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L’internet libre et démocratique est dangereux pour la bourgeoisie capitaliste en crise

jeudi 30 novembre 2017

L’internet libre et démocratique est dangereux pour la bourgeoisie capitaliste en crise

La liberté sur Internet est gravement attaquée. C’est la mesure de la guerre de l’information menée par la classe dirigeante…

Museler internet est un des pas de préparation de la bourgeoisie face à la crise mondiale, de la guerre contre les travailleurs, contre les peuples et pour la prochaine guerre mondiale…

La neutralité du net est menacée aux USA

La consultation publique libre est trompée

La censure de l’internet et les projets de guerre du gouvernement US

Le contrôle de l’accès public à Internet

Censuré !

Google admet qu’il y a une censure politique des résultats du moteur de recherche

Net neutrality and the drive to censor the internet

La cybercensure

Censure sur Internet, l’arme de répression du XXIème siècle

La contestation tunisienne muselée sur Internet

Le pouvoir chinois en guerre contre l’anonymat sur Internet

La loi sur le renseignement, un texte pour museler la contestation sociale

8 Messages de forum

  • Le régulateur américain des communications a mis fin jeudi au principe de "neutralité du net", l’accusant de freiner l’investissement et l’innovation, une décision qui attise les craintes d’un "internet à deux vitesses".

    Désormais, la FCC les autorise théoriquement à moduler la vitesse de débit internet à leur guise : les tenants de la "neutralité" craignent donc que ces opérateurs ne fassent payer plus cher pour un débit plus rapide, ou bloquent certains services leur faisant concurrence, comme la vidéo à la demande, la téléphonie par internet ou les moteurs de recherche.

    La FCC "donne les clés d’internet" à "une poignée d’entreprises multimilliardaires", a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC qui a voté contre la décision.

    Avec cette décision, les FAI "auront le droit de (...) favoriser le trafic d’entreprises (qui ont les moyens de payer)" et celui "de laisser toutes les autres sur une voie lente et cahoteuse", a insisté Jessica Rosenworcel, l’autre membre de la FCC (qui compte cinq membres) opposé à la décision.

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  • Le gouvernement des États-Unis, en étroite collaboration avec Google, Facebook, Twitter et d’autres puissantes sociétés du numérique, impose des restrictions massives à l’accès à Internet des sites socialistes, anti-guerre et progressistes. Les gouvernements capitalistes en Europe et dans le monde entier adoptent des politiques répressives similaires.

    Le nouveau régime de censure est lié à une intensification de la surveillance de tout ce que les gens lisent, écrivent et pensent lorsqu’ils naviguent sur Internet. Cette alliance de l’Etat, des forces armées, du renseignement et des sociétés numériques oligopolistiques menace la liberté d’expression et d’autres droits démocratiques fondamentaux.

    Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a publié une déclaration sur des plans extraordinaires de la société de médias sociaux pour surveiller tous les affichages et messages de ses utilisateurs, pour censurer le journalisme indépendant et utiliser l’intelligence artificielle pour signaler les utilisateurs aux services de police et de renseignement.

    Zuckerberg a commencé sa déclaration, publiée conjointement avec le rapport trimestriel des bénéfices de la société, en déclarant que 2017 fut une « année difficile » pour Facebook. « Le monde se sent anxieux et divisé – et cela s’est vu sur Facebook. Nous avons vu des abus sur notre plate-forme, y compris l’interférence de certains États-nations, la diffusion de fausses nouvelles, sensationnelles et polarisantes, et le débat sur l’utilité des médias sociaux. » Facebook, écrit-il, a la responsabilité d ’ « amplifier le bien et prévenir le mal. C’est mon défi personnel pour 2018. »

    Dans la « novlangue » de Facebook, cela signifie que l’entreprise agira agressivement cette année pour supprimer la diffusion de l’information en ligne et en censurer le contenu, sous prétexte de combattre les « fausses nouvelles » et les « ingérences russes ».

    Les implications vraiment inquiétantes de ce projet sont décrites dans la déclaration de Zuckerberg. Parmi les initiatives de Facebook, il y a « une nouvelle technologie pour détecter les messages suicidaires qui a aidé les premiers intervenants à atteindre plus de 100 personnes ayant besoin d’aide rapidement. Nous avons construit des systèmes d’IA (intelligence artificielle) pour signaler en temps réel les comportements suspects autour des élections. »

    En d’autres termes, Facebook a introduit des systèmes d’IA pour collecter, contrôler et interpréter toutes les informations publiées sur sa plate-forme de médias sociaux. Comme toujours, l’introduction d’un tel système de surveillance de masse est justifiée par des motivations apparemment louables. Après tout, qui pourrait s’opposer à des mesures visant à faire cesser les suicides ou les attaques terroristes ? Le but réel des nouveaux systèmes, cependant, est très différent.

    Zuckerberg indique plus tard l’étendue des plans d’intelligence artificielle de la société : « Notre but avec l’IA est de comprendre la signification de tout le contenu sur Facebook. » Chaque message, photo, vidéo, message, commentaire, réaction et partage sera introduit dans les systèmes informatiques de plus en plus puissants de l’entreprise afin d’être analysé pour le contenu « nuisible », et rapporté à la police et les agences de renseignement, selon les besoins.

    Le but réel et sinistre des actions de Facebook est également mis en évidence par les autres initiatives prises par l’entreprise. Plus significatif, Zuckerberg a souligné la détermination de l’entreprise à s’assurer que « les informations que vous voyez sur Facebook proviennent de sources largement considérées comme fiables et de haute qualité, afin de contrer la désinformation et la polarisation ».

    Quelles sont ces sources « largement considérées comme fiables » ? « Par exemple, prenez le Wall Street Journal ou le New York Times », a écrit le PDG multimilliardaire. « Même si vous ne les lisez pas ou n’êtes pas d’accord avec tout ce qu’ils écrivent, la plupart des gens ont confiance en leur journalisme de grande qualité. D’un autre côté, il y a des blogs qui sont très suivis, mais ne sont pas largement reconnus au-delà de leur public de base. Nous montrerons ces publications un peu moins. »

    En d’autres termes, les sources médiatiques des grandes entreprises seront promues, tandis que d’autres publications, même celles qui sont « très suivies », seront rétrogradées. Quant à être « montré un peu moins », ce que veut dire Zuckerberg, c’est qu’ils soient empêchés d’atteindre un public plus large. Plus simplement, ils seront censurés.

    En plus de censurer les nouvelles provenant de sources moins officielles, Zuckerberg déclare au début de son article que Facebook travaille pour « montrer moins de vidéos virales » parce que ce contenu n’est pas « bon pour le bien-être des gens et pour la société ».

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  • Julian Assange qualifie la tentative des grandes entreprises de contrôler le discours sur Internet de « menace existentielle pour l’humanité »…

    En fait, la liberté d’internet a toujours été très surveillée et relative. Elle est carrément menacée directement actuellement.

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  • En prenant prétexte de la lutte contre le racisme et les violences, le gouvernement qui alimente l’un et les autres, affirme vouloir les interdire sur internet !! Un bon moyen d’interdire des opinions critiques des politiques gouvernementales et des sites opposés aux visées capitalistes...

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  • La neutralité du Net, la doctrine selon laquelle les fournisseurs d’accès Internet (FAI) doivent traiter toutes les communications comme égales, s’est officiellement terminée lundi. Ce geste est une étape majeure dans l’attaque contre un Internet libre et ouvert et la liberté d’expression aux États-Unis.

    Depuis la naissance de l’Internet public, les FAI fonctionnaient comme des « transporteurs publics » et étaient effectivement réglementés en tant que services publics, comme les compagnies d’autobus ou les services de livraison de colis. Il leur était interdit, par la loi, de discriminer leurs utilisateurs ou leurs sites Web en bloquant, falsifiant ou ralentissant le trafic Internet.

    En 2015, la Federal Communications Commission (FCC) a réaffirmé ces principes en déclarant : « Une personne fournissant un service d’accès Internet haut débit […] ne doit pas bloquer le contenu légal, les applications, les services ou les appareils non nuisibles » et que « les FAI ne doivent pas altérer ou dégrader le trafic Internet licite sur la base du contenu Internet. »

    Avec le vote de la FCC pour mettre fin à la neutralité du Net en décembre, qui est entré en vigueur lundi, les FAI ont reçu des pouvoirs larges et étendus pour agir en tant que gardiens de l’Internet. En vertu des nouvelles règles, ces sociétés privées géantes auront la possibilité de privilégier certains contenus par rapport à d’autres, d’établir des forfaits permettant uniquement l’accès à certains sites en fonction de ce que les consommateurs paient ou de bloquer complètement les sites et services Web.

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  • La fin de la neutralité du Net marque une nouvelle étape dans la campagne de censure d’Internet. Avec la grande majorité de la communication écrite et une section sans cesse croissante de toutes les communications qui se font en ligne, la campagne pour censurer et contrôler Internet représente une étape importante vers l’abolition de la liberté d’expression aux Etats-Unis.

    Ce n’est pas que le résultat d’un changement d’administration. Cela fait partie d’un changement de la politique de classe de l’élite dirigeante. L’élection de 2016, avec sa large abstention de la classe ouvrière sur fond d’hostilité généralisée à Hillary Clinton, la candidate favorite de Wall Street, et le mouvement de grèves qui a suivi, de manière indépendante des syndicats, chez les enseignants, démontrent clairement à l’élite dirigeante que l’imposition de la censure d’Internet est nécessaire à la défense de sa domination de la société.

    Plus largement, cette décision est l’expression du monopole croissant sur l’économie américaine d’un petit nombre de grandes sociétés. Ce processus est indissociable de la croissance des inégalités sociales et de l’atteinte aux droits démocratiques. Avec toutes les glorification du « marché libre » à la fois par les démocrates et les républicains, les deux partis sont déterminés à imposer une répression impitoyable contre toute opposition à la poignée de banques et de sociétés qui dominent de plus en plus la société.

    Le contrôle d’Internet par une poignée de monopoles de médias sociaux et les fournisseurs d’accès Internet, qui conspirent contre les droits démocratiques de la population, montre clairement que la défense des droits démocratiques est inséparable de la fin de la propriété privée des infrastructures d’Internet. L’accès à Internet est un droit social fondamental, il doit être librement accessible à tous, sans ingérence des entreprises ou de l’État.

    La défense de la liberté sur Internet et l’opposition à la censure doivent être liées au programme socialiste de transformation de toutes les grandes entreprises en services publics sous le contrôle démocratique de la classe ouvrière.

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  • Face à la montée de l’opposition sociale et à l’intensification des projets de conflit militaire, l’establishment politique américain s’emploie de plus en plus effrontément à appliquer la censure sur Internet.

    Samedi, les deux principaux journaux de l’establishment politique, le New York Times et le Washington Post, ont publié des éditoriaux exigeant une intensification de la censure politique sur les médias sociaux. Le Times, dans « Le poison sur Facebook et Twitter est toujours en train de se répandre », a cité une prolifération supposée de « désinformation » sur les médias sociaux, y compris « des campagnes made in the USA qui répandent des mensonges partisans aux États-Unis », pour exiger une action beaucoup plus agressive.

    Le Times félicite les journalistes (c’est-à-dire eux-mêmes) ainsi que les « justiciers autodidactes » pour avoir forcé les entreprises de médias sociaux à agir pour supprimer du contenu. Cependant, des actions beaucoup plus fondamentales sont nécessaires, conclut-il. « À ce stade de l’évolution d’Internet, la modération du contenu ne peut plus être réduite à des messages individuels vus de manière isolée et hors contexte. Le problème est systémique et se manifeste actuellement sous la forme de campagnes coordonnées à la fois étrangères et aux États-Unis. »

    La solution : les entreprises de médias sociaux doivent « réaliser en interne » les procédures de censure de manière beaucoup plus systématique. « Le rôle que jouent actuellement les tiers, en tant que défenseurs des droits des consommateurs et filtreurs de contenu, peut facilement être rempli en interne. » Les entreprises de médias sociaux doivent elles-mêmes devenir les « gardiens » de l’information, comme l’a déjà mentionné l’ancien rédacteur en chef du Times, Bill Keller. à propos de son journal.

    Le Washington Post, pour sa part, a mis en garde contre la prétendue menace de « désinformation nationale ». Twitter et Facebook sont, a écrit le Post, « en train de commencer à énoncer leur responsabilité de ne pas faciliter la manipulation, peu importe qui tire les ficelles. »

    Quelle est la « désinformation nationale » contre laquelle Facebook et Twitter se battent, avec le soutien total du Times et du Post ? Cette question a reçu une réponse positive plus tôt ce mois-ci, lorsque Facebook a supprimé, au nom de la lutte contre les « fausses informations », une série de comptes-rendus de médias populaires de gauche, comprenant des organisations opposées à la guerre et à la violence policière.

    Le terme « fausses nouvelles », « fake news » en anglais, (ou « désinformation ») a été introduit très délibérément et consciemment dans la langue vernaculaire de la politique américaine et internationale en tant que justification fourre-tout de la censure. Les médias utilisent ce terme sans jamais expliquer exactement ce que cela signifie, dans l’espoir que la population acceptera simplement qu’il s’agisse de quelque chose de répréhensible qui doit bien sûr être bloqué.

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  • En mars, les forces spéciales américaines ont organisé une conférence sur la censure de l’État, dont les travaux ont été consignés dans un rapport du Conseil de l’Atlantique. « La technologie a démocratisé la capacité pour les groupes et les individus en dehors de l’État de diffuser un récit avec des ressources limitées et une portée pratiquement illimitée. » En revanche, « par le passé, le public en général disposait de sources d’information limitées, gérées par des gardiens professionnels. »

    En d’autres termes, la montée en puissance des médias sociaux non censurés a permis aux petits groupes ayant des idées correspondant à celles de la population en général de contester le discours politique des intérêts acquis sur un pied d’égalité, sans les « gardiens professionnels » de la presse écrite et audiovisuelle grand public.

    L’objectif principal de la campagne de censure est de rétablir ces « gardiens » et de limiter l’accès du public aux avertissements du danger imminent de guerre.

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