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Faut-il fermer les écoles ou ouvrir de nouveaux cimetières ?

lundi 26 avril 2021, par Karob, Robert Paris

éditorial

Faut-il fermer les écoles ou ouvrir de nouveaux cimetières ?

L’une des questions clefs d’un véritable confinement permettant de bloquer la pandémie est celle d’une fermeture de longue durée des écoles et en voici la raison : les enfants les plus petits sont les plus asymptomatiques et servent du coup le plus de vecteurs de contamination. Le danger provient du fait que l’on ne s’en aperçoit pas et qu’on ne va pas isoler un asymptomatique ! Le fait qu’ils ne développent pas nécessairement des symptômes, ne montrent donc pas qu’ils ont été contaminés, amène en effet l’absence de précautions dans les familles à leur égard et toute la famille est ainsi contaminée. C’est ce qui s’est produit dans maintes écoles et lycées comme à Bagneux ou Drancy pour ne citer que deux cas largement médiatisés, sans parler des crèches et garderies ou des nounous. D’ailleurs, il est significatif que les pays comme la Suède ou l’Angleterre ou encore le Brésil, où on a d’abord misé sur la propagation rapide du virus comme moyen d’en finir rapidement, thèse encore appelée de « l’immunité collective », on a aussi affirmé que le moyen essentiel d’y parvenir était le maintien d’écoles ouvertes. Mais cela a surtout mené non à une immunité globale mais à un nombre de morts et de blessés record.

Les statisticiens ont démontré que le fait, dans une famille, d’avoir des enfants en présentiel à l’école, augmente en moyenne de 40% les risques pour la famille d’attraper le Covid !

Les enfants ont d’autre part une autre particularité par rapport aux adultes : davantage de proximité dans les contacts. Les plus petits n’ont pas de masques. Les enfants ne peuvent pas aisément respecter des distances barrières. Ils ne portent pas volontiers de masques lorsqu’ils jouent ensemble. Les cantines collectives sont une autre cause fondamentale de propagation du Covid car on ne porte pas de masque quand on mange et qu’on ouvre sans cesse la bouche et qu’on y porte des aliments, ce qui permet de faire rentrer les Covid en même temps. L’absence de personnel et de places suffisantes empêche d’organiser des cantines dans des locaux suffisamment peu peuplés.

Curieusement, à l’université, la politique du gouvernement est inverse et favorise les cours en distanciel alors que cela ne marche pas mieux que dans les écoles ! Et le gouvernement a affirmé en même temps que les étudiants n’étaient pas menacés par covid et qu’on ne leur demandait cet effort que par solidarité avec les anciens !

Malgré tous ces points cruciaux et bien d’autres encore, le gouvernement n’a cessé de militer pour des cours en présentiel et il importe de bien comprendre pourquoi il a en cela le soutien de la classe possédante qui se sent directement concernée par ce choix. Il se couvre du fait que l’école est essentielle au développement des enfants et essaie ainsi de mettre les parents de son côté. Il peut d’autant plus y parvenir que les parents n’ont pas facilement de solutions de garde, même quand ils font du télétravail, car on ne peut pas aisément travailler à domicile et garder des enfants de tous âges.

Les parents, eux, sont effectivement très partagés, inquiets des manques évidents dans les mesures sanitaires à l’école, que ce soit dans le manque de personnel de surveillance pour faire respecter le port des masques et les distances barrières, dans les cantines, ou dans les tests notamment, mais trouvant difficile de garder des enfants à la maison sur une longue durée faute de solutions de garde, d’autant que les travaux scolaires à distance sont un échec remarquable et qui démontre l’absence de volonté du gouvernement de les faire réussir.

La première chose qui frappe, c’est l’effet des mesures des années précédentes qui ont organisé l’austérité dans le scolaire. Le nombre d’élève par classe a augmenté en proportion des baisses de dépenses scolaires de l’État et du manque de personnel qualifié et diplômé. Il en résulte une chute considérable qui ressemble à celle de l’hôpital public et qui a considérablement aggravé la crise de l’encadrement des enfants en période de Covid. Il ne suffit pas en effet de prétendre maintenir ouvertes les écoles, il faudrait que celles-ci aient réellement les moyens de le faire en toute sécurité, ce qui est totalement impossible dans l’état de dégradation actuel des écoles et lycées, en particulier ceux des milieux populaires.

Un autre point qui n’est pas souvent abordé dans les médias, c’est la propagande qui a été développé par le gouvernement et les prétendus spécialistes selon lequel les enfants n’étaient pas sujets au Covid, comme si celui-ci contournait certains êtres humains parce qu’ils étaient jeunes !!! On a dit aux jeunes qu’ils ne devaient faire des efforts pour se masquer ou se confiner que « par solidarité » avec les plus anciens qui, eux, seraient menacés. Même s’il est vrai que les premières versions du Covid ont envoyé à l’hôpital et au cimetière plus de vieux que de jeunes, il y a belle lurette que ce n’est plus vrai avec les variants et les politiques d’ouverture forcée des écoles n’ont pas changé pour autant !

Un autre point est encore moins développé par les médias et autres commentateurs plus ou moins spécialistes, c’est le lien entre l’ouverture des écoles et la politique de vaccination de masse.

En effet, aussi bizarre que cela puisse paraître au premier abord, les deux ont le même lien avec la politique dite de « l’immunité collective ».

L’école ouverte permet la propagation la plus large et la plus rapide du virus, ce qui est considéré comme positif par ceux qui prétendent, comme l’a fait l’OMS, que l’on atteindrait alors un seuil où une large fraction de la population aurait développé des anticorps permettant d’empêcher ensuite la pandémie de croitre. Cette thèse a été, on l’a dit, appliquée dans des pays qui sont aujourd’hui les plus frappés par la pandémie et où celle-ci est très loin de montrer une décroissance. D’autres pays, comme la France, l’appliquent en réalité mais n’osent pas le dire ouvertement. C’est pour cela que le gouvernement développe plutôt l’idée que c’est l’importance des études qui le motive. Mais il n’a pas toujours dit cela. Il a aussi affirmé qu’il s’agissait de permettre aux parents d’aller au travail, pour ne pas nuire à l’économie et à l’emploi, argument évidemment très différent. La réalité est autre encore : il s’agit d’aider le virus à se diffuser et, quitte à voir mourir un grand nombre de gens.

Mais, scientifiquement, nul n’a la moindre preuve de cette thèse de « l’immunité collective ». Les études sur l’immunité face à Covid n’ont même pas encore commencé et toutes les maladies épidémiques sont loin d’avoir le même mode d’immunité et de posséder des immunités individuelles ou collectives.

La vaccination de masse est fondée sur la même thèse douteuse. Elle suppose que, si une fraction considérable de la population est vaccinée et a développé des anticorps, la propagation de la pandémie de trouvera plus assez de personnes porteurs du virus pour continuer à se développer de manière exponentielle.

C’était déjà hasardeux au début de la pandémie, mais, au stade actuel avec les multiples variants, il est clair que c’est du bidon. Certains variants ne permettent même pas de réaction du corps humain par anticorps !!! Déjà, il était clair que les vaccins ne garantissaient pas un individu d’attraper à nouveau le virus, mais on misait sur le fait qu’une population était collectivement protégée par la vaccination alors que ce n’était pas sûr du tout. Avec les nouveaux variants, on est sûrs que c’est faux ! Ces variants sont même apparus parce qu’ils contournent l’action des vaccins puisque c’est le fait que la vaccination soit massive qui sélectionne parmi de multiples mutations au hasard justement celles qui ne sont pas bloquées par les anticorps suscités par le vaccin.

On pourrait croire que cette question de la vaccination de masse est très différente de celle de l’ouverture des écoles mais il n’en est rien. Les partisans à toute force de l’un sont également partisans à toute force de l’autre. Et ce n’est pas parce qu’ils ont autant le souci de combattre la pandémie que celui de ne pas casser l’éducation des enfants.

Un exemple frappant est celui des dirigeants de la pédiatrie en France. Ils ont pris exactement les mêmes positions que les fabricants de vaccins et ce n’est pas un hasard : ils font partie du lobby des vaccins. Leur dirigeant a même été blâmé par l’ordre des médecins pour avoir fait la publicité des vaccins sans indiquer qu’il touchait de l’argent des labos pharmaceutiques de vaccins !!! Et c’est eux qui ont pris une position en pointe pour le maintien absolu de l’ouverture des écoles, quelles que soient les conditions d’accueil !!! Et ils ont fait une véritable campagne de presse pour affirmer cela, alors qu’un très grand nombre de médecins disaient exactement le contraire.

Et une autre remarque frappante, ces mêmes dirigeants de la pédiatrie acoquinés avec les labos vaccinateurs de masse ont fait campagne au début de la pandémie contre l’utilisation des masques par le grand public, campagne qui relayait celle de l’OMS et des gouvernants, tous liés aux labos pharmaceutiques.

Et maintenant, toujours la même bande fait campagne pour la vaccination des enfants !!!

Eh bien, oui, il y a de fortes raisons de penser que ces gens-là ne défendent pas l’école, ne défendent pas l’intérêt des enfants, mais défendent des intérêts capitalistes, ceux-là qui ont permis aux labos pharmaceutiques de faire de véritables fortunes, alors que la conception et la fabrication des vaccins ne leur coûte quasiment rien !!!

Non ! Il ne faut pas compter sur les gouvernants de la planète pour nous libérer de la pandémie !

Non ! Il ne faut pas attendre d’être libérés de la pandémie pour nous libérer des gouvernants capitalistes et aussi des trusts capitalistes, qu’ils soient labos pharmaceutiques ou autres !

Non ! Il ne faut pas confier la santé des enfants, des enseignants et des parents à ces assassins-là !

Quelques remarques

Sur Robert Cohen, pédiatre et la collusion avec les labos pharmaceutiques : https://www.bfmtv.com/societe/pour-...

https://www.lexpress.fr/actualite/s...

https://www.allodocteurs.fr/grosses...

http://www.matierevolution.fr/spip....

https://www.bastamag.net/Pour-la-pr...

L’épidémiologiste Catherine Hill estime que rouvrir les écoles dès le 26 avril est risqué. « Cela va faire davantage circuler le virus. Or la situation sanitaire reste grave dans le pays avec un nombre d’arrivées en réanimation encore très élevé » Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève, juge cette réouverture « précipitée ». « Je ne suis pas certain que le protocole prévoit une ventilation suffisante des salles de classe et des cantines en France », observe Antoine Flahault, qui insiste sur l’aération afin de minimiser les risques de contamination.

Sur les réseaux sociaux, certains enseignants font part de leur désarroi et disent ne pas se sentir prêts et suffisamment protégés pour reprendre les cours.

Selon un sondage OpinionWay pour le syndicat enseignant Snes-FSU, dont les résultats ont été dévoilés ce mercredi 21 avril, 83% des Français seraient en tous les cas favorables à ce type de mesures au sein des écoles, pour éviter au maximum les contaminations.

Parmi les mesures plébiscitées par les Français, la définition immédiate des personnes dites "cas contacts", pour lever toute ambiguïté sur la question, mais également la fermeture des classes dès qu’un cas positif est recensé. Des mesures qui existent déjà dans une moindre mesure, la question de la fermeture des classes, par exemple, ne concernant que l’apparition du variant brésilien ou sud-africain. Des règles qui pourraient donc évoluer d’ici la rentrée... "Ces derniers mois, les règles ont flotté, voire ont été allégées. Or un protocole strict et clair permet de casser les chaînes de contamination très rapidement", explique le syndicat des enseignants du second degré. Selon ce sondage également, 75% des Français seraient également favorables à l’instauration d’autres mesures tout autant draconiennes, comme l’installation de capteurs de CO2 et de système d’aération au sein des écoles. 79% d’entre eux souhaiteraient aussi que des masques soient distribués gratuitement aux élèves, comme cela avait été le cas lors de la rentrée précédente de septembre 2020, ou encore que des opérations massives de dépistage soient également organisées. Une question qui préoccupe les parents, également : la cantine scolaire. Selon le sondage Odoxa, 87% des Français sont favorable à l’organisation du repas "dans un endroit sécurisé". Et au syndicat Snes-FSU de préciser que de nouvelles mesures pourraient être prises, permettant "à tous les élèves d’avoir accès à un repas tout en renforçant la sécurité sanitaire". Dernier chiffre évoqué par ce sondage, 55% des parents ayant des enfants dans le secondaire estiment ne pas avoir confiance dans le gouvernement pour régler les problèmes liés aux cours à distance, et en particulier concernant l’accès numérique au cours. Des problèmes qui pourraient persister à la rentrée de ces derniers, le 3 mai.

Enfants et variants

https://lactualite.com/sante-et-sci...

L’épidémiologiste en chef de la Suède, le docteur Anders Tegnell, a évoqué l’idée que les enfants soient des contaminateurs permettant d’atteindre l’immunité collective. Quelles sont les précautions et mesures à prendre au sein

Les pédiatres ne voulaient même pas de masques, qu’on ne fasse rien, avant de reconnaître leur utilité très tardivement, et nous -médecins-, nous n’avons jamais voulu la fermeture des écoles. Tout ce que nous avons recommandé, c’était l’allongement des vacances scolaires d’une troisième semaine à la Toussaint avec un confinement de l’ensemble du pays, qui aurait permis de casser la dynamique qui fait qu’on soit à 300 morts par jours actuellement. L’autre recommandation était d’agréger les vacances scolaires de février sur quatre semaines. Il y avait des choses à faire qui n’ont pas été faite

https://www.atlantico.fr/article/de...

Lire encore :

https://www.matierevolution.fr/spip...

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