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Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement
samedi 9 décembre 2023, par
Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement
Quand les soignants sont tués au travail par pandémie et autres causes en même temps qu’ils sont décriés, discrédités…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7060
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1145
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7060#forum57147
Quand les soignants sont réprimés violemment parce qu’ils manifestent…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1089
Quand les personnels hospitaliers souffrent…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7060
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4382
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4713
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4335
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3634
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1080
Quand les urgences sont débordées, en été et en toutes saisons…
Quand les médecins eux-mêmes ne sont plus d’accord…
Quand l’hôpital public est cassé, détruit, démoli par la puissance publique…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6636
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6750
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6521
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6191
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5986
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5947
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5909
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5818
Ce n’est pas une amende qui empêchera l’hôpital public et les responsables d’Etat de l’institution de continuer à harceler les soignants !
Ils prétendent que ce sont les soignants qui vont sauver le système de santé mais ce n’est pas possible quand c’est l’Etat lui-même qui le détruit sciemment…
https://news.google.com/search?q=soignants&hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr
Et ce sont les Etats qui détruisent la santé publique partout dans le monde…
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7355
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4783
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3248
http://www.matierevolution.org/spip.php?article2278
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1268
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1107
Les gouvernants capitalistes sont incapables de défendre notre santé et notre sécurité, travailleurs, faisons-le nous-mêmes et pas seulement en comptant sur les soignants !!
Messages
1. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 29 janvier 2024, 05:57, par alain
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On ne fait rien pour avoir plus de soignants dans les hôpitaux
https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/crise/conference-de-presse-d-emmanuel-macron-on-ne-fait-rien-pour-avoir-plus-de-soignants-dans-les-hopitaux-selon-le-president-d-un-collectif-de-soignants_6307848.html
2. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 7 juin 2024, 06:42, par Laurence
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La justice a tranché : les arrêts de travail pour burn out ne sont pas des arrêts de complaisance
https://www.cotelib.fr/actualites/employeurs-le-conseil-detat-a-tranche-un-arret-de-travail-pour-burn-out-ou-epuisement-professionnel-nest-pas-un-arret-de-complaisance/
https://www.humanite.fr/social-et-economie/arret-maladie/la-justice-a-tranche-les-arrets-pour-burn-out-ne-sont-pas-des-arrets-de-complaisance
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-7-h/journal-de-7h-du-mardi-04-juin-2024-4319938
3. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 24 août 2024, 05:28, par une infirmière
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Le manque de personnel tue l’hôpital public
https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/08/20/les-urgences-d-une-cinquantaine-d-hopitaux-sont-en-tension-affirme-frederic-valletoux_6287708_3224.html
4. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 15 avril 2025, 07:39, par une infirmière
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Harcèlement moral et suicides à l’hôpital : Vautrin, Neuder et Borne visés par une plainte devant la Cour de justice de la République
https://www.leparisien.fr/politique/harcelement-moral-et-suicides-a-lhopital-vautrin-neuder-et-borne-vises-par-une-plainte-devant-la-cour-de-justice-de-la-republique-14-04-2025-JLTZQOQYMZG6HJFHI2K4DKR5HM.php?utm_source=firefox-newtab-fr-fr
5. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 20 avril 2025, 05:44, par Guillaume
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Le personnel hospitalier est démuni face à la dégradation de ses conditions de travail...
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/il-y-a-un-risque-de-contagion-enorme-le-personnel-hospitalier-demuni-face-a-la-degradation-de-ses-conditions-de-travail-3139091.html
6. Les personnels hospitaliers ne sont pas seulement épuisés, surexploités, mal payés, mais aussi maltraités, harcelés moralement et physiquement, 23 décembre 2025, 05:01, par une infirmière
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Ils dénoncent le suicide de leur proche soignant, ou le harcèlement moral qu’ils subissent. France Inter et Le Monde révèlent que 19 plaignants se regroupent pour déposer une plainte devant la Cour de Justice de la République.
Ils ne se connaissent pas entre eux. Ils viennent de toute la France, et occupent ou occupaient des professions très différentes, d’infirmier à la très prestigieuse catégorie des Professeurs des universités - praticiens hospitaliers (PU-PH), en passant par des directeurs d’hôpitaux. Tous viennent nourrir de leur dossier une plainte inédite, déposée ce jeudi 10 avril auprès de la Cour de Justice de la République, des chefs de "harcèlement moral, violences mortelles, homicide involontaire et mise en péril de la personne", contre la ministre de la Santé Catherine Vautrin, le ministre à l’accès aux soins et à la santé Yannick Neuder, et la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Élisabeth Borne. La démarche judiciaire vise à dénoncer des pratiques de "harcèlement institutionnel" pouvant mener jusqu’au suicide.
Pendant plus de quinze ans, Mounia* a exercé comme infirmière au Centre Hospitalier de Béziers (Hérault). Mais le 3 juin 2024, après quatre années à alerter sur sa souffrance au travail, la quadragénaire met fin à ses jours en avalant des médicaments, après avoir écrit une lettre qui laisse peu de doute sur les raisons de son geste. "Elle met en cause la direction, et dit que son suicide doit permettre de protéger les autres infirmières pour qu’elles ne vivent pas ce qu’elle a vécu", raconte Sam*, son époux.
Ce qu’a vécu Mounia, c’est un burn-out et une dépression sévère, nés d’un traumatisme en service. En février 2020, elle doit faire face à un patient en urgence vitale dans son service hématologie. Elle demande de l’aide à l’équipe de médecins en réunion à quelques mètres : personne ne se déplace. Elle gère seule la situation, avant qu’un interne ne vienne finalement prendre le patient en charge. Après cet épisode, Mounia dit avoir subi le harcèlement moral du chef du service, et perdu pied.
Car Mounia travaille dans un service difficile (celui où l’on gère notamment les cancers du sang), avec une surcharge de travail. De quoi produire un cocktail explosif dans une phase de vulnérabilité. Le dialogue avec la direction est difficile, relate son mari : "La souffrance de mon épouse était niée. Pire même, elle avait le sentiment que la direction jugeait ses demandes comme relevant du confort, et non d’un impératif de santé. Pour ma femme, qui était très consciencieuse et dévouée, c’était très violent. Elle a fini par se laisser doucement couler." L’enquête judiciaire sur les recherches des causes de la mort s’est conclue par un classement sans suite. Sam n’a toujours pas réussi à récupérer auprès de la justice la dernière lettre de sa femme, ni le rapport d’autopsie.
C’est pour respecter les dernières volontés de sa femme, celles exprimées dans sa lettre d’adieu, que Sam a accepté de faire partie de la plainte déposée auprès de la Cour de Justice de la République. D’autant que Mounia n’est pas la seule à s’être suicidée parmi le personnel hospitalier. Fin août 2024, soit moins de trois mois après la mort de l’infirmière, un brancardier de 48 ans a mis fin à ses jours. Deux semaines plus tard, un autre agent du CH de Béziers a fait une tentative de suicide.
Après le suicide de Mounia, les soignants du service hématologie se sont mis en arrêt maladie. "J’ai reçu beaucoup de témoignages des infirmières qui se reconnaissaient dans la situation de ma femme", raconte son mari. En juillet, les syndicats obtiennent un audit externe mené par le cabinet Syncéa Expertises. Remis en septembre, il pointe au sein du service de Mounia "plusieurs dysfonctionnements", et "un contexte de risque psychosocial fortement avéré." Lors d’une réunion de l’instance sur la sécurité, la santé et les conditions de travail (F3SCT) sur la remise de ce rapport, Philippe Banyols, le directeur général du CH de Béziers s’indigne des termes employés par le cabinet : "omerta", "déni de la réalité", "banalisation du mal". La direction du CH de Béziers nous indique qu’on ne peut pas établir un lien direct entre le travail et ces suicides, qui ont des causes multiples. Un programme de prévention des risques psycho-sociaux a été mis en place début avril 2025.
À plus de 800 kilomètres de Béziers, à l’EPSAN (Etablissement Public de Santé Alsace Nord) de Brumath (Bas-Rhin). Christophe*, 54 ans, s’est suicidé en janvier 2023. Cet infirmier du travail s’est pendu sur son lieu de travail, laissant deux lettres, dont une pour l’Inspection du travail, qui saisira six mois plus tard le procureur de la République de Strasbourg, comme le lui permet l’article 40 du code de procédure pénale. Outre l’enquête menée par l’Inspection du Travail, une expertise externe a été initiée par l’EPSAN, qui a abouti notamment à reconstituer une équipe complète de santé au travail et à réaliser un nouveau diagnostic des risques psychosociaux.
Mais en 2023, l’EPSAN a connu deux autres suicides après celui de Christophe. Une animatrice de l’Unité de soins longue durée en avril, et un élève infirmier. Puis en novembre 2024, c’est une étudiante infirmière qui a mis fin à ses jours. La direction de l’EPSAN explique ne pas disposer d’éléments permettant de relier ces suicides à l’établissement.
La souffrance au travail au sein de l’hôpital public concerne tous les échelons de la pyramide. En septembre 2023, le chef de pôles des urgences du Groupement Hospitalier Territorial (GHT) des Yvelines Nord, qui regroupe Poissy, Mantes-la-Jolie et Meulan, se "sédate" dans son bureau. Le Dr R. avait en charge une importante restructuration des établissements hospitaliers. Une pression forte, et une charge de travail colossale. Selon la plainte déposée devant la CJR, "en août et en septembre 2023, il a travaillé 37 jours d’affilée, n’ayant que trois jours de repos, enchaînant jours et nuits. Il avait par ailleurs travaillé cinq week-ends d’affilée avec des gardes SMUR. Il se donnait la mort le 38e jour."
En février 2025, c’est un médecin ORL qui a mis fin à ses jours ; "dans la sphère privée" précise la direction du GHT, qui ajoute que "les trois établissements de la direction commune disposent tous d’un document unique d’évaluation des risques professionnels et d’un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail, révisé régulièrement".
Ces suicides font écho au sort d’un autre médecin haut placé, dont le dossier a aussi été versé à la plainte devant la CJR. Jean-Louis Megnien, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou de Paris, s’était jeté par la fenêtre du 7ème étage de l’établissement hospitalier, après avoir dénoncé par écrit le harcèlement moral et sa placardisation organisés par ses supérieurs. L’ancienne directrice de l’HEGP, ainsi que trois professeurs, ont été condamnés en novembre 2023 dans cette affaire, qui doit être rejugée en appel. La veuve du Pr Megnien s’est jointe à la plainte devant la CJR.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-8918637