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L’époque des horreurs coloniales esclavagistes

dimanche 26 septembre 2010

2 Messages de forum

  • au début des années 1960, près de 2150 d’enfants réunionnais ont été envoyés en métropole pour y être adoptés. Mais une partie de ces "enfants volés" contestent leurs conditions d’adoption et recherchent leurs parents biologiques.
    20 nov 2016 19:45

    Sylvie et Jean-Bernard sont retournés sur les traces de leur passé : sur l’Île de la Réunion qu’ils ont quitté alors qu’ils étaient enfants. Tout commence fin des années 1960. Âgés de 4 et 5 ans, ce frère et sa soeur sont confiés par leurs parents au foyer de Guéret. Un an plus tard, le tribunal les déclare "abandonnés", car leur mère n’est jamais venue leur rendre visite. Les deux enfants sont adoptés par une famille bretonne en métropole. Aujourd’hui âgés de 49 et 50 ans, ils sont à la recherche de leur parent biologique pour tenter de comprendre. Car pour Sylvie, c’est un mensonge : ils n’ont pas été abandonnés.

    Comme eux, près de 2.150 enfants réunionnais ont été envoyés dans des familles en métropole entre 1963 et 1982. La raison ? Pour faire face à l’extrême pauvreté qui frappe l’Île de la Réunion dans les années 1960 et repeupler des départements en métropole en proie à l’exode rural, le député Michel Debré lance un large plan d’adoption. Un tiers des enfants déclarés "abandonnés" sont envoyés dans la Creuse. Mais des doutes persistent : les services sociaux auraient forcés la main aux familles les plus vulnérables.
    Une reconnaissance de l’État en 2014

    C’est le combat d’Angela, 80 ans et mère de six enfants, qui accuse les services sociaux de l’époque. Trois de ses enfants ont été adoptés après avoir été déclarés "abandonnés". "On m’a mis une feuille sous le nez, vous mettez votre nom et vous signez", se souvient-elle. Personne ne lui avait expliqué qu’en signant ce formulaire, ses enfants seraient adoptés par une autre famille.

    Le 18 février 2014, une résolution est adoptée à l’Assemblée nationale reconnaissant "la responsabilité morale" de la France dans l’histoire des enfants volés.

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  • Rajoutons : 1849 Zaâtcha (Algérie)

    Les victimes de l’oasis de Zaâtcha en 1849 sont le ’’témoin d’un génocide perpétré par le colonisateur français, affirment les participants à une rencontre sur la résistance populaire de Zaâtcha, tenue, dimanche soir, au musée du colonel et moudjahid Mohamed Chaâbani de Biskra.

    L’oasis des Zaâtcha, située dans les Zibans occidentaux à environ 30 km de la ville de Biskra, a été en 1849 le théâtre d’une révolte populaire dirigée contre l’occupation française par cheikh Bouziane.

    Dans ce contexte, l’enseignante Houria Ouemane, de l’université d’Ain Defla a souligné dans une intervention dédiée à "la révolte de Zaâtcha : causes et résultats", qu’au cours de cette révolte, aux allures d’épopée, les habitants ont sacrifié leur vie pour défendre leur village en opposant une résistance jusqu’au 26 novembre 1849, où ils furent massacrés ainsi que leurs chefs qui ont été décapités.

    Cette même intervenante a considéré que cette révolte ne se réduit pas seulement à une commémoration, mais elle représente, selon elle, "le présent et le passé ensemble", estimant que c’est "un dossier qui ne sera jamais clos tant que les crânes du cheikh Bouziane, de son fils et son compagnon ne seront pas récupérés".

    De son côté, Dr Nacereddine Masmoudi a rappelé, dans une intervention intitulée ‘‘la révolte de Zaâtcha à travers des documents d’archives’’, que cette révolte populaire représente une étape décisive dans l’histoire des résistances algériennes étant donné qu’elle en a été le prélude.

    Ce même conférencier a également précisé que certains documents et rapports émanant d’officiers français, ont mis en exergue que le village a été longtemps assiégé, ajoutant que le siège a pris fin quand tous les habitants ont été exterminés.
    Par ailleurs, en marge de cette rencontre organisée par le musée régional du colonel Mohamed Chaâbani, en coordination avec l’association Zaâtcha, l’artiste peintre Ahmed Yacine Maghnadji a offert au musée une toile illustrant les têtes décapitées des chefs de la résistance.

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