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Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus

vendredi 29 octobre 2010, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

"Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

Karl Marx (1848), Le Manifeste communiste

"Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."

L’État et la Révolution (1917), Lénine

« Comprendre clairement la nature sociale de la société moderne, de son Etat, de son droit, de son idéologie constitue le fondement théorique de la politique révolutionnaire. La bourgeoisie opère par abstraction (« nation », « patrie », « démocratie ») pour camoufler l’exploitation qui est à la base de sa domination. (…) Le premier acte de la politique révolutionnaire consiste à démasquer les fictions bourgeoises qui intoxiquent les masses populaires. Ces fictions deviennent particulièrement malfaisantes quand elles s’amalgament avec les idées de « socialisme » et de « révolution ». Aujourd’hui plus qu’à n’importe quel moment, ce sont les fabricants de ce genre d’amalgames qui donnent le ton dans les organisations ouvrières françaises. »

Extraits de Léon Trotsky dans « La France à un tournant » (28 mars 1936)

A l’opposé de tous les responsables politiques, dirigeants religieux, chefs militaires et autres démagogues qui veulent cacher leur engagement aux côtés des classes exploiteuses et du système d’exploitation sous un verbiage mensonger, nous ne revendiquons jamais la neutralité, la prétendue objectivité, l’égalité des points de vue, la prétention mensongère de trouver un terrain d’entente entre des classes, oppresseurs et opprimés, qui ont des intérêts diamétralement opposés. La classe dont nous nous revendiquons est celle des opprimés, c’est-à-dire des ouvriers, des salariés, des travailleurs des villes et des champs, y compris les chômeurs, les petits boulots, les ménagères, les jeunes révoltés par le système. Nous l’appelons le prolétariat. C’est, selon nous, la classe qui est amenée à remplacer à la tête du monde la classe capitaliste dont le règne est terminé. Clarté et courage, voilà où se situent l’audace de classe.

CE QUE NOUS VOULONS :

L’ORGANISATION DE LA SOCIÉTÉ PAR LES EXPLOITES EUX-MÊMES

(photo des soviets de Russie en 1917, quand le terme ne signifiait pas la bureaucratie contre-révolutionnaire de Staline)

Ce que nous voulons :

- Nous instruire des luttes du passé afin que ces combats des opprimés n’aient pas eu lieu inutilement et pour que ceux de demain ne tombent pas dans les mêmes pièges ou les mêmes erreurs. Notre étude de l’histoire n’a rien de scolaire. Nous considérons que ces combats sont les nôtres même s’ils n’ont pas eu lieu dans "notre" pays ni à notre époque : qu’il s’agisse des travailleurs de la Commune de Paris en 1871, des travailleurs révolutionnaires russes de 1917, des travailleurs chinois de 1925-27, ou, plus près de nous, des travailleurs algériens de 1945, des travailleurs vietnamiens de 1946, des travailleurs malgaches de 1947, des "bouts de bois de dieu" africains de 1947, des travailleurs boliviens de 1952, des travailleurs hongrois de 1956, des noirs américains de 1964, des travailleurs tchécoslovaques de 1968, des travailleurs chiliens de 1973, des travailleurs libanais de 1975, des travailleurs iraniens de 1979, etc, etc ... Ce passé de luttes révolutionnaires de la classe ouvrière et de tous les prolétaires doit éclairer notre chemin. La classe ouvrière vit et se bat tous les jours et ces luttes ne sont pas à minimiser, mais il ne faut pas non plus effacer les éclairs impressionnants que sont les soulèvements révolutionnaires des masses, épisodes rares mais très éclairants des capacités des opprimés.

- Développer la compréhension des causes des oppressions que connaît la planète et de la situation de plus en plus catastrophique actuelle pour les masses populaires.

- Rendre clair que la base première du maintien de l’oppression sous toutes ses formes et dans toutes les régions du monde est la division entre une classe d’exploiteurs possédant tous les moyens de production et tous les capitaux et une classe d’exploités n’en possédant aucun, la mainmise des exploiteurs sur la totalité du pouvoir politique et sur les Etats (armée, police, justice, gouvernement, administration, diplomatie, parlements, etc). Enfin, la mainmise de la bourgeoisie la plus riche sur l’ensemble du monde par des moyens économiques, financiers, politiques et militaires : l’impérialisme.

- Soutenir tous les efforts permettant de faire progresser la conscience des exploités et de tous ceux qui se considèrent dans leur camp contre l’exploitation et en particulier la conscience de leurs intérêts communs et de leur capacité à diriger le monde de demain. Cette conscience nécessite le combat contre toutes les formes de division, de mépris, de rejet qu’ils soient fondés sur le sexe, la nationalité, la région, l’ethnie, la religion, les origines, la race, la couleur de la peau, l’âge…

- Faire en sorte que la lutte des opprimés et des exploités mène à des succès et permette à ces derniers de prendre confiance en leurs capacité de s’unir, de s’organiser et, demain, de définir de nouvelles bases à la société en la dirigeant par eux-mêmes.

- Combattre les illusions réformistes qui cherchent à faire croire en la possibilité d’améliorer le monde actuel sans changement radical dans lequel les opprimés enlèvent le pouvoir à la classe dominante pour le prendre eux-mêmes en mains.

- Refuser toutes les idéologies fatalistes selon lesquelles l’homme est fait pour souffrir sur la terre et la classe dominante est faite pour dominer, la classe opprimée faite pour être exploitée, et aussi tous les fatalismes sociaux selon lesquels les exploités sont incapables de savoir diriger la société.

- Récuser l’idée fausse selon laquelle le monde capitaliste est le seul monde possible et qui prétend que l’effondrement du stalinisme aurait démontré l’impossibilité du pouvoir communiste des travailleurs. Rappeler ainsi que le stalinisme ne s’est pas développé contre le capitalisme mais, au contraire, sur la base de l’échec de la tentative révolutionnaire et audacieuse des travailleurs russes et européens en 1917-1920.

- Permettre aux travailleurs, aux jeunes, à tous ceux qui se placent aux côtés de la révolution d’accéder aux connaissances indispensables à la révolution, sur tous les plans : politique, social, économique, philosophique et scientifique.

- Aider à la construction d’organisations des travailleurs communistes et révolutionnaires, qui soient regroupées pour mener le combat dans le monde entier, qui se donnent comme objectif la fin définitive du système d’exploitation à l’échelle mondiale et son remplacement par une société fondée sur la satisfaction des besoins individuels et collectifs des peuples.

- Rendre clair le fait que ces objectifs socialistes et communistes n’ont rien à voir avec les caricatures anti-ouvrières que sont et qu’ont été les partis social-démocrates et staliniens et les régimes qu’ils dirigent et ont dirigé.

- Faire en sorte qu’au cours de leurs luttes actuelles, même celles qui ont une ampleur et des objectifs limitée, les exploités, les salariés, les prolétaires et les jeunes acquièrent le maximum de conscience des nécessités de la société et de leur capacité à s’organiser en vue d’atteindre leurs objectifs. Apprendre des luttes nécessite que les exploités et les jeunes s’organisent eux-mêmes ce que la plupart des bureaucraties syndicales et des directions politiques ne souhaitent pas, désirant garder la mainmise sur les mouvements.

- Œuvrer afin que les travailleurs les plus conscients comprennent que la lutte des classes est le moteur de l’histoire de la société humaine et qu’ils ne doivent pas craindre de défendre des intérêts de classe car la défense des intérêts des opprimés rejoint les intérêts de toute l’humanité. Instruire les travailleurs de leurs tâches visant à la libération de l’ensemble de l’humanité nécessite que la conscience de classe se détache du magma que constitue l’opinion : esprit dit « citoyen », conscience nationale, ethnique, culturelle, traditions, intérêts corporatifs, conceptions régionales, etc…

- Nous efforcer que les travailleurs soient instruits du rôle de l’Etat bourgeois au service de la classe dirigeante. Même quand cet Etat semble respecter quelques règles démocratiques, il n’est rien d’autre qu’un instrument de guerre au service de la classe dirigeante et contre les exploités. La démocratisation de cet Etat ne peut qu’être une tromperie. L’existence d’élections, leur soi-disant transparence, le droit de vote général, ne change rien à un fait fondamental : tant que le pouvoir économique appartient à quelques personnes d’une seule classe dominante, tant que les travailleurs ne sont pas organisés afin de prendre les décisions, aucun pouvoir d’Etat ne peut être autre chose qu’un mode de domination politique de la classe dirigeante. L’objectif de toute lutte radicale des opprimés doit être clairement la destruction définitive et complète de l’Etat bourgeois et tout particulièrement son armée, sa police, sa justice, ses assemblées bourgeoises, son administration. l’Etat que mettront en place les travailleurs, les prolétaires avec la population pauvre n’aura rien à voir avec l’ancien Etat bourgeois.

- Faire en sorte que les travailleurs aient conscience que les horreurs des guerres, des guerres civiles, des conflits ethniques ou religieux sont directement dues au fait que des dirigeants bourgeois et petits-bourgeois ont pris la tête des mécontentements des milieux populaires. C’est aux travailleurs de prendre la tête de toutes les couches sociales opprimées car eux et eux seuls sont capable de donner une orientation à la lutte vers la fondation d’une société d’où sera bannie définitivement l’exploitation de l’homme par l’homme.

- Agir afin que les travailleurs suscitent en leur propre sein la formation de militants et de dirigeants capables de donner cette orientation à leur combat et de le mener à la victoire en s’instruisant soigneusement des lois sociales et politiques. Ces militants devront viser à former une organisation qui ne cherche pas à défendre ses propres intérêts de groupe mais les intérêts généraux des opprimés. Elle ne vise pas à prendre une place dans l’ordre social existant. Elle ne cherche pas à remplacer les gouvernements en place par des hommes à elle. Elle vise au renversement par les travailleurs eux-mêmes de tout l’ordre social et politique. Elle est donc bien différente de la plupart des organisations politiques et syndicales qui ne veulent que gagner des positions au sein de la société actuelle.

- Faire en sorte que les travailleurs ne se laissent pas tromper par des politiciens bourgeois professionnels tenant un langage de gauche, par des démagogues, militaires ou religieux, apparemment radicaux. Ils ne doivent donner aucune confiance à tous ceux qui prétendent que les travailleurs ne devraient pas s’organiser eux-mêmes, sous prétexte de ne pas diviser la lutte. Ils ne doivent nullement accorder leur confiance à tous ceux qui disent être capables d’améliorer la situation sans l’intervention des travailleurs par la lutte de masse.

- Agir pour que les travailleurs et les jeunes aient conscience que leur combat dépasse les frontières nationales et que les luttes de leurs frères du reste du monde font partie du même combat que le leur. Ceux qui leur disent que leur combat est national, que tous les nationaux sont leurs frères, qu’ils ne doivent pas étudier les luttes des autres pays car ce ne serait pas la même situation, sont de faux frères. Il n’y a qu’une planète. Il n’y a qu’un système capitaliste qui domine le monde, même si celui-ci a produit des situations sociales et politiques très diverses du fait notamment du partage mondial du travail par les impérialistes. Nous ne pourrons gagner qu’en abattant le capitalisme et l’impérialisme et cela n’est possible qu’à l’échelle internationale. C’est indispensable si nous ne voulons pas retomber dans les travers des nationalismes, les illusions des indépendances, les tromperies du réformisme et celles du stalinisme. Dans les frontières nationales, il n’est pas possible de bâtir une société plus juste que le capitalisme. La crise du capitalisme ne fait que rappeler que c’est à l’échelle mondiale que se pose le problème et que c’est à cette échelle qu’il faut le résoudre. La seule classe qui existe partout dans le monde, qui a la possibilité de s’unir au niveau international, c’est la classe des travailleurs, des chômeurs et de tous les opprimés. Il faut qu’au cours de la lutte, elle prenne le pouvoir en détruisant le pouvoir des classes dirigeantes. Pour cela, elle devra détruire tous les organismes que les classes dirigeantes ont mis en place pour opprimer la majorité de la population et, en particulier, il faut qu’elle désarme les classes dominantes, en enlevant aux officiers la mainmise sur les soldats. Le pouvoir aux travailleurs est indispensable pour ôter aux exploiteurs leur capacité de tuer, de soumettre et donc de maintenir le régime d’exploitation.

- Faire savoir que la société capitaliste est arrivée à une limite qu’elle ne pourra franchir , qu’elle est incapable de se réformer et que les travailleurs devront en finir avec ce système pour libérer tous les opprimés. Quand l’Histoire arrive à un point où les oppresseurs eux-mêmes ne voient plus comment diriger la société il arrive ce qui s’est passé en 1789 en France : la révolution sociale et le renversement de l’ancienne classe dirigeante. C’est la seule manière de dépasser la crise actuelle en faisant en sorte que l’Humanité continue d’aller de l’avant.

- Faire connaitre les idées véritablement socialistes et communistes que certains militants ont défendu durant toute leur existence : des révolutionnaires comme Auguste Blanqui, Karl Marx, Friedrich Engels, Lénine, Rosa Luxemburg et Léon Trotsky. Mettre en avant leur combat et étudier leurs écrits ne signifie pas, contrairement à la méthode stalinienne ou maoïste, fabriquer une idéologie de type religieux mais étudier le monde de manière scientifique en vue de le comprendre et de le transformer. Nous ne renions pas les idées révolutionnaires sous prétexte qu’elles seraient anciennes, mais nous ne les considérons pas comme des écrits bibliques et nous ne considérons pas les anciens dirigeants révolutionnaires comme des prophètes.

- Construire une organisation, capable de donner un point de vue prolétarien sur les situations, d’intervenir dans les grèves et des mouvements sociaux, de leur donner un caractère de classe et non corporatiste contrairement à ce que font en ce moment les syndicats, d’aider les travailleurs à mettre en place des formes d’organisation indépendantes des travailleurs, doit rester une préoccupation centrale des militants révolutionnaires. Effectivement, nous n’avons pas d’intérêts de boutique à défendre, ni à développer un esprit fermé de groupe, mais seulement à regrouper des travailleurs et des jeunes sur la base des idées communistes, révolutionnaires, et internationalistes ! La concurrence de boutique entre les différents groupes d’extrême gauche existants reste l’un des obstacles à franchir. Mais le principal obstacle reste le manque d’audace révolutionnaire de ces groupes qui préfèrent accompagner les illusions des travailleurs ou de la population, craignant de s’en isoler, au lieu de se faire les portes-voix d’un prolétariat révolutionnaire pour le moment très minoritaire mais qui a des perspectives claires à offrir. Bien sûr, le débat avec les militants de ces groupes doit continuer mais la divergence sur le rôle des organisations et sur la capacité de la classe ouvrière est fondamentale.

EN RÉSUME, NOUS VOULONS

- que les opprimés n’aient confiance qu’en leur propre force et en leur capacité de diriger la société

- que les travailleurs et tous les exploités mènent une révolution socialiste pour en finir avec la dictature des capitalistes sur le monde

- que la révolution socialiste l’emporte sur la barbarie capitaliste et mène au pouvoir aux travailleurs

Des "leaders suprêmes"

Une bureaucratie au-dessus de la population

"L’émancipation des ouvriers ne peut être l’oeuvre que des ouvriers eux-mêmes. Il n’y a donc pas de plus grand crime que de tromper les masses, de faire passer des défaites pour des victoires, des amis pour des ennemis, d’acheter des chefs, de fabriquer des légendes, de monter des procès d’imposture, — de faire en un mot ce que font les staliniens. Ces moyens ne peuvent servir qu’à une fin : prolonger la domination d’une coterie déjà condamnée par l’histoire. Ils ne peuvent pas servir à l’émancipation des masses. Voilà pourquoi la IVe Internationale soutient contre le stalinisme une lutte à mort."

Léon Trotsky dans "Leur morale et la nôtre"

Ce dont nous ne voulons plus :

- Qu’une classe exploiteuse monopolise les moyens de production, les capitaux et impose au reste de la population de se faire exploiter pour vivre, que cette classe dominante se permette de s’arroger le droit de décider de la vie et de la mort du reste de la population en la jetant dans la misère, en la réprimant ou en la licenciant, parce qu’elle détient en plus le monopole du pouvoir politique.

- Que le capitalisme soit présenté comme le seul moyen de développer l’économie, d’enrichir un pays, alors qu’aujourd’hui l’époque où le capitalisme développait le monde est depuis longtemps révolue. Même aux USA, le capitalisme ne développe plus que la misère. Nous ne voulons plus qu’on nous affirme qu’une autre société n’est pas possible. Il y a eu bien de sociétés humaines avant le capitalisme et il y en aura d’autres après. Les travailleurs sont indispensables au capitalisme et il craint leurs révolutions mais le capitalisme n’est pas indispensable aux travailleurs. Ils peuvent fonder, sur la base des techniques modernes, une société bien plus humaine fondée sur la satisfaction des besoins des hommes.

- Que la classe exploitée se voie refuser ce qui est nécessaire pour vivre correctement et aussi le droit de s’organiser politiquement, syndicalement et localement pour défendre ses intérêts et ceux de la population des quartiers populaires, que les travailleurs, la jeunesse et les milieux pauvres se voient interdire de donner leurs avis sur tous les sujets qui concernent la société.

- Que la classe exploitée soit opprimée également de mille manières, en fonction du sexe, de la région, de la religion, des origines ou de la couleur de la peau.

- Que l’Etat soit au service des exploiteurs, de toutes les manières possibles, en faisant intervenir ses forces de l’ordre (police, armée, justice, administration) contre les travailleurs et pour les exploiteurs, qu’il prenne toutes les décisions en fonction des seuls intérêts des riches et des puissants, en servant le système qui domine le monde, le système capitaliste, lui-même entièrement déterminé par les intérêts du grand capital qui ne s’enrichit que de l’exploitation des travailleurs du monde.

- Que la démocratie soit confondue avec la pseudo-démocratie bourgeoise. La démocratie dont les travailleurs et les peuples ont besoin nécessite qu’ils puissent se réunir librement pour discuter de leurs problèmes et se donner les moyens de les résoudre, notamment en organisant des luttes, mais aussi en décidant définitivement d’organiser eux-mêmes le fonctionnement social en le retirant des mains des exploiteurs. Il ne s’agit pas du seul droit de vote dans les institutions bourgeoises (parlements, présidence) mais du droit de décider des choix à tous les niveau : local, régional, national, aussi bien au plan économique, social et politique. Il s’agit de retirer aux forces armées leurs armes et leur organisation et donc la possibilité de prendre le pouvoir à tout moment en faisant un coup d’état ou d’intervenir pour écraser les mobilisations des masses. Il s’agit de retirer aux classes possédantes leur mainmise sur toute l’organisation de la société en ne leur permettant plus de garder pour elles le pouvoir social, politique, médiatique, militaire ou juridique. Il n’y aura jamais de démocratie là où les besoins des masses populaires ne sont pas satisfaits. Il n’y aura jamais de démocratie là où un patron peut jeter à la rue mille salariés. Il n’y aura jamais de démocratie là où une armée peut prendre en otage une population en instaurant la dictature. Il n’y aura jamais de démocratie là où les généraux, les commissaires, les patrons, les hauts fonctionnaires n’ont aucun compte à rendre à la population. Il n’y aura jamais de démocratie tant que les travailleurs n’auront pas pris le pouvoir politique.

- Que le socialisme et le communisme, représentés notamment par les efforts des travailleurs français en 1871 lors de la Commune de Paris et par ceux des travailleurs russes et européens lors de la révolution de 1917-1920, soient confondus avec des régimes dictatoriaux sous l’égide de Staline, Mao, Castro, Kim Il Sung, et autres Pol Pot. Il n’y a pas plus de communisme dans le stalinisme, qui a été le principal soutien de l’impérialisme en l’aidant à écraser les révolutions prolétariennes, que de socialisme dans l’indien Nehru, dans la social-démocratie de Mitterrand, Blair et Schroeder. Le parti unique, le syndicat unique, le « socialisme dans un seul pays », le régime policier où les travailleurs n’ont aucun droit, n’ont rien à voir avec l’Etat-Commune comme l’appelait Lénine et que défendait Trotsky contre les staliniens. Le socialisme et le communisme, sociétés où les plus larges masses ont un accès direct à toutes les décisions, à tous les niveaux, n’a rien de commun avec le centralisme policier du stalinisme.

- Que le réformisme soit confondu avec la transformation nécessaire de la société. Il ne fait que diffuser des mensonges en cherchant à faire croire que l’on peut éviter la révolution sociale. Il est indispensable qu’il soit clairement dit que sont des menteurs dangereux tous les dirigeants politiques qui prétendent que l’on peut arranger ensemble l’intérêt des exploiteurs et celui des exploités, que la lutte des classes est due à une incompréhension qui peut se résoudre dans un dialogue, que les riches et les pauvres d’un même pays sont du même camp, que le nationalisme défend les intérêts des peuples, que le capitalisme ne doit pas être renversé.

- Que la démocratie soit présentée comme une solution suffisante parce qu’il y a des démocraties bourgeoises et des démocraties prolétariennes, ce qui est très différent. Nous ne défendons qu’une seule sorte de démocratie : le pouvoir de tous ceux qui ne vivent que de leur travail sans exploiter personne. Nous ne défendons qu’une seule société d’avenir : celle où il n’y aura plus de classes, plus d’exploiteurs, plus d’oppression et plus d’Etat parce qu’il n’y aura plus besoin de diviser les peuples.

N’acceptons pas la logique destructrice du capitalisme en crise

Patrons et gouvernants nous baratinent. Les chefs d’Etat prétendent nous sortir de la crise en inondant le monde de milliers de milliards qu’ils tirent des caisses des Etats et des banques centrales. Chaque mois, ils en balancent d’autres. Sarkozy annonce encore dix milliards et demi pour les banques et d’autres milliards pour les capitalistes, notamment ceux de l’Automobile. Malgré cela, le capital privé refuse de reprendre ses investissements. Les banques refusent de reprendre leurs crédits. Les industriels, comme ceux de l’Automobile, déclarent manquer de capital et désinvestissent, supprimant massivement des emplois.

Le grand capital refuse de croire à l’avenir du capitalisme. Pourquoi les travailleurs devraient-ils être les seuls à se fier au système, à en accepter les règles ? Pourquoi accepteraient-ils le chantage : pas de travail égale pas d’emploi ? Pourquoi accepteraient-ils d’être licenciés comme les mille intérimaires de Renault-Flins, les 900 de PSA Sochaux, ou les 1200 prestataires renvoyés de Renault-Guyancourt ? Pourquoi devraient-ils attendre comme une catastrophe inévitable des fermetures et des licenciements comme à Renault et PSA ?

Mais, comment se défendre s’il s’agit d’une crise mondiale, demandent les salariés ? C’est comme si une fatalité s’abattait sur nous, disent-ils. C’est comme le froid : il faut attendre que ça passe en se protégeant tant bien que mal. C’est faux. Le printemps ne suivra pas l’hiver du capitalisme. Car il ne s’agit pas d’un refroidissement passager. Les milliers de milliards jetés par les Etats ne peuvent pas restaurer la rentabilité du capital.

Le capitalisme a atteint ses limites. Ses capitalistes n’ont jamais été aussi riches. Mais, justement, c’est là qu’est la cause de la crise. Le capitalisme, ne trouvant pas assez d’investissements rentables, ne peut que s’effondrer. Et nous, travailleurs, n’avons pas intérêt à rester les bras ballants dans une maison qui s’effondre. Les dépenses mirifiques des Etats ne peuvent, en retardant un peu cet effondrement, qu’aggraver la situation des travailleurs. Ils mènent notamment à la suppression des emplois publics, à la dégradation de l’hôpital public, des chemins de fer, de la poste et de l’électricité. Les subsides d’Etat n’empêcheront pas les entreprises bénéficiaires de ces sommes de licencier ou d’imposer du chômage partiel.

S’il n’y a rien de bon à attendre des Etats et des patrons, les travailleurs ne doivent s’en remettre qu’à eux-mêmes pour se défendre dans la crise. Pour cela, il ne faut plus accepter la logique et les lois d’un capitalisme qui se propose de détruire nos emplois, nos logements, notre santé, nos vies.

Plus question d’admettre qu’un patron déclare que les caisses de l’entreprise sont vides. Il faut prendre sur ses revenus et biens personnels. Plus question d’admettre qu’un patron nous dise qu’il n’y a plus de travail. Du boulot ou pas, c’est une question de choix du grand capital en fonction de la rentabilité. Ce n’est pas notre problème. Nous exigeons, dans tous les cas, d’être payés. Plus question d’allocations chômage impayées. Plus question d’électricité coupée, de téléphone coupé, de crédits coupés, de compte fermé, d’emplois supprimés. Quand un capitaliste, un banquier, une assurance sont en difficulté, la société trouve des milliards pour le sauver. Imposons qu’il en soit de même quand il s’agit des travailleurs.

Il faut aussi en finir avec la logique des directions des centrales syndicales qui quémandent des petits accommodements, signent des contre-réformes, divisent les luttes, les lâchent en cours de route et organisent des journées d’action sans lendemain.

Il faut unir les travailleurs précaires, les chômeurs et ceux qui ont un emploi, les travailleurs du public et du privé, les travailleurs de l’Automobile et ceux de l’Audiovisuel, ceux de la Recherche et ceux de la Construction, ceux de l’Enseignement et ceux des grands magasins. C’est à nous de défendre notre avenir. Personne ne le fera à notre place ! Il ne s’agit pas de défendre chacun notre entreprise mais de défendre collectivement le sort de la classe ouvrière.

Les travailleurs, s’ils ne veulent pas subir de plein fouet le chômage, la misère, et aussi les dictatures et les guerres, conséquences inévitables de la crise, comme le fascisme et la guerre mondiale ont été des conséquences de la crise de 1929, doivent diriger eux-mêmes leurs luttes aujourd’hui et devront diriger demain la société.


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Prolétaires, sauvons nous nous-mêmes !

105 Messages de forum

  • ce texte est un appel à tous les gens qui se veulent révolutionnaires de s’intéresser à l’histoire des événements révolutionnaires à fin de révéler la conscience de tous les militants, les opprimés, les travailleurs, les chômeurs,les jeunes,les femmes tous ensemble pour un seul but. avec l’espoir d’éviter à la génération future d ’être victime des situations passées.de ne pas se laisser dominer par leurs oppresseurs dans la société quel quand soit le lieu ou la circonstance.de donner un sens à la révolution communiste sans aucune idée d ’intérêt personnel .de faire part aux militants la maîtrise et la transmission des informations seront un élément capital pour faire triompher les combats qu’ils mènent et de diriger le monde à leur manière ce qui ne serait d’ailleurs possible sans les personnes de la classe dominée comprennent que c’est eux mêmes qui détiennent la solution à leur problème.....

    salut du Mali

    Répondre à ce message

    • Dans le but d’expliquer un peu mon message précédent. effectivement moi en tant que militant du communisme, je suis entièrement d’accord que la révolution soit une affaire de tous ceux qui se veulent révolutionnaire, qui militent pour le changement, les travailleurs, les opprimés, les chômeurs, les dominés au sein de la société.et la transmission des informations sur des événements passés à la génération future me semble un élément capital dans la prise de conscience.je suis contre les injustices sociales. Pourquoi ce sont les personnes de la classe inférieure, les pauvres qui récoltent les peaux cassés au sein de la société ? Cela est il un phénomène naturel ? Allons-nous rester à être victimes de l’injustice sociale ?une lutte individuelle sera t-elle la solution pour bannir cette les injustices sociales ?....

      salut du Mali

      Répondre à ce message

  • .. Pourquoi quitter la fraction ?
    Deux questions qui sont liées à celle-là :
    Le NPA ne se donne pas comme perspective de construire une organisation communiste révolutionnaire pour la classe ouvrière, je le sais.
    Est-il possible à la fraction de faire de l’entrisme au NPA ? c’est à dire de continuer à se réunir sinon clandestinement, du moins discrètement.
    Y’a-t-il un intérêt à le faire ? C’est à dire:Que nous apprend l’histoire du mouvement ouvrier au sujet de l’entrisme ? Dans quel cas choisit-on plutôt de s’organiser indépendamment ?

    Au vu de ce que je sais, et j’admets que cette connaissance est fragmentaire, je trouve que c’est une erreur d’avoir quitter la fraction. Aujourd’hui vous vous retrouvez en difficulté pour discuter avec vos anciens camarades de la fraction qui partagent la perspective de construire un parti ouvrier révolutionnaire. La politique de la fraction a été justement de conserver des liens organisationnels avec LO aussi longtemps que ce fut possible. Cette politique a donné des résultats puisque aujourd’hui un certain nombre de membres de la fraction sont d’anciens militants de la majo, qui, si la fraction n’avait pas existé, auraient pu arrêter de militer et n’auraient pas pris conscience des problèmes de la politique de leur organisation.

    A ce que j’en sais, les copains de la fraction sont confrontés à d’importants choix. Ces choix vont avoir, ou ont déjà, des conséquences importantes sur la pérennité de le fraction et surtout sur celle de la politique qu’elle a défendu : entrer au NPA sans avoir de poids suffisant pour en orienter la politique ou rester dehors. Sans faire de phraséologie creuse, les camarades de la fraction sont en danger. La politique qu’ils ont défendu jusqu’à maintenant aussi.

    En vous isolant de la fraction, vous "abandonnez" les camarades.
    Ces camarades ont comme perspective la révolution et la construction d’une avant garde ouvrière. Rien ne justifie donc de ne pas militer avec eux. Votre politique devrait donc de les accompagner dans le choix important qu’ils ont à réaliser aujourd’hui vis à vis du NPA. Notez que je ne me prononce pas quant au choix à faire car je manque d’éléments d’analyse pour cela. Mais je pencherais plutôt pour une forme d’entrisme avec comme perspective de gagner une base "sociale" dans le NPA pour gagner le poids suffisant qui permettrait à la fraction d’en orienter la politique. Comme un militant communiste qui rentre dans une boite et qui fait profil discret pour ne pas se faire virer en préparant les futures bagarres.

    Stéphane

    Répondre à ce message

    • Je pense que F ! ne veut plus construire de parti communiste révolut. sinon elle n’essaierait pas de rentrer dans un parti réformiste. Le NPA sait exactement la situation de F ! et il n’y a aucun mystère : tant que ce dernier à un doute sur l’influence de certain camarade de F ! qui veulent, comme toi, construire un parti de la dictature du prolétariat avec tout l’héritage politique qu’il contient, F ! sera le cul entre deux chaises (un pied dedans et un dehors).
      En politique tout le monde se retrouve un jour ou l’autre, mais c’est comme dans les boites, d’un côté il y a les syndicalistes, réformites etc.. et de l’autre les révolutionnaires ; il n’y a pas de passerelles possibles.
      Il y a une guerre de classe.
      Tout le monde se retrouve mais pas du même coté.
      La situation économique et sociale, exige des choix politiques clairs et sans concessions : l’inverse de la LCR qui devient NPA, l’inverse de LO, et de F ! qui suit les gros groupes.
      L’entrisme, nous l’avons dit dans notre lettre de rupture, que défende certain dans F !, était celui d’un groupe en France qui était complètement coupé de la classe ouvrière dans les années 30.
      Est ce que nous sommes coupés ? Non.
      Est ce que quelque chose nous empêche de militer, de défendre nos idées ? Non
      Par contre, perdre son temps à discuter pendant plus d’un an à savoir si oui ou non, on a suffisamment "exploré" pour rentrer au NPA et finir par dire à ceux qui ne sont pas OK, qu’ils n’ont qu’à partir de F ! ; ça c’est perdre son temps et décourager à la longue bp de militants.
      Nous avons pris la peine de faire une lettre sans parler des interventions en AG : alors l’ "abandon" c’est plutôt ceux qui ne prenne pas la peine d’écrire, à part pour remuer des histoires dont la plupart des camarades ne sont pas au courant.
      Exactement les pratiques de la majo de LO pour exclure F !
      Discuter de la politique que mène F ! n’intéresse pas dans le fond ces camarades de la direction de F !
      Car la seule justification de leur politique c’est de ne pas rester isoler.
      Alors cela doit justifier d’avaler toutes les pilules.
      Celle d’être membre fondateur d’un parti réformite.
      Je ne suis pas spécialiste non plus de l’entrisme, mais si c’est pour parler de tactique, alors tu dois être bp plus fort que nous sur ce sujet, car cela fait un bout de temps que F ! discute "tactique".
      Alors si toi ça te branche, vas y fonce, mais attention au mur.
      Salutations fraternelles
      Max

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      • pourras-tu me donner quelques exemples lorsque tu évoques un suivisme de la part de LO ? Pourquoi développer une politique anti LO ? alors que la plus part des camarade de votre groupe ont étaien militants dans cette organisation ? Si un jour Lo craquera, penses-tu que les militants vont revenir vers vous ? j’admais totalement que LO, en tout cas la direction a fait des chois très contestable.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 27 avril 2009 13:25, par Robert Paris

      La tactique en politique, cela vient en dernier et c’est second fondamentalement. Ce n’est donc pas pour des choix seulement tactiques que l’on entre dans une organisation. Ceux qui mettent en premier la tactique, c’est qu’ils abandonnent quelque chose sur le fond.

      Robert Paris

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 28 avril 2009 13:53, par Robert Paris

        Quelques mots ont été écrits sur le site par rapport à LO : dans D’où vient et où va Lutte Ouvrière

        Il convient de préciser que ce site ne vise nullement en priorité la polémique avec les thèses de Lutte Ouvrière. En termes d’analyse, elles sont souvent absentes même si LO a des textes de congrès chaque année mais ces congrès sont surtout un jeu formel sans contenu. Il ne s’y passe aucun débat entre militants ni entre dirigeants de divers pays représentés. C’est, comme tu le constate, déjà une critique et une dérive par rapport à ce qui serait nécessaire et même indispensable.

        Pour le grand public, peut-on constater une dérive de LO ? Oui : il suffit de comparer Arlette et sa prétendue remplaçante. Le choix de porte parole en l’occurrence reflète très bien le changement de cette organisation. Et chacun peut constater qu’il y a bel et bien du changement !...

        Cela signifie-t-il que nous souhaitions des malheurs à cette organisation ? Non, ce n’est pas parce que nous avons rompu politiquement avec elle que nous sommes hostiles à ses militants. Nous sommes hostiles à la politique qui mène Ségolène Royal à acclamer Arlette dans des meetings publics ... Nous sommes hostiles à une politique qui ne se démarque pas clairement des politiques syndicales.

        Les organisations d’extrême gauche existent. Ce n’est pas à nous de les jeter à la poubelle de l’histoire. C’est à elles de définir leur position par rapport au monde capitaliste en crise.

        Quant à l’avenir des militants et des ourants, il n’est pas écrit d’avance. lénine et Trotsky, à les lire avant la révolution russe de 1917, ne semblaient pas disposés à se retrouver sur les mêmes bases, ce qui a été pourtant le cas finalement....

        Robert Paris

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    • je n aime pas le mot isolé par ce que sa ne veux rein dire je pense que c’est un problème politique .moi je conseille a se lui qui ne veux pas être isolé qui va chez les islamiste ils contienne 2 milliard de fidèle il vas plus se sentir isolé

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  • « C’est une bonne idée de vouloir discuter, dans un cercle Zimmerwald [*], de la situation et de la tactique du socialisme (…). Le nom (de ce cercle) trace la perspective juste : face à la multiplicité des organisations qui, pendant la Première Guerre mondiale, en Europe, ont suivi les gouvernements capitalistes et ont ainsi empêché toute lutte ouvrière (union sacrée), un petit nombre de gens se sont réunis pour proclamer leur opposition et appeler au nouveau combat.
    Aujourd’hui, il s’agit de petits groupes en face de la masse des socialistes et des syndicalistes gouvernementaux (…). Bien sûr, il ne peut encore s’agir d’autre chose que de discuter des nouvelles formes de lutte et d’organisation. Ou même pas encore de cela : tout ce dont on peut discuter, ce sont des points de vue généraux, de la théorie du développement mondial et de la lutte de classe. Or, vous posez une série de questions à propos de la théorie des conseils ; vous y voyez des contradictions, des difficultés, des impossibilités, et vous désirez plus de lumière, des détails que vous ne trouvez pas dans le livre Workers’ Councils. Mais vous ne devez pas oublier qu’en employant le terme “conseil ouvrier”, nous ne proposons pas de solutions, mais nous posons des problèmes.
    Et cela veut dire qu’en tant que petit groupe de discussion, nous ne pouvons pas résoudre ces problèmes, et ce n’est pas nous qui pouvons préserver le monde des crises et des catastrophes ; et même si tous les hommes politiques et chefs d’organisations se réunissaient et voulaient sauver le monde, ils ne pourraient pas eux non plus résoudre ces problèmes.
    Seules pourraient le faire des forces de masses, des classes, à travers leur lutte pratique (c’est-à-dire une époque, une période historique de luttes de classes).
    Nous ne sommes pas en mesure – et ce n’est pas notre tâche – d’imaginer comment elles le feront ; les gens qui se trouvent pratiquement et à tout moment devant les tâches auront à le faire, pour autant qu’ils en seront capables. Mais alors il s’agira moins de prendre des mesures particulières ou de découvrir des formes d’organisation, que de l’esprit qui anime les masses.
    C’est ce que vous soulignez vous-même fort justement. Ce qui importe donc et que nous pouvons faire, ce n’est pas d’imaginer à leur place comment ils doivent agir, mais de leur faire connaître l’esprit, les principes, la pensée fondamentale du système des conseils qui se résument en ceci : les producteurs doivent être eux-mêmes les maîtres des moyens de production. Si leur esprit s’en pénètre, ils sauront eux-mêmes, nécessairement, ce qu’il faudra faire. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même situation qu’autrefois, lorsqu’on a reproché aux socialistes de se refuser à révéler exactement comment ils voulaient organiser la société future et de renvoyer à la révolution : les gens qui feront la révolution auront eux-mêmes à résoudre leurs problèmes. Il en est de même dans le cas qui nous préoccupe : lorsqu’on pose comme principe vivant que les travailleurs veulent être maîtres de leurs moyens de production, on n’a pas besoin de se creuser maintenant la tête pour savoir comment, avec quelles formes d’organisation, cela devra être réalisé. Même si on vous dit : « Dites-Ie nous exactement, sans quoi nous refusons de participer ». C’est de ce point de vue qu’on devrait envisager la discussion sur les moyens de lutte. Par conséquent, la propagande de l’idée des conseils ne signifie pas que si les travailleurs abolissent demain les partis et les syndicats et les remplacent par des conseils toute la situation sera d’un coup changée. Cela signifie que les différences de classe, la domination de classe et l’exploitation ne peuvent être abolies par le parlementarisme et les syndicats, mais seulement au moyen de l’organisation des conseils. Au demeurant, vous pouvez le lire dans Workers’ Councils : les conseils sont le type d’organisation naturel du prolétariat révolutionnaire »

    Anton Pannekoek

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  • Agir afin que les travailleurs suscitent en leur propre sein la formation de militants et de dirigeants capables de donner cette orientation à leur combat et de le mener à la victoire en s’instruisant soigneusement des lois sociales et politiques. Ces militants devront viser à former une organisation qui ne cherche pas à défendre ses propres intérêts de groupe mais les intérêts généraux des opprimés. Elle ne vise pas à prendre une place dans l’ordre social existant. Elle ne cherche pas à remplacer les gouvernements en place par des hommes à elle. Elle vise au renversement par les travailleurs eux-mêmes de tout l’ordre social et politique.

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  • "Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."

    L’État et la Révolution (1917), Lénine

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  • Bonjour, j’ai aussi incité S à prendre les siens et il l’a fait. Z était sous serum mais il vient de m’affirmer que ça va à present. J’espère dès la semaine prochaine l’amener au cyber pour qu’il commence à cotoyer la toile mondiale ( internet). J’ai vu ton appel en absence, c’était parce que j’étais en ville pour une commission. Donc il y’avait trop de monde et le bruit partait de tous les côtés. C’est après que j’ai vu ton appel. Comme il 21h ici donc il devait être 23h chez vous, j’ai pas alors voulu deranger. J’ai une petite idée concernant la VDT. Est ce qu’on ne peut pas mettre en place un journal écrit ? Dans lequel on peut bien mentionner les soucis du coeur c’est à dire les maux que souffrent le monde actuellement. On peut le faire mensuellement ou ... Excuse moi si j’ai été indiscret mais c’est seulement une proposition que je fais pour l’épanouissement du mouvement. Révolution sans frontière

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 9 juillet 2009 11:20, par MOSHE A BIL DE BKO

      bonour bil de bko a toi s et z .je suis d’accord a mille pour çent pour un journal comme tu l’a proposé .mais ..1.. si c’est pour tout le temps parlé du mali je serai contre a mille pour çent si c’est pour parlé du monde du travail et les luttes de classe du mali et d’alleurs je suis pour a mille pour çent...2.. si c’est pour parler tout le temps de l’afrique je serai amille pour çens contre si c’est pour parler des luttes de classe en afrique et le reste du monde je suis pour a mille pour çent ..3..si c’est pour écrire sur le papier blancs je serai conrtre a mille pour çent si c’est pour ecrire sur le site votre journals sur les luttes de classes l’histoire des luttes de classes passé et présent je suis pour a mille pour çent..4..si l’espris du journal c’est de se lamenté, donné des leçons au pouvoir je serai a mille pour çent contre...5.. si c’est pour parlé des travalleurs du monde entier presque pays par pays je suis pour a mille pour çent si c’est c’est pour écrire que les travalleurs c’est des cons et ne comprennent riens ect ect je suis contre a mille pour çent...6.. si c’est pour parler des elections regionnal présidentiels communale ou que sais je encore quel que soit loes elctions qui set un piege pour les travailleurs du mode entier je serai contre a mille pour çent...7.. Tout les 15 jours ou une foi tout les mois ça serai tres bien mais chacun fait un article comme il veut mais a condition de lire les reponses des autres camarades sur vos article ou les tantive de reponse sur vos articles mis sur le site..8.. Je pense que c’est une tres tres bonne idée le journal je pense qu’il faut le défendre au coté de S et de Z pour qu’il comprenne bien l’èspris.JE PENSE QU’IL FAUT TOUT LE TEMPS PRENDRE DES INITIATIVES DE CE GENRE, JE PENSE QUE VOUS POUVEZ FAIRE UN JOURNAL JE SUIS POUR A MILLE POUR CENTS ,MAIS JE PENSE QUE LES CONDITIONS SOULIGNER EN HAUT ME TIENT A COEURS JE COUPE TOUTE RELATION SANS AUCUN BLEME AVEC QUI QUE SE SOIT QUI CAUTIONNE LES NUANCES DES ELELCTIONS TELLE QU’ON LES CONNAIS, AVEC LE PANAFRICANISME, AVEC LE NATIONNALISME, AVEC LES DONS DE LECON AU POUVOIRS,AVEC LE NOIRISME TOUT SIMPLEMENT PARCEQUE J’AI PAS LES MEME PREOCUPATIONS AVEC LES PENSEURS QUI PENSE DANS CE CADRE LA. PORTEZ VOUS BIEN ET BON COURAGE .

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 27 juillet 2009 18:47, par BIL DE BKO

    Cher MOSHE, j’ai beaucoup aimé tes quelques "vers", ta poésie". Ca parait clair que si les travailleurs s’entre’ aident ; s’il y avait de la cohésion entre les travailleurs ; que s’il n’ y avait pas cet esprit de " faire disparaitre l’autre" ou encore" prendre la place de l’autre", la lutte des prolétaires serait merveilleuse. Mais cela est impossible tant qu’il existe l’instinct dans l’homme. Et puisque nul ne peut vivre sans instinct, il serait alors difficile. Mais il faut rêver ! Il faut rêver en grand ! Un jour viendra nos fruits bénéficérons l’ombre de ces travaux. Il faut quand même rêver avoir un jour les travailleurs unis sous un même toît dans des maisons de fraternité dans le monde. Révolution sans frontière !

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 27 juillet 2009 19:28, par BIL DE BKO

    Salut
    je viens de finir les recherche sur le net sur "comment créer son journal", mais comment va-t-on faire maintenant ?
    Bill

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 29 juillet 2009 12:32, par BIL DE BKO

    ok Sinon ici tout va bien. Avec la formation de Z, on se rencontre tous les 2 jours et l’ambiance est à merveille. Z est vraiment pour sa formation et j’en suis sûr que dans un mois il va commencer à faire des messages.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 10 août 2009 11:53, par BIL DE BKO

    La réligion est une sorte de drogue d’une minorité pour endormir l’esprit du peuple.
    La démocratie de nos pays actuels est un somnifer des capitalistes pour mieux sucer la peau des prolos.
    Les élections sont une forme de compte effectuée par ceux ayant la force de dominer les plus faibles. Est-ce qu’on peut dire que "le referendum de Tandja" est approuvé par le peuple nigérien ? Non, pas du tout ! N’importe quelle bête sur la terre ne peut dire qu’il l’approuve ! Bon, comprenons mesdames et mesdames ( mais est-ce qu’il y a des hommes revolutionnaires communistes prolétariennes au Niger ?) que c’est cela la bonne politique ! la dictature ! Le mensonge ! La monarchie !
    Mais c’est si ma memoire est bonne, je crois que le Niger est considéré être un pays démocratique ! Mais quelle sur cette terre ? Disons pluôt la décision du plus fort ! C’est la jungle !
    Quel doit être le rôle de peuple nigerien maintenant ? CASSER CASSER PARTOUT ? DIRE NON ? après avoir approuvé le referendum ?
    Je crois bien que la suite laisse à désirer.
    Prolétaires de tous les pays disons NON à la politique capitaliste !
    Bill

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 15 août 2009 19:34, par S DE BKO

    salut
    je suis très heureux de t’informer mon admission au bac avec mon bill.et nous te rémercions pour ton soutient inconditionnel.bon en faite pour le depart que nous avions décidé pour le merccrédi risque d’être réporté en raison des inscriptions pour les études univertaires qui commenceront dès le lundi prochain.ainsi nous pouvons lire les boucains dont tu nous avais parlés.merci à très bientôt

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 août 2009 21:12, par S DE BKO

    bonjour
    en faite je voulais juste te dire que c’est par ce que on n’est un peu pris par les courses de l’inscruption.en plus je conte rentrer au villlage le lundi en huit c’est à dire la semaine sur-prochaine d’ici là je vais ésayer de t’écrire sur des sujets merci .....à très bientôt..

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  • Ce que nous voulons :

    Nous instruire des luttes du passé afin que ces combats des opprimés n’aient pas eu lieu inutilement et pour que ceux de demain ne tombent pas dans les mêmes pièges ou les mêmes erreurs. Notre étude de l’histoire n’a rien de scolaire. Nous considérons que ces combats sont les nôtres même s’ils n’ont pas eu lieu dans "notre" pays ni à notre époque : qu’il s’agisse des travailleurs de la Commune de Paris en 1871, des travailleurs révolutionnaires russes de 1917, des travailleurs chinois de 1925-27, ou, plus près de nous, des travailleurs algériens de 1945, des travailleurs vietnamiens de 1946, des travailleurs malgaches de 1947, des "bouts de bois de dieu" africains de 1947, des travailleurs boliviens de 1952, des travailleurs hongrois de 1956, des noirs américains de 1964, des travailleurs tchécoslovaques de 1968, des travailleurs chiliens de 1973, des travailleurs libanais de 1975, des travailleurs iraniens de 1979, etc, etc ... Ce passé de luttes révolutionnaires de la classe ouvrière et de tous les prolétaires doit éclairer notre chemin. La classe ouvrière vit et se bat tous les jours et ces luttes ne sont pas à minimiser, mais il ne faut pas non plus effacer les éclairs impressionnants que sont les soulèvements révolutionnaires des masses, épisodes rares mais très éclairants des capacités des opprimés.

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  • voici un résumé par le lion les blèmes que chaque personne qui milite pour les idées révolutionnaire dans les boites ou ors des boites est confronté tout les jours.en plus dans les boites ou le prolétarias sont en guerre contre les opreusseurs certains de ses representents cherchent même a se faire acheter d’autant plus q’ une partie importante des reprsentants des travailleurs comme ça été souligné par le lion se sont fait déja acheter par choi. ya du boulot les amies ;.je vous laisse savourez.

    "L’émancipation des ouvriers ne peut être l’oeuvre que des ouvriers eux-mêmes. Il n’y a donc pas de plus grand crime que de tromper les masses, de faire passer des défaites pour des victoires, des amis pour des ennemis, d’acheter des chefs, de fabriquer des légendes, de monter des procès d’imposture, — de faire en un mot ce que font les staliniens. "

    Léon Trotsky dans "Leur morale et la nôtre"

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 14 septembre 2009 11:54, par MOSHE

    JE SUIS MOSHE J’AI OUBLIER DE SIGNER CE MSG D’INTERPRETATION SELON MOI QUI DATTE D’HIER .. voici un résumé par le lion les blèmes que chaque personne qui milite pour les idées révolutionnaires communistes prolétariennes dans les boites ou ors des boites est confronté tout les jours.en plus dans les boites ou le prolétarias sont en guerre contre les opreusseurs certains de ses representents cherchent même a se faire acheter d’autant plus q’ une partie importante des representants des travailleurs comme ça été souligné par le lion se sont fait déja acheter par choi. ya du boulot les amies ;.je vous laisse savourez.

    "L’émancipation des ouvriers ne peut être l’oeuvre que des ouvriers eux-mêmes. Il n’y a donc pas de plus grand crime que de tromper les masses, de faire passer des défaites pour des victoires, des amis pour des ennemis, d’acheter des chefs, de fabriquer des légendes, de monter des procès d’imposture, — de faire en un mot ce que font les staliniens. "

    Léon Trotsky dans "Leur morale et la nôtre"

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 14 septembre 2009 15:19, par MOSHE

    oui je pense que c’est imprtant de comenté quand t’on li un article comme le faisai deja max A+

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 septembre 2009 18:12, par Ramiro

    Bonjour,
    nous avons eu une discussion la semaine dernière sur le rôle de la maknovtchina et de Nestor Mahkno durant la révolution russe et précisemment durant la guerre civile.La mahknovtchina et son dirigeant Nestor Makhno est présenté par les Anarchistes comme d’abord des groupes de militant révolutionnaires, Communistes Libertaires auxquels ont ralliés des paysans insurgés. Ils auraient selon eux crées des "communes libres" en accord avec la volonté des populations, la maknovtchina a combattu la réaction féodaliste blanche aux côtés de l’armée rouge, pour ensuite être trahi et écrasé par celle ci, écrasé par l’oppression des Bolchéviques, par leur centralisme, par leur terreur d’état, c’est la présentation que font les Anarchistes de ces évenements.

    Hors ce passage historique est en grande partie faux, et c’est ce que nous avons dit dans la discussion, Nestor Makhno n’était d’abord pas un militant Anarchiste, il était à la tête non pas de paysans en arme mais d’une véritable armée, ce qu’on a appelé les armées vertes, qui avaient plusieurs caractères certaines pratiqués le banditisme d’autres avaient un caractère nationaliste, la sienne n’a vraisemblablement pas eu ces orientations mais Makhno n’était juste animé que par la possession, il avait donc bien entendu besoin de l’armée rouge pour affronter les blancs et de leur côté les bolchéviques l’ont utilisés de la même manière mais pas dans le même but. Et c’est la grande différence le but de Makhno n’est absolument pas révolutionnaire, et que malgré qu’ils aient affrontés et parfois battus les blancs de Dénikine et les nationalistes de Pétlouria il n’en reste pas moins que la Maknovtchina était une armée hiérarchisée, bourgeoise, utilisant la paysannerie contre la classe ouvrière.

    Les anarchistes se réclamant de Mahkno sont en totale contradiction, une armée est un Etat, les anarchistes sont hostiles à l’Etat ouvrier mais ne sont pas opposés à la direction et à l’occupation d’une armée bourgeoise, c’est un manque de logique idéologique.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 septembre 2009 21:01, par Robert Paris

      Ce que Trotsky en disait dans une conversation avec Zeller en 1935 :

      - Makhno ! Makhno ! Mais c’était, si vous voulez, une espèce de force de la nature, mi-aventurier, mi-fanatique, un de ces phénomènes qui émergent inévitablement dans les périodes troublées. Chez vous, vous avez eu le boucher Caboche, à la fin du Moyen Age. Nous, nous avons eu Makhno ! Vous le savez, la cavalerie est l’arme la plus réactionnaire de l’armée. Parce que dès qu’un homme est sur un cheval, il méprise le pauvre fantassin.

      " Makhno avait créé un corps de cavalerie avec des paysans qui possédaient un cheval. Il n’avait pas recruté de pauvres paysans écrasés par les gros féodaux et libérés par la révolution d’Octobre, mais des paysans aisés et adversaires des soviets parce qu’ils craignaient avant tout de perdre ce qu’ils avaient. Les " idées anarchistes " de Makhno correspondaient étrangement à cette cavalerie koulak qui nie le rôle de l’Etat et méprise tout pouvoir ventral en règle générale. Si vous y ajoutez la haine farouche de Makhno pour l’ouvrier des villes et son antisémitisme forcené, vous voyez ce que cela peut donner. En fait, cet aventurier petit-bourgeois obtint ainsi le ralliement de toutes les tendances conservatrices et cristallisa le mécontentement qui, finalement, provoqua l’insurrection de Cronstadt.

      Nous menions une lutte à mort contre Denikine et Wrangel. Pendant ce temps, les makhnovistes, sans faire de différence entre les deux camps, tentaient de profiter des circonstances pour imposer leur propre politique, en réalité réactionnaire. Le petit-bourgeois koulak émettait la prétention contradictoire de mettre au pas à la fois les capitalistes et les travailleurs. Comme ce koulak était armé et menaçait les structures socialistes de la révolution d’Octobre, il fallait le désarmer. Nous le fîmes.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 septembre 2009 21:08, par Robert Paris

      Dans sa lettre sur les armées de Mao aux militants communistes chinois, Trotsky écrit :

      Il y avait aussi l’armée " anarchiste " sous le commandement de Makhno. Tant que les armées de partisans agissaient sur le revers de l’armée blanche, elles servaient la cause de la révolution. Certaines d’entre elles se remarquaient par un héroïsme et une ténacité particulière. Mais, dans les villes, ces armées entraient souvent en conflit avec les ouvriers et avec les organisations locales du parti. Les conflits naissaient aussi lors de la rencontre des partisans et de l’armée rouge régulière, et dans certains cas, cela prenait un caractère aigu et morbide.

      La rude expérience de la guerre civile nous a démontré la nécessité dé désarmer les corps d’armée des paysans dès que l’armée rouge assumait le pouvoir dans une région débarrassée des gardes blancs. Les meilleurs éléments, les plus conscients et les plus disciplinés, s’intégraient dans les rangs de l’armée rouge. Mais la plus grande partie des partisans tentait de conserver une existence indépendante, et entrait souvent en lutte armée directe avec le pouvoir soviétique. Il en fut ainsi avec l’armée " anarchiste ", indirectement koulak par son esprit, de Makhno, mais pas seulement avec elle. De nombreux corps paysans, luttant fermement contre la restauration des propriétaires fonciers, se transformaient après la victoire en une arme de la contre-révolution.
      Les conflits armés entre les paysans et les ouvriers, quelle qu’en soit l’origine dans les cas particuliers, que ce soit la provocation consciente des gardes blancs, le manque de tact des communistes, ou le concours malheureux dés circonstances, avaient à leur base la même cause sociale : la situation de classe et l’éducation différenciée des ouvriers et des paysans. L’ouvrier aborde les problèmes sous l’angle socialiste ; le paysan sous l’angle petit-bourgeois. L’ouvrier tente de socialiser la propriété qu’il a reprise à ses exploiteurs ; le paysan, tente, lui, de la partager. L’ouvrier veut faire servir les châteaux et les parcs dans l’intérêt général ; le paysan, pour peu qu’il ne puisse les partager, est enclin à brûler les châteaux et à déboiser les parcs. L’ouvrier fait effort pour résoudre les problèmes à l’échelle étatique, et selon un plan ; mais le paysan aborde tous les problèmes à l’échelle locale, et se conduit d’une façon hostile envers le plan du centre, etc...

      Il est évident que le paysan peut lui aussi s’élever jusqu’à un point de vue socialiste. Sous le régime prolétarien, une masse de plus en plus grande de paysans se rééduque dans l’esprit socialiste. Mais cela exige du temps, – des années, et même des décades. Si l’on n’envisage que la première étape de la révolution, alors les contradictions entre le socialisme prolétarien et l’individualisme paysan prennent souvent un caractère aigu.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 septembre 2009 21:14, par Robert Paris

      La contradiction est bien réelle entre l’anarchisme de Makhno, qui effectivement ne décrit pas tout ce qu’était le chef d’armée Makhno, et la théorie des anars :

      voilà ce qu’en dit l’ancien anar Victor Serge dans "Trente ans de la révolution russe" :

      Les anarchistes eux-mêmes, dans les régions occupées par l’Armée Noire de Nestor Makhno, exercèrent une dictature authentique, accompagnée de confiscations, de réquisitions, d’arrestations et d’exécutions. Et Makhno fut "batko", petit-père, chef…

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 22 septembre 2009 21:30, par Robert Paris

    La contradiction des anars qui aujourd’hui soutiendraient Makhno va bien au delà. ils oublient notamment que Makhno, bien après la prise du pouvoir des Bolcheviks, bien après la signature de la paix de Brest-Litovsk, justement à cause de l’occupation de l’Ukhraine par les troupes allemandes, est venu à Moscou, a proposé ses services aux bolcheviks, leur a dit qu’il proposait un pacte pour soutenir le pouvoir bolchevik contre les allemands et contre Dénikine. Et, dans une certaine mesure et à sa manière, il l’a fait. C’est curieux de soutenir Makhno pour des anars qui aujourd’hui soutiennent que dès le premier jour d’octobre, les bolcheviks usurpaient le pouvoir des soviets et étaient un pouvoir d’Etat comme un autre.

    Certains anars nous diront que les armées de Makhno n’étaient pas une armée comme les autres. pourquoi alors ont-ils accepté un moment d’être intégrés à l’armée rouge ?

    Pour nous, c’est différent des anars. Nous ne considérons pas que l’armée rouge c’est identique des soviets. Trotsky n’a jamais accepté de s’appuyer sur l’armée rouge et sur son poids dans celle-ci pour combattre Staline. Il considérait qu’une armée, même dite prolétarienne, est toujours porteuse d’autre chose que du pouvoir aux travailleurs...

    Robert Paris

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 28 septembre 2009 15:27, par MOSHE

    A l’opposé de tous les responsables politiques, dirigeants religieux, chefs militaires et autres démagogues qui veulent cacher leur engagement aux côtés des classes exploiteuses et du système d’exploitation sous un verbiage mensonger, nous ne revendiquons jamais la neutralité, la prétendue objectivité, l’égalité des points de vue, la prétention mensongère de trouver un terrain d’entente entre des classes, oppresseurs et opprimés, qui ont des intérêts diamétralement opposés. La classe dont nous nous revendiquons est celle des opprimés, c’est-à-dire des ouvriers, des salariés, des travailleurs des villes et des champs, y compris les chômeurs, les petits boulots, les ménagères, les jeunes révoltés par le système. Nous l’appelons le prolétariat. C’est, selon nous, la classe qui est amenée à remplacer à la tête du monde la classe capitaliste dont le règne est terminé. Clarté et courage, voilà où se situent l’audace de classe.

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  • "Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

    Karl Marx, Le Manifeste communiste

    A l’opposé de tous les responsables politiques, dirigeants religieux, chefs militaires et autres démagogues qui veulent cacher leur engagement aux côtés des classes exploiteuses et du système d’exploitation sous un verbiage mensonger, nous ne revendiquons jamais la neutralité, la prétendue objectivité, l’égalité des points de vue, la prétention mensongère de trouver un terrain d’entente entre des classes, oppresseurs et opprimés, qui ont des intérêts diamétralement opposés. La classe dont nous nous revendiquons est celle des opprimés, c’est-à-dire des ouvriers, des salariés, des travailleurs des villes et des champs, y compris les chômeurs, les petits boulots, les ménagères, les jeunes révoltés par le système. Nous l’appelons le prolétariat.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 13 décembre 2009 19:34, par Robert Paris

    Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement.

    L’Idéologie allemande, Karl Marx

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 13 décembre 2009 19:36, par Robert Paris

    Chaque jour, que nous le voulions ou non, nous nous persuadons que la terre continue à tourner autour de son axe. De même, les lois de la lutte des classes agissent indépendamment du fait que nous les reconnaissions ou non.

    Trotsky dans "L’heure de la décision approche..." (18 décembre 1938)

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  • Mon Nom est Samba

    je suis Etudiant en DROIT à Bamako. Mon loisir est de me retrouver chaque fois que j’ai l’occasion en assemblée, raison pour laquelle je suis membre actif de quatre Associations:Ma premiere Association a pour but de contribuer à l’avancement du quartier, de faire des projets allant dans le sens du développement, d’aide la population. La seconde est lune association des Anciens Elèves d’une école dont l’objectif premier est de tisser une relation d’amitié entre les anciens elèves, et de cultive l’EXCELLENCE au niveau du RAVIN,a Sabalibougou et dans la commune 5 je suis secretaire a l’information, et ensuite je suis secrétaire à l’information et à la communication de la Coordination des Associations pour le Developpement d’une commune. Je vous envoie mon bonjour.

    samba

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 21 janvier 2010 14:26, par Robert Paris

    « Comprendre clairement la nature sociale de la société moderne, de son Etat, de son droit, de son idéologie constitue le fondement théorique de la politique révolutionnaire. La bourgeoisie opère par abstraction (« nation », « patrie », « démocratie ») pour camoufler l’exploitation qui est à la base de sa domination. (…) Le premier acte de la politique révolutionnaire consiste à démasquer les fictions bourgeoises qui intoxiquent les masses populaires. Ces fictions deviennent particulièrement malfaisantes quand elles s’amalgament avec les idées de « socialisme » et de « révolution ». Aujourd’hui plus qu’à n’importe quel moment, ce sont les fabricants de ce genre d’amalgames qui donnent le ton dans les organisations ouvrières françaises. »

    Léon Trotsky dans « La France à un tournant » (28 mars 1936)

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    • Cette extrait de Trotsky est vraiment d’actualité : nous sommes complétement "intoxiqués" par le misérabilisme qui vient justifier une intervention militaire massive et rapide contre le peuple haitien.

      Nous sommes "intoxiqués" par tous les partis d’extrème gauche qui participent à cette mascarade, en n’exigeant pas le retrait immédiat des troupes militaires, alors qu’ils savent le rôle et l’histoire de l’impérialisme dans cette colonie.

      L’Etat français couvre cette intervention par un sentiment de défense des opprimés et des victimes, alors que les prolétaires savent que cet Etat ne les défend pas mais les enfonce dans la précarité, le chomage et la division sociale, ethnique ou religieuse.

      Pourtant l’Etat, la classe sociale dirigeante, ses relais dans le monde ouvrier, sont obligés de réhabiliter leur rôle officiel régulièrement , de bon gérant de la société humaine, sous peine d’apparaître comme de vulgaires brigands.

      Cet Etat a été détruit en Haiti, par la force naturelle de séismes, mais la solidarité ne va pas aux victimes mais à pour objectif la reconstruction de cet Etat.

      Un psychologue français était interrogé sur RFI et concluait exactement endisant " que le plus important est que l’Etat redonne une fonction à chacun".

      Sur France 2, Envoyé Spéciale, un écrivain haitien au milieu des décombres, loin d’ être un révolutionnaire dans ces paroles, critiquait les gouvernements qui avaient tous abandonné le peuple haitien. Il disait très précisèment que l’Etat n’ a rien fait pour le peuple. La journaliste était visiblement génée mais c’était surement la personne la plus modérée qu’elle ait trouvé pour une interview en Haiti.

      L’Etat doit être rebatit, pour faire quoi ?

      Laisser les gens à l’abandon comme disait poliment cet écrivain haitien ?

      Reconstruire les forces armées qui terrorisent la population pauvre ?

      Donner un pouvoir à des fonctionnaires corrompus ?

      Reconstruire des palais pour la bourgeoisie pendant que les travailleurs reconstruisent eux même des abris de fortune.

      Engraisser des généraux, ministres, chefs de police, pendant que le peuple meurt de faim ?

      Ce monde avec ces Etats sont à vomir et l’hypocrisie n’étouffe pas encore tous les médias qui nous abreuvent de belles histoires.

      Honte à ceux qui se réclament honnêtement révolutionnaire et qui participent à cette mascarade et à cette intoxication !

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 3 février 2010 10:13, par SAMBA DE BKO

    Le Samedi 30 et Dimanche 31 Janvier 2010 s’est tenué à la Cite des Enfants à Niamakoro deux jours de partage d’Experience entre les membres de l’organe administrative et les trois Commission de l’Association pour la Promotion des Jeunes et Enfants Communicateurs (APJEC) à savoir les Commissions Presse-Ecrite,Radio-Audio visuelle, Arts et Cultures.Cette formation à été fait en deux étapes:le 1er jour sur les Intruments juridiques de protèction des Enfants:la Conventon Relative aux Droits de l’Enfant (CDE),la Charte Africaine pour le Droit et Bien-Etre de l’Enfant (CADBEE),et le Code de Protèction de l’Enfant (CPE).Et la 2ém jour sur l’ecriture et les genres journalistes.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 5 février 2010 21:57, par Robert Paris

      Certes, les droits de l’enfant devraient être un point crucial du développement de la société humaine mais est-ce le cas dans ce monde capitaliste ? Poser la question, c’est y répondre ! La rentabilité humaine dicterait que cela devrait être le cas, mais la rentabilité financière se moque de la rentabilité humaine, de ce qui est utile à l’homme...

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 4 février 2010 18:18, par ZONGO DE BKO

    les idées de marx et engels démeuent il d’actualité
    lkel est la conception de dawin sur l’homme et l’animal ? EUREUR DE MANIPULATION LE MSG DE ZONGO EST SIGNER MOSHE C’est une eureur de moi zongo. les deux questions en haut sont les miennes posé a moshé.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 5 février 2010 09:07, par Robert Paris

      Darwin n’a cessé de montrer qu’il n’y avait pas d’un côté l’homme et de l’autre l’animal, même si les hominoïdes sont un branchement différent ou plutôt un des buissons de l’évolution. Son livre de 1859, L’Origine des espèces, fit de l’évolution à partir d’une ascendance commune l’explication scientifique dominante de la diversification dans la nature. Il examina l’évolution humaine et la sélection sexuelle dans La filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, suivi par L’expression des émotions chez l’homme et les animaux.

      Il en conclut que la tendance à séparer l’homme découlait des idéologies religieuses et non des observations de la réalité.

      Et surtout, il n’y a aucune supériorité inhérente à l’homme....

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 5 février 2010 09:09, par Robert Paris

        Aujourd’hui, nous savons que toutes les formes de vie même les plus élémentaires ont la même origine. La simple levure de boulanger contient des gènes homéotiques qui fonctionnent dans la génétique humaine !!!!

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        • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 5 février 2010 09:18, par Robert Paris

          Darwin dans "La descendance de l’homme et la sélection sexuelle" :

          "L’homme est-il le descendant de quelque forme préexistante ? Pour résoudre cette question, il convient d’abord de rechercher si la conformation corporelle et les facultés mentales de l’homme sont sujettes à des variations, si légères qu’elles soient ; et, dans ce cas, si ces variations se transmettent à sa progéniture conformément aux lois qui prévalent chez les animaux inférieurs. Il convient de rechercher, en outre, si ces variations, autant que notre ignorance nous permet d’en juger, sont le résultat des mêmes causes, si elles sont réglées par les mêmes lois générales que chez les autres organismes, – par corrélation, par les effets héréditaires de l’usage et du défaut d’usage, etc. ? L’homme est-il sujet aux mêmes difformités, résultant d’arrêts de développement, de duplication de parties, etc., et fait-il retour, par ses anomalies, à quelque type antérieur et ancien de conformation ? On doit naturellement aussi se demander si, comme tant d’autres animaux, l’homme a donné naissance à des variétés et à des sous-races, différant peu les unes des autres, ou à des races assez distinctes pour qu’on doive les classer comme des espèces douteuses ? Comment ces races sont-elles distribuées à la surface de la terre, et, lorsqu’on les croise, comment réagissent-elles les unes sur les autres, tant dans la première génération que dans les suivantes ? Et de même pour beaucoup d’autres points.

          L’enquête aurait ensuite à élucider un problème important : l’homme tend-il à se multiplier assez rapidement pour qu’il en résulte une lutte ardente pour l’existence, et, par suite, la conservation des variations avantageuses du corps ou de l’esprit, et l’élimination de celles qui sont nuisibles ? Les races ou les espèces humaines, quel que soit le terme qu’on préfère, empiètent-elles les unes sur les autres et se remplacent-elles de manière à ce que finalement il en disparaisse quelques-unes ? Nous verrons que toutes ces questions, dont la plupart ne méritent pas la discussion, résolues qu’elles sont déjà, doivent, comme pour les animaux inférieurs, se résoudre par l’affirmative. Nous pouvons, d’ailleurs, laisser de côté pour le moment les considérations qui précèdent, et examiner d’abord jusqu’à quel point la conformation corporelle de l’homme offre des traces plus ou moins évidentes de sa descendance de quelque type inférieur. Nous étudierons, dans les chapitres suivants, les facultés mentales de l’homme, en les comparant à celles des animaux plus bas sur l’échelle.

          Conformation corporelle de l’homme. – On sait que l’homme est construit sur le même type général que les autres mammifères. Tous les os de son squelette sont comparables aux os correspondants d’un singe, d’une chauve-souris ou d’un phoque. Il en est de même de ses muscles, de ses nerfs, de ses vaisseaux sanguins et de ses viscères internes. Le cerveau, le plus important de tous les organes, suit la même loi, comme l’ont établi Huxley et d’autres anatomistes. Bischoff , adversaire déclaré de cette doctrine, admet cependant que chaque fissure principale et chaque pli du cerveau humain ont leur analogie dans celui de l’orang-outang ; mais il ajoute que les deux cerveaux ne concordent complètement à aucune période de leur développement : concordance à laquelle on ne doit d’ailleurs pas s’attendre, car autrement leurs facultés mentales seraient les mêmes. Vulpian fait la remarque suivante : « Les différences réelles qui existent entre l’encéphale de l’homme et celui des singes supérieurs sont bien minimes. Il ne faut pas se faire d’illusions à cet égard. L’homme est bien plus près des singes anthropomorphes par les caractères anatomiques de son cerveau que ceux-ci ne le sont non seulement des autres mammifères, mais même de certains quadrumanes, des guenons et des macaques. » Mais il serait superflu d’entrer ici dans plus de détails sur l’analogie qui existe entre la structure du cerveau et toutes les autres parties du corps de l’homme et la confrontation des mammifères supérieurs.

          Il peut, cependant, être utile de spécifier quelques points, ne se rattachant ni directement ni évidemment à la conformation, mais qui témoignent clairement de cette analogie ou de cette parenté.

          L’homme peut recevoir des animaux inférieurs et leur communiquer certaines maladies, comme la rage, la variole, la morve, la syphilis, le choléra, l’herpès, etc. , fait qui prouve bien plus évidemment l’extrême similitude de leurs tissus et de leur sang, tant dans leur composition que dans leur structure élémentaire, que ne le pourrait faire une comparaison faite sous le meilleur microscope, ou l’analyse chimique la plus minutieuse. Les singes sont sujets à un grand nombre de nos maladies non contagieuses ; ainsi Rengger , qui a observé pendant longtemps le Cebus Azaræ dans son pays natal, a démontré qu’il est sujet au catarrhe, avec ses symptômes ordinaires qui amènent la phtisie lorsqu’ils se répètent souvent. Ces singes souffrent aussi d’apoplexie, d’inflammation des entrailles et de la cataracte. La fièvre emporte souvent les jeunes au moment où ils perdent leurs dents de lait. Les remèdes ont sur les singes les mêmes effets que sur nous. Plusieurs espèces de singes ont un goût prononcé pour le thé, le café et les liqueurs spiritueuses ; ils fument aussi le tabac avec plaisir, ainsi que je l’ai observé moi-même . Brehm assure que les habitants des parties nord-ouest de l’Afrique attrapent les mandrills en exposant à leur portée des vases contenant de la bière forte, avec laquelle ils s’énivrent. Il a observé quelques-uns de ces animaux en captivité dans le même état d’ivresse, et fait un récit très divertissant de leur conduite et de leurs bizarres grimaces. Le matin suivant, ils étaient sombres et de mauvaise humeur, se tenaient la tête à deux mains et avaient une piteuse mine ; ils se détournaient avec dégoût lorsqu’on leur offrait de la bière ou du vin, mais paraissaient être très friands du jus de citron . Un singe américain, un Ateles, après s’être énivré d’eau-de-vie, ne voulut plus jamais en boire, se montrant en cela plus sage que bien des hommes. Ces faits peu importants prouvent combien les nerfs du goût sont semblables chez l’homme et chez les singes, et combien leur système nerveux entier est similairement affecté.

          L’homme est infesté de parasites internes, dont l’action provoque parfois des effets funestes ; il est tourmenté par des parasites externes, qui appartiennent aux mêmes genres ou aux mêmes familles que ceux qui attaquent d’autres mammifères, et, dans le cas de la gale, à la même espèce . L’homme est, comme d’autres animaux, mammifères, oiseaux, insectes même , soumis à cette loi mystérieuse en vertu de laquelle certains phénomènes normaux, tels que la gestation, ainsi que la maturation et la durée de diverses maladies, suivent les phases de la lune. Les mêmes phénomènes se produisent chez lui et chez les animaux pour la cicatrisation des blessures, et les moignons qui subsistent après l’amputation des membres possèdent parfois, surtout pendant les premières phases de la période embryonnaire, une certaine puissance de régénération, comme chez les animaux inférieurs .

          L’ensemble de la marche de l’importante fonction de la reproduction de l’espèce présente les plus grandes ressemblances chez tous les mammifères, depuis les premières assiduités du mâle jusqu’à la naissance et l’allaitement des jeunes. Les singes naissent dans un état presque aussi faible que nos propres enfants, et, dans certains genres, les jeunes diffèrent aussi complètement des adultes, par leur aspect, que le font nos enfants de leurs parents . Quelques savants ont présenté, comme une distinction importante, le fait que, chez l’homme, le jeune individu n’atteint la maturité qu’à un âge beaucoup plus avancé que chez tous les autres animaux ; mais, si nous considérons les races humaines habitant les contrées tropicales, la différence n’est pas bien considérable, car on admet que l’orang ne devient adulte qu’à dix ou quinze ans . L’homme diffère de la femme par sa taille, par sa force corporelle, par sa villosité, etc., ainsi que par son intelligence, dans la même proportion que les deux sexes chez la plupart des mammifères. Bref, il n’est pas possible d’exagérer l’étroite analogie qui existe entre l’homme et les animaux supérieurs, surtout les singes anthropomorphes, tant dans la conformation générale de la structure élémentaire des tissus que dans la composition chimique et la constitution.

          Développement embryonnaire. – L’homme se développe d’un ovule ayant environ 0,02 mm de diamètre ; cet ovule ne diffère en aucun point de celui des autres animaux à une période précoce ; c’est à peine si l’on peut distinguer cet embryon lui-même de celui d’autres membres du règne des vertébrés. A cette période, les artères circulent dans des branches arquées, comme pour porter le sang dans des branchies qui n’existent pas dans les vertébrés supérieurs, bien que les fentes latérales du cou persistent et marquent leur ancienne position (fig. 1, f, g). Un peu plus tard, lorsque les extrémités se développent, ainsi que le remarque le célèbre de Baër, « les pattes des lézards et des mammifères, les ailes et les pattes des oiseaux, de même que les mains et les pieds de l’homme, dérivent de la même forme fondamentale ». C’est, dit le professeur Huxley , « dans les toutes dernières phases du développement, que le jeune être humain présente des différences marquées avec le jeune singe, tandis que ce dernier s’éloigne autant du chien dans ses développements que l’homme lui-même peut s’en éloigner. On peut démontrer la vérité de cette assertion, tout extraordinaire qu’elle puisse paraître. »

          Comme plusieurs de mes lecteurs peuvent n’avoir jamais vu le dessin d’un embryon, je donne ceux de l’homme et du chien (fig. 1, Pl. 1), tous deux à peu près à la même phase précoce de leur développement, et je les emprunte à deux ouvrages dont l’exactitude est incontestable .

          Après les assertions de ces hautes autorités, il est inutile d’entrer dans de plus amples détails pour prouver la grande ressemblance qu’offre l’embryon humain avec celui des autres mammifères. J’ajouterai, cependant, que certains points de la conformation de l’embryon humain ressemblent aussi à certaines conformations d’animaux inférieurs à l’état adulte. Le cœur, par exemple, n’est d’abord qu’un simple vaisseau pulsateur ; les déjections s’évacuent par un passage cloacal ; l’os coccyx fait saillie comme une véritable queue, qui « s’étend beaucoup au-delà des jambes rudimentaires » . Certaines glandes, désignées sous le nom de corps de Wolff, existant chez les embryons de tous les vertébrés à respiration aérienne, correspondent aux reins des poissons adultes et fonctionnent comme eux . On peut même observer, à une période embryonnaire plus tardive, quelques ressemblances frappantes entre l’homme et les animaux inférieurs. Bischoff assure qu’à la fin du septième mois, les circonvolutions du cerveau d’un embryon humain en sont à peu près au même état de développement que chez le babouin adulte . Le professeur Owen fait remarquer « que le gros orteil, qui fournit le point d’appui dans la marche, aussi bien debout qu’à l’état de repos, constitue peut-être la particularité la plus caractéristique de la structure humaine » ; mais le professeur est a démontré que, chez l’embryon ayant environ un pouce de longueur, « l’orteil est plus court que les autres doigts, et que, au lieu de leur être parallèle, il forme un angle avec le pied, correspond ainsi par sa position avec l’état permanent de l’orteil des quadrumanes ». Je termine par une citation de Huxley , qui se demande : l’homme est-il engendré, se développe-t-il, vient-il au monde d’une façon autre que le chien, l’oiseau, la grenouille, ou le poisson ? Puis il ajoute : « La réponse ne peut pas être douteuse un seul instant ; il est incontestable que le mode d’origine et les premières phases du développement humain sont identiques à ceux des animaux qui occupent les degrés immédiatement au-dessous de lui sur l’échelle, et qu’à ce point de vue il est beaucoup plus voisin des singes que ceux-ci ne le sont du chien. »

          La suite

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 6 février 2010 08:54, par Robert Paris

      Tu dis que les idées de marx et engels demeurent d’actualité.

      Je dirais plutôt qu’il faudrait des marx et des engels d’aujourd’hui pour faire comme ils avaient fait à l’époque : étudier le monde afin de le transformer.

      L’actualité des idées, cela dépend des hommes d’aujourd’hui de la bâtir.

      ce n’est pas la réalité seule qui compte mais aussi l’imagination des hommes, l’interprétation qu’ils donnent à la réalité.

      On peut voir dans le peuple d’Haïti de simples vicitmes ou un prolétariat capable de faire peur aux grandes puissances...

      suivant que l’on est comme marx et engels ou comme les ramollis de gauche que l’on connaît partout dans le monde...

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      • Darwin n’a cessé de montrer qu’il n’y avait pas d’un côté l’homme et de l’autre l’animal, même si les hominoïdes sont un branchement différent ou plutôt un des buissons de l’évolution.

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      • "Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"
        Karl Marx (1848), Le Manifeste communiste

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  • « Comprendre clairement la nature sociale de la société moderne, de son Etat, de son droit, de son idéologie constitue le fondement théorique de la politique révolutionnaire.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 10 février 2010 11:28, par ZONGO DE BKO

      je me suis mis à vous écrire pour échanger avec vous.
      je pense kil est temps pour nous les proletaires,de se donner la main pour gamberger sur ce ki ns arrives.il fo une révolution pour k les povres soient ecouter.
      la prise de consience n’est il pas la forme de revolution kil nouss fo pour faire face à l’ennemi c’est à dire les bourgois ?.peut on parler d’egalité dans une société ou il ya des riches et de pauvre ?, ?? a mon humble avis c’est de l’hipocrysie zongo.

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 10 février 2010 20:16, par Robert Paris

        Tout à fait d’accord avec toi sur la nécessité de gamberger sur ce qui nous arrive comme tu le dis. La conscience est aussi un point sur lequel je t’approuve. Mais ce qui importe c’est ce que l’on place là dedans. Tu sais, il n’a pas manqué d’étudiants nationalistes en Afrique qui prétendaient conscientiser les masses... Le problème n’est pas que les pauvres soient écoutés. Des classes dirigeantes, ne crois pas, les opprimés sont parfaitement entendus. ils ne s’écoutent pas assez eux-mêmes.

        Un exemple récent : haïti.

        Les classes dirigeantes ont envoyé dès le lendemain du séisme des troupes en nombre impressionnant parce qu’elles ont parfaitement entendu les masses opprimées d’haiti. Je ne crois pas que les opprimés en savent autant sur leur capacité révolutionnaire que ce que savent les oppresseurs...

        Bon courage dans ta recherche de vérité....

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        • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 21 février 2010 10:17, par zongo de bko

          Amon avis les classes sociales peuvent etre considérées comme des acteurs collectifs qui, au cours de leurs affrontements trasforment l’organisation économiques,sociales et politiques. Dans la societé capitaliste,la classe ouvriere n’est elle pas l’acteur central qui, au cours de sa lutte contre l’ennemie c’est à dire la bourgoisie transforme le systeme économique.EN obténant satisfaction,les mouvements ouvriers obligent le capitalisme à se modifier.
          Deux forces expliquent le changement social dans une sociéte capitaliste ; les contradictions du mode de production capitaliste et la lutte des classes

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          • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 23 février 2010 10:40, par s de bko

            Cinq des six raffineries Total que compte le territoire français et qui assurent plus de la moitié des besoins en hydrocarbures du pays, ont rejoint le mouvement.

            A Donges, les expéditions sont paralysées empêchant toute livraison de carburants et de fioul domestique. La maintenance courante sur les installations de raffinage est également suspendue. Seules les opérations de sécurité sont assurées. Enfin les réceptions de pétroliers sont interrompues. Un navire planifié hier à 17 h n’a pas été réceptionné. Il attend en rade de pouvoir débarquer sa cargaison de pétrole brut.

            « Nous craignons un plan de délocalisation progressive des activités industrielles du groupe, vers des pays moins regardant en matière environnementale et à bas coûts salariaux, souligne l’un des délégués, Fabien Privé Saint-Lanne. Les salariés veulent s’opposer à tout projet de vente ou fermeture de raffineries, au nom d’une logique financière destructrice d’emploi dans une entreprise qui fera cette année 8 milliards d’euros de bénéfices. » Le personnel sera appelé à se prononcer aujourd’hui sur la poursuite du mouvement. Hier la direction générale de l’entreprise pétrolière n’a ni confirmé ni démenti ses projets de démantèlements.

            Selon les syndicats, cinq à six jours de blocage des livraisons pourraient provoquer une pénurie de carburants et de combustibles de chauffage. La raffinerie de Donges alimente toute la façade Atlantique.
            Ouest-France

            Par CGT PHILIPS EGP DREUX
            sans plus d’information je soutiens à 100% les grevistes.car une entréprise comme tOTAL qui réalise de somme colosale de bénéfice et qui prétent entreprendre des actes destruictifs d’(emplois des salariés céla doit être suivi par grèves car c’est un récul social si je peux m’escprimer ainsi.vive la Grève !!!!!!!!!!!

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            • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 février 2010 11:13, par ZONGO DE BKO

              La revolution etant un changement brutal dans le gouvernement ou l’organisation social d’un Etat qui survient quand un soulevement,souvent populaire renvrese les autorités en place,prend le pouvoir et le garde.
              Si nous admettons que pour qu’il est revolution il faut un changement social
              L’evennement de 1991 est il une revolution ?
              Dans un pays comme le mali nous pouvons appellé ya t’il des organisations revolutionnaire ?

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              • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 février 2010 11:16, par Robert Paris

                Il est rare que les événements révolutionnaires aient lieu dans un pays où des révolutionnaires soient déjà préparés à la lutte, c’est-à-dire disposent d’organisations révolutionnaires prêtes. Même la Commune de Paris de 1871 a transformé des organisations confuses qui y existaient.

                Les événements jouent leur propre rôle...

                On ne peut cependant attendre les événements pour se former.

                Le chirurgien doit bien apprendre son métier avant d’avoir sous son scalpel le malade, sinon il n’est qu’un boucher !

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                • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 1er mars 2010 10:40, par BIL de CASA

                  Bonjour H avec tout les lecteurs du site
                  ça va ? je viens de consulter le site. Je t’assure suis vraiment stupéfait ! C’est très riche maintenant avec des articles sur Nelson Mandela, Lumumba, Mao Zedong... Je réagirais plus tard une fois fini de les lire.
                  J’aurais baucoup aimé être avec vous maintenant pour faire des topos mais les lois de la nature en ont décidé autrement.

                  Mais par contre ce qui fait La Une des médias c’est la fête du cinquantenaire de pas mal de pays africains. Mais est ce que selon il y a une raison de le fêter par ce qu’on voit l’afrique après plus d’un demi siècle passé ; peut-on être fier encore ? et si c’est le cas de quoi ?
                  Au lieu de faire des dépense fulgurantes en construisant des monuments ! et ce pour embellir la route ! Ne feraient-il pas mieux de les investir sur l’éducation, la santé qui en sont aujourd’hui les problèmes vitaux du Mali ou n’importe quel autre pays subsahararien. ??????
                  Y a-t- il une raison selon vous ?
                  Bien de choses à Zongo de bko et S de bko.
                  Unissons-nous !!
                  Bill

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                  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 1er mars 2010 15:34, par Robert Paris

                    Oui, bien sûr, tu aurais raison si nous devions fêter les mêmes choses que les classes dirigeantes mais, heureusement pour nous, nous n’aimons pas et ne fêtons pas les mêmes choses...

                    Est-ce que ces classes dirigeantes fêtent les fois où les opprimés se sont débarrassés de leurs chaînes. Non ! Et elles ont bien raison ...

                    Pour aller plus loin, précisions que nous ne vivions pas dans le même monde, n’avons pas les mêmes conceptions ni les mêmes buts et ne comptons nullement les convaincre de nos buts, mais seulement leur ôter le pouvoir.

                    On ne veut pas convaincre le chacal de devenir un mouton, cela ne servirait à rien qu’à nous tromper nous-mêmes !!!!

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  • "Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."
    L’État et la Révolution (1917), Lénine

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 13 mars 2010 10:11, par Mamadou BAYE DE CASA

      Salut, en effet en discutant avec BilalY DE CASA il m’a parlé de vous et de votre relation depuis Bamako ; ainsi que de vos reflexions par rapport à un certain nombre de sujets qui m’ont paru particulièrement interessants, à savoir des thèmes par rapport à l’Etat, au marxisme, au communisme, au leninisme etc..... et j’en passe. je serais très heureux de les aborder avec vous si vous voulez bien ; histoire continuer à nourrir mes idées et aussi à faire partager ma vision. Sur ce je vous laisse, et espere vous relire tres bientot. Merci d’avance .

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 20 avril 2010 16:24, par Robert Paris

    « La social-démocratie allemande est-elle réellement infectée de la maladie parlementaire et croit-elle que, grâce au suffrage universel, le Saint-Esprit se déverse sur ses élus, transformant les séances des fractions parlementaire en conciles infaillibles et les résolutions des fractions en dogmes inviolables ? (…)

    A en croire ces Messieurs, le parti social-démocrate ne doit pas être un parti exclusivement ouvrier mais un parti universel, ouvert à « tous les hommes remplis d’un véritable amour pour l’humanité ». Il le démontrera avant tout en abandonnant les vulgaires passions prolétariennes et en se plaçant sous la direction de bourgeois instruits et philanthropes « pour répandre le bon goût » et « apprendre le bon ton ». (…) Bref, la classe ouvrière par elle-même, est incapable de s’affranchir. Elle doit donc passer sous la direction de bourgeois « instruits et cultivés » qui seuls « ont l’occasion et le temps » de se familiariser avec les intérêts des ouvriers. (…) Le programme ne sera pas abandonné mais seulement ajourné – pour un temps indéterminé. (…)

    Ce sont les représentants de la petite-bourgeoisie qui s’annoncent ainsi, de crainte que le prolétariat, entraîné par la situation révolutionnaire, « n’aille trop loin ». (…)

    C’est un phénomène inévitable, inhérent à la marche de l’évolution, que des individus issus de la classe dominante se joignent au prolétariat en lutte et lui apportent des éléments constitutifs. Nous l’avons dit dans « Le Manifeste communiste », mais ici deux observations s’imposent :

    1°) Ces individus, pour être tuiles au mouvement prolétarien, doivent vraiment lui fournir des éléments constitutifs d’une valeur réelle (…)

    2°) Lorsque ces individus venant d’autres classes se joignent au mouvement prolétarien, la première chose à exiger est qu’ils n’y fassent pas entrer les résidus de leurs préjugés bourgeois, petits-bourgeois, etc, mais qu’ils fassent leurs, sans réserve, les conceptions prolétariennes. (…)

    Quant à nous, eu égard à tout notre passé, une seule voie nous reste ouverte. Nous avons, depuis presque quarante ans, signalé la lutte des classes comme le moteur de l’histoire le plus décisif et nous avons notamment montré que la lutte sociale entre la bourgeoisie et le prolétariat était le grand levier de la révolution sociale moderne. Nous ne pouvons donc, en aucune manière, nous associer à des gens qui voudraient retrancher du mouvement cette lutte de classes. Nous avons formulé, lors de la création de l’Internationale, la devise de notre combat : l’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre de la classe ouvrière elle-même. Nous ne pouvons, par conséquent, faire route commune avec des gens qui déclarent ouvertement que les ouvriers sont trop incultes pour se libérer eux-mêmes. (…) »

    Lettre circulaire de Karl Marx (1879)

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 20 avril 2010 16:30, par Robert Paris

    « Dans tous ces écrits, je ne me qualifie jamais de social-démocrate, mais de communiste. Pour Marx, comme pour moi, il est absolument impossible d’employer une expression aussi élastique pour désigner notre conception propre. »

    Fr. Engels - Préface à la brochure du Volksstaat de 1871-1875.

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    • « Dans tous ces écrits, je ne me qualifie jamais de social-démocrate, mais de communiste. Pour Marx, comme pour moi, il est absolument impossible d’employer une expression aussi élastique pour désigner notre conception propre. »

      Fr. Engels - Préface à la brochure du Volksstaat de 1871-1875.

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  • "Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"
    Karl Marx (1848), Le Manifeste communiste

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 18 août 2010 16:10, par Jérémy

    Lénine en 1894 : « Le rôle des intellectuels consiste à rendre inutile l’existence de dirigeants spécialisés, intellectuels »

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    • Extraits de "Bilan et perspectives" de Léon Trotsky :

      « La révolution est une épreuve de force ouverte entre les forces sociales en lutte pour le pouvoir. L’Etat n’est pas une fin en soi. C’est seulement une machine entre les mains des forces sociales dominantes. Comme toute machine, il a ses mécanismes : un mécanisme moteur, un mécanisme de transmission et un mécanisme d’exécution. La force motrice de l’Etat est l’intérêt de classe ; son mécanisme moteur, c’est l’agitation, la presse, la propagande par l’Eglise et par l’École, les partis, les meetings dans la rue, les pétitions et les révoltes. Le mécanisme de transmission, c’est l’organisation législative des intérêts de caste, de dynastie, d’état ou de classe, qui se donnent comme la volonté de Dieu (absolutisme) ou la volonté de la nation (parlementarisme). Enfin, le mécanisme exécutif, c’est l’administration avec sa police, les tribunaux avec leurs prisons, et l’armée. »

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 août 2010 12:48, par ZONGO DE BKO

        Apres quelque mois sur le lit,je me porte comme un charme maintenant et je te souhaite la meme chose.Je suis entrain de me former en informatique au centre de formation PATHFINDER.Comme Check modibo Diarra doit se presenter en 2012.Ils sont entrain de former les associations gratuitement dans son centre. je t’ecrirais prochainement merci.

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        • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 8 septembre 2010 14:50, par moshe

          "Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."
          L’État et la Révolution (1917), Lénine

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 17 octobre 2010 10:01, par s de bko

    en faite après une longue réfletion sur le monde et ses différentes classes sociales,voici une idée qui me vient en tête.tout d’abord je n’ai pas l’intention de dire quelque chose qui va à l’encontre de l’emacipation des classes sociales.
    l’histoires des classes sociales a été un fait historique nécessaire ?
    peut-on penser à la réalisation du communisme dans un monde,ou les hommes ont toujours des visions différentes,des intérèts différents des uns vis-à vis des autres ?
    ce que je veux dire est très simple à comprendre.je n’imagine un monde sans classes dans la mésure ou la domination et l’exploitation des uns font un moyen de survie des autres.
    car si je comprends bien le communisme suppose une égalité parfaite en les personnes sans distinction.? la suite..........merci vive le communisme

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 21 octobre 2010 20:58, par Robert Paris

      Les classes sociales ont été nécessaires historiquement, tu as parfaitement raison. Non pas parce que l’inégalité était nécessaire mais parce qu’il était impossible à un stade encore peu avancé qu’un grand nombre d’hommes puissent faire autre chose que produire toute la journée. un tout petit nombre d’hommes a commencé à se spécialiser pendant que tous les autres cherchaient de la nourriture. Puis cette division s’est aggravée parce que cette spécialisation était beaucoup plus efficace. La classe d’hommes non réservée à la production sont devenus les possesseurs du savoir mais aussi détenteurs du pouvoir religieux, politique, médical et autres... La défense de leurs intérêts de groupe est devenu leur objectif : la société de classe est devenue le mode de fonctionnement général. Mais, avec le développement de l’efficacité que cela a permis, on est arrivés aujourd’hui à une humanité beaucoup plus efficace que celle qui avait besoin encore des classes sociales. C’est même d’une certaine manière la cause des crises : l’efficacité de la société humaine dépasse les capacités du système. la crise montre la nécessité du socialisme, de la société sans exploitation et sans classe...

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  • Si la bourgeoisie devait reculer en France, les travailleurs de toute l’Europe et même du monde entier en seraient informés et que pensez-vous qu’ils en tireraient comme leçon ?
    Cela signifie qu’on ne peut pas gagner sans y mettre toute la classe ouvrière ensemble. Mais même cela ne suffit pas. Il ne suffit pas de parler de grève générale ni même de la réaliser.
    Vous êtes des radicaux et vous voulez mettre le feu, pensent certains en lisant cela. Pas du tout ! Ce n’est justement pas la radicalité des actions qui est déterminante. Faire peur aux classes dirigeantes pour les obliger à reculer, ce n’est pas manifester, bloquer, mettre le feu.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 31 octobre 2010 15:49, par s de bko

      d’abord je salu par ma voie tous ceux qui se mobilisés pour mettre un frein à l’adoption de cette loi.car à mon niveau de connaissance, je pense que l’adoption de cette loi n’est qu’un signe qui montre une foi de plus à quel point les dirigéants négligent la cause prolétarienne.et je me demande comment le gouvernement,a puis devié ces grands mouvements de protestation ? comment peut-on qualifier l’adoption de cette loi qui selon moi est un signe de défaite pour les travailleurs ? et j’aimérai savoir pourquoi après tant de mobilisation de la part des travaillleurs, qui contitutent ceux sur lesquels doit s’appliquer la loi le gouvernemt n’a pas fait un marche -arrière ?
      je suis avec vous dans votre lutte .
      mais surtout j’invite tous les travailleurs du monde à se donner la main contre les intimidations de la classe dominante,car si on donne pas un sens à notre lutte qui est notre seul moyen de changer nos conditions de vie,et de survie,on risque de se rétrouver sans porte de sortie dans notre situation.......à bas la rétraite à 62 ans. vivre la grève !!!!!!!!!
      S.de BAMAKO.

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 1er novembre 2010 18:22, par Robert Paris

        Cher lecteur

        à quel point les gouvernants négligent les problèmes de la classe ouvrière ? Eh bien ! Ile les construisent, ils les provoquent. Ils en mesurent les risques. Ils travaillent pour la classe exploiteuse de manière consciente et organisée. Car l’Etat bourgeois a été créé par et pour la classe bourgeoise et pas pour le peuple travailleur. partout dans le monde ! Sauf quand les travailleurs ont détruit l’Etat bourgeois et construit l’Etat ouvrier c’est-à-dire dans les premières années du pouvoir ouvrier en Russie...

        La lutte n’a pas permis de gagner parce qu’elle était dirigée par les centrales syndicales, des amis des classes dirigeantes...

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      • Cher lecteur

        à quel point les gouvernants négligent les problèmes de la classe ouvrière ? Eh bien ! Ile les construisent, ils les provoquent. Ils en mesurent les risques. Ils travaillent pour la classe exploiteuse de manière consciente et organisée. Car l’Etat bourgeois a été créé par et pour la classe bourgeoise et pas pour le peuple travailleur. partout dans le monde ! Sauf quand les travailleurs ont détruit l’Etat bourgeois et construit l’Etat ouvrier c’est-à-dire dans les premières années du pouvoir ouvrier en Russie...

        La lutte n’a pas permis de gagner parce qu’elle était dirigée par les centrales syndicales, des amis des classes dirigeantes...

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 13 novembre 2010 10:56, par moshe

    Pour le peuple travailleur haïtien, j’accuse...
    vendredi 12 novembre 2010 rober paris

    Pour le peuple travailleur haïtien, J’ACCUSE...

    J’accuse les grandes puissances exploiteurs, d’avoir occupé militairement Haïti en prétendant venir sauver le peuple de la catastrophe du tremblement de terre. Ces forces n’ont pas aidé à trouver des victimes et n’aident pas à la reconstruction des bâtiments. Mais elles continuent à occuper militairement l’île. Leur but était d’écraser tout risque de révolution sociale et elles estiment toujours que le peuple travailleur d’Haïti représente une menace pour les classes dirigeantes.
    J’accuse les classes dirigeantes du monde capitaliste d’être responsables de morts de faim, de maladies, de misère et maintenant des morts de la peste qui est en train de gagner toute l’île. Parce qu’elles ont laissé sous des tentes de fortune en pleine pluie et sous les cyclones tout le peuple haïtien, parce qu’elles n’ont nullement aidé à bâtir des cabanes, parce qu’elles n’ont pas livré nourriture et soins, elles ont ce crime sur les bras... Et maintenant elles le laissent crever sous la peste !
    J’accuse les Etats des pays riches d’avoir programmé l’écrasement du peuple travailleur d’Haîti. Elles ne veulent qu’une chose : mettre en place une force de répression pour écraser le peuple travailleur et expulser les camps de fortune de Port-au-Prince parce que, tant que ces camps existeront, elles auront peur que la révolte populaire reprenne dans la capitale...
    J’accuse les grands profiteurs et les Etats à leur service d’avoir détourné l’argent de la solidarité dont le peuple haïtien n’a jamais vu et ne verra jamais la couleur...
    J’accuse les classes dirigeantes haïtiennes, déjà responsables de milliers de massacres, de continuer à programmer leur enrichissement sur le dos de milliers de morts. Préval n’est que la feuille de vigne de leurs vols et exactions. Qui que soit son remplaçant, les grands bourgeois d’Haïti et assassins militaires ne cesseront d’opprimer et torturer le peuple travailleur d’Haïti... tant que l’on ne les aura pas tous déchoukés....

    Ce ne sont ni la misère, ni les catastrophes naturelles, ni l’insécurité des citoyens que les grandes puissances sont venues éradiquer en Haïti : c’est la révolte sociale !

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 14 novembre 2010 11:23, par MOSHE

    Léon Trotsky dans "Leur morale et la nôtre"

    « Sur la révolution »

    (1850)

    « Une révolution détermine dans le corps social un travail instantané de réorganisation semblable aux combinaisons tumultueuses des éléments d’un corps dissous qui tendent à se recomposer en une forme nouvelle. Ce travail ne peut commencer tant qu’un souffle de vie anime encore la vieille agrégation. Ainsi, les idées reconstitutives de la société ne prendront jamais corps aussi longtemps qu’un cataclysme, frappant de mort la vieille société décrépite, n’aura pas mis en liberté les éléments captifs dont la fermentation spontanée et rapide doit organiser le monde nouveau.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 25 novembre 2010 13:04, par moshe

      Pour la femme qui est tuée sous les coups, je suis avec toi.

      Pour la femme qui puise de l’eau dans les profondeurs des puits, dans les entrailles de la terre je suis avec toi.

      Pour la femme qui pleure dans la solitude pour un milliard de raisons je suis avec toi.

      Pour la femme qui moule les briques et aura la douleur à sa poitrine durant toute sa vie, je suis avec toi.

      Pour la femme qui va chercher du bois sur sa tête à des kilomètres, je suis avec toi.

      Pour la femme qui, devant ses yeux, voit ses enfants mourir sous les balles, sous la torture, sous les coups de bâtons, sous les maladies curables, je suis avec toi.

      Pour la femme qui subit des tortures morales et psychologiques, je suis avec toi.

      Pour la femme qui est sous payée parce qu’elle est femme je suis avec toi.

      Pour la femme qui meurt en en couches je suis avec toi.

      Pour la femme qui travaille sans salaire, je suis avec toi.

      Pour la femme qui se dresse contre les dictatures les plus féroces, je suis avec toi.

      Pour la femme qui milite pour améliorer la condition de la femme je suis avec toi.

      Pour les femmes qui font chuter des dictatures de par le monde, je suis avec vous.

      Pour la femme qui se bat contre l’excision, contre le mariage forçé, pour le divorce, pour l’égalité des salaires, pour l’étude de ses enfants, je suis avec toi.

      Pour la femme qui sait à quelle heure elle commence à travailler mais ne sais jamais à qu’elle heure elle finit, je suis avec toi. moshe

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 12 décembre 2010 12:10, par moshe

    Que le capitalisme soit présenté comme le seul moyen de développer l’économie, d’enrichir un pays, alors qu’aujourd’hui l’époque où le capitalisme développait le monde est depuis longtemps révolue. Même aux USA, le capitalisme ne développe plus que la misère. Nous ne voulons plus qu’on nous affirme qu’une autre société n’est pas possible. Il y a eu bien de sociétés humaines avant le capitalisme et il y en aura d’autres après. Les travailleurs sont indispensables au capitalisme et il craint leurs révolutions mais le capitalisme n’est pas indispensable aux travailleurs. Ils peuvent fonder, sur la base des techniques modernes, une société bien plus humaine fondée sur la satisfaction des besoins des hommes.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 14 décembre 2010 13:30, par MOSHE A S DE BKO

    Le parti, ce n’est pas d’abord un appareil de militants ni une masse d’adhérents, ce n’est pas d’abord des structures organisationnelles. Ce n’est pas seulement une direction mais surtout une orientation, des analyses, des perspectives et une politique. Ces dernières ne doivent pas avoir comme critère la sauvegarde du groupe, mais d’abord les intérêts de classe. Les communistes n’ont pas d’intérêts particuliers de leur groupe à défendre, disait Marx dans « Le Manifeste Communiste ». Etre communiste, ce n’est s’isoler du reste du mouvement ouvrier mais ce n’est pas non plus mettre son drapeau dans sa poche dès qu’il y a des affrontements entre perspectives opposées. La perspective communiste est celle qui n’oublie jamais la perspective du renversement total, mondial et définitif du capitalisme, même dans une période où ce changement pourrait sembler très éloigné, même si les travailleurs eux-mêmes semblent loin d’être sensibles à cette perspective. PORTE TOI BIEN AVEC TES AMIS

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 23 décembre 2010 12:49, par MOSHE

    Nous efforcer que les travailleurs soient instruits du rôle de l’Etat bourgeois au service de la classe dirigeante. Même quand cet Etat semble respecter quelques règles démocratiques, il n’est rien d’autre qu’un instrument de guerre au service de la classe dirigeante et contre les exploités. La démocratisation de cet Etat ne peut qu’être une tromperie. L’existence d’élections, leur soi-disant transparence, le droit de vote général, ne change rien à un fait fondamental : tant que le pouvoir économique appartient à quelques personnes d’une seule classe dominante, tant que les travailleurs ne sont pas organisés afin de prendre les décisions, aucun pouvoir d’Etat ne peut être autre chose qu’un mode de domination politique de la classe dirigeante. L’objectif de toute lutte radicale des opprimés doit être clairement la destruction définitive et complète de l’Etat bourgeois et tout particulièrement son armée, sa police, sa justice, ses assemblées bourgeoises, son administration. l’Etat que mettront en place les travailleurs, les prolétaires avec la population pauvre n’aura rien à voir avec l’ancien Etat bourgeois.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 13 janvier 2011 13:38, par S DE BKO

    seydou : salut moshe
    seydou : oui même l’autre jour je leur parlais au sujet du site pour qu’on seydou : c’est vraiment intéressant de savoir mieux ce qui a mis le feu au poudre en tunisie et en algérie voisine

    seydou : bon on peut dire plus ou moin
    Moshe mais presonne n’a mis le feu au poudre le feu étai déja dans le poudre
    seydou : ok
    on dirait qu’il y’avait un truc qui maitenait les gens non en tunisie ?

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  • des papotges avec d’autres ?
    ..1.. pourquoi vous persisté de dire que l’économie capitaliste est morts donc ne se relevera plus Ëte vous des divins ? si non données des arguments pour nous qui veulent comprendre sans mauvaise fois .
    ...2..pourquoi défendre L’I V G qui fait souffrir des femmes ?
    ..3... Pour quoi VOUS insisté sur la démocratie et ne pas mètre en avant tout simplement la dictature du prolétariat comme le disais lenine . ?
    ..4... POURQUOI se braqué sur le programme de transition de 1938 dans un mode qui change tout le temps. ?

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 janvier 2011 14:12, par Robert Paris

      Voilà beaucoup de bonnes questions et nous t’en remercions évidemment.

      Tu as raison en tout cas sur un point : nous ne sommes pas divins, nous ne savons pas à la place de l’évolution du capitalisme ce qui va lui arriver APRÈS ni COMMENT. Nous nous contentons de dire ce que nous voyons ou pensons voir...

      De même sur l’IVG nous ne savons pas, à la place des femmes, ce qui est mieux pour elles. Nous nous contentons d’estimer que c’est elles qui doivent avoir le droit plein et entier de choisir, ce qui suppose bien entendu le droit et la possibilité financière de choisir l’IVG...

      Alors, quand nous disons que le capitalisme est mort, nous sommes conscients que ce n’est pas évident du tout...

      Si tu vois un arbre au bord d’une route, sais tu en le voyant - sans compétence scientifique - s’il est mort ou vivant ?

      Si tu vois le soleil, sais-tu sans études scientifiques très poussées, s’il est mort ou vivant ?

      Oulala, me diras-tu, voilà que la question, loin de s’éclairer, s’embrouille : le soleil mort, l’arbre mort, et le capitalisme mort, quel rapport ?

      Nous avons là des systèmes qui ont un fonctionnement et, comme toutes les structure, il n’est pas éternel.

      Le soleil, ça se voit qu’il fonctionne puisqu’il rayonne, non ? Eh bien non, justement. Car c’est la surface externe dont nous voyons le rayonnement mais le fonctionnement, lui, est déterminé par le noyau. Et il faut énormément de temps à un photon émis par le noyau pour atteindre la surface notamment à cause de l’extrême densité de particules... A ce niveau de densité, une cuillère de matière pèse une tonne !!!

      Quant à l’arbre, ce que nous voyons c’est son écorce, et c’est justement la partie morte ... Il peut tenir longtemps debout si le vent ne le pousse pas trop, longtemps après sa mort....

      Quant aux civilisations, elles ont aussi une durée de vie limitée d’après ce que nous enseigne l’Histoire. Mais quand sont-elles mortes et pourquoi ?

      Le capitalisme, comme toutes les civilisations, n’est pas éternel mais comment savoir s’il fonctionne ou pas ?

      Comme il ne suffit pas de regarder extérieurement l’arbre ou le soleil, il ne suffit pas d’examiner extérieurement le capitalisme : par exemple, ce n’est pas parce que ma paie continue de tomber et que je vais toujours au café que le système fonctionne...

      Alors, me diras-tu, comment le savoir ?

      Le capitalisme, c’est l’investissement privé de capitaux en vue de produire du profit qui se transforme en encore plus de capital. Très sommairement c’est ça.

      Est-ce que cela fonctionne depuis le krach de 2008 ?

      C’est cela que je te conseille de regarder.

      Obama lui-même nous dit : l’économie ne peut plus fonctionner que si l’Etat engloutit de plus en plus d’argent pour faire marcher la machine. les autres chefs d’Etat en font de même. Les Républicains US disent qu’ils sont contre mais Bush a fait pareil avant Obama et c’est donc pure démagogie anti-impôts.

      Donc cela ne tient que parce que l’Etat, tous les les Etats engloutissent dans l’économie plus d’argent qu’is n’en auront jamais.

      Cet arbre ne tient que par l’écorce pas par les montées naturelles de sève.

      Il est mort....

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      • des papotages avec d’autres
        ..ce qui se passe en ce moment dans des pays comme l’égypte la tunisie et d’autre sont il des reforme , ?
        ou un dedut de révolution social ?
        peut on les comparés comme ce qui c’est passez en europe de l’est dans les années 1990 ?
        réforme ou révolution de rosa luxembourg est elle d’accualité ?
        si oui donc pour vous tout mouvement social est une révolution ?
        UNE lutte de classe mondiale des travailleurs ou une lutte de classe spécifique de ces pays seulment de ces pays vu la tyranie de leurs dirigents ?
        ALORS quecequ’une revolution et comment la definir avec le temps qui passe ?
        faut il un programme pour les travailleurs dans la nouvelle situation mondiale ?
        ou faut t’il se contenté de celle du programme de transition de troski de 1938 ?
        ou il faut reprendre le programme d’action de 1924 en france je croie, ?
        TOUT les pays du monde sont ils impérialiste ?
        si oui no blème .
        si non quece qu’un pays impérialiste et que ce qui difére l’engltere du zimbawe ?

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        • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 6 février 2011 14:32, par Robert Paris

          Impérialisme n’est pas le qualificatif d’un pays mais d’une époque du système capitaliste.

          L’impérialisme ne domine pas une partie du monde mais la totalité.

          Par contre, certains pays sont dominants et d’autres sont dominés.

          Les dominants sont ceux qui exportent leurs capitaux.

          Ce n’est pas forcément eux qui sont déjà dominants sur d’autres terrains comme les armements ou les interventions militaires extérieures.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 6 février 2011 18:56, par Robert Paris

    Quel est le caractère de la révolution qui a lieu au Maghreb et dans le monde arabe ?

    Ce n’est pas le sort du seul dictateur qu’il s’appelle Moubarak ou Ben Ali qui importe, c’est celui de la domination des classes dirigeantes sur l’Egypte, le monde arabe, le Maghreb et même le monde...

    Or remettre en question la domination impérialiste en période de crise systémique mondiale, n’est-ce pas une révolution qui vise au communisme, même si cette perspective n’est pas nécessairement encore consciente ?

    Comme on dit, une révolution, on sait comment cela commence mais nul de sait comment cela finit. Cela peut aller beaucoup plus loin que ne le voudraient les classes dirigeantes et que leurs manœuvres ne le prévoient ...

    Elles voudraient bien d’"une transition" mais est-ce que les masses les laisseront maintenir la continuité de l’exploitation et de de l’oppression ?!!!

    La révolution, c’est des comités de travailleurs qui remettent en question la propriété privée des moyens de production et le caractère de classe de l’Etat.

    La révolution, c’est faire basculer les soldats dans le camp des travailleurs et des jeunes organisés en comités populaires.

    En ce sens la révolution est encore en germes.

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 7 février 2011 11:06, par Robert Paris

    La grande différence avec la "chute du mur de Berlin", c’est-à-dire la fin des régimes staliniens de l’Est, c’est que cette dernière était voulue à la fois par les classes dirigeantes de l’Est et de l’Ouest (l’impérialisme). Elles l’ont préparé, organisé, dirigé.

    Dans le cas du Maghreb et du monde arabe, les classes dirigeantes locales comme impérialistes n’ont rien voulu du tout ni même rien pressenti !!!

    Répondre à ce message

    • Quel est le caractère de la révolution qui a lieu au Maghreb et dans le monde arabe ?

      Ce n’est pas le sort du seul dictateur qu’il s’appelle Moubarak ou Ben Ali qui importe, c’est celui de la domination des classes dirigeantes sur l’Egypte, le monde arabe, le Maghreb et même le monde...

      Or remettre en question la domination impérialiste en période de crise systémique mondiale, n’est-ce pas une révolution qui vise au communisme, même si cette perspective n’est pas nécessairement encore consciente ?

      Comme on dit, une révolution, on sait comment cela commence mais nul de sait comment cela finit. Cela peut aller beaucoup plus loin que ne le voudraient les classes dirigeantes et que leurs manœuvres ne le prévoient ...

      Elles voudraient bien d’"une transition" mais est-ce que les masses les laisseront maintenir la continuité de l’exploitation et de de l’oppression ?!!!

      La révolution, c’est des comités de travailleurs qui remettent en question la propriété privée des moyens de production et le caractère de classe de l’Etat.

      La révolution, c’est faire basculer les soldats dans le camp des travailleurs et des jeunes organisés en comités populaires.

      En ce sens la révolution est encore en germes.

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 12 février 2011 11:25, par MOSHE

        "Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. "Les ouvriers n’ont pas de patrie. (...) Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. (...) Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

        Karl Marx (1848), Le Manifeste communiste

        Karl Marx (1848), Le Manifeste communiste

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 27 février 2011 11:16, par KOURA

      des papotages avec d’autres
      LA CRISE ACTUELLE EST UNE CRISE DE SURPRODUCTION DES marchandises ou une crise de surproductions financière ?
      LE PROGRAMME DE TRANSITION ?
      TRANSITION DU CAPITALISME AUX SOCIALISME ?
      pour le prolétariat ou pour la bourgeoisie ?
      de 1917 a nos jours, c’est une périodes continu ou discontinus ?
      LES POINS DE RUPTURES ?
      dans le fonds des discutions que ce qu’un flue et que ce qu’un réflu ?
      a 11milles mètres d’altitude en regardant une ville par les fenêtres d’un avion une ville est tranquille ou pas ?
      la théorie de recule de lute ouvrière est justifiable ou ça cache quelques chose ?
      les militants de la gauche communiste italiens et hollandaise on eu raison par rapports a Trotsky sur l’analyse de l’URSS ou finalement la proclamation de la 4eme international étais une nécessité pour le prolétariat mondial ?
      la mise en avant par écris le contrôle ouvrier sur les comptes des entreprise ne donnera pas forcément comme résultat forcément la participation des ouvriers dans la construction du capital et pourtant c’est pas ça qu’on veu ni de pret ni de loin ?

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      • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 8 mars 2011 16:24, par Robert Paris

        LA CRISE ACTUELLE EST UNE CRISE DE SURPRODUCTION DES marchandises ou une crise de surproductions financière ?

        Surproduction de capitaux plus exactement quelle que soit l’origine de ces capitaux...

        Les cycles du capital nécessitent un réinvestissement.

        Quand le succès du capitalisme est trop grand il dépasse les capacités de réinvestir...

        En 2008, juste avant la crise on était au plus haut sommet de capitalisation dans le monde.

        On va atteindre de nouveau un somme de capitalisation et on s’approche de la nouvelle crise.

        Dans ce cas, les bulles spéculatives sont inévitables et elles rendent les investissements non spéculatifs moins rentables relativement, empêchant tout redémarrage des investissements non spéculatifs...

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 12 février 2011 11:23, par djimitri

    Qu’attendons-nous pour prendre l’exemple des Islandais ? (Et comme par hasard, c’est étouffé par les médias !).

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « google » : bref, le black-out total …

    Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le
    non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

    Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

    Plus bas, vous trouverez deux articles traitant de cette révolution en marche, à faire circuler le plus largement possible, puisqu’on ne doit compter sur aucun média pour le faire à notre place.

    http://www.cadtm.org/Quand-l-Island...

    Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet. Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.
    http://www.parisseveille.info/quand...

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 28 février 2011 14:48, par Robert Paris

    Félicitations et bonne progression en matière politique également...

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 17 mars 2011 12:21, par un camarade

    merci camerede pour ces informations précieuses merci a toi et bon courage. Salut, je bosse au Ministère de la Justice. La semaine dernière (le 10 mars), notre chère direction nous a annoncé officiellement une bonne et une mauvaise nouvelle. Pour une fois, commençons par la mauvaise.
    Notre chef : "Le ministère de la justice est au bord du gouffre financier. Les dettes de 2010 sont énormes. Juste en payant les factures en retard, tout notre budget 2011 est déjà englouti. Donc, on ne va pas pouvoir payer l’eau, l’électricité, les loyers, etc... dans les mois à venir. On est en négociation avec nos ’partenaires économiques’ pour voir comment on fait".
    Nous : "ah... et la bonne ?".
    Notre chef : "La bonne nouvelle ? Le ministère tient à vous rassurer en ré-affirmant que, ’évidemment’, le versement de nos salaires est garanti... jusqu’en juin !".
    Nous, tous en chœur et balbutiant : "Et... et après ?".
    Notre chef : "Après, on ne sait pas".
    Je me suis donc précipité au téléphone pour avoir plus d’infos auprès des secrétaires dont les bureaux sont collés à différents gros bonnets du Ministère. Selon ce qu’a entendu leurs oreilles indiscrètes, le plus vraisemblable est que, tout comme en novembre et décembre 2010, nos salaires soient versés à partir de juillet via un plan d’aide de l’Union Européenne. Mais cette fois, il est très probable que 10 ou 15% du montant nous soit amputé avec une promesse que le complément nous soit payé "plus tard".
    Je ne sais pas vraiment quelle ampleur et quelle forme va prendre cette nouvelle attaque. Est-ce tout le personnel du Ministère qui va être touché ou une partie ’seulement’ ? Est-ce un coup de bluff pour nous préparer mentalement au fait, qu’à terme, nous allons devoir effectivement faire le deuil d’une partie de nos déjà maigres salaires ? Je n’en sais rien. Mais une chose est sûre, tout comme en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Californie... nous, travailleurs du privé et du public exploités en France, pouvons d’ores et déjà nous préparer à des lendemains difficiles sur le plan économique. Ce n’est pas que le Ministère de la Justice mais tout le système capitaliste qui est en faillite ! Gérard, le 15 mars 2011.

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    • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 17 mars 2011 13:24, par Robert Paris

      Cher Gérard,

      la seule chose que je ouis dire pour te "rassurer", c’est que tu ne sera pas seul...

      Tous les services publics sont dans le rouge et bien au delà de ce qui est dit.

      Pour la simple raison que l’Etat, pour soutenir le grand capital, a dépensé plus que plusieurs générations ne sauraient rembourser....

      Donc tu n’es pas seul : plus d’argent dans les hôpitaux. Au CEA, on annonce qu’il n’y aura plus de salaire bientôt.
      Tu imagines ! le commissariat à l’énergie atomique estime qu’il n’aura plus de quoi payer les salaires ....

      Ce n’est pas un trou. C’est un monde finissant !!!!!

      Leur monde. le nôtre reste à bâtir !

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 27 avril 2011 13:59, par auster paul pour moshe

    Comme promis, je prends le temps de t’envoyer un petit mail. C’est possible aussi parce que j’ai pu me reposer la semaine dernière, ça m’a permis de poser pas mal de choses dans mon esprit. Tu me disais la dernière fois que tu ne comprenais pourquoi je me prenais la tête pour de petites choses, et avec le recul que j’ai aujourd’hui, je dois t’avouer que moi non plus... Cela m’aura permis de faire une petite révolution dans mon esprit, quoique je ne crois pas vraiment en ce mot là.

    Révolution : "nom féminin (du latin revolutio, de revolvere, ramener en arrière) désigne un mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point". Voici l’un des sens premier de ce mots, selon le Larousse. Tu sais, la langue française est belle, c’est l’une des rares langues où il y a un peu près un mot pour tout, aussi savant et élitiste soit-il. Elle est très riche en ce sens qu’un mot n’est jamais employé pour rien quoiqu’on en dise.
    Je ne crois pas vraiment au hasard, et je ne pense pas vraiment que cela soit par coïncidence pur et simple que l’on emploie ce mot là pour définir aussi un "changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place et prend le pouvoir.".

    Alors oui, c’est vrai : " La moindre chose qui se forme au monde est toujours le produit d’une formidable coïncidence" comme le disait le théologien Pierre Theilhard de Chardin dans Le Phénomène Humain, mais un certain Paul Auster nous dit aussi : "Il n’y a pas de coïncidence, l’usage de ce mot est l’apanage des ignorants" dans son célèbre Monn Palace.
    Tu sais, je ne pense pas qu’il y en ait un qui ait plus raison que l’autre, mais qu’en fait il nous renseigne tout les deux sur la même chose. A savoir que ce formidable hasard qui nous permis de nous rencontrer, n’est pas du au hasard. Je veux bien reconnaitre que c’est un peu minimaliste, mais certain nomme cela la synchronicité quand d’autre appelle ça la destinée, et je pense que nous sommes tous d’accord sur le fait que nous sommes, nous, Être-Humains, très peu à contrôler notre destin.
    Alors considérons juste un instant qu’il n’y ait pas de hasard, je trouve que le concours de circonstance serait en effet formidable que le mot qui désigne un changement politique majeur dans une société soit aussi synonyme de tourner en rond pour revenir au même point.

    Revenons en à Marx, et à sa théorie de la lutte des classe qui résume à mon sens la pensée de tout les sociologues qui l’ont suivi, de Bourdieu à Levi-Strauss. On peut, je pense, la vulgariser ainsi.
    Au commencement, des maitres tyrannisaient des esclaves, jusqu’à la révolution des esclaves qui firent tomber les maitres. Les esclaves devinrent rois, et se mirent à tyranniser des cerfs. Jusqu’à la révolution des cerfs qui firent tomber les rois. Les cerfs devinrent bourgeois et se mirent à tyranniser les nouveaux opprimés, les prolétaires... En vulgarisant toujours, Marx voulait éviter une nouvelle tyrannie lorsqu’il a imaginé le communisme. Mais le communisme, en tout cas tel que Marx l’avait imaginé, était une utopie. Et il le savait. Il parlait lui même d’arriver à "la dictature du prolétariat", espérant que le prolétaire ne reproduise pas les même erreurs que par le passé.
    On a vu ce que cela a donné avec L’URSS. De plus, de part se théorie, on s’aperçoit bien qu’au fond une Révolution, n’est qu’un tour sur lui même pour revenir au point de départ.

    Mon analyse est simple alors, que cela soit pour les Pharaons, les Monarchies, ou bien les Empires Capitalistes, tous n’ont eu qu’un seul et unique objectif : que leurs serviteurs soit dans l’ignorance la plus totale. Ce dont ils ont besoin, ce sont d’enfants qui ne conteste pas leur autorité lorsqu’on leur demande travailler comme des bêtes de somme. On le sait tous : le Savoir est une arme. Elle a été particulièrement redoutable à l’époque, avec le monothéisme ou encore, avec la philosophies des Lumières. Je disais la dernière fois qu’il suffisait de garantir du pain a son peuple pour obtenir la paix, je ne suis même pas sur que cela soit suffisant néanmoins. Un enfant qui meurt de faim s’en prend-t-il à ses parents ? Nous tous, et je m’inclus dedans, nous ne sommes que des enfants.
    Papa Pharaon était horrible. Il hésitait pas à sacrifier au nom des dieux pour donner l’exemple. Il hésitait pas à sacrifier pour sacrifier. Pas de livre, et pas d’écriture, hormis pour parler de lui et de sa grandeur. Tu étais sa chose. Tu n’étais rien
    Papa Roi, il était sévère. Voire un peu con. Il te laissait faire ce que tu veux mais il fallait pas que tu lui réponde quand il te parlait. Au risque de finir en prison pour avoir oser penser. Comme on disait, il voulait bien que tu te marie, mais il fallait qu’il goutte avant. Et puis quand tu faisais trop le con, il te tuait, histoire de te rappeler que tu étais sa chose, tu n’étais rien.
    Pour moi toujours, de tout les systèmes "tyranniques", l’Empire Capitaliste est le plus abouti, et il a même un nom : Le Nouvel Ordre Mondial. C’est un papa qui fait pas trop chier. Il te laisse ton indépendance, il te permet de boire autant que tu veux et de te droguer à en perdre la tête, de baiser quand tu veux, et le pire. Par contre si tu veux faire ce que tu veux le weekend, il faut faire les corvées la semaine pour gagner ton argent de poche, sinon il te fout à la rue, histoire de te rappeler que tu es sa chose, tu n’es rien... Mais va surtout pas dire du mal trop fort de lui, car lui aussi est capable de tuer... Coluche, Mickaël, JFK... Rest in Peace

    Plus sérieusement, tout est mis en place dès le plus jeune age pour former des personnalités de cerveau gauche. En témoigne cet extrait d’une analyse de texte :
    Lucien Israël dans son livre "Cerveau droit, cerveau gauche : cultures et civilisations" fait la distinction entre civilisations basées sur des critères de cerveau droit et, essentiellement aujourd’hui, la civilisation occidentale, fondée sur le mariage, très hémisphère gauche, du génie Grec et de la culture judéo-chrétienne. D’autres civilisations se sont, au cours de l’Histoire, développées selon les puissants préceptes du cerveau gauche, des sumériens, aux égyptiens, en passant par les mayas, de la Chine de Confucius à l’Inde des yogis. Elles ont toutes développé une réflexion philosophique très riche, construit une littérature originale, codifié le droit, elles ont pour la plupart été de très grandes civilisations urbaines, impliquant des savoirs théoriques et pratiques très importants, elles ont su modifier l’environnement et le maîtriser au profit des hommes, mais elles se sont toutes éteinte au seuil "de la grande aventure du déchiffrage du monde... au seuil de la société industrielle et de la technologie moderne, qui ne sera empruntée que plus tard à l’Occident." Comme le montrent ces civilisations formidables qui nous ont précédées, et dont les connaissances sont aujourd’hui considérées comme faisant partie du patrimoine de l’humanité, la voie du cerveau gauche ne mène pas qu’à la science.
    Dans les sociétés traditionnelles, l’emprise des dieux, des ancêtres, de la magie est encore déterminante alors que la logique, la raison ou la critique ne sont que secondaires. Ce sont des sociétés qui vivent au rythme de l’hémisphère droit, où l’hémisphère gauche n’est pas encore dominant. Ce sont les Indiens d’Amériques, les Aborigènes d’Australie, les cultures africaines, et d’une façon générale, tous les peuples qui ont gardé un contact étroit avec la nature. Depuis Levy-Strauss on sait que ces cultures, souvent appelées primitives, possèdent en fait des langages d’une extrême complexité et d’une précision inouïe pour tout ce qui concerne les relations entre les hommes et la nature. Ce sont des langues concrètes, qui n’utilisent ni prépositions, ni articles, qui ignorent la négation et qui sont éminemment poétiques, c’est-à-dire dont le sens jailli de la juxtaposition d’images évocatrices. Ce sont bien là, nous l’avons vu les caractéristiques du langage de l’hémisphère droit. Aujourd’hui le contact des civilisations traditionnelles avec la civilisation occidentale , par les critères économiques qu’elle impose au monde et par la télévision qui véhicule son "image du monde", amène des peuples entiers à perdre les racines de leurs cultures traditionnelles.

    Malheureusement, je n’ai pas la solution. Je sais juste que quelque chose ne va pas. J’ai toujours été un enfant turbulent... Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais je ne veux pas de puce sous la peau. Pourquoi pas aussi directement me marquer au fer rouge ??! Or cette science fiction n’est pas si loin, IBM a développé ce que l’on appelle la puce RFID. Elle pourrait être imposée aux américains par le biais de la nouvelle loi sur la Sécurité Sociale Américaine instaurée par... Obama.

    Alors certes, je ne crois pas à l’intérêt de tourner autour d’un axe pour revenir au même point, je pense qu’il serait grand temps de faire une vraie Révolution...

    Bonne soirée

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  • Ce que nous voulons :

    Nous instruire des luttes du passé afin que ces combats des opprimés n’aient pas eu lieu inutilement et pour que ceux de demain ne tombent pas dans les mêmes pièges ou les mêmes erreurs.

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  • « Je vois les hommes se différencier par les classes sociales et, je le sais, rien ne les justifie si ce n’est la violence.

    Einstein dans « Comment je vois le monde »

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 29 octobre 2015 14:04, par Robert Paris

    Quel lien entre exploitation et révolution ?

    « Mais il y a une seule chose qui regroupe le peuple dans des commotions séditieuses, et c’est l’oppression. »

    Locke, Lettre sur la Tolérance (1689)

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  • Mais, pour faire la révolution, il faut accéder à un certain stade de conscience qui est lui-même un produit de la révolution ?

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 29 octobre 2015 14:10, par Robert Paris

    Effectivement, la révolution produit en même temps les moyens de ses buts...

    "A un certain stade de l’évolution des forces productives, on voit surgir des forces de production et des moyens de commerce qui, dans les conditions existantes, ne font que causer des désastres. Autre conséquence : une classe fait son apparition d’où émane la conscience de la nécessité d’une révolution en profondeur, la conscience communiste (...) Pour produire massivement cette conscience communiste, aussi bien que pour faire triompher la cause elle-même, il faut une transformation qui touche la masse des hommes ; laquelle ne peut s’opérer que dans un mouvement pratique, dans une révolution. Par conséquent, la révolution est nécessaire non seulement parce qu’il n’est pas d’autre moyen pour renverser la classe dominante, mais encore parce que c’est seulement dans une révolution que la classe révolutionnaire réussira à se débarrasser de toute l’ancienne fange et à devenir ainsi capable de donner à la société de nouveaux fondements."

    Karl Marx - dans "Ludwig Feuerbach"

    "La coïncidence du changement des circonstances et de l’activité humaine ou auto-changement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu’en tant que pratique révolutionnaire."

    Karl Marx - dans « Thèses sur Ludwig Feuerbach »

    "Ce qui caractérise toute révolution, c’est que la conscience des masses évolue vite : des couches sociales toujours nouvelles acquièrent de l’expérience, passent au crible leurs opinions de la veille, les rejettent pour en adopter d’autres, écartent les vieux chefs et en prennent de nouveaux, vont de l’avant, et ainsi de suite."

    Trotsky - dans "L’avènement du bolchevisme"

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 avril 2016 06:07, par un lecteur méfiant

    Pourquoi devrait-on vous faire confiance plus qu’à d’autres ?

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  • Ce que nous voulons et ... ce dont nous ne voulons plus 24 avril 2016 06:10, par Robert Paris

    Tout d’abord, où avez-vous cru voir que nous vous avons simplement demandé de nous faire confiance, de nous suivre simplement par une confiance indiscutée, invérifiée, de nous choisir sans nous contrôler ? Jamais ! Et pourtant vous pouvez constater que nous ne sommes pas comme les autres. Jamais nous ne vous demanderons de décider à votre place, de nous réunir à votre place, de combattre à votre place. Jamais nous n’avons prétendu gagner quoique ce soit pour vous et sans vous ! Vous pouvez compter sur nous parce que nous n’appuierons jamais tous les faux slogans qui vous chanteront. On ne vous suivra pas dans toutes les impasses où il vous plaira de vous fourrer. On ne vous chantera pas toutes les rengaines mensongères que vous aurez envie qu’on vous chante. On ne cautionnera pas tous les mensonges auxquels vous aurez cru. Même si vous insistez fortement, on ne le fera pas. Et dès aujourd’hui, on ne le fait pas… On ne vous propose pas de suivre une autre organisation que celle que vous fonderez vous-mêmes avec vos camarades de travail, que vous contrôlerez vous-mêmes, avec des délégués révocables à tout moment et n’ayant de comptes à rendre qu’à leurs électeurs et aucun lien avec nos adversaires. Nous vous proposons de vous battre pour un programme que vous aurez vous-même contribué à établir, avec des moyens d’action que vous aurez vous-mêmes décidé, et avec des buts que vous déciderez par vous-mêmes en débattant avec vos camarades de travail. Des partis, des syndicats, des associations auront envie de vous proposer des choses : ils n’auront qu’à les soumettre à des assemblées générales et pas à en convenir entre organisations dans votre dos ! Quant à ceux qui veulent absolument que des organisations décident à leur place, rédigent des revendications à votre place, se réunisse à votre place, sachez que, même si vous ne le demandez, nous ne les cautionnerons pas et les dénoncerons même si vous nous demandez de ne pas le faire !

    Ensuite, ce que nous vous proposons, c’est d’abord d’étudier la situation, la signification de la crise du monde capitaliste, des politiques des classes dirigeantes, des possibilités des prolétaires et pas de faire confiance aveuglément à qui que ce soit !

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