauffement global anthropique », on se garde bien de vraiment exposer les règles de ce fonctionnement naturel, car on s’apercevrait alors que « la norme » du climat, c’est le changement brutal et pas la stabilité et qu’une période de relative stabilité est une structure fondée sur des changements brutaux, que les facteurs du climat ont une action discontinue, non linéaire, contradictoire, sans proportionnalité entre les causes et les effets et que les effets, brutaux ou pas, de la météo annuelle ne nous indiquent nullement le sens dans lequel évolue le climat à une échelle plus importante : réchauffement ou glaciation.

Que l’on dise que l’activité humaine ne doit pas trop polluer la Terre est parfaitement légitime mais il n’est pas nécessaire pour le dire de faire appel au climat, pas davantage que le climat n’avait pas besoin, avec la thèse ancienne de l’ « hiver nucléaire », d’affoler les populations à propos de la guerre mondiale thermonucléaire, les dangers d’une nouvelle guerre mondiale ne nécessitant pas la modification du climat pour être compris.

La question essentielle de la pollution de la Terre, et de son atmosphère, c’est-à-dire de l’air qui nous entoure, n’est pas du tout identique avec celle du gaz carbonique ou CO² qui, loin d’être un poison pour la vie, en est l’un des composants les plus essentiels.

Le réchauffement global n’est pas du tout le danger principal qui menacerait la vie et l’homme, ainsi que la société humaine, car c’est la glaciation qui reste une vraie menace mortelle pour la vie. Et, étant sortis d’une ancienne glaciation, tous les climatologues, qu’ils soient ou pas adeptes du réchauffement global anthropique, reconnaissent que nous allons inévitablement à terme vers une glaciation…

Du fait qu’aucun débat sérieux et scientifique n’est organisé malgré l’énorme brouhaha médiatique sur le climat, il en résulte que des affirmations absurdes, absolument fausses, aussi idiotes que péremptoires circulent, prétendant ainsi que :

- l’effet de serre serait le principal facteur du climat alors qu’il est clair que la dynamique du soleil, puis la trajectoire de la Terre autour de celui-ci qui impose la distance Terre-Soleil et l’angle des rayons solaires, puis les nuages de vapeur d’eau et enfin la capacité de réflexion des rayons ou albédo, et enfin le développement de la vie (le plancton et les plantes notamment), les courants marins, la dynamique des nuages, la formation des montagnes ou orogenèse, le volcanisme classique et le grand volcanisme (trapps) sont les principaux facteurs du climat. L’effet de serre existe mais il ne vient qu’après tous ceux que je viens de citer et ses limites doivent être discutées…. Tout d’abord, il faut savoir qu’il est une manière de garder l’énergie et pas de la produire, il faut savoir qu’il a ses propres limites puisqu’une fois les rayons infrarouges absorbés, on peut augmenter les gaz à effet de serre, ils ne rajoutent plus de réchauffement, enfin il faut savoir que la température globale n’est nullement proportionnelle à la quantité des gaz dits « à effet de serre » et qu’il y a eu des époques de grands froids avec un gaz carbonique (ou d’autres gaz à effet de serre) élevé et, inversement, des grands réchauffements avec un CO² en baisse ou très bas.

- les calottes polaires et le Groenland seraient en train de fondre ainsi que les principaux glaciers de la planète comme ceux de l’Himalaya. Là encore, il ne suffit pas d’observer ce que l’on a sous les yeux pour obtenir un fait scientifique et il ne faut pas présenter au public des faits choisis comme la seule étude des marges des calottes polaires sans donner un moyen de comprendre la formation et la reformation de celle-ci. Nous faire pleurer en particulier sur les ours blancs n’est pas sérieux quand les spécialistes de ceux-ci affirment qu’ils ne sont nullement menacés.

- le gaz carbonique serait le produit le plus dangereux de l’industrie capitaliste et le plus polluant. C’est tout à fait faux : voir par exemple les dangers du nucléaire, de l’amiante, de la chimie avec le mercure, le chrome, le plomb, qui ont mené aux pires catastrophes comme à Bhopal, avec AZF Toulouse. Les dangers principaux de la pollution atmosphérique sont les microparticules issues des automobiles et pas le CO² ! Les pires polluants atmosphériques sont notamment le formaldéhyde, les COV : méthane, hydrocarbures, aldéhydes, cétones, esters, méthanols et éthanols et on voit bien qu’on n’a pas cité là-dedans le gaz carbonique !!! On peut tranquillement en absorber sans tousser, sans attraper aucune maladie, sans effet ni à court ni à long terme !!! C’est le CO qui est un poison, ou encore les COV, pas le gaz carbonique CO² !!! On donne même de l’air enrichi de 5% en CO² aux asphyxiés pour stimuler leur rythme respiratoire ! Il faut remarquer à quel point le CO² produit par l’homme est une part infime du CO² émis ou absorbé naturellement : l’homme produit environ cinq gigatonnes quand l’eau de mer en contient 37.000 gigatonnes (chaque année, 40% de CO² atmosphérique passe dans l’océan)… Les vrais producteurs du CO² terrestre sont les volcans. Les autres puits de CO² qui en contiennent ne font que le conserver dans l’eau, dans les roches et dans les êtres vivants (essentiellement plancton et plantes). La tectonique des plaques recycle les sédiments calcaires et régénère le gaz carbonique par pyrolyse. Les sédiments marins plongent dans le magma, se réchauffent et laissent échapper du gaz carbonique qui revient dans l’atmosphère. Inversement, quand il y a beaucoup de gaz carbonique dans l’atmosphère, cela favorise la formation d’être vivants, qui utilisent ce gaz pour se former, et leurs corps, une fois morts, tombent au fond des océans, constituant des couches sédimentaires calcaires. Ces rétroactions régulent donc la présence du gaz carbonique dans l’atmosphère.

- la température globale serait très élevée par rapport à d’autres époques de l’histoire terrestre.Pas du tout ! Pour le moment, la température globale est tout à fait classique pour une interglaciaire, qui suit le « petit âge glaciaire », et le niveau des glaces de la planète y correspond tout à fait.

Parmi les bizarreries des prétendus défenseurs de la planète contre le réchauffement d’origine humaine ces déclarations :

- l’Amazonie serait « le poumon de la planète » alors qu’un poumon respire de l’oxygène et renvoie du CO² et qu’une forêt respire du CO² et renvoie de l’oxygène !!!!

- les forêts protégeraient du réchauffement alors que le bilan CO² d’une forêt est loin d’être évident, vu que la putréfaction d’une forêt produit du gaz carbonique.

Parmi les bêtises à souligner, celles du discours de François Hollande devant l’Assemblée des Nations Unies, le 28 septembre 2015 :

"Il y a des catastrophes, des tsunamis, des tremblements de terre, des îles qui vont bientôt disparaître, des côtes qui sont recouvertes, des glaciers qui fondent ; ce sont les dérèglements climatiques."

Pour ceux qui n’en croient pas leurs yeux, lire ici

Les tsunamis et les tremblements de terre sont des dérèglements climatiques... Pour Hollande seulement !!!

Les ours du Pôle devraient bien en rire, s’ils comprenaient les bêtisiers qu’on nous sert !!!

Bien entendu, vous aurez rectifié de vous-mêmes : tsunamis et tremblements de terre ne dépendent nullement du réchauffement ni du CO² mais de la tectonique des plaques, du magma et du réchauffement… du noyau terrestre qui ne dépend en rien de l’atmosphère mais de la radioactivité centrale de la Terre.

On voit ici que l’énormité de la bêtise ne nuit en rien à la médiatisation puisque les média n’ont pas beaucoup ri de l’ignorance crasse du président, organisateur du sommet du climat !!!

Et je ne cite ici que les plus grossiers des mensonges qui sont propagés dans les média comme des « vérités » d’évidence, aussi déformées que celle du réchauffement.

L’idée principale à comprendre sur le climat est qu’il n’y a aucune évidence sur ses lois, qu’il est complexe de les interpréter, que cela s’est modifié considérablement au cours de l’étude scientifique, qu’on a mille fois changé d’avis et que cela se produira encore et qu’il n’y a aucun consensus pour interpréter les questions les plus importantes sur le climat, à savoir les causes principales de l’enclenchement et de la mise en place d’une glaciation !!!

Car l’essentiel est de comprendre que ce sont les glaciations et pas les réchauffements qui sont les changements brutaux et pas graduels déterminants pour le climat.

De même qu’en météorologie, il est essentiel de comprendre que ce qui pilote ce sont les mouvements de grandes masses d’air froid issues du pôle et qui tombent sur les régions tempérées de manière brutale et imprédictible ! Et cela n’est nullement décrit pas une évolution graduelle de la température globale qui n’est qu’un effet et pas une cause…

Ceci étant dit, on n’a fait que redresser partiellement quelques contrevérités et on n’a pas encore expliqué ce qu’est vraiment le climat terrestre et ce qu’on sait actuellement de son fonctionnement.

Nous allons le faire graduellement dans ce texte et nous demandons au lecteur d’y repasser de temps en temps, car nous y répondrons successivement aux questions suivantes :

1 – Qu’est-ce que le climat, quelles sont ses régularités et ses discontinuités brutales et à quelles interrogations la climatologie vise-t-elle à répondre ?

2 – Comment fluctue l’énergie solaire, comment est-elle reçue, conservée ou perdue, à quoi sert-elle ? Qu’est-ce que l’effet de serre et quelles en sont les effets ainsi que leurs limites ?

3 – Comment le mouvement de la planète Terre autour de son étoile, le Soleil, détermine la variation de la quantité d’énergie reçue par notre planète, trois paramètres de ce mouvements déterminants les effets des saisons, de l’ensoleillement et des phases de refroidissement de la Terre ?

4 – Qu’est-ce que l’atmosphère terrestre ? Agit-elle de manière indépendante sur le climat ou en rétroaction permanente avec les océans et les continents (et notamment la formation et l’érosion des montagnes et le volcanisme) ?

5 – Qu’est-ce que les nuages ? En quoi leur formation est un élément clef de la dynamique du climat ?

6 – Qu’est-ce que le cycle de l’eau ?

7 – Qu’est-ce que le cycle du carbone et comment modifie-t-il naturellement le taux de CO² atmosphérique ? Qui produit le CO² atmosphérique non produit par l’homme et qui l’absorbe ?

8 – Qu’est-ce que la température globale et est-ce le facteur déterminant du climat terrestre ?

9 – Le taux de CO² (gaz carbonique) dans l’atmosphère est-il le facteur unique ou déterminant de l’ « effet de serre » ?

10 – Quelle importance pour le climat de l’énergie radioactive du noyau terrestre et de ses effets : tectonique des plaques, volcanisme, grand volcanisme, développement de la vie…

11 – Quel équilibre entre réchauffement et glaciation pour l’interglaciaire dans lequel nous vivons ? Quels sont les dangers les plus grands et quel moyen de distinguer l’effet naturel des fluctuations climatiques de celle de l’activité humaine ? Quelles preuves réelles d’un « dérèglement climatique artificiel » ?

12 – Les climatologues sont-ils réellement à l’origine de la thèse catastrophiste actuelle ?

13 – Déstabilisation et surchauffe décrivent-ils l’état du climat de la Terre ou celui du système économique et social qui domine le monde ?

Comme nous l’avons écrit plus haut, nous allons progressivement tenter de donner notre réponse à ces questions en apportant des éléments simples pour augmenter nos connaissances et en se gardant de prétendre que ce que l’on dira soit des vérités éternelle mais simplement des éléments de la discussion permanente qu’est la pensée scientifique…

Question 1 : Qu’est-ce que le climat, quelles sont ses régularités et ses discontinuités brutales et à quelles interrogations la climatologie vise-t-elle à répondre ?

Le temps qu’il fait aujourd’hui ou qu’il a fait cet hiver, ou encore cette année, ce n’est pas une étude climatique mais météorologique. Météo et Climat concernent tous les deux le mouvement saisonnier qui ramène régulièrement l’ensoleillement, les nuages, les pluies, les vents, la chaleur, le froid, la neige, les hautes et les basses pressions. La différence est la question de l’échelle de temps. Ce qui se passe aux grandes échelles (de 10.000 ans à des centaines de millions d’années) n’est pas une simple addition ou une moyenne des résultats à plus petite échelle. Il peut y avoir carrément une différence de lois physiques. Ce peut parfois ne pas être les mêmes types de phénomènes qui sont en cause, exactement comme les lois physiques ne sont pas les mêmes à notre échelle dite macroscopique et à celle des particules dite niveau quantique. Certains phénomènes physiques n’ont qu’un effet sur le court terme, même si c’est un effet très important à cette échelle. D’autres n’ont qu’un effet au bout de temps considérables comme des millions d’années, même si cet effet est parfois brutal (relativement) dès qu’il se déclenche. C’est le cas notamment des glaciations de la Terre, le phénomène certainement le plus impressionnant de toute la climatologie. Les calottes glaciaires des pôles et les glaciers continentaux ne sont que des restes d’une phase ancienne dans laquelle une partie plus ou moins considérable de la Terre a pu être recouverte de glace. Il y a eu parfois quatre calottes et parfois une terre en boule de glace !!! L’homme a connu des phases glaciaires plus ou moins importantes. La vie a survécu à de grandes glaciations mais celles-ci ont été parmi les phénomènes les plus destructeurs pour le vivant. Au contraire, les phases de réchauffement, même aux extrêmes, ont été des phases favorables au vivant, aux grands singes qui en ont profité pour essaimer sur la Terre, et à l’Homme qui en profité pour étendre son occupation de la Terre, pour y trouver sa nourriture par la cueillette et pour fonder son activité agricole et la civilisation qui en est résulté. L’expansion des grands singes, celles des hommes comme l’explosion de la civilisation magdalénienne, puis l’épanouissement des sociétés néolithiques et l’agriculture du croissant fertile, pour ne citer que quelques exemples marquants, ont tous bénéficié de hausses des températures. Par contre, tous les grands froids ont été marqués par des destructions massives des êtres vivants et ont provoqué des catastrophes pour les hommes quand ils les ont vécues. Il n’est pas nécessaire d’avoir partagé la vie des esquimaux pour comprendre que la glaciation sera une catastrophe pour l’humanité !

Le climat n’est pas le produit d’un seul facteur que serait la température globale de la terre. Au niveau météorologique déjà on étudie la rétroaction de trois facteurs qui sont la température (locale), la pression locale de l’air (poids de la couche d’air qui est au-dessus), et les vents (déplacement de l’air des zones de haute pression vers les zones de basse pression). Ces trois facteurs physiques, rétroagissant entre eux de manière non-linéaire (pas de proportionnalité entre les causes et les effets) fondent ce que l’on appelle une situation de chaos déterministe (c’est le cas pour tous les phénomènes physiques non-linéaires concernant au moins trois facteurs rétroagissant). Des structures durables peuvent en découler dès que la dynamique atteint ce que l’on appelle « un col » (l’expression donne une bonne idée de la forme des courbes en trois dimension), mais cela ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’un ordre momentané fondé sur le désordre. Déjà, on constate des « effets de pointe », c’est-à-dire des déstabilisations brutales et radicales qui sont naturelles (aucun rapport avec un dérèglement lié à l’activité humaine puisque de telles déstabilisations se produisent bien avant l’apparition de l’homme !!!).

Parler de climat global terrestre est nécessaire même s’il est évident qu’il y a des disparités considérables en fonction de la position entre l’équateur et les pôles. En effet, l’énergie, tout comme les éléments comme l’eau, l’oxygène ou le gaz carbonique sont redistribués au bout d’un certain temps sur l’ensemble du globe par les vents, les courants marins, l’atmosphère, l’érosion, les pluies ou les êtres vivants. L’énergie solaire (l’essentiel de l’énergie sur Terre n’est pas produite mais reçue) captée et conservée par la Terre dépend essentiellement de l’angle que font les rayons solaires avec le sol de la terre qui les reçoit. Ce n’est pas un hasard si le terme climat vient du grec « klima » qui veut dire obliquité car l’obliquité des rayons est le facteur essentiel. Un rayon plus oblique distribue la même énergie sur une surface plus grande et donc bien moins d’énergie par unité de surface. Il en résulte des climats différents suivant la latitude : climat équatorial, climat tropical, climat tempéré, climat froid et enfin climat polaire.

Le climat est le ballet incessant entre des facteurs contradictoires qui se combattent sans cesse et qui ne cessent jamais d’agir pour détruire l’équilibre précédent. Le simple fait qu’il s’agisse d’un phénomène physique dans lequel une énergie est sans cesse apportée de l’extérieur nous indique qu’on est dans « la physique du non-équilibre ». Dans cette physique, des structures émergentes peuvent apparaître et durer. Nous vivons dans l’une d’elles. Mais ces structures ne sont nullement stables et elles sont fondées sur des rétroactions contradictoires et non-linéaires qui entraînent des changements brutaux et une imprédictibilité liée à la « sensibilité aux conditions initiales » appelé encore « effet papillon ».

Quels sont les phénomènes physiques essentiels du climat terrestre ? Eh bien, c’est d’abord l’énergie solaire émise, c’est-à-dire la dynamique de l’étoile qui transforme par radioactivité nucléaire l’hydrogène en hélium puis en d’autres noyaux plus lourds, tout en émettant une énorme énergie par rayonnement, cette énergie rayonnée équilibrant la gravitation énorme de l’étoile. A grande échelle, ce qui compte est l’état du stock d’hydrogène puis d’hélium. Le fonctionnement de l’étoile n’est pas du tout le même au début, quand il n’y a que de l’hydrogène puis quand l’hélium existe en quantité, puis quand l’hydrogène est en voie d’épuisement et ainsi de suite. Ce sont des grandes phases très longues de la vie de l’étoile. Tellement longues que nous ne les vivons pas… Ces phases concernent essentiellement le noyau de l’étoile. Pour nous, l’essentiel est à une tout autre échelle et se passe en surface de l’étoile. L’un des facteurs clefs de notre ensoleillement est le mouvement de convection qui amène une grande quantité d’énergie solaire en surface, mouvement de masse marqué par les tâches solaires. Faible tâches sur le soleil signifie grands froids sur Terre comme lors du « petit âge glaciaire » (1550-1850) ! Mais nous verrons que les grandes glaciations n’obéissent pas à ce phénomène. Elles dépendent d’abord de la position de la Terre par rapport au Soleil, de sa distance bien sûr, mais aussi de l’angle de l’axe des pôles autour de laquelle la Terre tourne sur elle-même, avec le plan de la rotation de la Terre autour du Soleil. Ces phénomènes d’astrophysique sont plus déterminants que ceux de la géophysique (atmosphère, océans, continents), du moins à grande échelle…

Question 2 : Comment fluctue l’énergie solaire, comment est-elle reçue, conservée ou perdue, à quoi sert-elle ? Qu’est-ce que l’effet de serre et quelles en sont les effets ainsi que leurs limites ?

La Terre reçoit du Soleil une énergie équivalente à 10.000 fois la consommation d’énergie de toute l’humanité. L’homme consomme infiniment moins d’énergie que le fonctionnement géophysique et biologique de la Terre. Une grande partie de cette énergie est consommée dans le cycle de l’eau (les transitions entre glace, eau liquide et eau sous forme de vapeur), dans les courants marins, dans les vents, dans la formation des nuages (il faut monter de l’eau en altitude et l’y maintenir par des courants internes au nuage), dans les tempêtes et cyclones, dans la formation des êtres vivants, etc…

Par exemple, la seule énergie consommée pour la circulation atmosphérique correspond à l’énergie dissipée dans l’explosion d’une bombe thermonucléaire d’une mégatonne par seconde !!!

Comme on l’a déjà dit, l’énergie solaire nous parvient par le rayonnement et une grande partie de celle-ci est déjà renvoyée dès son arrivée dans la haute atmosphère, ou plus tard par les nuages, ou encore par la réflexion sur la surface terrestre. Une grande partie de l’énergie solaire est ainsi perdue irrémédiablement et très peu de l’énergie solaire est utilisable par l’homme. L’essentiel de l’énergie solaire est transformée en chaleur. L’énergie est captée par la matière (des nuages ou du sol) et réémise en rayons infrarouge puis réabsorbée en chaleur. Bien entendu, dès que l’on entend parler de capter les infrarouges et de réchauffement de la Terre, on pense au CO² atmosphérique parce que les média et les gouvernements ont propagé l’idée que le CO² serait le principal responsable de la capacité de la Terre à capter les rayons infrarouges réémis par la Terre grâce à l’« effet de serre ». Cette expression est particulièrement malheureuse parce que ce qui se passe dans une serre est très différent : l’air y est retenu par des bâches ou des verres transparents. Par contre, en ce qui concerne la terre, il s’agit d’un système ouvert vers l’extérieur. Un autre point est à soulever : le lien entre quantité du CO² et température est bien plus complexe qu’un effet de serre. Il y a à cela une raison fondamentale : la température terrestre qui augmente provoque une augmentation du CO² atmosphérique parce que les eaux chauffées permettent moins bien d’absorber le gaz carbonique que des eaux plus froides.

La reconstitution des températures du passé (basées sur l’incorporation et la proportion de divers isotopes radioactifs, liée elle même à la température) et de la teneur en CO² de l’atmosphère, connue par l’analyse des bulles de gaz contenues dans la glace de l’Antarctique, met en évidence un phénomène curieux, confirmé par plusieurs articles : la température atmosphérique augmente avant que la teneur en CO² n’augmente. Les océans, qui pourtant possèdent une formidable inertie thermique (ils sont lents à changer à perdre leur énergie acquise), voient leur température augmentée 800 ans avant que l’eau de surface et l’atmosphère ne se réchauffent... Certains chercheurs en concluent que l’augmentation récente du CO² atmosphérique n’est, en partie du moins, qu’une conséquence du réchauffement, et pas sa cause (car l’eau, plus chaude, dissout moins de CO², lequel se retrouve davantage accumulé dans l’atmosphère) alors que d’autre arguent qu’il s’agit là d’un artefact causé par le temps nécessaire pour que le CO² atmosphérique se trouve piégé dans les glaces de l’antarctique, ce décalage entre CO² et température n’étant qu’apparent. Il n’en reste pas moins que ce décalage temporel jette une ombre sur l’existence d’un rapport de causalité simple et direct entre la teneur en CO² de l’atmosphère, le climat global et son réchauffement. Ce doute est conforté par la simultanéité de la disparition du méthane atmosphérique et de la baisse des températures que l’on retrouve dans les enregistrements glaciaires antarctiques : comment expliquer un délai d’incorporation qui ne concernerait que le CO² et pas les autres gaz atmosphériques ? Une partie du problème demeure irrésolue.

Il convient également de remarquer que les gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique, qui absorbent des rayons infrarouges chauffent et se dilatent, deviennent plus légers que l’air environnant et montent. Ces gaz rendent donc leur chaleur à la haute atmosphère au lieu de la transmettre au sol terrestre…

L’essentiel de l’énergie solaire est renvoyée dans l’espace : trois photons sur dix sont renvoyés dans l’espace par la haute atmosphère et 20% de l’énergie absorbée par la haute atmosphère est ensuite renvoyée dans l’espace. C’est dire que des phénomènes de conservation comme l’effet de serre ont une capacité limitée par le fait qu’on ne peut conserver que ce qui est déjà parvenu et qu’avec l’effet de serre on ne peut pas faire plus que conserver : on ne peut pas produite énergie et chaleur.

Personne ne peut nier l’existence d’un effet de serre naturel qui permet une conservation plus longue du réchauffement solaire mais ce qui est douteux c’est l’importance de l’effet de serre causé par l’homme.

On peut le vérifier en examinant s’il serait exact que toute augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère ait engendré une hausse des températures terrestres et qu’inversement toute baisse du CO² ait engendré une baisse des températures. Eh bien, ce n’est pas le cas.

De nombreuses périodes climatiques manifestent un mouvement contradictoire entre taux de CO² et température. Par exemple, il y a eu une embellie climatique, avec un fort réchauffement, au Miocène (entre 17 millions d’années et 15 millions d’années) : c’est ce qu’on appelle l’optimum Miocène et c’est cette période de réchauffement qui a permis la première « sortie d’Afrique », celle des grands singes. Cette embellie qui dure deux millions d’années, a été complètement à contre-courant des tendances du niveau de gaz carbonique atmosphérique sont en très forte diminution. En l’occurrence, le climat n’est pas d’abord déterminé par le CO² mais semble plutôt découler au moins en partie de la modification des courants océaniques causée par l’ouverture d’un passage entre l’océan Atlantique et l’océan Arctique.

Un autre exemple : le Dévonien, entre 416 millions d’années et 359,2 millions d’années. C’est l’une des phases les plus intéressantes et étonnantes de l’ère primaire. C’est là que les petites plantes, les fougères puis les arbres vont coloniser les surfaces continentales. C’est une révolution à plus d’un titre. Outre les nouvelles formes de vie, de nouveaux processus et de nouveaux réservoirs apparaissent qui stockent le gaz carbonique par leurs développements à la fois aérien et racinaire. La lignine, par exemple, est un moyen de stockage d’une quantité considérable de carbone et c’est un stockage durable. Le cycle du carbone va donc s’en trouver perturbé de manière massive. On évalue l’évolution du taux de CO² pendant cette période comme un passage de 3.000 ppmv à 1.000 ppmv. Le CO ² atmosphérique est massivement pompé. On pourrait s’attendre à une chute impressionnante des températures dans la seconde partie du Dévonien. Et pourtant, les températures océaniques montrent une très grande stabilité voire une légère augmentation. En cause probablement la modification de l’albédo de la planète. Comme on le voit, une fois encore, le CO² est un facteur mais pas un facteur isolé, indépendant des autres, super-puissant, déterminant ni le plus important.

Un dernier exemple, beaucoup plus récent : de 1940 à 1970, la température globale décroît beaucoup alors que le CO² atmosphérique augmente massivement. Il est donc clair que, même avec la production massive de CO², il n’y a aucun automatisme à l’augmentation des températures.

Cela démontre au moins que le facteur « effet de serre du CO² » n’est pas aussi important que prétendu, que l’effet de serre dû à l’homme (dit anthropique) est une part minime de l’effet de serre naturel (au moins cinquante fois plus grand) et qu’il existe d’autres facteurs qui ont été parfois prépondérants.

Question 3 : Comment le mouvement de la planète Terre autour de son étoile, le Soleil, détermine la variation de la quantité d’énergie reçue par notre planète, trois paramètres de ce mouvements déterminants les effets des saisons, de l’ensoleillement et des phases de refroidissement de la Terre ?

L’autre facteur qui serait prépondérant sur l’effet de serre est certainement le mouvement de la Terre autour du Soleil. Plus la Terre est proche du Soleil, plus elle reçoit d’énergie par unité de surface. Plus le mouvement de la Terre est proche de celui d’un cercle (moins sa trajectoire est elliptique), moins notre planète s’éloigne du Soleil et plus elle est chaude. Plus les rayons solaires sont verticaux quand ils arrivent au sol, plus il y a d’énergie par unité de surface. Plus ils sont obliques, moins il y en a. Si ces différents facteurs agissent dans le même sens, on peut avoir soit un réchauffement soit un refroidissement global. Par exemple, il y a une tendance à la glaciation si on a à la fois une trajectoire de la Terre très elliptique et, en même temps, un solstice d’hiver (moment où le jour solaire sur Terre est le plus court) se produit lorsque la Terre est à l’aphélie (la Terre étant le plus loin du Soleil).

Trois paramètres (qui sont trois angles) décrivent ainsi ces mouvements de la Terre par rapport au Soleil qui ont un effet déterminant sur le réchauffement ou la glaciation de notre planète :

- l’excentricité (qui marque à quel point la trajectoire de la Terre s’éloigne du cercle et devient elliptique)

- l’obliquité (qui indique l’ampleur des variations saisonnières liées à l’inclinaison d’angle entre l’axe des Pôles, ou axe de rotation de la Terre sur elle-même, et le plan de l’écliptique dans lequel se déplace la Terre autour du Soleil)

- la précession des équinoxes (l’équinoxe est le point extrême opposé au solstice), qui marque le déplacement des solstices d’hiver et d’été, est le mouvement de l’axe de rotation terrestre autour de la perpendiculaire au plan de l’écliptique.

Les variations orbitales précédemment citées sont la cause principale des modifications d’ensoleillement de la Terre à l’échelle de centaines de milliers et de millions d’années. Ce n’est cependant pas la seule cause d’entrée dans des périodes de glaciations ou de réchauffement car il faut plusieurs sortes de rétroactions positives pour qu’un renversement de tendance s’enclenche.

Des causes moins déterminantes peuvent alors interagir, permettant ou empêchant l’entrée dans une phase nouvelle de réchauffement ou dans une phase de glaciation.

Rappelons que les hauts et les bas climatiques, les glaciations et les réchauffements, sont le produit des modifications du mouvement de rotation terrestre autour du soleil et de rotation de la terre sur elle-même. Ce mouvement se modifie au cours du temps, en suivant les variations quasi-périodiques de trois paramètres : l’excentricité avec une périodicité d’environ 100 000 ans, la précession avec une période de 22 000 ans, et l’obliquité avec une période de 40 000 ans. Si on figure dans des graphiques, en plus de l’excentricité, la précession des équinoxes et en dessous l’obliquité, la somme des trois graphiques correspond assez bien à l’évolution de température. Elle est mesurée ici par la méthode de calcul de la proportion de l’isotope de l’oxygène O18. Un isotope est l’une des formes instables de l’atome et dont la proportion dépend de la température.

Que représentent ces paramètres appelés excentricité, précession et obliquité et qui déterminent le climat ? * L’excentricité de l’ellipse que parcoure la terre dans son mouvement autour du soleil est une caractéristique de la courbe. On sait en effet que la trajectoire n’est pas tout à fait circulaire. Une excentricité nulle signifierait que la trajectoire est circulaire et plus l’excentricité est importante plus la trajectoire est allongée. L’excentricité détermine donc l’importance des écarts entre le maximum et le minimum de la distance terre-soleil. * La précession est le phénomène qui perturbe le mouvement de la terre lorsqu’il y a équinoxe. En effet, la terre n’est pas une boule parfaite. Renflée dans la zone équatoriale, la planète a mouvement de rotation de son axe, comme une toupie, mouvement qui est accentué quand soleil et lune sont dans l’alignement.. * L’obliquité, c’est-à-dire l’inclinaison de l’axe de rotation de la terre sur elle-même par rapport au plan de rotation de la terre autour du soleil, est également un paramètre variable et qui détermine l’importance de l’écart entre les saisons. Quand c’est le nord qui penche vers le soleil, c’est l’été.

Mouvement de la terre et climat sont reliés. Ainsi la rotation de la terre est ralentie l’hiver, freinée par les marées, modifiée par des courants marins et par des phénomènes climatiques comme le courant marin El Nino. L’orientation de l’axe terrestre varie et modifie la place de l’équateur et des pôles thermiques, variation qui est un élément déterminant du climat. L’équateur, zone qui absorbe l’essentiel de l’énergie solaire, suivant sa place par rapport aux continents et aux océans, détermine la quantité d’évaporation donc l’importance des nuages et des vents. Les pôles thermiques, centres du froid, bloquent d’autant plus d’eau sous forme de glace qu’ils sont ou non situés dans une zone possédant une plaque continentale. Nous avons cité là les principales causes des changements climatiques globaux, notamment la succession de périodes glaciaires puis de réchauffement qui se sont succédé. Elles ont eu lieu sans aucune intervention humaine puisque l’homme n’existait pas sauf lors de la dernière petite glaciation. Il y a bien d’autres phénomènes climatiques fondamentaux sur lesquels l’homme n’a aucune influence et qui sont déterminants dans l’établissement du climat : cyclones, courants marins, courants aériens, aérosols volcaniques, pour ne prendre que ces exemples. Ces évolutions climatiques à grande échelle n’ont pas été la somme de petites modifications dans le même sens à petite échelle, contrairement à ce qu’une conception linéaire du réchauffement et du refroidissement pourrait faire croire. Au contraire, à petite échelle, il y avait une autre agitation avec là aussi succession de hauts et de bas climatiques. Et cela pour chacun des différents facteurs du climat comme la température, la pression, les vents, la pluviosité et la composition de l’atmosphère en différents gaz. La question de l’échelle d’intervention humaine se pose donc en ce qui concerne le réchauffement. C’est la limite entre des phénomènes naturels où l’homme est trop petit pour interagir et ceux sur lesquels il a une action. Par exemple, nous savons que notre activité peut modifier un peu l’atmosphère. Par exemple, avec la pollution aux gaz chlorés dits CFC, on craint effectivement que cela puisse agir sur la perte d’ozone au dessus des pôles. Au pôle, la pollution agit d’autant plus aisément qu’il y a un micro-climat dû à un tourbillon d’air qui la piège, tourbillon appelé " le vortex ". Mais, encore une fois, rappelons que ce n’est pas du tout le même phénomène que l’effet de serre. Modifier l’ensemble du climat est à une tout autre échelle.

Question 4 : Qu’est-ce que l’atmosphère terrestre ? Agit-elle de manière indépendante sur le climat ou en rétroaction permanente avec les océans et les continents (et notamment la formation et l’érosion des montagnes et le volcanisme) ?

L’atmosphère est le maintien par gravitation d’une couche de gaz autour de la boule terrestre. Elle est en moyenne composée de 21% d’oxygène, 78% d’azote et quelques autres gaz en proportion plus faible dont la vapeur d’eau, le méthane, le gaz carbonique…

L’atmosphère terrestre est constituée par les couches de gaz, de gouttelettes, de poussières et de cristaux de glace qui entourent la Terre. On distingue essentiellement quatre couches atmosphériques qui ont des caractéristiques diverses : la troposphère (du sol à 10 km d’altitude), la stratosphère (de 10 à 50 km d’altitude), la mésosphère (de 50 à 80 km d’altitude) et la thermosphère (plus de 80 km d’altitude).

Aux diverses altitudes, les températures changent, les pressions aussi, ainsi que la composition de l’air, les courants d’air et différents phénomènes.

L’atmosphère ne peut absolument pas agir directement et indépendamment sur les climats. Elle ne fait que rétroagir sur les autres facteurs primordiaux : les océans et les continents. On ne peut pas isoler un facteur du climat des autres facteurs. On ne peut pas isoler un des éléments ou un des paramètres et c’est pourtant exactement ce qui est fait actuellement dans la thèse qui privilégie le contenu en gaz à effet de serre de l’atmosphère terrestre. On ne peut pas isoler le CO² atmosphérique du CO² des continents et de celui des océans, ni isoler le CO² contenu dans la matière inerte (gaz, liquides ou solides) de celui contenu dans le vivant (en particulier dans les plantes et le plancton). De même, on ne peut pas isoler la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère de l’eau liquide des océans, des fleuves ou des précipitations et de l’eau solide des calottes polaires et des glaciers. L’atmosphère est sans cesse en rétroaction avec les océans et les continents, les gaz échangeant sans cesse avec les liquides et les solides terrestres. Le CO² atmosphérique n’est pas le pilote du cycle du carbone mais un élément de la chaine des transformations du carbone, qui dépend lui aussi des autres éléments. Les océans absorbent massivement le CO² atmosphérique. Le vivant transforme le carbone atmosphérique en roches sédimentaires et le magma, chauffé par le noyau radioactif de la Terre, dissous les roches sédimentaires, renvoyant le CO² dans l’atmosphère. Ainsi, le soleil n’est pas le seul pilote de ce qui se passe dans l’atmosphère et le noyau terrestre, via la tectonique des plaques intervient par mille moyens que sont les dorsales, les volcans habituels et le grand volcanisme (trapps d’Inde, de Sibérie ou d’Ethiopie), orogenèse et effet sur l’érosion des roches, etc… Un seul facteur qui n’est même pas un paramètre effectif (la température globale par le réchauffement), une seule molécule (le CO²), un seul mécanisme physique (l’effet de serre alors que les mécanismes inverses ou opposés fonctionnent rétroactivement), tout cela n’est rien d’autre qu’une conception très fausse du climat. C’est tout le contraire de ce que l’on constate, à savoir, à toutes les échelles, la rétroaction de trois facteurs et la mise en place de structures, durables mais non stables, émergentes et non préexistantes, issues d’une dynamique non-linéaire et non proportionnelle à un seul facteur, parce qu’à toutes ces échelles on constate la rétroaction de trois facteurs :

- Soleil, Atmosphère, Terre

- Haute atmosphère, atmosphère intermédiaire, surface terrestre

- Ecorce terrestre, magma, noyau terrestre

- Continents, volcans, magma

- Equateur, zones tempérées, pôles

- Hautes pressions, basses pressions, fronts de perturbations

- Paramètres du mouvement de la Terre autour du Soleil : excentricité, précession, obliquité

- Température, pression, vents

- Cycle du carbone/cycle de l’eau/cycle de l’oxygène

- Continents, océans, atmosphère

- Glaciation, réchauffement, interglaciaire

- Océans, nuages, précipitations

- Albédo, nuages, effet de serre

La loi des trois corps de Poincaré et les études de Prigogine comme celles du chaos déterministe, notamment celles de Lorentz pour le climat, démontrent que la rétroaction de trois facteurs dans des lois non-linéaires produisent des dynamiques qui ne ressemblent nullement à des lois reliées à un seul facteur dont la croissance entraîne une évolution proportionnelle de la réalité, en l’occurrence du climat.

Question 5 : Qu’est-ce que les nuages ? En quoi leur formation est un élément clef de la dynamique du climat ?

Dans le domaine des nuages, on assiste là encore à des structures émergentes issues du désordre, fondées sur trois niveaux :

- les nuages d’altitude constitués de cristaux ou « cirro » (eux-mêmes divisés en trois niveaux cirrus, cirro-cumulus et cirro-stratus)

- les nuages d’étage moyen constitués de gouttes et de cristaux ou « alto »

- les nuages d’étage inférieur constituées de gouttelettes ou de brouillard ou « strato »

L’importance des nuages dans le climat est considérable et ils peuvent favoriser aussi bien le réchauffement que le refroidissement. L’impact des nuages, en température, en captation de la chaleur ou en renvoi des rayons solaires, est 40 fois supérieur à celui des gaz à effet de serre Les nuages de gouttelettes d’eau de basse altitude refroidissent la Terre alors que ceux de glace de haute altitude la réchauffent.

La vapeur d’eau des nuages a un effet de serre plus grand que le CO² mais l’autre effet des nuages est la modification de l’albédo de la Terre, c’est-à-dire du pouvoir réfléchissant pour les rayons solaires.

La capacité des nuages à se modifier sans cesse est considérable. Ils s’adaptent à très grande vitesse au réchauffement ou au refroidissement local et d’autant plus facilement que les surface d’eau de la planète sont considérablement et que tout réchauffement de ces surface d’eau entraîne un accroissement de la condensation en nuages qui, lui, peut provoquer un refroidissement rapide et important.

La capacité des nuages à tenir compte des changements des conditions existantes (température, pression, vents) provient du fait que l’état gazeux est plus sensible aux changements que les états solide et liquide. Ainsi, l’inertie calorique des gaz est moins importante que celle des liquides et des solides. Les gaz conservent moins longtemps la chaleur et le froid que les solides ou les liquides.

Les nuages ne sont pas des formes fixes. Ils sont en perpétuelle transformation. Ils sont également des formes émergentes qui disparaissent au bout de temps assez courts pour réapparaître ensuite…

Ce sont des états momentanés de l’eau qui s’appuient sur des poussières présentes dans l’atmosphère pour se condenser.

Ce qui permet au nuage d’avoir les propriétés précédemment citées est le fait qu’il émerge à la transition de plusieurs niveaux d’organisation et donc de plusieurs lois. Il est dépendant d’abord de la pesanteur qui l’amène à tomber sur la Terre. Mais il est mû également par des courants ascendants et descendants de l’atmosphère, provenant des différences de températures et provoquant des différences de densité gazeuse. Les corps les plus denses tombant les premiers, les moins denses ont tendance à monter or les moins denses sont les plus chauds. Ce qui amène l’adage selon lequel « l’air chaud monte ».

L’autre phénomène déterminant est celui dit de la « pression de l’air ». C’est encore un phénomène gravitationnel. En effet, la Terre exerce une force gravitationnelle sur l’atmosphère et l’air a un certain poids. Il en découle qu’au dessous d’une masse d’air, on ressente une force d’autant plus grande que cette masse est plus pesante.

La dynamique de la météorologie est fondée sur des structures auto-organisées comme les nuages ou les états de la neige qui sont des états qui sautent d’un niveau à un autre et dont la base est l’interaction entre des paramètres comme la force des vents, la pression, la température, le degré d’humidité dans l’air et l’ensoleillement (chaleur et fréquence du rayonnement). On pourrait croire que les moyennes décrivent une réalité continue mais il suffit de constater que les états décrits sautent d’un équilibre à un autre très différent de manière brutale pour constater que cela est faux. Ainsi, les nuages ont des structures et des niveaux d’altitude très différents quand on passe d’un équilibre à un autre. Les états de la neige ou de la glace connaissent les mêmes types de sauts. Les états de la météorologie sont eux aussi des discontinuités brutales. La raison fondamentale en est qu’il n’y a jamais un seul facteur mais au moins trois fondamentaux qui rétroagissent et le chaos qui en résulte ne peut trouver que des sauts qui sont des équilibres instables lointains les uns des autres.

Les nuages ont une relation avec la chaleur qui chauffe les surfaces d’eau sous-jacentes mais aussi une relation avec la longueur d’onde des rayons. Par exemple, les nuages d’altitude n’entraînent pratiquement pas de baisse de l’intensité du rayonnement reçu par la Terre tandis que les nuages bas diffusent une grande partie des rayons UV vers l’atmosphère extérieure.

L’aspect d’un nuage dépend de la lumière qu’il reçoit, de la nature, de la dimension, du nombre et de la répartition des particules qui le constituent. Les gouttelettes d’eau d’un nuage proviennent de la condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air. La quantité maximale de vapeur d’eau (gaz invisible) qui peut être contenue dans une masse d’air est fonction de la température : plus l’air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau.

Les nuages se forment selon deux processus : la convection et le soulèvement progressif de la masse d’air.

La dissipation des nuages à l’inverse de leur formation se produit lorsque l’air environnant subit un réchauffement et donc un assèchement relatif de son contenu en vapeur d’eau puisqu’un air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau qu’un air froid. Ce processus est favorable à l’évaporation, ce qui dissipe les nuages.

Lorsqu’un air saturé (qui contient le maximum possible de vapeur d’eau) se refroidit, son humidité saturante diminue. La vapeur d’eau en excès se condense en fines gouttelettes pour former des nuages. C’est l’ascendance de l’air qui en est la cause la plus fréquente. Le couple évaporation-condensation permet donc un important transfert vertical d’eau et de chaleur. L’eau retombe parfois sur place mais le plus souvent, la vapeur d’eau (et l’énergie potentielle qu’elle représente), ainsi que les nuages, sont transportés par les vents, sur de très longues distances des régions chaudes où l’évaporation est maximale, vers les régions plus sèches et plus froides. Ainsi s’explique l’origine des pluies.

Une part considérable de l’énergie solaire est consommée dans les nuages. Les nuages sont même considérés comme la probable source d’énergie inépuisable de l’avenir…

L’effet de serre est beaucoup moins considérable sur la température que celui des nuages, effet de réchauffement comme de refroidissement. En gros, on peut dire que les nuages de haute altitude refroidissent l’atmosphère terrestre alors que les nuages de basse altitude la réchauffent. Mais, vu la souplesse de formation et de disparition des nuages, ceux-ci s’adaptent aux situation et mènent à une régulation atmosphérique.

Les nuages, un exemple de structures fractales auto-organisées issues du désordre

Les nuages ne sont qu’une partie du cycle de l’eau sur la planète Terre, une planète très largement couverte de surfaces d’eau.

Question 6 : Qu’est-ce que le cycle de l’eau ?

L’eau existe sur Terre sous les trois états : solide, liquide et gazeux et les trois états coexistent sur terre comme dans l’atmosphère.

Tout comme l’oxygène, l’eau n’est pas une ressource originelle de la planète Terre. Représentant 1 360 millions de km3, 70% de la surface de la planète, elle est certainement venue en grande partie de l’extérieur, lors d’un bombardement de la Terre par des météorites.

Sous l’effet du soleil, l’eau s’évapore et monte vers l’atmosphère. On estime à 1 000 km3 l’eau des océans qui, chaque jour, s’évapore. Dans les basses couches atmosphériques, elle emmagasine de la chaleur et monte ainsi. Peu à peu, elle se refroidit tout en étant redistribuée par les courants atmosphériques. L’action du froid condense cette eau qui retombe sous forme de précipitations (neige ou pluie). 61 % de cette eau s’évapore, 16 % ruisselle et rejoint les cours d’eau et 23 % s’infiltre et alimente les nappes et rivières souterraines.

La masse d’eau totale de l’hydrosphère n’évolue pas au cours des années, elle reste toujours constante : l’eau s’évapore, forme la vapeur d’eau qui, en se transformant en pluie, va alimenter les mers, les cours d’eau et les nappes souterraines. On peut appliquer au cycle de l’eau la fameuse phrase de Lavoisier : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

L’eau change d’état au cours de son cycle, passant de l’état gazeux à l’état liquide ou à l’état solide. Cependant, sa quantité est restée inchangée depuis quatre milliards d’années, date de son apparition sur terre.

Dans l’atmosphère, l’eau est surtout présente à l’état de vapeur. Puis sous l’effet du refroidissement, l’eau passe de l’état de vapeur à l’état liquide. Cette eau liquide est concentrée dans les nuages puis dans les précipitations.

Une fois que l’eau a atteint le sol, son cycle va se dérouler de façon essentiellement liquide. Seule une toute petite partie de cette eau est en mouvement, la grande majorité étant stockée dans les nappes souterraines. Une partie de l’eau est utilisée par les plantes, le reste est drainé vers les rivières ou dans les nappes. Les racines des plantes vont capter l’eau, qui s’évaporera ensuite par le système de transpiration des feuilles. Cette transpiration constitue de la vapeur d’eau. De la même façon, les lacs, les océans, vont évaporer une partie de leur eau.

La Terre est une machine qui recycle l’eau en permanence de manière naturelle. Les prélèvements humains sont infimes comparés à la circulation globale.

L’eau terrestre se renouvelle selon un cycle dont les moteurs sont l’énergie solaire et la gravité. L’eau s’évapore, se condense dans les nuages et retombe en pluie ou en neige au-dessus des terres et des mers. Une faible part ruisselle vers les océans, le plus grand des réservoirs. Avant de participer au cycle, une molécule d’eau reste une semaine dans l’atmosphère ou dans les êtres vivants, 16 jours dans les rivières, 17 ans dans les lacs, 1 400 ans dans les eaux souterraines, 2 500 ans dans les océans, jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’années dans les calottes glaciaires.

Question 7 : Qu’est-ce que le cycle du carbone et comment modifie-t-il naturellement le taux de CO² atmosphérique ? Qui produit le CO² atmosphérique non produit par l’homme et qui l’absorbe ?

Le cycle du carbone est un processus physique de la planète qui est directement connecté avec le développement du matériel biochimique, c’est-à-dire du vivant. Le carbone est l’un des éléments essentiels de la vie, telle qu’elle existe aujourd’hui sur Terre. La carbone est partout : dans les océans, dans les roches et dans l’atmosphère.

L’élément Carbone est un des principaux constituants des organismes vivants : faune, flore, fonge, microbes, mais l’essentiel du carbone présent sur Terre l’est sous forme fossile, piégé sous le sol où le vivant l’a accumulé depuis plusieurs milliards d’années. Il résulte directement ou indirectement de la photosynthèse qui a eu lieu dans les paléoenvironnement qui se sont succédé depuis l’apparition des premières espèces photosynthétiques.

Quant aux échanges annuels de carbone (CO2) entre l’atmosphère et la Terre, leur plus grande partie est naturelle :

• 60 Gigatonnes entre la végétation et l’atmosphère ;

• 90 Gigatonnes entre l’océan de surface et l’atmosphère ;

• 40 à 50 Gigatonnes entre l’océan de surface et la vie marine.

1 Gigatonne = un milliard de tonnes

Tous les ans, 90 gigatonnes de carbone sont rejetées par les eaux marines chaudes tandis qu’une quantité équivalente est absorbée par les eaux froides. En dix ans, tout le stock de carbone est échangé entre atmosphère et océan.

130 gigatonnes de carbone par an sont absorbés par les plantes pour effectuer la photosynthèse de printemps et d’été.

L’eau de mer contient 37.000 gigatonnes de carbone. Les plantes en contiennent 550 gigatonnes. L’atmosphère en contient autant. Les sols contiennent 1500 gigatonnes de carbone. L’ordre de grandeur des émissions de CO² actuelles dans l’atmosphère est de 5,5 gigatonne par an.

Chaque année, 40% du CO² introduit dans l’atmosphère passe dans l’océan.

Les échanges de CO² entre atmosphère, océan et végétation sont permanents. La concentration du CO² dissous dans l’océan dépend de la température de l’eau. Plus sa température est basse, plus l’eau peut contenir de CO² dissous. Dès que l’eau se réchauffe, elle dégaze. Or l’eau circule entre les mers et océans de manière à aller d’un pôle chaud vers un pôle froid puis inversement. Cela signifie qu’elle commence par absorber le CO² puis par le rejeter dans l’atmosphère. En même temps que ces courants marins servent de thermostat à la planète, ils régulent donc le CO² atmosphérique. D’autre part, la température modifiant la densité et le poids, les eaux froides auront tendance à plonger et les eaux chaudes à venir en surface, et ainsi les gaz pris à l’atmosphère ont tendance à être emmenés en profondeur.

Le carbone est capable de se combiner de multiples manières à diverses molécules et divers atomes pour donner le gaz carbonique (avec l’oxygène, entrant ainsi dans les cycles de la photosynthèse) mais aussi pour donner les carbonates et des molécules plus complexes qui sont celles du monde vivant dont les liens entre les atomes de carbone est le squelette des macromolécules auto-organisées. Les durées de vie des composés du carbone sont extrêmement variées : de quelques jours pour les micro-organismes des divers planctons à plusieurs centaines d’années pour les roches carbonatées.

Le gaz carbonique passe de l’eau à l’air dans un sens comme dans l’autre et celui dissous dans l’eau sert à la fabrication du plancton et du phytoplancton, des coraux et des sédiments (qui tombent au fond des océans, entrainant une fixation beaucoup plus durable, seulement interrompu par le réchauffement dû au magma et au volcanisme).

Chaque année, cent gigatonnes de carbone sont échangées entre l’atmosphère et l’océan, soixante gigatonnes entre l’atmosphère et la biosphère continentale.

Bien entendu, on entend surtout parler aujourd’hui du carbone beaucoup plus pour mentionner l’ « effet de serre » du gaz carbonique que pour souligner le rôle du carbone dans la production des êtres vivants dont il est pourtant l’élément primordial, étant le fondement même de la structure des molécules du vivant.

En réalité, le gaz carbonique est très loin d’être le « gaz à effet de serre » le plus important. L’ajout d’une molécule de méthane dans l’atmosphère produit un effet de serre quarante fois supérieur à l’ajout d’une molécule de gaz carbonique. Et, en plus, c’est la vapeur d’eau des nuages qui représente l’action la plus importante sur le plan radiatif pour la planète.

L’une des raisons qui rend difficile d’attribuer un rôle important d’un effet de serre exceptionnel, lié à un taux élevé de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, c’est que l’effet inverse existe également et est tout aussi prouvé : le réchauffement augmente la production de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il augmente par exemple le dégazage des océans puisque l’eau chaude est moins capable de dissoudre de gaz carbonique que l’eau froide. Il augmente également la formation de nuages par condensation des océans. Donc l’examen de courbes de températures confrontées aux courbes de gaz carbonique, même s’il présente des similitudes de croissance et décroissance, est loin d’être une preuve du caractère déterminant de l’effet de serre sur le climat.

Loin de démontrer un tel lien direct entre croissance du gaz carbonique atmosphérique et hausse des températures, sans parler d’un effet proportionnel, les derniers chiffres en énorme croissance du CO² atmosphérique sans hausse proportionnelle des températures démontrent plutôt le contraire, si tant est qu’il faille raisonner à une échelle de temps aussi courte que le font ceux qui parlent d’étudier des effets de l’industrie, c’est-à-dire des temps extrêmement courts pour une étude climatique.

Il convient de remarquer que la planète Terre a déjà eu des températures très élevées, bien plus élevées qu’actuellement, y compris avant que l’homme existe et même sans que soit relevé un taux de CO² très important.

La fin du XXème siècle et le début du XXIème siècle n’a rien d’exceptionnel en termes de températures vécues par l’homme, par exemple autour des années 750, 1000, 1400, 1750, la température était plus élevée qu’aujourd’hui. Durant une période de 200 ans autour de l’an 1000 (optimum climatique) la température était nettement plus chaude qu’aujourd’hui sans que l’activité humaine puisse être considérée comme une cause, pas plus que le taux de CO² !!!

Question 8 : Qu’est-ce que la température globale et est-ce le facteur déterminant du climat terrestre ?

Il est important de se rappeler que la notion de « température » n’a rien d’un paramètre directement relié à toute matière, dans n’importe quel état, contrairement à ce que croient bien des gens. Ce n’est pas un paramètre additif contrairement à la température, à l’énergie, à la masse, à la charge, à l’entropie, au nombre de particules, etc… La température est une grandeur dite intensive qui ne se combine pas par addition lorsque des systèmes sont réunis et c’est un paramètre émergent qui exprime un ordre qui est issu du désordre. Elle est l’aboutissement d’un processus allant vers un équilibre local. Elle ne peut pas être définie avant que cet équilibre soit établi. Un système hors équilibre n’a pas de température, même si on arrive à y faire des mesures et à les moyenniser. Ces moyennes ne sont pas une vraie température et on ne peut pas raisonner dessus comme on raisonne sur la température d’un corps à l’équilibre. Par exemple, si, en permanence un secteur chaud et entretenu au chaud est en contact avec un secteur froid qui a tendance à revenir au froid, eh bien, la notion de température moyenne n’a pas de sens physique d’une description d’une réalité. Et la terre est justement l’interaction permanente entre un pôle chaud et un pôle froid, entre un pôle et l’équateur… Il n’existe jamais d’équilibre ni sur terre ni dans l’atmosphère car il y a sans cesse des changements et des transformations qui ne sont nullement négligeables ni pouvant être négligées. Les rétroactions modifient sans cesse les conditions existantes et les lois de la météorologie obéissent au chaos déterministe dans lequel de tout petit changement entraîne sur le long terme des divergences non négligeables. Parler de température globale moyenne, c’est donc se tromper soi-même.

Par exemple, la température atmosphérique ne peut jamais accéder à un équilibre thermodynamique car l’atmosphère n’est pas seulement sous la dépendance de l’énergie fournie par les radiations solaires. En effet, il y a un effet qui détruit tout équilibre de température à tout niveau d’altitude de l’air : c’est la convection. Il s’agit du mouvement vertical des masses d’air qui modifie sans cesse la place des volumes de l’atmosphère et modifie du coup leur température. Les mouvements de convection entraînent la formation de cellules de circulation amenant certaines masses d’air vers le haut et d’autres vers le bas. On le constate notamment au sein des nuages.

Les océans, sièges de courants marins permanents et changeants, ne sont pas davantage des systèmes qui vont vers l’équilibre. La masse terrestre qui subit non seulement le réchauffement des rayons solaires mais la tectonique des plaques, la pluviosité des nuages, l’érosion qui en découle, le volcanisme, etc, n’est pas davantage un système allant vers un quelconque équilibre. Et l’ensemble atmosphère+océans+continents n’est toujours pas un système équilibré ou pouvant être grossièrement considéré comme tel car le globe est dépendant de l’émission solaire, de l’angle de celle-ci qui change sans cesse du fait du mouvement de la Terre et des changements des trois angles qui le contrôlent, des modifications des nuages, etc.

Comme l’explique Vincent Courtillot dans « Nouveau voyage au centre de la Terre », « Pour un système hors d’équilibre comme l’atmosphère ou l’océan terrestres, il n’est pas évident de déterminer de manière unique une température moyenne. »

Or l’atmosphère ou la Terre sont des systèmes qui sont tout à fait hors équilibre, gagnant de l’énergie solaire et perdant de l’énergie dans l’espace. Parler de « leur température » nécessite de nombreuses précautions et raisonner sur cette « température globale » comme facteur principal ou paramètre principal du climat est complètement contraire aux lois de la thermodynamique qui affirment clairement que « la température est définie dans un système à l’équilibre thermodynamique ».

La température est-elle le facteur essentiel du climat ?

Dans les climats du passé de la Terre, est-il exact que les hauts des températures coïncident avec des hauts du CO² et les bas de températures avec des bas du CO². C’est parfois vrai et parfois faux. Et même quand c’est vrai, cela ne veut pas dire que le CO² soit la cause. La cause, par exemple le grand volcanisme et des hausses de la chaleur provenant du noyau terrestre radioactif, peut avoir produit à la fois une hausse du CO² et une hausse des températures. Rappelons qu’il y a un très grand nombre d’autres facteurs du climat, à commencer par l’ensoleillement, la trajectoire de la Terre autour du soleil, la tectonique des plaques, les modifications des continents, des montagnes qui en résultent, les modifications des courants marins et de la forme des mers, la modification du vivant, les autres gaz à effet de serre éventuellement (méthane, vapeur d’eau et ammoniac…).

Il y a eu des périodes de l’histoire des climats terrestres où on est sûrs qu’il y avait un grand réchauffement et un niveau bas du CO² et des périodes de refroidissement avec un niveau élevé du CO², ce qui est contraire à la thèse du CO² comme principal facteur de réchauffement !!!

Il est certain qu’il y a eu de longues périodes de l’histoire de la Terre et des événements marquant de celle-ci où CO² et réchauffement ont été carrément à contre-courant et donc où il est absolument certain que l’effet de serre n’était pas le facteur déterminant du climat sur la planète.

Par exemple, il y a eu une embellie climatique, avec un fort réchauffement, au Miocène (entre 17 millions d’années et 15 millions d’années) : c’est ce qu’on appelle l’optimum Miocène et c’est cette période de réchauffement qui a permis la première « sortie d’Afrique », celle des grands singes. Cette embellie qui dure deux millions d’années, a été complètement à contre-courant des tendances du niveau de gaz carbonique atmosphérique sont en très forte diminution. En l’occurrence, le climat n’est pas d’abord déterminé par le CO² mais semble plutôt découler au moins en partie de la modification des courants océaniques causée par l’ouverture d’un passage entre l’océan Atlantique et l’océan Arctique.

Un autre exemple : le Dévonien, entre 416 millions d’années et 359,2 millions d’années. C’est l’une des phases les plus intéressantes et étonnantes de l’ère primaire. C’est là que les petites plantes, les fougères puis les arbres vont coloniser les surfaces continentales. C’est une révolution à plus d’un titre. Outre les nouvelles formes de vie, de nouveaux processus et de nouveaux réservoirs apparaissent qui stockent le gaz carbonique par leurs développements à la fois aérien et racinaire. La lignine, par exemple, est un moyen de stockage d’une quantité considérable de carbone et c’est un stockage durable. Le cycle du carbone va donc s’en trouver perturbé de manière massive. On évalue l’évolution du taux de CO² pendant cette période comme un passage de 3.000 ppmv à 1.000 ppmv. Le CO ² atmosphérique est massivement pompé. On pourrait s’attendre à une chute impressionnante des températures dans la seconde partie du Dévonien. Et pourtant, les températures océaniques montrent une très grande stabilité voire une légère augmentation. En cause probablement la modification de l’albédo de la planète. Comme on le voit, une fois encore, le CO² est un facteur mais pas un facteur isolé, indépendant des autres, superpuissant, déterminant ni le plus important.

Et ce qui est certain et que prouvent toutes les courbes historiques comparée entre ensoleillement et température terrestre, c’est que le réchauffement est d’abord lié au soleil, bien avant tout autre facteur !!!

En fait, non seulement le climat est capable de varier sans hommes pour le tripoter, mais sur de longues échelles de temps il n’a jamais cessé de le faire. Il y a bien des facteurs qui influent sur le système climatique terrestre, et si, par les temps qui courent, l’homme est devenu prépondérant, la liste des éléments qui jouent un rôle est longue :

Le climat peut varier parce que la quantité d’énergie que le Soleil envoie sur la Terre varie. Cela même peut avoir plusieurs origines :

L’énergie fournie par la machine solaire peut varier. Il y a quelques milliards d’années, par exemple, cette énergie était de 30% inférieure à l’actuelle, car le Soleil était plus jeune. Aujourd’hui aussi l’énergie que nous envoie le Soleil varie en permanence. Il y a par exemple un cycle de 11 ans, caractérisé par la variation du nombre de taches solaires, au cours duquel l’énergie solaire augmente et diminue un peu. Toutefois cette variation est faible, et n’explique pas le réchauffement récent

Sous l’influence de l’attraction des grosses planètes du système solaire, l’orbite de la Terre, qui n’est pas circulaire, se déforme un peu au cours du temps. Cela change la quantité d’énergie reçue du Soleil, ainsi que sa répartition sur la Terre. Sur le dernier million d’années, par exemple, ce sont les variations des paramètres astronomiques de la Terre qui ont engendré les glaciations et déglaciations de la planète.

Tout d’abord, "l’aplatissement" de l’ellipse que suit la terre autour du soleil varie au cours des millénaires, avec une quasi-période de l’ordre de 80.000 ans (c’est-à-dire que au bout de 80.000 ans on est dans une situation qui ressemble à un "retour à la case départ" pour ce paramètre).

Le climat peut varier en fonction de l’activité volcanique. Une éruption volcanique envoie dans l’atmosphère du SO2 (qui est un "refroidisseur du climat", peut y mettre du CO2, qui est un gaz à effet de serre, et si l’éruption est assez violente elle peut envoyer dans la stratosphère (une couche de l’atmosphère qui débute à 10 km du sol environ) des poussières qui obscurcissent un peu la lumière du soleil, et vont rester "en l’air" très longtemps (quelques mois ou années). L’une des théories pour expliquer la disparition des dinosaures, par exemple, a longtemps été une activité volcanique si intense qu’elle aurait obscurci le ciel en mettant des quantités considérables de poussières dans la stratosphère, ce qui aurait significativement refroidi la Terre et fait périr quasiment toutes les espèces à l’époque. En fait l’hypothèse qui tient la corde aujourd’hui est l’impact d’un météorite, qui aurait eu à peu près le même effet (plein de poussières dans la stratosphère), mais cela illustre qu’un changement climatique majeur peut déboucher sur une crise massive d’extinctions. Sur de très longues périodes, le climat varie en fonction de la dérive des continents : C’est l’installation d’une plaque continentale au Pôle Sud qui a permis l’apparition d’une calotte polaire permanente, ce qui a un effet sur le climat planétaire dans son ensemble,

La dérive des continents influe sur la forme des bassins océaniques, ce qui en retour peut modifier le parcours des courants marins, qui transportent plus ou moins d’énergie des tropiques vers les pôles.

La dérive des continents a aussi créé des chaînes de montagnes, qui ont assurément une influence locale importante sur le climat !

Le climat varie en fonction du pouvoir réfléchissant de la Terre, qui conditionne la quantité d’énergie solaire qui repart vers l’espace sans avoir été exploitée par la machine climatique. Ce pouvoir réfléchissant - que les physiciens appellent "albédo" - augmente avec l’étendue globale de la glace sur terre (par exemple de la banquise), augmente avec la désertification (naturelle ou pas), mais diminue quand une forêt apparaît à la place d’une savane ou prairie (les forêts sont des surfaces généralement peu réfléchissantes, sauf les forêts boréales en hiver, couvertes de neige).

Un autre point est fondamental concernant la notion absurde de "température globale moyenne". Il faut bien comprendre en effet que chauffer un volume de gaz, un volume de liquide ou un volume de solide n’est pas du tout la même chose, même s’il s’agit de la même molécule (par exemple de l’eau). En effet, la différence de densité fait qu’il ne s’agit pas du tout de la même énergie. Du coup, calculer une moyenne des températures de ces différents états de la matière n’a absolument aucun sens physique !!!

Pour établir la prétendue moyenne de référence de « température globale », les organismes internationaux utilisent la moyenne arithmétique. Autrement dit on prend la sommes de toutes les températures à l’instant T et on fait la moyenne. Cela peut donner un résultat certes approximatif, mais approchant pour des régions surreprésentées en stations, mais à l’échelon mondial les données seront forcément fausses, car on touche à un phénomène physique connus de tous : l’air chaud et l’air froid ne se mélange pas. Prenons le cas de 2 pièces A et B de même volume, séparées par une porte. Ces pièces sont bien isolées et il n’y a pas d’échange thermique avec l’extérieur. La pièce A contient un climatiseur la refroidissant à 10°C et la pièce B contient un radiateur la chauffant à 30°C. La moyenne arithmétique des 2 pièces si la porte est ouverte devrait être de 20°C ((10 + 30)/2). La physique nous dit qu’il se passera un long moment avant que la température des 2 pièces atteigne 20°C. Déterminer une moyenne de température sur un système aussi complexe que la Terre, qui est tout sauf une pièce fermée et qui est sujette au climat et à des différences de pression constantes, n’a pas de sens physique. Sur une zone bien localisé et munie de suffisamment de capteur, comme l’Europe et les Etats-Unis cela peut nous renseigner sur une variation local du climat, mais pas à l’échèle de la planète.

Question 9 : Le taux de CO² (gaz carbonique) dans l’atmosphère est-il le facteur unique ou déterminant de l’ « effet de serre » ?

Non, le CO² est présenté aujourd’hui comme le polluant numéro un de la planète mais il ne l’est absolument pas et il n’est même pas le facteur essentiel de l’effet de serre, qui est lié aussi à la vapeur d’eau (72% de l’effet) et au méthane (trois fois plus efficace que le CO²) ainsi que le N²O, l’ozone, les halocarbures, ou encore de l’hexachlorure de soufre.

Le CO², on l’a dit, peut pafaitement augmenter massivement sans augmenter la température comme le prouvent plusieurs époques des paléoclimats. Inversement, la température terrestre peut tout à fait subir de fortes augmentations sans effet du CO².

Ce qui est prouvé, c’est que l’effet de serre permet à la Terre d’avoir une température douce sans laquelle la vie ne serait pas possible. Ce n’est pas identique à prouver qu’il suffise d’augmenter les gaz à effet de serre de n’importe quelle manière pour augmenter la température.

Un des problèmes, c’est qu’on ne peut pas réchauffer autant qu’on veut une planète en lui ajoutant des gaz à effet de serre à l’infini ... Au delà d’une certaine quantité, alors que l’opacité des gaz à effet de serre dans l’infrarouge commence à saturer, la proportion de rayonnement stellaire absorbé diminue aussi à cause de la diffusion Rayleigh qui tend à réfléchir une partie des photons incident vers l’espace.

Un autre problème concerne les estimations de présence du CO² atmosphérique et leurs comparaisons dans l’Histoire. Elles sont beaucoup moins fiables qu’on ne le prétend. Un exemple suffit à démontrer qu’une telle théorie est fausse. Pour ce qui concerne l’augmentation de la concentration de CO2 sur la planète, prenons les données de 3 laboratoires : le plateau Assy au Kazakhstan, Kaashidhoo aux Maldives et l’Iles du Crozet proche de l’Antarctique. Ces trois laboratoires ont la particularité d’être sur à peu près la même longitude. Nous constatons qu’il y a d’énorme oscillation entre l’été et l’hiver (photosynthèse oblige) pour le laboratoire du plateau d’Assy situé dans l’hémisphère Nord. Que la courbe pour le laboratoire des Maldives, situé proche de l’équateur, présente 2 pics important en Avril Mai et Octobre Novembre pendant la période des tempêtes. Que la concentration de CO2 n’augmente pas au laboratoire du Crozet, proche du pôle sud. A partir de là comment juger fiable les données prélevées par un carottage de la glace et qui ne peuvent donner qu’une information à l’endroit précis où l’on a extrait la carotte mais qui ne peuvent pas extrapoler l’information à l’ensemble de la planète. Par son manque de capteurs repartis pour 80% d’entre eux sur une seule partie du globe (Etats-Unis Europe), par la méthode mise en œuvre pour définir analyser ce phénomène ne nous permet pas de réfléchir en tout objectivité et encore moins prendre des décisions importantes sur les bases de ces observations pour le moins suspectes.

Les variations naturelles du taux de CO² atmosphérique dues au cycle du carbone sont beaucoup plus importantes que les variations d’origine humaine, si bien qu’une affirmation selon laquelle la hausse serait purement humaine est un acte de foi. Il en va exactement de même pour les variations de température ou de niveau des océans. En réalité, personne ne peut affirmer de manière scientifique que l’ « effet de serre » supplémentaire d’origine humaine qui, rappelons-le n’a rien à voir avec l’effet que l’on constate dans une serre, puisse avoir une importance considérable dans le climat. Personne n’est même capable de mesurer spécifiquement l’effet d’une augmentation de CO² et, loin d’apparaître de manière évidente dans les courbes actuelles de températures, la seule chose qui apparaît c’est qu’une augmentation du CO² atmosphérique présentée comme dramatiquement haute n’entraîne pas une augmentation correspondante des températures.

D’ailleurs, sommes-nous sûrs de nos mesures du CO² atmosphérique ?

Parmi les 5 laboratoires chargés de mesurer le CO² atmosphérique, seul celui de Mauna Laua au Sud-Ouest de l’ile d’Hawaï est en capacité de mesurer le CO2 en haute altitude et plus particulièrement dans la stratosphère. C’est la seule station fournissant des données en haute altitude. Ce laboratoire est isolé sur une île et situé en dessous du cratère d’un volcan en activité, à une altitude de 3 397 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est entouré par des kilomètres de surface volcanique sans aucune végétation aux alentours. La journée, l’air chaud monte très haut emportant avec lui une grande quantité de CO2 issue des rejets gazeux du volcan. Cependant la nuit, la température plus froide fait redescendre l’air des hautes couches atmosphérique emportant avec lui les rejets gazeux du volcan. La moyenne des mesures prises toutes les heures du jour et de la nuit pourrait pondérer le calcul et donnerait un résultat plus précis de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Mais seules quelques heures dans la journée sont finalement retenues par le NOAA pour calculer la moyenne journalière des concentrations en CO2. On aurait pu aussi comparer les données de Mauna Laua avec des données d’autres stations de mesures sur une période plus longue puisque ce laboratoire existe depuis 1958, mais cela n’a jamais été fait. Et ce sont les données de ce seul laboratoire qui sert à définir la concentration de CO2 dans l’atmosphère de toute la planète.

Rappelons ce que disait Vincent Courtillot :

« Le gaz carbonique est un gaz essentiel à la vie. Ce n’est pas un polluant. »

« Pourquoi entre 1940 et 1970 la température baisse-t-elle alors que le gaz carbonique, la consommation pétrole et de carburant par l’homme augmente ? »

D’où pourrait provenir une augmentation importante du CO² atmosphérique ? Eh bien, justement du volcanisme puisque les masses rocheuses chauffées par celui-ci dégazent massivement. Y a-t-il une raison de penser que le volcanisme serait en augmentation ces derniers temps ? Eh oui ! Voir ici

Question 10 : Quelle importance pour le climat de l’énergie radioactive du noyau terrestre et de ses effets : tectonique des plaques, volcanisme, grand volcanisme, développement de la vie…

En termes de quantité d’énergie reçue par la surface terrestre, il est certain que le soleil a un effet infiniment plus important que le noyau radioactif de la Terre. Cependant, négliger ce dernier, c’est oublier l’influence sur le climat de la formation des montagnes, l’influence du volcanisme sur les gaz atmosphériques, l’influence sur l’érosion chimique des silicates, l’influence des grands trapps volcaniques sur l’histoire du climat terrestre, l’influence des dorsales sur le CO² atmosphérique. Et surtout la tectonique des plaques, qui exprime les efforts pour l’énergie du noyau terrestre de sortir à la surface, a un rôle considérable dans le recyclage des sédiments calcaires et régénère la gaz carbonique par pyrolyse. Les sédiments marins (qui ont fixé le carbone) plongent dans le magma, se réchauffent et laissent échapper du gaz carbonique qui revient dans l’atmosphère. C’est un mécanisme autorégulateur par rétroaction. Quand il y a beaucoup de gaz carbonique dans l’air, cela favorise la formation de beaucoup de plancton, d’animaux et de pantes marines. Leurs corps tombent au fond des océans, déposent des couches sédimentaires calcaires qui finissent absorbées par le magma et retransformées en gaz carbonique... La dérive des continents influe sur la forme des bassins océaniques, ce qui en retour peut modifier le parcours des courants marins, qui transportent plus ou moins d’énergie des tropiques vers les pôles. La dérive des continents a aussi créé des chaînes de montagnes, qui ont assurément une influence locale importante sur le climat !

Le volcanisme a eu une grande importance dans les climats et les aléas du vivant. « Une éruption volcanique exceptionnelle a eu lieu il y a 65 millions d’années en Inde dans le Deccan. Causée par un point chaud aujourd’hui situé à la Réunion, elle est responsable de la formation des trapps du Deccan et pourrait être à l’origine de la crise biologique. La plupart des crises biologiques connues sont liées au volcanisme formant de vastes épanchements basaltiques de type trapps. Il s’agit d’un volcanisme intense de point chaud qui se déclare en zone continentale. Ses éruptions sont explosives et très productives. Elles projettent d’énormes quantités de gaz (CO2 et SO2) ainsi que des poussières volcaniques dans l’atmosphère pendant des centaines de milliers d’années. Cette durée longue s’accorde avec les disparitions plus lentes de certaines espèces. » CNRS

Les volcans résultent de la remontée du magma issu des profondeurs de la terre. La théorie de la tectonique des plaques (les plaques ne flottent pas sur l’eau mais sur le magma en fusion du fait de la chaleur interne de la terre due aux décompositions radioactives des matériaux) a expliqué la distribution des volcans sur la planète ; ceux-ci sont localisés au niveau des dorsales océaniques (écartement des plaques), des zones de subduction (résorption des plaques) et des points chauds. Il existe différents types de dynamismes éruptifs (hawaïen, strombolien, vulcanien, péléen-plinien) qui se traduisent par des manifestations variées (coulée pyroclastique, coulée de lave, coulée de boue, bombe volcanique, nuée ardente, fumerolle…). On sait que la chaleur ne vient pas seulement du rayonnement solaire mais également des profondeurs. On en connaît de nombreuses manifestations : augmentation de chaleur en profondeur dans les mines, geysers, sources thermales terrestres ou sous-marines, volcans… Parmi les thèses sur le réchauffement existe celle du volcanisme. « Le réchauffement des eaux est dû à : un accroissement des éruptions volcanique et comme 80% des volcans sont sous l’eau. » écrit ainsi la revue « New Glaciers climat » en 2007. Un volcan subglaciaire serait en partie à l’origine de la diminution de l’épaisseur de la calotte à l’ouest du continent antarctique. Le site des monts Hudson, en terre d’Ellsworth, près du glacier de l’île de Pine, est aujourd’hui recouvert d’un lit de cendres, enfouies sous des couches successives d’enneigement. Cette découverte apporte une piste d’explication à la fonte du glacier de l’île de Pine. L’écoulement du glacier vers la côte s’est accéléré au cours des décennies récentes et il est possible que la chaleur provenant du volcan ait participé à cette accélération. Car si la calotte polaire est plutôt stable dans la partie est de l’Antarctique, il n’en va pas de même à l’ouest. Ce phénomène s’accélère même. Des données d’interférométrie radar obtenues par satellite, couvrant 85 % des côtes du pôle Sud, ont pu démontrer que la fonte des glaces de l’Antarctique Ouest a représenté 132 milliards de tonnes en 2006, contre 83 milliards en 1996, soit une hausse de 75 % en dix ans. Les chercheurs de l’Université d’Oslo, après une analyse détaillée des rapports entre isotopes du carbone entrant dans les composés carbonés concluaient en 1992 leur étude : " Au moins 96% du CO² atmosphérique actuel vient de sources non fossiles ; autrement dit de sources marines naturelles et de sources volcaniques. Donc les dégazages marin et volcanique sont très importants dans le budget du CO² atmosphérique et la combustion de combustibles fossiles ou de matières organiques est beaucoup moins importante que l’on ne l’estimait jusqu’ici. " Cette conclusion du climatologue Segalstad était publiée en 1994 et confirmée ensuite par les travaux d’autres climatologues comme Dave Keeling, Scripps et Mauna Loa.

L’ouvrage collectif « Sciences de la terre et de l’Univers » dirigé par André Brahic et J-Yves Daniel « expose ainsi : « Le volcanisme de grande ampleur (…) peut avoir un cortège de conséquences (…) : refroidissements, acidification des océans et effet de serre. Une corrélation assez étroite peut être observée entre certains épanchements volcaniques et les extinctions majeures :
- crise fini-permienne et trapps de Sibérie
- - crise fini-triassique et trapps d’Amérique du Nord-est
- crise fini-jurassqiue et trapps du paran
- - crise fini-cénomanienne et plateau sous-marin d’Otong (Java)
- - crise Eocène-oligocène et trapp d’Ethiopie, etc… (…) Les plus grandes éruptions volcaniques engendrent des effets climatiques. (…) La plupart des grands plateaux océaniques a été produite durant le Crétacé, entre – 135 Ma (plateau de Nauru) et – 90 Ma (plateau Caraïbe). Cette même période étant marquée par une élévation de plus de 100 mètres du niveau marin et par un réchauffement général de près de 10°C, on établit une corrélation entre une crise volcanique planétaire majeure et les modifications environnementales globales. »

Le mécanisme par lequel la chaleur s’évacue vers la surface de la terre n’a rien de graduel. Adolphe Nicolas expose, dans son ouvrage « Les montagnes de la mer », le mode révolutionnaire d’évacuation de la chaleur du centre de la Terre : « L’extraction du magma basaltique à partir du manteau par les fractures-filons est donc un phénomène violent. La fracture qui ouvre la voie au magma se propage très vite, produisant des secousses sismiques. Ces mêmes secousses, senties sous les volcans, sont annonciatrices d’une montée de magma. Le magma lui-même circule dans le filon-fracture avec une vitesse de l’ordre du km/h tant qu’il est dans le manteau ; près de la surface, cette vitesse peut être accélérée par la poussée des gaz se libérant du liquide par baisse de pression. (…) Ainsi la croûte volcanique se crée de façon discontinue à chaque fois qu’une colonne de liquide magmatique s’ouvre et draine le manteau. »

Le réchauffement (ou le refroidissement) global peut être produit par d’autres mécanismes que l’effet de serre. Par exemple, le volcanisme. Le lien entre volcanisme et climatologie est maintenant bien établi. On connaît le « forçage négatif » lié à la réduction d’énergie solaire reçue par la terre du fait de l’émission de gaz et de poussières volcaniques dans l’atmosphère. Il s’agit de l’influence des volcans continentaux que nous allons d’abord développer même s’ils représentent moins de 30% des volcans, 70% se trouvant dans les océans. On estime que 75 % des volcans et des matériaux ignés émis par les volcans le sont au niveau des dorsales océaniques .(selon le Smithsonian Institute) Il ne faut jamais omettre la grande différence entre les deux car les volcans sous-marins transforment directement la température du globe via l’océan. Ils ont donc un effet inverse : « forçage positif ». Une éruption très importante sur un continent (ou une série d’éruptions proches dans le temps) peut avoir une influence refroidissante sur le climat du globe, alors qu’une très grande éruption sous-marine (ou des séries d’éruptions proches) peut avoir une influence réchauffante. Une baisse des éruptions sur les continents peut avoir le même effet réchauffant qu’une hausse des éruptions sous-marines. D’autre part, l’effet de serre naturel (sans intervention humaine) peut avoir une origine volcanique. Ainsi, l’effet de serre a été reconnu ayant comme origine le volcanisme et non l’homme à la fin du Crétacé il y a 10.000 ans produisant alors 65 m de recul d’épaisseur du glacier des Bossons, dans les Alpes. En somme, les volcans ont une importante rétroaction sur le climat global. Par exemple, en avril 1815, les grandes éruptions du Tambora, dans l’île indonésienne de Sumabawa, a entraîné un été particulièrement orageux en 1816. Les trois derniers minima d’énergie solaire à l’échelle du globe correspondent à trois éruptions volcaniques continentales de grande ampleur. Les grandes éruptions continentales récentes sont : Akan (Japon) date : 1000 Quilotouf 1200 Pelée (Martinique) 1540 Kuwae (Nouvelle-Calédonie) 1452 Huaynaputina (Pérou) 1600 Tongkoko (Indonésie) 1680 Tambora (Indonésie) 1815 Krakatoa (Inde) 1883 Agung (Indonésie) 1963 Pinatubo (Philipinnes) 1991 Mais ces exemples ne signifient pas que toutes les éruptions volcaniques continentales entraînent une diminution de températures comme le montre l’article suivant : « De violentes éruptions provoquent un réchauffement climatique » Par Jean Etienne, Futura-Sciences « Le climat de notre planète s’est considérablement réchauffé voici 55 millions d’années, durant une période de 220.000 ans appelée le Maximum Thermique du Paléocène-Eocène, ou PETM. Les indices qui en témoignent sont nombreux, notamment la présence au-delà du cercle arctique, notamment au Groenland, de fossiles d’animaux proches de ceux vivant actuellement dans les zones tempérées. En se basant sur les données géologiques et l’analyse de fossiles, une équipe de scientifiques a récemment démontré que de violentes éruptions volcaniques ont remodelé la Terre entre le Groenland et la Grande-Bretagne il y a 55 millions d’années, libérant d’énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère et augmentant la température de surface de cinq degrés, jusqu’à six degrés dans les zones arctiques. "Il y a des indications dans l’histoire marine du globe de ce réchauffement planétaire ainsi que des indices géologiques témoignant des éruptions volcaniques à la même période, mais une relation directe entre ces événements n’avait pas jusqu’alors été établie", déclare Robert Duncan, professeur au collège des sciences océaniques et atmosphériques de l’Université d’Oregon et membre de l’équipe. Il ajoute aussi que cette étude présente un très grand intérêt dans la compréhension et l’établissement d’un modèle climatique permettant de mieux appréhender les mécanismes du réchauffement global en cours. Selon lui, la vague d’éruptions a débuté il y a environ 61 millions d’années et dix millions de kilomètres cubes de magma sont remontés depuis les entrailles de la Terre durant six millions d’années, dont il reste des traces visibles sous la forme de coulées de lave, notamment dans l’ouest de l’Ecosse et au Groenland. Mais surtout, cette période particulièrement agitée sur le plan géologique a séparé le Groenland du reste de l’Europe, en donnant naissance à l’océan Atlantique nord. » Les éruptions volcaniques, imprédictibles, brutales et violentes, ont souvent été choisies pour imager la révolution sociale ou « volcan social ». Et ce n’est pas par hasard ! Les volcans sont créateurs de nouvelles structures, tant sur le plan physique de la terre (notamment l’apparition de l’oxygène et de l’eau en surface), sur le plan climatique, sur le plan de la biosphère (peut-être apparition de la vie sur le dorsales, en tout cas extinctions massives d’espèces et changements d’espèces en conséquence et finalement transformations de sociétés (apparitions de croyances, disparitions de régimes et de systèmes sociaux), ….

Quelle relation entre volcanisme et climat

Le point du spécialiste du volcanisme

Question 11 : Quel équilibre entre réchauffement et glaciation pour l’interglaciaire dans lequel nous vivons ? Quels sont les dangers les plus grands et quel moyen de distinguer l’effet naturel des fluctuations climatiques de celle de l’activité humaine ? Quelles preuves réelles d’un « dérèglement climatique artificiel » ?

Il n’y a pas de doute que la Terre connaît à la fois des tendances au réchauffement d’autres tendances à la glaciation. Tout son passé le prouve. Tantôt c’est l’une qui l’emporte et tantôt c’est l’autre. Ces tendances coexistent et interagissent. Il n’y a pas de régularité fixe dans les réapparitions de l’une ou de l’autre. Tout au plus peut-on dire qu’actuellement les deux tendances se compensent. Mais il ne faut pas parler d’équilibre : il n’y a jamais eu d’équilibre du climat, pas plus que de tout système dynamique non-linéaire dissipatif ouvert. Nul ne peut prétendre qu’il est certain de ce qui va se passer puisqu’on parle ici d’un domaine qui dépend du chaos déterministe, mais on peut, par contre, affirmer laquelle de ces deux hypothèses est véritablement catastrophique et ce n’est nullement le réchauffement. En cas de glaciation, l’essentiel de la vie devient impossible. Prétendre « sauver les ours » en prétendant que le chaud est le plus dangereux serait plutôt comique s’il n’y avait derrière des buts politiques et sociaux des classes dirigeantes.

Nul besoin de douter : les périodes de réchauffement ont été des périodes prospères pour la vie et l’homme et les périodes froides ont été catastrophiques pour la vie et l’homme…

Les hominidés Toumaï (7 millions d’années) et Abel (3,6 millions d’années) sont nés au bord du lac Tchad (quand celui-ci avait une surface des 2/3 de la surface de la France) et qui était une période chaude et humide. Le vivant a prospéré lors d’une autre période chaude et humide, celle de l’Holocène moyen, quand se développait par exemple le « Sahara vert » il y a 6000 ans. C’est l’embellie climatique entre 17 et 15 millions d’années qui a permis l’expansion des grands singes hominoïdes. On peut encore citer l’optimum miocène, il y a 2,3 millions d’années, et celui il y a 5,5 millions d’années…

Il y a 18.000 ans, Cromagnon a souffert du froid. L’homme a bénéficié d’un climat chaud il y a 8.000 ans, ce qui lui a permis de développer la société humaine. En 980, le Groenland était bien plus chaud qu’aujourd’hui : c’était le Greenland des Vikings, le pays vert ! Ce climat chaud s’est étendu du début du VIIe siècle jusqu’au XIIe siècle et est rapporté par le texte classique norvégien la « Saga d’Eric le Rouge ». Puis les Vikings se sont installés dans le Vinland qui correspond à Terre Neuve où ils ont vécu de la culture… Le refroidissement du climat dans cette région débute dans le courant du XIVe siècle. Là encore, le climat n’est pas seul en cause dans l’évolution des sociétés humaines : les déboires des vikings ne furent pas seulement causés par le refroidissement. Ils vinrent de l’affrontement avec les esquimaux. Vers 1340, les glaces avaient barré la côte sud-est du Groenland et les navires vikings ne pouvaient plus passer : l’épopée coloniale des vikings était terminée… De 900 à 1300 après J.-C., l’optimum médiéval européen a permis à cette région de prospérer avant que le petit âge glaciaire fasse souffrir les populations. Les populations européennes ont considérablement souffert du froid au XVIe et XVIIe siècle. D’où une inflation glaciaire dont le recul glaciaire actuel n’est que le retour à la moyenne. Mais d’où aussi une médiocrité des récoltes et une hausse de la misère. La période 1550-1600 caractérise le début du petit âge glaciaire, la dernière période de glaciation. Même l’hémisphère sud a connu une poussée générale des glaciers pendant cette période. Nous ne faisons actuellement que revenir à la situation précédant ce petit âge glaciaire. Cela ne préjuge nullement de la nouvelle étape pour la Terre : glaciation ou réchauffement…

On remarquera également que le facteur température n’est pas déterminant puisqu’il y a seulement 4° de température de différence entre l’optimum Holocène et le paroxysme glaciaire d’il y a 18.000 ans !

Question 12 – Les climatologues sont-ils réellement à l’origine de la thèse catastrophiste actuelle dite du « réchauffement anthropique global » ?

Ce sont des économistes, des politiques, des journalistes, des financiers qui ont fondé le « club de Rome », celui qui, se fondant sur la chute économique de 1969-1970 et la chute du dollar, prônent la « croissance zéro » et affirment que les ressources de la planète vont se tarir devant la croissance démographique, thèse malthusienne qu’ils complètent par un tableau dramatique du climat qui va se réchauffer très vite selon eux du fait du gaz carbonique produit par l’activité humaine. Aucun d’entre eux n’est un climatologue et ils n’ont consulté aucun climatologue avant de publier le rapport Meadows…

En 1978, c’est un géologue, Jean Mercer, et pas un climatologue ni un météorologue, qui publie dans la revue « Nature » un article intitulé « La calotte glaciaire antarctique de l’ouest et l’effet de serre du gaz anthropique : la menace d’un désastre ».

En 1990, le GIEC alias IPCC annonce que le doublement des gaz carbonique entraîne une hausse de 5°. Depuis cette prédiction est passée à 4°, puis 2,5° puis 2° pour une partie des experts….

Piloté à sa création par Aurelio Peccei, un Italien membre du conseil d’administration de Fiat, et Alexander King, un scientifique et fonctionnaire écossais, ancien directeur scientifique de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le « club de Rome » doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l’Accademia dei Lincei le 8 avril 1968.

En 1968, le Club de Rome commande à une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology un rapport pour préconiser des solutions pratiques aux problèmes planétaires. Ce rapport publié en 1972, intitulé Limits to Growth ? (Halte à la croissance ? dans son édition française), est la première étude importante soulignant les dangers économiques de la croissance de la consommation des matières premières et de la croissance démographique que connaît alors le monde.

Un second rapport intitulé Sortir de l’ère du gaspillage : demain fut publié en 1974.

On trouve ici une analyse semblable à la célèbre étude du pasteur Thomas Robert Malthus (Essai sur le principe des populations, 1798) qui avait énoncé la loi selon laquelle la population connaissait une croissance géométrique (2-4-8-16-...) tandis que la production agricole ne pouvait au mieux suivre qu’une croissance arithmétique (1-2-3-4-...) et en avait conclu qu’il fallait absolument empêcher la croissance démographique si on voulait éviter une désastreuse disette. Un autre classique, David Ricardo (Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817) avait quant à lui expliqué en quoi le rendement décroissant des terres, combiné à l’accroissement de la population, devait amener l’économie vers un état stationnaire et sans croissance.

Ces rapports, également connus sous le nom de rapports Meadows, ne sont pas au sens strict des textes fondateurs de la décroissance, car ils défendent seulement la « croissance zéro ». Ils sont cependant considérés comme les premières études « officielles » présentant explicitement la croissance économique comme un facteur essentiel de l’aggravation des dérèglements planétaires (pollution, pénuries de matières premières, destruction des écosystèmes), et sont parmi les premiers écrits qui remettent en cause le modèle de croissance de l’après-guerre.

Halte à la croissance ? est le titre français du rapport demandé à une équipe du Massachusetts Institute of Technology par le Club de Rome en 1970 et publié sous le titre The Limits To Growth (Les limites à la croissance). C’est la première étude importante soulignant les dangers écologiques de la croissance économique et démographique que connaît alors le monde. En envisageant que la croissance économique puisse un jour avoir une fin, et aussi par la principale proposition que l’on en a tirée, mais qui ne s’y trouve pas explicitement (la croissance zéro), ce rapport a suscité de nombreuses controverses.

Ce rapport a valu à Dennis Meadows le Japan Prize en 2009.

Quelle est donc la spécialité de Dennis Meadows ? La démographie ? Non ! Les hydrocarbures ? Non ! L’économie ? Non ! C’est la tomographie qui est une technique d’imagerie, très utilisée dans l’imagerie médicale, ainsi qu’en géophysique, en astrophysique et en mécanique des matériaux.

Et les autres membres du Club de Rome, qui sont-ils ? Aurelio Peccei est un industriel italien. Il travailla notamment pour Fiat, Alitalia et Olivetti. Alexander King est spécialiste des armements. Ricardo Díez-Hochleitner est un pédagogue et un économiste espagnol. Alexander King est un chimiste qui a participé au ministère de la production anglais. Ne cherchez pas les démographes, les spécialistes de l’énergie, les spécialistes du climat : il n’y en a pas !!!

Ce rapport est aussi connu sous l’appellation usuelle Rapport Meadows en référence à deux de ses quatre auteurs : Donella Meadows et Dennis Meadows, Jorgen Randers et William Behrens. Publié en 1972 sous le titre The Limits to Growth (Universe Books) et publié en français sous le titre Halte à la croissance ? sous-titré Rapport sur les limites de la croissance (éd. Fayard, 1973 - enrichi d’une Enquête sur le Club de Rome par la traductrice de l’ouvrage Jeanine Delaunay), il a fait l’objet de « mises à jour » à deux reprises par trois de ses auteurs :

* en 1993 : Donella Meadows, Jorgen Randers, et Dennis Meadows, Beyond the Limits. Confronting Global Collapse, Envisioning a Sustainable Future, Chelsea Green Publishing Company,

* en 2004 : Donella Meadows, Jorgen Randers, et Dennis Meadows, Limits to Growth. The 30-Year Update, Chelsea Green Publishing.

Ces deux ouvrages n’ont pas été traduits en français.

Parmi les pères de la décroissance, on peut trouver le Club de Rome et Nicholas Georgescu-Roegen sur des aspects théoriques et techniques, mais aussi Jean Baudrillard, André Gorz et Ivan Illich qui avancent des idées assez proches de celles proposées par des économistes contemporains comme Serge Latouche. Un autre élément est fondamental dans le développement de ces thèses : le choix du nucléaire d’investir dans l’écologie en la détournant vers "le combat contre le réchauffement" : une manipulation planétaire de grande ampleur...

Sans avoir aucune spécialité de climatologues ni de démographes, ils ont lancé à l’époque deux idées ayant pour but de préconiser la « croissance zéro » et des sacrifices pour la population pour « sauver la planète » : l’idée que la démographie prend un tour exponentiel incontrôlable et catastrophique qui doit être bloqué par des mesures anti-croissance de la population drastiques imposées à la Chine, à l’Asie ou à l’Afrique et une deuxième idée affirmant qu’il faut réduire la croissance économique en exigeant des sacrifices de la population (thèse de la « décroissance ») du fait que la diminution de l’énergie prend un tour lui aussi catastrophique et que l’activité humaine produit un accroissement catastrophique de température. Toutes ces catastrophes prédites en 1968 devaient avoir pris un tour visible et cataclysmique en 2006. La thèse de la démographie exponentielle a été abandonnée sans le dire, sans s’en expliquer. D’où venait cette erreur de pronostic ? D’où vient le retournement de la démographie ? Là-dessus, silence radio. Où était l’erreur de leur prédiction pourtant aussi affirmative que les autres ? C’est seulement sur la disparition des énergies en hydrocarbures et sur la hausse des températures que les successeurs du club de Rome (le GIEC) sont intarissables et occupent, jour après jour, les média. Et où en est la disparition des hydrocarbures en réalité ? Où est la température terrestre qui devait devenir intenable en… 2006 ?

Question 13 – Déstabilisation et surchauffe décrivent-ils l’état du climat de la Terre ou celui du système économique et social qui domine le monde ?

La dernière, et non la moindre, des catastrophes, qui sont brandies actuellement comme menace mortelle pour la vie et l’homme sur la planète, s’appelle « le réchauffement global anthropique » !

En résumé, elle affirme que nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis et cette branche n’est pas le capitalisme mais l’atmosphère terrestre. Nous sommes en train de la remplir de gaz carbonique (CO²). Je ne rappelle pas la thèse : on l’entend tous les jours et sur tous les tons !

Tout d’abord, il faut rappeler pourquoi la température de l’air n’est pas un facteur important de la climatologie terrestre. Ce sont les océans qui représentent l’élément crucial du climat. Du fait de leur grande surface, du fait de leur énorme volume, du fait qu’ils sont capables de modifier complètement le climat via les courants marins chauds et froids. Nous avons tendance à voir les eaux comme une surface mais c’est d’abord un volume ! Déjà les 1,338 milliards de kilomètres-cube d’eau des océans représentent un volume immense mais surtout une masse cent fois supérieure à la masse totale de l’atmosphère !!! C’est dire que, dans les échanges thermiques, elle est bien plus déterminante. D’autre part, les courants marins lui permettent une dynamique fantastique. Et cette dynamique fait que la température des océans est aussi bien plus importante que la température des continents.

En somme, parler de température globale efface toutes ces distinctions et nous éloigne de toute compréhension des climats. Il faut savoir d’autre part que la densité de l’eau est bien supérieure à la densité de l’air. Les volumes, les densités, les capacités calorifiques, les capacités de changements dynamiques, les capacités d’absorption et de restitution du gaz carbonique, tout distingue les trois mondes terrestres : atmosphère, mers et océans, puis continents émergés et les globaliser, c’est tout sauf les comprendre…

Il ne faut surtout pas faire croire que des mesures dans l’atmosphère suffisent à comprendre les climats, que ce soient des mesures de taux de gaz carbonique, des mesures de températures ou d’autres paramètres.

Un autre piège pour ceux qui veulent comprendre le climat, ce sont les multiples rétroactions qui le fondent. Cela signifie que l’on ne peut pas aisément parler de cause. Comme de dire que c’est l’augmentation ou la baisse des températures qui a causé ceci ou cela, ou que c’est l’augmentation ou la baisse du gaz carbonique qui l’aurait fait à telle ou telle époque de l’histoire climatique de la planète. En effet, où est la cause et où est l’effet ? Par exemple, le changement de température de l’eau modifie sa capacité d’absorption du gaz carbonique.

Un autre point essentiel dans la compréhension du climat terrestre : c’est son interaction avec le vivant, qui est fondamentale ! Et cela non plus ne se passe pas spécialement dans l’atmosphère ! Rappelons que la formation du plancton dans les mers peut changer sans cesse et c’est elle qui est responsable de la formation du plancton qui fixe en CaCO3 l’essentiel du gaz carbonique de la planète, quitte à absorber de plus en plus de gaz carbonique atmosphérique et à l’emmener dans les fonds marins.

Le vivant modifie sans cesse le climat, en changeant la composition de l’atmosphère, en changeant l’absorption du gaz carbonique qui la compose et compose ses squelettes, en changeant la température également, en changeant l’albédo de la surface et on en passe…

Ces rétroactions sont à la fois positives et négatives, ce qui fait que les augmentations et les diminutions sont combattues, à toutes les échelles, et se retournent à certains moments. Sinon, la Terre serait restée froide ou restée chaude, avant même qu’intervienne le facteur humain, le fameux réchauffement « anthropique »…

On ne doit donc surtout pas se polariser sur l’atmosphère pour étudier le climat. Et il faut étudier les rétroactions contradictoires des océans, des terres et de l’atmosphère (et même le caractère contradictoire de l’évolution des différents niveaux de l’atmosphère et des différents types de nuages qu’on y trouve).

Il ne faut pas non plus se polariser sur les terres émergées où l’homme vit car ce qui se passe en mer est autant sinon plus important. Or la plupart des stations météo sont bien entendu terrestres et non maritimes.

Cela fait que l’on manque une bonne partie des études indispensables. Par exemple, les passages des anticyclones mobiles polaires qui jettent brutalement les masses d’air froid bloquées aux pôles !

Tout cela signifie-t-il que l’activité humaine peut ou ne peut pas transformer le climat ?

C’est une véritable question scientifique mais elle ne peut pas être traitée sérieusement du moment qu’elle devient la proie des gouvernants et des trusts et c’est ce qui s’est produit. Résultat : des études scientifiques ont été tronquées, faussées, modifiées. Les scientifiques sont dotés de financements ou en sont dépourvus en fonction de leurs thèses, et les pressions contre tous ceux qui refusent le discours dominant empêchent toute étude scientifique sérieuse de voir le jour.

La société capitaliste a pris le pouvoir dans le débat scientifique sur le climat. Le capitalisme a toujours eu la haute main sur la science mais il a aussi laissé bien des débats scientifiques se dérouler sans voir un intérêt capital à y intervenir. Ce n’est plus le cas. Les gouvernants et les trusts ont maintenant décidé qu’ils ne devaient plus laisser libre le champ de la science et on voit le changement !!! Le grand public le voit mais les scientifiques le voient encore plus dans leurs financements et recrutements qui sont désormais conditionnés par les intérêts capitalistes !

En ce qui concerne le climat, c’est plus vrai que dans tout autre domaine. Les investissements ont été multipliés depuis que le climat est présenté comme un enjeu de société mais aussi le dirigisme des travaux scientifiques s’est multiplié.

Bien des naïfs se demandent en quoi les capitaliste auraient intérêt à développer un catastrophisme qui se retourne contre eux puisque c’est l’industrie capitaliste qui est cause des principales pollutions au carbone de l’atmosphère ?

Tout d’abord désigner du doigt la pollution au gaz carbonique, c’est cacher les autres pollutions et notamment celle de l’industrie nucléaire, chimique, biochimique, etc…

Ensuite, il faut voir que les capitalistes sont les principaux bénéficiaires des fonds d’Etat pour l’aide à la lutte contre la pollution au carbone. Ensuite, dire que c’est l’activité humaine qui serait la principale cause de crise signifie que les peuples doivent sacrifier leur bien-être pour sauver la planète. C’est présenter les individus et non les trusts comme responsables de la crise climatique. Surtout, c’est présenter la crise mondiale comme d’abord climatique et non comme un effondrement économique des fondements du système capitaliste. C’est aussi faire croire que l’essentiel, l’urgent, le vital, ce n’est pas de renverser le capitalisme mais de réformer le mode de vie, d’économiser l’énergie et d’émettre le moins possible de carbone.

Au moment même où le capitalisme a atteint ses propres limites en termes d’accumulation du capital, que cela se traduit par une chute massive des investissements productifs privé, que cela se traduit aussi par un chômage massif mondial et un accroissement tout aussi massif des inégalités et de la misère, présenter le gaz carbonique comme l’ennemi public numéro un a un intérêt pour tous les capitalistes du monde et leurs Etats.

S’il y a surchauffe, ce qui a trop chauffé et a même grillé, ce n’est pas le climat, mais c’est le mécanisme d’accumulation du travail humain figé dans du capital, de la plus-value accumulée. Or ce mécanisme est le seul moyen réel de création de richesses qu’ait jamais produit le capitalisme au cours de son histoire. Tout le reste est seulement des modes de distribution des richesses, non de création de richesses.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0