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Accueil du site > 04 - Livre Quatre : HISTOIRE CONTEMPORAINE > 25- Guerres impérialistes > Troupes françaises hors de Centrafrique et hors d’Afrique !!!

Troupes françaises hors de Centrafrique et hors d’Afrique !!!

mardi 1er janvier 2013, par Robert Paris

7 Messages de forum

  • Le 29 Avril, le journal britannique Guardian a révélé que des soldats français avaient abusé sexuellement d’enfants âgés entre 8 et 15 ans à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). Ce pays extrêmement pauvre a connu une escalade des combats sectaires entre la milice chrétienne anti-Balaka et la milice musulmane Séléka. Des milliers de civils avaient fui les quartiers de Bangui pour chercher refuge près de l’aéroport M’Poko.
    Selon le Guardian, les abus présumés ont eu lieu entre décembre 2013 et juin 2014, dans un camp de réfugiés de Bangui.

    Reuters a cité des sources judiciaires françaises disant qu’un certain nombre de soldats français avaient été identifiés. Des casques bleus tchadiens auraient également été impliqués dans ces abus sexuels. Le Monde a rapporté jeudi dernier que plus de 14 soldats sont concernés par l’enquête.

    Les informations du Guardian se fondaient sur un rapport divulgué par un responsable de l’aide humanitaire haut placé de l’ONU, Anders Kompass. Celui-ci avait informé la justice française des allégations d’abus sexuels en juillet dernier, suite à l’absence de réaction de l’ONU pour y mettre fin. Kompass fait l’objet d’une enquête pour violation d’informations confidentielles et a été suspendu de ses fonctions après avoir divulgué ce rapport.
    Selon de nombreux témoins, de jeunes garçons ont accusé les soldats français de les avoir violés et d’avoir abusés d’eux « en échange de nourriture » ou d’argent. Les incidents ont eu lieu avant et après la mise en place de la mission de maintien de la paix dirigée par l’ONU en RCA.

    Le rapport divulgué contient des entrevues avec six enfants victimes d’abus sexuels de la part de soldats français. Certains ont indiqué que plusieurs de leurs amis avaient également été agressés sexuellement. Selon le Guardian, « Les entretiens ont été menés par un responsable de la section justice du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et un membre d’Unicef, entre mai et juin de l’année dernière ».

    Un entretien décrit comment deux enfants de neuf ans, ont été agressés sexuellement ensemble par deux soldats français qui ont exigé une fellation en échange de nourriture.
    Le Guardian ajoute, « Un autre enfant de neuf ans décrit comment il est allé demander de la nourriture à l’armée française au camp de personnes déplacées à l’aéroport M’Poko. Il dit que le soldat lui a dit de procéder à un acte sexuel sur lui d’abord ... Il [l’enfant] avait des amis qui avaient déjà fait cela, il savait ce qu’il avait à faire. Une fois terminé, le soldat a donné une ration de nourriture militaire et d’autre nourriture. X a dit que le soldat lui avait interdit de dire quoi que ce soit à son sujet à quiconque, et que s’il le faisait, il le battrait ».
    Les abus sexuels commis par des soldats français exposent le caractère tout à fait frauduleux des prétentions « humanitaires » de l’intervention de l’impérialisme français en RCA, une ancienne colonie française.

    Paris a lancé son intervention militaire en RCA en décembre 2013 sous couvert de vouloir mettre fin à la violence sectaire entre la majorité chrétienne et la minorité musulmane. Paris avait d’abord soutenu les forces musulmanes de la Séléka dans une tentative de renverser le président François Bozizé, cherchant à prendre possession de ce pays stratégiquement situé au centre du continent africain et d’y détruire l’influence économique croissante de la Chine. La Chine avait conclu plusieurs marchés clés avec le régime de Bozizé, dont des contrats pétroliers et de coopération militaire.

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  • Le scandale s’étend autour de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Selon une porte-parole de l’Organisation des Nations unies (ONU), des casques bleus, chargés du maintien de la paix, ont été mis en cause dans trois nouveaux cas de viol : « Ces nouvelles allégations font état du viol de trois jeunes femmes par trois membres du contingent militaire de la Minusca. »

    Ces accusations s’ajoutent aux accusations de viol d’une fillette de 12 ans ainsi que « deux homicides aveugles », révélés le 11 août par l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International. Selon l’ONG, le viol et « l’homicide d’un adolescent de 16 ans et de son père » s’étaient déroulés dans la nuit du 2 août lors d’une opération menée par des policiers et des gendarmes rwandais et camerounais sous mandat des Nations unies dans l’enclave musulmane PK5 à Bangui.

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  • Par la voix de Hollande, venu visiter sa Françafrique, on apprend que les troupes françaises se retirent du Centrafrique où rien n’est réglé pour participer à une guerre soi-disant contre Boko Haram (Nigeria, Niger, Cameroun et Tchad) et aussi pour faire pénétrer l’impérialisme français dans ces pays, en particulier le Nigeria...

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  • Cinq militaires comparaissent ce jeudi devant une cour militaire pour des violences commises en Centrafrique et témoignent des abus commis par les forces françaises et de la culpabilité de leur hiérarchie. Au delà des faits qui leur sont reprochés, leurs témoignages dévoilent la triste réalité de l’intervention française : caution à des exactions des fascistes anti-balakas, des troupes du Tchad et celles des soldats français eux-mêmes avec des horreurs commises contre des enfants !!!

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  • Le Figaro écrit :

    Centrafrique : le départ en trompe-l’œil des militaires français

    L’opération lancée fin 2013 pour stabiliser le pays est officiellement terminée, mais quelque 350 soldats seront maintenus sur place...


    Le 5 décembre 2013, les militaires français ... sont intervenus dans la capitale de l’ex-colonie menacée de chaos.


    Trois ans plus tard, on considère à Paris que ... la situation sécuritaire reste précaire.


    « Un certain niveau de violence persiste en province », relève-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense.

    Lundi, à Bangui, devant les militaires de « Sangaris », Jean-Yves Le Drian, en leur rendant hommage, soulignera que la France « reste engagée en Centrafrique ». L’opération officiellement achevée, nous ne « laisserons pas tomber » ce pays, a assuré vendredi Jean-Marc Ayrault. Au terme d’un retrait progressif, les militaires français sont actuellement au nombre de 350 à Bangui. Des effectifs qui vont être maintenus, sous une autre forme.


    On s’amusera, plus ou moins à lire la conclusion de l’article :

    "Alors que les armées françaises sont mobilisées sur le territoire national et en opérations extérieures, la fin de « Sangaris » doit être soulignée. Elle témoigne de l’efficacité, même relative, d’une intervention militaire pour ramener, dans certains cas, une crise jusqu’à un niveau d’instabilité « gérable », et cela dans un délai plutôt court (trois ans). « Cette opération a démontré qu’il y a un modèle français : la capacité d’entrer en premier pour résoudre une crise grave dont la solution n’est pas que militaire et qui nécessite donc la mobilisation de la communauté internationale, l’obtention d’un mandat clair des Nations unies et l’enclenchement d’un processus politique », souligne-t-on encore à l’Hôtel de Brienne. Mais le long cortège de crises ayant marqué l’histoire récente de la Centrafrique - qui reste l’un des pays les plus pauvres du monde - incite à demeurer prudemment optimiste."

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  • Militaires français au Centrafrique coupables d’actes pédophiles : la justice française ne veut pas que les militaires soient jugés et refuse d’entendre les enfants victimes. Il refuse toute confrontation, toute enquête sérieuse… La justice se propose d’arrêter toute enquête et tout procès.

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  • Interdit d’enquêter sérieusement contre des militaires français qui auraient commis des crimes pédophiles pendant une intervention militaire étrangère ! Le parquet ne veut pas aller plus loin dans la recherche de la vérité !!!

    Le parquet de Paris a demandé à ce que l’enquête sur les militaires de l’opération Sangaris accusés de viols ne soit pas jugée devant un tribunal, faute de preuves ou plutôt faute de recherche de preuves.

    Le parquet a d’ailleurs requis un non-lieu pour clore l’enquête qui concerne des militaires de l’opération Sangaris, dépêchés sur place entre 2013 et 2014, ont indiqué ce mardi une source judiciaire et une source proche du dossier.

    Cette dernière a précisé la position du parquet : "Il ne peut être affirmé à l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a été commis sur ces mineurs", mais les éléments recueillis et "la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires qui ont pu être entendus comme mis en cause dans ce dossier".

    Il ne se mouille pas le parquet ! Il ne dit pas qu’il n’y a pas eu de crimes pédophiles mais seulement qu’il n’a pas eu de témoignage probant. Il n’en a pas vraiment écouté beaucoup, il faut dire !!!

    Une note interne de l’ONU relatait les auditions de six enfants de 9 à 13 ans, qui dénonçaient des abus sexuels commis par des militaires dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui, en échange de rations de nourritures, entre décembre 2013 et juin 2014. Quatre enfants se disant victimes et de deux assuraient avoir été témoins de faits.

    Cela ne pousse pas le parquet de la justice française à les entendre...

    On dirait qu’ils avaient déjà un avis avant de commencer l’enquête, non ?!!!

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