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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Géodynamique et climatologie de la Terre - Protection de la planète > Le mythe nucléaire s’effondre...

Le mythe nucléaire s’effondre...

lundi 15 février 2016, par Robert Paris

Le nucléaire mondial décline par rapport au total de la production d’électricité

Le mythe nucléaire s’effondre…

Les chiffres mondiaux sont parlants : la part du nucléaire dans la production d’électricité mondiale décline depuis 2001, passant de 17% en 2001 à 8% actuellement…L’électricité, elle-même, représente moins de 18% de la consommation mondiale d’énergie… C’est ce que confirment les statistiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

2002 = 2661 TWH soit 16,5 % du total de l’électricité

2009 = 2696 TWH

2010 = 2756 TWH

2011 = 2581 TWH

2012 = 2463 TWH

2013 = 2460 TWH soit 10,8 % du total de l’électricité

2014 = 2410 TWH

1 TWH = 1 térawatt-heure = mille milliards de watts-heure

source

Le nucléaire est la seule technologie qui a diminué sa production ( - 1,1 % / an). Sa part de marché était de 15,7 % en 2004 ; elle baisse à 10,8 % en 2013.

Poursuivre le nucléaire coûtera cher, très cher. Un document interne à EDF dresse les estimations des coûts futurs pour l’entretien et le renouvellement du parc nucléaire français. Les chiffres donnent le tournis.

Près de 300 milliards d’euros devront être investis dans les cinquante prochaines années si les centrales actuelles sont reconstruites à l’identique. Une hypothèse toutefois difficile à tenir pour remplir l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique française. Depuis plusieurs mois, EDF chiffre à 55 milliards d’euros le coût des travaux nécessaires pour prolonger la durée de vie de 58 réacteurs français de quarante à cinquante ans. Sauf que ce "grand carénage" est prévu pour une période comprise entre 2015 et 2025. Entre 2025 et 2047, EDF dépensera environ 35 milliards d’euros pour entretenir les centrales jusqu’à leur fermeture, selon les estimations de Greenpeace. Un investissement lourd mais normal. Entre 2002 et 2012, "seulement" 10 milliards ont été dépensés pour la maintenance, un niveau jugé insuffisant pour assurer la sûreté. Au total, 100 milliards d’euros seront donc destinés à la rénovation des 19 centrales françaises.

De la France aux États-Unis en passant par l’Allemagne, les pays qui ont misé sur l’énergie nucléaire se trouvent aujourd’hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l’arrêt.

Ce sont des coûts et des risques aussi importants que ceux du fonctionnement…

Mais ils sont moindres que le coût (financier et humain) des stocks de déchets (sous terre ou dans les mers) !!!

La chute des cours du combustible nucléaire en témoigne

L’énergie nucléaire en déclin dans le monde

Le nucléaire en faillite !!!

L’effondrement d’AREVA nous éclaire… sur la faillite du système

Dégringolade d’AREVA

AREVA entraine EDF dans sa chute

Le danger des centrales nucléaires françaises

Que se passe-t-il dans les centrales nucléaires en France ?

Les centrales les plus dangereuse du monde

Le danger des centrales belges

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Comment le lobby atomique mondial tente de cacher l’effondrement de la part du nucléaire

Le capitalisme nucléaire français est complice du crime contre l’humanité du capitalisme nucléaire japonais

La catastrophe nucléaire n’arrête pas la logique capitaliste

Le crash de l’industrie nucléaire française

L’Etat s’entête à sauver AREVA et la filière nucléaire française… à tout prix

La fin du mythe nucléaire

Le mythe de l’électricité nucléaire pas chère

Que penser du nucléaire

Pourquoi la question est toujours occultée

Lire encore sur Fukushima

Où en est la sortie du nucléaire ?

Pourquoi les trusts français du nucléaire sont eux-mêmes impliqués techniquement, financièrement et civilement et responsables de la catastrophe du Japon

A bas le nucléaire capitaliste mais aussi à bas le capitalisme nucléaire !!!

L’avenir rayonnant que nous prépare le capitalisme nucléaire et la nécessité de le renverser sans tarder…

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4 Messages de forum

  • Le mythe nucléaire s’effondre... 21 février 2016 11:23, par Lacan

    Naissance d’un nouveau regroupement national antinucléaire
    Après les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima la donne a profondément changé
    Préservons la vie pour ne pas fermer la porte à l’avenir
    Le crime nucléaire et son accompagnement institutionnel
    doivent cesser immédiatement. Retour à l’humain. Résistance !
    Ici en France, pays le plus nucléarisé au monde par habitant, à chaque minute chacune des 125
    installations nucléaires civiles (INB) dont les 58 réacteurs atomiques des centrales électriques, des
    installations nucléaires militaires-secrètes (INBS), des ICPE nucléaires (Installations Classées pour
    la Protection de l’Environnement) rejette des substances radioactives mortelles :
    . dans l’air que nous respirons,
    . dans l’eau que nous buvons et avec laquelle nous cuisinons, dans laquelle nous nous baignons
    ou pêchons et avec laquelle les agriculteurs arrosent les cultures,
    . sur la terre que nous parcourons.
    Chaque minute chaque installation atomique « civile » ou « militaire » disséminée sur le territoire
    génère des déchets radioactifs mortels dont certains le seront pour un million d’années imposant
    aussi à nos enfants et petits-enfants, et ce pour plus de 1000 générations à venir, la maladie et la
    mort.
    C’est humainement monstrueux, c’est éthiquement dégueulasse, c’est immoral. Le nucléaire est
    moralement et socialement inacceptable. Il faut que ça s’arrête immédiatement et sans aucune
    autre considération financière, économique, technique, bureaucratique, de pouvoir, d’égo. On ne
    pactise pas avec le crime, on le l’accompagne pas, on ne le gère pas.
    Lire la suite sur le site de la coordination anti nucleaire du 84 .

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  • C’est sans doute pour la grande faillite du nucléaire français que l’un de ses hauts cadres, Edouard Philippe, est remercié par le poste de premier ministre !!!

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  • Le projet suédois d’enfouissement « éternel » de déchets radioactifs a été désavoué par la justice… Les Suédois avaient déjà voté en 1980 lors d’un référendum national pour encadrer une sortie de l’énergie nucléaire d’ici à 2010. En dépit de ce vote, le gouvernement a officiellement renoncé à l’objectif d’une sortie du nucléaire en 2010, sans préciser de calendrier pour l’arrêt des réacteurs du pays. En 2016, la Suède, et sa puissante industrie nucléaire, dont le groupe Vattenfall – qui exploite aussi des centrales nucléaire en Allemagne et réclame 4,6 milliards d’euros à l’État allemand pour avoir décider de sortir de l’énergie atomique en 2022 –, envisage même de construire de nouveaux réacteurs. Sans savoir encore où en stocker les déchets à long terme, donc. Seule la Finlande a pour l’instant aménagé un site de stockage définitif de ses déchets nucléaires, à 420 mètres sous la surface de la Terre, pour un coût de 3,5 milliards d’euros. Il devrait accueillir ses premiers déchets radioactifs à vie longue, comme l’uranium 238 dont la période de radioactivité dépasse les 4 millions d’années, d’ici 2020.

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  • Le mythe nucléaire s’effondre... 30 mars 02:03, par CAN84

    Inde : "Macron dégage !" scandent les manifestants contre le projet nucléaire

    Tandis que la presse bien-pensante et alignée sur la propagande macroniste loue en France les contrats-business, la population indienne manifeste contre les projets déments de la nucléocratie d’imposer une centrale nucléaire à Jaitapur dans l’Ouest du pays.

    en Inde, la population et les anti-nucléaires manifestent contre Paris. Le déplacement à New Delhi du banquier-président de ce 10 mars s’est déroulé un peu différemment de ce que les médias mainstream tentent de faire croire.

    Ainsi si les médias et journaux ont dressé d’une seule voix les louanges de la grandiose visite en Inde du grand timonier Macron et de sa charmante femme, chef VRP d’une délégation de bifteakards avides de profits, ce sont bien le pipeau et la manipulation qui ont constitué la stratégie de propagande du pouvoir. Bien au delà des annonces hasardeuses de contrats mirifiques signés telle la vente supposée de six réacteurs nucléaires de type EPR à l’Inde « avant la fin de l’année ». Un dossier qui traîne en fait en longueur depuis plus d’une décennie.

    Le projet initial avait été chiffré à près de 17 milliards de dollars (valeur 2009) et en novembre 2010, Anne Lauvergeon, alors PDG d’Areva, avait annoncé que le kilowatt-heure produit par la future centrale reviendrait à 4 roupies. Pipeau car en 2014, après plusieurs revirements de la part d’Areva, les gouvernements indien et français s’accordent sur un prix de... 6 roupies. 50% de plus ! Et ça ne s’arrête pas là : après la reprise des activités d’Areva en faillite par EDF en quasi-faillite le coût proposé par EDF est maintenant passé à 14 roupies ! Ça c’est de l’électricité pas chère !

    La Nuclear power corporation of India (NPCIL) n’a finalement signé qu’un schéma industriel pour lequel d’ailleurs EDF, par la voix de son PDG, déclarait la semaine dernière ne plus vouloir lancer de nouveaux projets nucléaires à l’étranger. EDF se contenterait de jouer ici un rôle de "conseiller technique et ingienerie" mais lorsqu’on connaît l’incapacité a réaliser en France et en Finlande le moindre EPR, les indiens peuvent se faire du mouron. Comme dit un fin connaisseur du dossier : "la technologie EPR n’est pas encore effective".

    L’Inde ce n’est pas la France : la responsabilité des nucléocrates en cas d’accident est intégrale et entière

    Et ce n’est pas tout. La réglementation indienne est beaucoup moins laxiste que la française, notamment en matière de responsabilité des exploitants nucléaires en cas d’accidents. Si en France ils ne sont pas contraint d’indemniser les victimes en totalité en cas d’accidents nucléaire, en Inde ils doivent assumer pleinement leur responsabilités et ne pas reporter sur les contribuables et l’État leur fautes et manquements. Le "Civil Liability Nuclear Damage Act" de 2010 est l’une des lois les plus restrictives au monde découlant de la terrible catastrophe de Bhopal survenue en 1984. Elle vise à indemniser rapidement les victimes d’un accident nucléaire en reconnaissant la responsabilité intégrale des opérateurs directs ou des fournisseurs d’équipement en cas d’accident ou d’omissions de leur fait.

    Certes la macronie inféodé aux financiers et à la nucléocratie nous a régalé d’images du Taj Mahal et des jeunes indiens enthousiastes devant les paroles du petit monarque tricolore. En bras de chemises - ça fait plus cool et conquérant - elle a tout fait surtout pour occulter une autre réalité bien tangible : l’opposition résolue d’une grande partie de la population indienne aux projets d’implantation nucléaire dans le pays.

    Les habitants du village indien de Jaïpatur, dans l’Ouest du pays à 400 km au sud de Bombay, manifestent ainsi depuis des années contre le projet de centrale nucléaire que Paris, Areva initialement puis EDF aujourd’hui, veulent leur imposer. Sur une zone sismique quitte à faire verser le sang. Loin des selfies et des leçons de vie dispensées par l’occidental dominant, les Indiens n’ont pas tous accueilli le président français à bras ouvert.

    « Macron go back ! Scrap Jaitapur nuclear power project ! » (« Macron va-t-en ! Abandonne le projet de centrale nucléaire à Jaitapur ! ») étaient brandis sur les panneaux des habitants soutenus par l’organisation "Dianuke" qui lutte en Inde contre le fléau et la mort nucléaire. Déjà en 2013 six conférences sur le nucléaire qui devaient avoir lieu dans des centres de l’Alliance française en Inde avaient été annulées après que l’Ambassade de France et Areva aient jugés le sujet... « trop sensible. »

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