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Hegel en ligne en français

samedi 1er janvier 2011

Hegel – Leçons sur l’histoire de la philosophie

Encyclopédie des sciences philosophiques

La dialectique de Hegel, peu connue en France, est-elle toujours d’actualité pour la pensée scientifique ?

Les idées philosophiques de Hegel

Science de la logique de Hegel

Comment Hegel résume lui-même l’ensemble de ses idées philosophiques

Hegel dans Gallica

Hegel à l’UQAC (Université Chicoutimi du Québec)

Hegel sur E-books

Sur Hegel.net

Sur HyperText

Phénoménologie de l’Esprit

Sur wikipedia

Sur bulletin de la littérature hégélienne

« La seule chose nécessaire pour obtenir la progression scientifique, et vers la compréhension de laquelle il faut essentiellement s’efforcer, c’est la connaissance de cette proposition logique : le négatif est également positif, autrement dit, ce qui se contredit ne se résout pas en zéro, en néant abstrait, mais essentiellement en la négation de son contenu particulier ; autrement dit encore, une telle négation n’est pas complète négation, mais négation de la chose déterminée. (…) Le résultant, la négation, étant négation déterminée, a un contenu. Elle est un concept nouveau, mais plus haut, plus riche que le précédent, car elle s’est enrichie de sa négation, autrement dit de son opposé (…) elle est l’unité d’elle-même et de son opposé. »

Introduction à la « Science de la logique » de Hegel

Karl Marx dans sa lettre du 14 janvier 1858, par laquelle il rend compte de son travail préparatoire à la rédaction du « Capital » : "Dans la méthode d’élaboration du sujet, quelque chose m’a rendu grand service. J’avais refeuilleté, et pas par hasard, la « Logique » de Hegel. (…) Si jamais j’ai un jour du temps, j’aurais grande envie de rendre en un ou deux grands placards d’imprimerie accessible aux hommes de sens commun le fond rationnel de la méthode que Hegel a découverte, et en même temps mystifié."

"Sous sa forme rationnelle, la dialectique n’est, aux yeux de la bourgeoisie et de ses théoriciens, que scandale et horreur, parce que, outre la compréhension positive de ce qui existe, elle englobe également la compréhension de la négation, de la disparition inévitable de l’état des choses existant ; parce qu’elle considère toute forme sous l’aspect du mouvement, par conséquent aussi sous son aspect transitoire ; parce qu’elle ne s’incline devant rien et qu’elle est, par son essence, critique et révolutionnaire."

Karl Marx

Karl Marx explique dans « Les manuscrits de 1844 –Critique de la dialectique de Hegel » : "La grandeur de la « Phénoménologie de l’esprit » et de son résultat final – la dialectique de la négativité comme principe moteur et créateur – consiste donc en ceci que Hegel saisit la production de l’homme lui-même comme un processus (...) par le fait de l’action de l’ensemble des hommes, comme résultat de l’histoire."

"Ce qui manque à tous ces messieurs (les critiques bourgeois de Marx) c’est la dialectique. Ils ne voient toujours ici que la cause, là que l’effet. Que c’est une abstraction vide que dans le monde réel pareils antagonismes polaires métaphysiques n’existent que dans les crises ; mais que tout le grand cours des choses se produit sous forme d’action et de réaction de forces, sans doute très inégales, dont le mouvement économique est de beaucoup la force la plus puissante, la plus initiale, la plus décisive, qu’il n’y a rien ici d’absolu et que tout est relatif, tout cela, que voulez-vous, ils ne le voient pas ; pour eux, Hegel n’a pas existé."

(Engels - Lettre à Conrad Schmidt - 1890

Lénine  : « On ne saurait comprendre entièrement le Capital de Marx, et notamment le premier chapitre, si l’on n’a pas étudié et compris toute la Logique de Hegel. En conséquence, on peut affirmer que, depuis un demi-siècle, aucun marxiste n’a compris Marx. »

Quelques réflexions philosophiques (extraits) de Lénine tirées des "Cahiers philosophiques" :

"Le mérite de la conception de Hegel est qu’elle exige une logique dont les formes soient des formes dynamiques, aient un contenu réel, vivant, des formes inséparablement unies au contenu. La logique est la théorie non des formes extérieures de la pensée, mais des lois du développement de toutes les choses, c’est-à-dire des lois de développement de tout le contenu concret du monde, le bilan de l’histoire de la connaissance. Dans la vie en mouvement, toute chose est aussi bien "en soi" que pour l’extérieur. Et toute chose passe d’un état à un autre. La dialectique est la théorie de la façon dont les contraires peuvent être et sont habituellement (la manière dont ils le deviennent) identiques - les conditions qui les rendent identiques en se changeant l’un dans l’autre - des raisons pour lesquelles l’esprit humain ne doit pas prendre ces contraires pour morts, figés, mais pour vivants, conditionnés, mobiles, se changeant l’un dans l’autre. Pénétrant et intelligent, Hegel analyse des concepts qui d’habitude semblent morts et montre qu’il y a du mouvement en eux. Le mouvement, et l’automouvement, c’est-à-dire le mouvement autonome (indépendant), spontané (intérieurement nécessaire), ce fond qui fait l’hégélianisme, il fallait le découvrir, le comprendre, le transmettre, le décortiquer, l’épurer et c’est ce que Marx et Engels ont fait. Hegel écrit que "La loi ne va pas au-delà du phénomène, mais au contraire elle lui est immédiatement présente ; le royaume des lois est l’image "calme" du monde existant ou apparent." C’est une définition remarquablement matérialiste et remarquablement juste. La loi pren ce qui est calme - et, par là, la loi est étroite, incomplète, approchée. L’ensemble de tous les aspects du phénomène, de la réalité et leur rapports réciproques, voilà de quoi se compose la vérité. Les rapports (les passages, les contradictions) des concepts (contenu principal de la logique) et en même temps leurs rapports entre eux (contradictoires) sont montrés comme reflet du monde objectif. La dialectique des choses crée la dialectique des idées et non l’inverse. L’interdépendance de tous les concepts, dans l’identité de leurs contraires, dans le passage d’un concept à un autre, dans le mouvement sans fin, c’est un rapport semblable à celui des choses de la nature.

Les éléments de la dialectique :

1°) Objectivité de l’examen d’une chose

2°) Tout l’ensemble des rapports multiples et divers de cette chose aux autres

3°) Le développement de cette chose, son mouvement propre, sa vie propre.

4°) Les tendances (les différents aspects) intérieurement contradictoires dans cette chose

5°) La chose (le phénomène) comme somme et unité des contraires.

6°) La lutte respective, le déploiement de ces contraires, les aspirations contradictoires.

7°) L’union de l’analyse et de la synthèse, la séparation et la réunion des différentes parties

8°) Chaque chose est reliée aux autres. Des rapports multiples, divers et aussi universels.

9°) Non seulement l’unité des contraires, mais aussi les passages de chaque détermination, chaque qualité, chaque trait, chaque aspect, chaque propriété en chaque autre (en son contraire ?)

10°) Le processus infini de mise à jour de nouveaux aspects, de nouveaux rapports, etc...

11°) Le processus infini d’approfondissement de la connaissance

12°) De la coexistence à la causalité et d’une forme de liaison et d’interdépendance à une autre, plus profonde, plus générale.

13°) Répétition à un stade supérieur de certains traits, propriétés, etc..., du stade inférieur ...

14°) ... et retour apparent à l’ancien stade (négation de la négation)

15°) Lutte du contenu avec la forme, et inversement.

16°) Passage de la quantité en qualité, et inversement.

On peut définir brièvement la dialectique comme la théorie de l’unité des contraires. par là on saisira le noyau de la dialectique, mais cela exige davantage d’explications. Par quoi un passage dialectique se distingue-t-il d’un passage non dialectique ? Par le saut. Par la contradiction. Par l’interruption de la gradation. Par l’unité de l’être et du non-être. La condition pour connaître tous les processus de l’univers dans leur "automouvement", dans leur développement spontané, dans leur vie dynamique, est de les connaître comme unité des contraires. Le développement est la "lutte" des contraires. L’unité des contraires est conditionnelle, transitoire, relative. La lutte entre contraires s’excluant mutuellement est fausse car absolue."

Lire ici "Phénoménologie de l’esprit"

Lire ici "Logique" de Hegel

Lire ici "Philosophie de l’esprit"

Lire ici - "Philosophie de la nature" tome un

Lire ici - "Philosophie de la nature" tome deux

Lire ici - "Philosophie de la nature" tome trois

Les idées philosophiques de Hegel

Philosophie de la nature chez Hegel

Gradualité et bonds chez Hegel

Lectures sur Hegel

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En anglais sur Hegel.org

En anglais sur GWFHegel.org

En anglais sur The Legacy of Hegel

5 Messages de forum

  • Hegel en ligne en français 22 août 2014 13:23, par F. Kletz

    La Phénoménologie de l’esprit dans la traduction de Jean Hyppolite, devenu quasi-inaccessible, ou alors très chère en occasion.

    http://www.prepagrandnoumea.net/hec...

    Répondre à ce message

  • Hegel en ligne en français 20 septembre 2014 12:50

    Pour lire une une introduction à la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel : Lire ici

    Répondre à ce message

  • Hegel en ligne en français 24 novembre 2014 09:11

    Hegel :

    « Ce sel est ici simple et, en même temps, est multiple ; il est blanc, il est aussi sapide, aussi la forme cubique, aussi d’un poids déterminé, etc. Toutes ces multiples propriétés sont dans un ici simple, dans lequel donc elles se compénètre ; aucune n’a un ici différent des autres, mais chacune est partout dans le même ici où les autres sont. Et en même temps, sans être séparées par des ici divers, elles ne s’affectent pas dans cette compénétration. Le blanc n’affecte pas ou n’altère pas la forme cubique, tous les deux n’altèrent pas le sapide, etc. Mais puisque chacune de ces propriétés est elle-même un simple rapport à soi-même, elle laisse les autres en paix, et se rapporte seulement à elles par l’aussi indifférent. »

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  • Hegel en ligne en français 14 avril 2015 07:30

    Hegel et la révolution francaise :

    Voici le passage sur la Révolution française : “D’un seul coup, c’était l’idée, le concept du droit qui prévalait, et contre cela le vieil échafaudage de l’injustice ne pouvait résister. C’est sur l’idée de droit qu’on a donc érigé maintenant une Constitution et c’est sur cette base que tout devait désormais reposer. Depuis que le soleil brille au firmament et que les planètes gravitent autour de lui, on n’avait pas vu encore l’homme se dresser sur la tête, c’est-à-dire sur l’idée, et construire la réalité selon l’idée. Anaxagore avait dit le premier que le “vous”, la raison, gouverne le monde : mais voilà que l’homme en est venu à reconnaître que l’idée doit gouverner la réalité spirituelle. Ce fut ainsi un magnifique lever de soleil. Tous les êtres pensants se sont associés à la célébration de cette époque. Une émotion sublime a régné en ce temps, un enthousiasme de l’esprit a fait frissonner le monde entier, comme si l’on assistait pour la première fois à la réconciliation du divin avec le monde.” (HEGEL : Philosophie de l’histoire, 1840, p. 535.). – « Ne serait-il pas grand temps de mobiliser la loi anti-socialiste contre le danger public que représentent les doctrines révolutionnaires de feu le professeur Hegel ? » (Note d’Engels pour la publication de Socialisme utopique et socialisme scientifique.)

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  • Hegel en ligne en français 5 février 2016 07:27, par R.P.

    « C’est seulement sur cette route qui se construit soi-même que la philosophie est capable d’être science objective, démontrée. »

    Hegel, Science de la Logique

    La construction dialectique se fait « en cours de route ».

    Elle « se construit soi-même » donc est le produit d’une auto-organisation.

    Elle a pour résultat la science.

    Cette dernière est fondée sur une réalité objective.

    C’est parce qu’elle s’appuie sur cette réalité objective qu’elle sera démontrée.

    Eh, eh, toujours pas mauvais, l’ami Hegel !

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