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Le Dalaï Lama, le bouddhisme et les femmes

dimanche 22 mars 2009, par Robert Paris

Le Dalaï Lama dans son ouvrage "Comme la lumière avec la flamme" :

"L’attirance pour une femme vient surtout

De la pensée que son corps est pur

Mais il n’y a rien de pur

Dans le corps d’une femme

De même qu’un vase décoré rempli d’ordures

Peut plaire aux idiots

De même l’ignorant, l’insensé

Et le mondain désirent les femmes

La cité abjecte du corps

Avec ses trous excrétant les éléments,

Est appelée par les stupides

Un objet de plaisir".

Lorsque Tenzin Palmo se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte : « L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était ’inférieur’ à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?

« Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin.’ En moi-même, j’ai pensé ’L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin.’ »

Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »"

Le Bouddhisme n’a pas particulièrement opprimé les femmes mais il reste marqué par son époque. Le conservatisme religieux a ainsi figé les anciennes relations. Dans l’Inde ancienne, à l’époque de la naissance du Bouddhisme, pendant l’ère védique, le statut des femmes était aussi bas que celui des esclaves. La naissance d’une fille était considérée comme une malchance. Elle n’était qu’un objet d’échange entre familles, lesquelles étaient patrilinéaires. La naissance d’un fils était une obligation religieuse puisque seul un fils pouvait accomplir les rites nécessaires au père défunt.

"Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
En empêchant les autres de renaître au paradis
Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

Dans ces sûtras, les femmes sont reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles

Si la vertu d’une femme, son mérite et sa sagesse sont extraordinaires, elle peut, par un changement de sexe, devenir un bodhisattva ou un bouddha dans sa vie présente ou future. Le changement de sexe symbolise une transition de la condition imparfaite de l’être humain représenté par le corps féminin, à la perfection mentale d’un bodhisattva et d’un bouddha, représentée par le corps masculin.

Raoûl Vaneigem dit, dans son livre "De l’Inhumanité de la Religion" :

"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d’émancipation, il n’est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d’approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

"L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme.

De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots de même l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes. La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir".

Le canon pali, un texte pilier du bouddhisme se montre lui aussi ouvertement misogyne :

"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »

Messages

  • Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme.
    En effet, autour de l’an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.
    Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :

    celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé,
    celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées,
    celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.
    Bonjour la non-violence !

    Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C’est d’ailleurs au début des années 1400 que l’empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l’armée chinoise. » [1]

    Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n’ayant pas le droit d’avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu’un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l’âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l’âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.

    Richesse des monastères et servage
    Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l’image que l’on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l’exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu’un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu’un, c’était le serf.
    Ainsi, « le monastère de Drepung était l’un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2]

    La majorité de la population subissait l’exploitation de l’aristocratie religieuse.
    En 1953, six ans seulement avant l’exil de l’actuel dalaï-lama, >>> les serfs environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000 forment la majeure partie de la population ». Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

    Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

    Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

    Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

    Avant l’exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour !

    Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c’est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage !

    • En lisant le texte du Dalai Lama sur les femmes on se rend compte qu’il est identique au XXe siècle à l’obscurantisme le plus profond du catholicisme...du moyen age. Sic.
      Il existe pourtant un bouddhisme qui fait la part belle aux femmes, c’est celui de Nichiren Daishonin, moine japonais du 13e siècle. Nichiren les respecte et voit le Bouddha en elles comme dans tous les êtres humains qui ont fait l’effort de s’éveiller.

    • Le 28 avril 1253, au temple Seicho-ji, Nichiren déclare que Nam(u) Myoho Renge Kyo (titre du sutra du Lotus) est le seul enseignement qui permette à tous les êtres humains, à l’époque des Derniers Jours de la Loi, de parvenir à l’Eveil en cette vie. C’est à ce moment-là qu’il prend le nom de Nichiren ("Lotus du soleil"), et c’est cette date qui est retenue comme point de départ de sa mission.

      Dans un texte célèbre, le Rissho Ankoku Ron ou "Traité sur la pacification du pays par l’établissement de la Loi correcte" (1260), il attribue les différents désastres naturels survenus au Japon, tremblements de terre, famines, aux bouddhistes dont la pratique n’est pas centrée sur le sutra du lotus, mais sur d’autres cultes, comme celui d’Amida, une des principales cible de cette critique étant Honen accusé d’entraîner ses concitoyens dans de fausses voies. Donc une religion très sectaire.

      Dans le "Traité sur le sens de la substance", il écrit : "Même les femmes, même les mauvais hommes obtinrent l’attestation de la fleur du lotus du Bouddha originel".

      De nombreuses fois cet enseignement désigne les mauvais hommes, les personnes en proie au désir (Icchantika) dans le même sac que les femmes mais il affirme qu’ils ont une voie vers le bouddhisme.

      "La réfutation des erreurs permet de sauver ceux qui se trouvent dans les états de vie malheureux. La révélation de la rectitude permet de propager le bon Dharma dans toutes les couches de la société".

      C’est une pensée tout à fait moyenâgeuse dont voici un exemple :

      Le véritable aspect des dharmas, autrement dit l’éveil du Bouddha, est révélé dans le chapitre des « Moyens » par le principe des « dix ainsi ». Ce principe est le point de départ de Zhiyi pour élaborer son principe de "Une pensée trois mille", ou contemplation de trois mille mondes en une seule opération de pensée.

      Les dix ainsi sont :

      Ainsi est l’aspect (nyoze sô)

      Ainsi est la nature (nyoze shô)

      Ainsi est la substance (nyoze tai)

      Ainsi est la force (nyoze riki)

      Ainsi est l’action (nyoze sa)

      Ainsi est la cause (nyoze in)

      Ainsi est la condition (nyoze en)

      Ainsi est l’effet (nyoze ka)

      Ainsi est la rétribution (nyoze hô)

      Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin (nyoze honmatsu kukyô tô)

      Ces dix ainsi possèdent deux significations : le sens général et le sens particulier. Le premier réside dans l’opération d’une pensée, le second dans la discrimination entre la forme et l’esprit.

      Ainsi est l’aspect est uniquement dans la forme

      Ainsi est la nature est uniquement dans l’esprit

      Ainsi est la substance est à la fois dans la forme et l’esprit

      Ainsi est la force est à la fois dans la forme et l’esprit

      Ainsi est l’action est à la fois dans la forme et l’esprit

      Ainsi est la cause est uniquement dans l’esprit

      Ainsi est la condition est à la fois dans la forme et l’esprit

      Ainsi est l’effet est uniquement dans l’esprit

      Ainsi est la rétribution est uniquement dans la forme

      Ainsi est l’absolue égalité du début et de la fin est à la fois dans la forme et l’esprit

      La substance des dix ainsi est constituée des causes et des effets des dix mondes :

      Le monde des enfers

      Le monde des esprits affamés

      Le monde des animaux

      Le monde des asuras

      Le monde des hommes

      Le monde des cieux

      Le monde des auditeurs

      Le monde des Bouddhas pour soi

      Le monde des bodhisattvas

      Le monde des Bouddhas

    • Votre article est stupide, il ne met pas en valeur la réelle pensée bouddhiste, vous instrumentalisez la pensée bouddhiste, en interprétant négativement les propos sur la femmes, pour en détruire les fondements de la pensée sans même la connaître ni la comprendre... C’est des gens comme vous qui sont plus dangereux que le bouddhisme !

      Ce que signifie le bouddhisme, c’est qu’il faut se détacher de la chair et de ses maux, la reproduction étant considérée par le bouddhisme comme un véhicule de perpétuation de la souffrance humaine... n’avez-vous jamais souffert ou vu souffrir pour ne pas vouloir comprendre les fondements du bouddhisme ?
      car effectivement, plus de 3 millards de gens sont malheureux sur cette planète, la vie est-elle si belle ? Regardez autour de vous....

      La vie n’a rien de gracieux, la beauté de l’existence est une fiction... et le vase décoré rempli de détritus, signifie que l’on ne voit que les apparences des choses et du monde matériel qui nous entoure, croyons, comme l’idiot que ce monde nous rend heureux car des beaux objets matériels nous entourent... un leurre total, car l’existence est un leurre de bonheur... d’où la considération que ni la femme ni l’homme ne valent plus que l’animal, ce qui est vrai, l’animal a autant de valeur que nous, car nous ne sommes rien ou pas grand chose, l’homme abuse de sa supériorité autant que la femme qui se considère mère du monde, mais elle est, et j’en fais partie étant femme, aussi mère de la misère et de la souffrance du monde, mère du malheur, du chômage, du suicide, mère de futurs tueurs, despotes, mère aussi de quelques gens sages, heureusement, mais la majorité de l’existence est constituée de misère et de souffrance humaine : devrions-nous vraiment poursuivre cette entreprise humaine de procréation effrénée pour crever dans la pollution, la guerre et la haine ? Voilà quel est le sens profond du bouddhisme, se détacher du mal c’est aussi savoir renoncer à son besoin de procréation, au lieu de procréer, n’y a-t-il pas par ailleurs suffisamment de malheureux enfants abandonnés à leur sort, à adopter dans le monde ? D’ailleurs, la femme est intelligente et prend la pilule, à quoi sert-elle autre qu’a permettre à l’homme de jouir en elle sans procréer... alors avant d’écrire des idioties et des articles qui visent à détruire le bouddhisme dont vous ne connaissez rien, instruisez vous et réveillez-vous, la connaissance commence par la compréhension des textes et non pas son interprétation erronée... tashi deleg

    • Désolé ! Je pense, contrairement à vous, que la vie est belle et pleine de richesses et que le mysticisme est pauvre et plein d’enfermements ; Profitez de la vie et laissez les autres en profiter au lieu de la présenter comme un enfer !

    • Bonjours Robert,
      J’aimerais savoir d’ou provient se texte ? " qui l’a écrit et d’ou tire t il ces connaissances " ?
      mercis a vous .

    • Le canon pali, un texte pilier du bouddhisme, le "Traité sur le sens de la substance", le "Traité sur la pacification du pays par l’établissement de la Loi correcte" et "Comme la lumière avec la flamme" sont des textes très connus de quiconque s’est penché sur le bouddhisme. Ce sont des textes historiques incontestables.

    • Non, pas du tout. La vie est gracieuse, elle est belle et mérite d’être vécue. C’est un grand cadeau que de pouvoir s’incarner sur terre, encore faut-il en comprendre le but.

      Il y a des nuances à avoir au niveau du détachement ; trop de rigidité à ce niveau amène une dureté de coeur et un vrai manque de compassion.

      Les souffrances et les épreuves que l’homme traverse sont le résultat de son passé. "On récolte ce que l’on sème".
      Il s’agit donc de l’accepter et de travailler sur soi pour comprendre le résultat de nos pensées, paroles et actions faire en sorte d’aller vers le bien.
      Accepter permet d’alléger voire d’annuler le karma, pour au final retourner à la Source.

    • Veuillez excuser mon ignorance, mais quelle instrumentalisation y a-t-il quant à citer les écrits d’un haut dignitaire spirituel ?

    • ce mec était un visionnaire, sur certains aspects de la loi de causalité dans l’aspect de la matière.
      A ce petit détail près que la loi de causalité, s’applique très bien aux éléments matériels. C’est la science d’aujourd’hui qui la décrit le mieux, comme par exemple l’équilibre de Lavoisier ("rien ne se perd, rien ne se crée").
      En revenche, l’énorme erreur est de croire que cette loi s’applique de la même manière dans les relations sociales.
      Il n’en est rien. Ce qui fait dire cela, sont les observations quotidiennes, actuelles, du réel : socialement, s’il y a des causes et des effets, rien ne permet de prédire quelle sera l’effet d’une parole ou d’un acte.
      Ce serait bien beau si un acte négatif engendrait à tous les coups un résultat négatif : il n’y en aurait plus aujorud’hui. C’est bien souvent l’exact contraire. L’arrogance et l’égoïsme sont souvent promesses de carrières et de vies éclatantes, sous les feux des projecteurs et dans la jouissance de l’abondance, tandis que bonté, humanité, sont souvent promesses de sacerdoces, de punitions, d’injustices, de réprimandes, d’isolement.
      C’est bon, là, y’a un moment donné où on a compris que le Père Noël ne passe plus par la cheminée. Mais pour beaucoup, ça tient encore du spoil "je suis ton père". C’est à se demander...

    • il me semble que la lecture fondamentaliste des textes bouddhiques est due à l’ignorance du symbolisme dans ceux-ci. Toutefois, je ne réponds pas à ce message pour effectuer des joutes philosophiques.
      Mon message est le suivant : le bouddhisme n’est pas seulement une religion de méditation,elle est une religion de progression de l’âme humaine, comme toute religion qui se respecte d’ailleurs, si seulement elle est bien pratiquée. Il me semble aussi qu’il faut privilégier la compassion afin d’atteindre l’Eveil. Qu’est-ce que le bonheur, sinon un état d’esprit accompli qui serait le fruit de l’intelligence du coeur ?Pour ma part,j’étais en train de déprimer ces derniers jour, mais aujourd’hui j’ai écouté mon coeur en sortant dans la rue et en donnant une petite pièce à un sans -abri,et en lui souhaitant bon courage. Ses remerciements m’ont fait chaud au coeur et j’étais heureuse de faire le bien ce jour-ci.N’oublions pas que l’on peut faire de simples petites choses avec grand amour, comme disait Mère Thérésa.En outre, j’ai vraiment l’impression que l’on fait dire n’importe quoi aux Sages et à Bouddha, peut _être à cause de traductions erronées faites par un esprit ignorant.
      Une femme peut-être un peu folle et pas si méchante que ça.

    • Votre bon coeur n’est pas dû à la religion et votre méconnaissance des textes religieux ne les efface pas. Les versions qui en sont données ici ne sont pas de mauvaises traduction mais la traduction des spécialistes bouddhistes eux-mêmes.

  • Nichiren :

    "Je m’adresse maintenant à vos épouses : n’ayez jamais de regret, même si vos maris devaient vous maltraiter à cause de votre foi en cet enseignement. "

    "je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu’il fallait persévérer sur la voie qui mène à la boddhéité. "

    Là où Nichiren demande de ne pas faire de discrimination entre homme et femme contrairement aux autres moines bouddhistes, c’est dans l’accès au bouddhisme... Il ne faut pas faire de discrimination entre ceux qui propagent les cinq caractères de Myoho Renge Kyo, qu’ils soient hommes ou femmes dans la période des Derniers jours du Dharma.

    Par contre dans la vie réelle, la femme n’existe que pour l’homme :

    "Une femme est comparable à l’eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une flèche, elle a besoin d’être ajustée à l’arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail. Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son destin est lié à celui de son mari." Extrait de L’Offrande d’un Kimono d’Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo)

    On n’est pas sortis du racisme anti-femmes !!!

    • Ben purée c’est du zoli tout ça. J’avais été "sokkiste" 2 ans de ma vie, ça m’a suffit d’ailleurs. Quelles sornettes, là aussi. Et allons y de la castration spirituelle. Toutes les religions sont pareilles : faut arrêter de vivre pour vivre, si on résume. Je crois qu’il y a un petit problème de logique... à moins que ce ne soit le concept de... nuances, qui aurait été oublié, balayé de tout style de paroles, de pensées.
      Les nuances : ce sont les ordinateurs d’aujourd’hui qui les modélisent le mieux, avec des millions de nuances de couleurs, de sons, de formes, et l’humanité découvre ainsi qu’entre 0 et 1 il existe une infinité de petits ajustements, entre extrème gauche et extrème droite.
      La où bouddhisme, Tutelafermisme, Chrétinisme, ne reconnaissent que de bien obsolètes extrèmes, comme solution pour résoudre des problèmes complexes.
      Houston, y’a un problème...

  • Vous êtes tous épuisants dans vos remarques et dans votre façon de relire ces mots pcq vous regardez la bibitte du dehors. HugglY ? Votre mental l’est pc qu’il prend les mots à la lettre, les sort du contexte et n’a aucune connaissance des sources auxquelles il puise. Votre lecture des mots que VOUS attribuez au Dalai Lama (le bouddhisme existait avant le TIBET, le saviez-vous ?), ne sont que des mots qui avaient vie dans un contexte qui n’est plus. Vous perdez votre temps à ne pas comprendre, alors qu’il y a mieux à comprendre en fouillant un peu les sources.
    Un "ignorant" qui entre dans une église chrétienne par un beau vendredi saint croit avoir affaire à une bande d’assassins qui relatent la mort de leur dernière victime. Il entend le récit de la crucifixion, puis il part en courant propager l’effroyable nouvelle, sans même prendre le temps de réaliser que c’est une histoire ancienne, mieux : que c’est une histoire chargée de symbole et de significations davantage profondes qui s’exprime autrement qu’avec des mots ou des émotions.

  • Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.

    Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s’agit d’une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d’un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques ; outre les revenus qu’ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .

    De son côté, dans « Visa pour le Tibet » Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d’une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l’égard des moines qui n’hésitèrent nullement à s’allier aux nobles pour les exploiter d’une manière scandaleuse. Son constat sur l’état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d’une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l’imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l’observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l’égard des religieux.

  • A noter que le bouddhisme est violemment contre le droit des femmes à l’avortement.

    Le bouddhisme fixe le début de la vie humaine, bhava, aux premiers signes de conscience : capacité de ressentir le plaisir ou la douleur et d’y réagir. C’est alors que l’être hérite du karma passé. Concrètement, selon Ajahn Brahm, on peut l’assimiler à l’apparition du système nerveux, à la capacité de ressentir la souffrance et de manifester une volonté ; un embryon hors de la matrice maternelle (par exemple pour la recherche ou la fécondation in vitro) « n’est pas reconnu comme une vie humaine, et donc les considérations éthiques propres à l’être humain ne s’y appliquent pas. »

    Le bouddhisme interdit l’avortement lorsqu’il supprime une vie, le premier précepte de l’éthique bouddhique étant : ne pas tuer (l’acte de tuer étant constitué dès lors qu’il y a intention de tuer, effort de tuer et mort de la victime).

    Selon le code monastique du bouddhisme theravāda, le Vinaya, un moine qui recommande ou facilite un avortement commet une faute grave (parajika) et encourt une expulsion immédiate du Sangha.

    Bien entendu, le bouddhisme ne part par des droits des femmes pour juger et pas davantage des droits de l’enfant, seulement de principes moraux abstraits !!!

  • Ce que nous appelons le « peuple tibétain », sont des populations composites : les unes venant de l’Ouest (Asie centrale), les autres du Sud-Ouest (vallée de l’Indus), ou du Sud-Est (fonds des forêts birmanes), de l’Est (vallée du Yangzi), et du Nord (vallée du Fleuve Jaune). Cette diversité ethnique est encore visible aujourd’hui : d’une vallée à l’autre, l’architecture des maisons, les vêtements et même la langue, sont parfois différents. De ce fait, avant l’arrivée du Bouddhisme qui, au Tibet, a servi de ciment culturel et politique, le Haut Plateau tibétain était sillonné de populations de croyances et de cultures nettement plus variées. Leurs cultes étaient animistes et elles étaient influencées par une religion venue, semble-t-il, de l’Ouest (Asie centrale) : le Bِn. Depuis le 4ème AC, il existait bien un petit royaume tibétain dans la vallée centrale du Yarlong (ou Brahmapoutre) avec la dynastie des Tubo, mais ce n’est qu’au 7ème PC que le roi SongTsen Gampo voulut agrandir son territoire. A la manière du célèbre Gengis Khan, le roi réunit les diverses populations du Haut Plateau en vue d’attaquer son puissant voisin, la Chine des Tang. Et c’est là que tout commença : la Chine repoussa les Tibétains, puis l’empereur des Tang offrit au roi tibétain sa fille en mariage.

    Cette première alliance entre la Chine et le Tibet permit au Bouddhisme (école chinoise du JingTu) d’entrer à la cour royale du Tibet, où il resta coincé pendant quelques siècles. Au 9ème, la dynastie Tubo s’effrite et plonge les Tibétains dans l’instabilité politique, et ce jusqu’à l’arrivée des Mongols (13ème). Pendant ce temps-là, au 11ème, le Nord de l’Inde est assailli par des marées musulmanes. Or c’était justement dans le Nord de l’Inde que se trouvaient les plus importantes écoles du Tantrisme (ou Vajrayana formé en Inde vers le 6ème PC). Sous l’assaut des Musulmans, les maîtres tantriques fuient l’Inde et se réfugient de l’autre côté des montagnes de l’Himalaya : dans un Tibet sans foi ni loi. Le Bouddhisme, version tantrique, connaît alors une véritable explosion au Tibet : les maîtres importent les textes sacrés et les font traduire en tibétain (dont l’écriture est proche du sanskrit), les communautés tantriques se multiplient à vive allure, les écoles se subdivisent en de nombreuses sous-entités, dont les derniers nés (au 14ème) sont les plus connus : les Bonnets Jaunes. Les populations tibétaines, soumises jusque-là au bon vouloir des seigneurs et aux rivalités entre grandes familles de la noblesse tibétaine, se convertissent en masse au Bouddhisme et se mettent au service des communautés tantriques : la structure ecclésiastique du Tantrisme leur apporte sécurité et stabilité.

    De cette manière, le Bouddhisme a permis d’instaurer au Tibet une société féodale. Le pouvoir est partagé entre la noblesse tibétaine et les communautés bouddhistes, plus de 90 % de la population est placée en servitude. C’est un système bien huilé qui va perdurer jusqu’à la moitié du 20ème siècle, pour le bonheur et le plaisir de quelques uns (noblesse et autorités tantriques) et au détriment de l’écrasante majorité (serfs et esclaves). L’arrivée des Mongols au 13ème ne va que conforter la structure féodale du Tibet ; les Mongols feront du Tibet une annexe de leur Empire chinois. Les Mandchous qui contrôlent l’Empire chinois du 17ème au 19ème divisent la Chine en 18 provinces ; depuis, le Tibet est une des 18 provinces chinoises.

    Or, à la fin du 19ème, la Chine se vend par concessions successives et de plus en plus ridicules aux puissances occidentales. Le Tibet qui, grâce à la puissance de son pouvoir ecclésiastique, a amassé de grandes richesses, est convoité par les Anglais : le lieu de villégiature privilégié des lords britanniques pendant la saison des moussons - Darjeeling, Kalimpong, le Sikkim, etc.- sont autant de régions où aboutissent les caravanes de laine et de sel en provenance du Tibet. Constatant l’intérêt gourmand des Tsars russes pour le Haut Plateau, les Anglais ne font ni une ni deux : ils envahissent le Tibet, s’installent et ouvrent des comptoirs de commerce. Se retroussant les moustaches, ils jouent au bridge et au tennis devant le palais d’été du 13ème Dalaï Lama, principale autorité tibétaine à cette époque, sans omettre de l’inviter à une partie de badminton. Le grand Lama se trouble : Mandchous, Russes, Anglais, et même Japonais se pressent sur le pas de sa porte et louvoient dans les couloirs du Potala. « L’accord de Simla », qui devait être signé en 1913, signe en réalité le désaccord entre la Chine, le Tibet et l’Angleterre : la Chine ne cèdera pas le Tibet à l’Angleterre, le Tibet restera chinois ; plus tard, les Nations Unies approuveront.

  • Le bouddhisme tibétain n’est ni philanthropique ni tolérant, et son plus haut représentant, le Dalai Lama, n’est pas un saint. Cette déclaration émane de deux anciens collaborateurs du Prix Nobel de la Paix.

    Selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles, le Dalai Lama, au lieu d’être le véritable champion de la tolérance religieuse et de la co-existence des croyances, est le chef d’un système religieux dont le but est de conquérir le monde.

    Pendant les années 80, Herbert Roettgen faisait partie du groupe de soutien allemand au Dalai Lama. Il publiait ses écrits et organisait ses meetings. Mariana Roettgen était activement engagée dans la promotion du dialogue inter-religieux.

    Plus tard, ils décidèrent de réaliser une étude critique sur l’arrière-plan occulte et politique du bouddhisme tibétain. Les résultats de cette recherche furent publiés sous les pseudonymes de Victor et Victoria Trimondi sous le titre " L’ombre du Dalai Lama ".

    Le Dalai Lama a récemment visité Munich et a été reçu par le Ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schily du Parti Social Démocrate (SPD). Mariana et Herbert Roettgen, interrogés par Idea, ont critiqué le SPD pour avoir courtisé le chef d’une religion sans prendre garde à son contenu inhumain.

    Le Tantra Kalachakra préféré du Dalai Lama contient " une manipulation consciente des croyants, l’usage flagrant d’images d’ennemis et d’une éthique de guerriers agressifs. " Le Tantra prône également un " scénario apocalyptique qui est censé arriver en 2327 lorsqu’une ‘bouddhocratie’ sera établie après la destruction des tenants d’autres confessions. " Il a inspiré des groupes fascistes aussi bien que le fameux gourou de la secte japonaise Shoka Ashara responsable de l’empoisonnement de foules au gaz sarin.

    Le bouddhisme tibétain est centré sur la magie, la croyance aux esprits et les rituels de sacrifice dans lesquels l’invocation d’esprits impurs joue un rôle vital. En fait, la " déesse protectrice personnelle " du Dalai Lama est un démon (nommé Palden Lhamo) dont le rôle est de détruire " les ennemis de la vraie doctrine ".

    On dit que ce démon a tué son propre fils parce qu’il refusait d’adhérer au bouddhisme. Des illustrations iconographiques dépeignent Palden Lhamo traversant un lac de sang. " Comment un homme saint comme le Dalai Lama peut parler de tolérance religieuse s’il possède une déesse protectrice comme celle-là ? " demande Mariana Roettgen.

    Selon M. et Mme Roettgen, les discours œcuméniques du Dalai Lama sont une farce à moins que les pratiques secrètes du Tantra Kalachacra soit dévoilées également. Les théologiens en vue ne prennent pas assez au sérieux les propres affirmations du bouddhisme tibétain, plaident-ils.

    Lors de réunions inter-religieuses, il est parfois affirmé que les bouddhistes sont des chrétiens en mieux. Pour des raisons politiques et religieuses évidentes, les représentants officiels du bouddhisme tibétain et leurs disciples occidentaux ne tolèrent aucune critique sur le Dalai Lama et sur l’exploitation des femmes en leur sein. Les contrevenants sont calomniés et reçoivent même des menaces de mort.

  • Le Tibet d’avant 1951 n’avait rien du paradis démocratique que nous dépeignent les adeptes des sectes bouddhistes et ceux qui, par bêtise ou par anticommunisme, reprennent leurs mensonges. C’était un pays féodal, pratiquant le servage et même l’esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs - nobles, autorités locales et chefs de monastères - possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, plus grand propriétaire de serfs, chef religieux et chef politique autoproclamé.

    Les serfs étaient accablés de taxes et obligés de labourer gratuitement et avec leurs propres bêtes de trait les 70% de terres que se réservait le seigneur. Ils étaient en outre tenus d’effectuer diverses corvée : la " corvée de conscription " (service militaire avec ses propres vêtements et sa propre nourriture) ; la " corvée de pied " (transport de denrées au profit du seigneur) ; la " corvée de main " (tonte de l’herbe et approvisionnement des officiels du gouvernement local en bois de chauffage, en beurre et autres biens). Le " Ula " était la forme de corvée la plus courante. Elle obligeait les pauvres à servir chaque seigneur de passage dans leur village, en lui apportant tout ce qu’il demandait : matelas, cheval, paille, tente, table, viande, beurre, thé et jeunes filles. Il n’était pas rare, sur les routes de l’ancien Tibet, de voir un serf courir derrière un noble à cheval, dans l’espoir de récupérer son unique monture à l’arrivée...

    "On parle de droits de l’homme ? Alors parlons de la justice telle qu’elle était pratiquée dans le Tibet féodal. L’exécution publique des serfs était courante.
    Parfois, ils étaient d’abord éventrés, puis traînés dans la ville avant leur exécution. Le code pénal (écrit), qui fut rédigé par le gouvernement local tibétain d’avant 1951, divisait la société en trois classes. La classe supérieure comportait les " Bouddhas vivant ", les nobles et les hauts fonctionnaires d’État. La classe inférieure comportait les serfs et les esclaves. Si un membre de la classe inférieure offensait un membre des classes supérieures, l’une des peines suivantes était appliquée : yeux arrachés, jambes hachées, mains ou langue coupés ou encore être jeté du haut d’une falaise. Une simple accusation suffisait ; l’accusé, s’il était membre de la classe inférieure, n’était pas entendu. Si un membre de la classe inférieure assistait incidemment au viol de sa fille ou de sa femme par un seigneur, il devait avoir les yeux arrachés."

  • Tenzin Palmo, femme bouddhiste, se retrouva dans les années quatre-vingt dans le Nord de l’Inde au milieu des réfugiés Tibétains, elle raconte : «  L’une des prières principales des Tibétaines a pour objet la renaissance dans un corps d’homme. Elles sont totalement méprisées. C’est tellement injuste. Un jour, je me suis rendue dans un couvent où les nonnes rentraient d’un enseignement donné par un grand lama. Il leur avait dit que les femmes étaient impures et que leur corps était ’inférieur’ à celui de l’homme. Comment voulez-vous construire une pratique spirituelle authentique lorsque de toutes parts on vous dit que vous n’avez aucune valeur ?« Un jour, j’ai demandé à un grand lama s’il pensait que les femmes pouvaient atteindre l’état de bouddha. Il m’a répondu qu’elles pouvaient presque atteindre cet état, mais qu’à la dernière étape elles devaient prendre une forme masculine pour y parvenir. J’ai alors rétorqué ’En quoi un pénis est-il si essentiel pour atteindre l’Éveil ? Qu’y a-t-il de si extraordinaire dans un corps d’homme ?’ Puis je lui ai demandé s’il y avait un quelconque avantage à avoir un corps de femme. Il m’a répondu qu’il allait réfléchir à la question. Le lendemain, il est revenu et il m’a dit ’J’ai pensé à votre question et la réponse est ’non, il n’y a aucune sorte de bénéfice à être doté d’un corps féminin. En moi-même, j’ai pensé ’L’un des avantages est de ne pas avoir un ego masculin. »

  • Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :

    "Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »"

    Ce n’est qu’à contrecœur que le bouddha accepta des nonnes dans sa communauté, en leur imposant toutefois huit règles très contraignantes pour les maintenir dans un état d’infériorité.

  • holala ! Internet ca fait peur, les gens donnent l’impression de connaitre des sujets, alors qu’ils ne les maitrises pas.

    Le bouddhisme et le marxisme léninisme maoïsme etc... Premièrement au delà des apparences les bouddhiste soit disant conservateur, font partie des religions qui ont souvent accueillie de manière positive le socialisme et le communisme, car le communisme, le socialisme cherche à améliorer les conditions de l’homme, combattre le souffrance et le fanatisme des sociétés qui l’engendre (comme l’abolition des castes), le bouddhisme par un mode d’opposition individuel, une vie à l’écart des mondanité (le mode de vie socialiste, n’est pas du tout basée sur les mondanité bourgeoise, les statue sociaux illusoire, les privilège de sang. (il y a des choses qui peuvent diverger si on rentre dans les détailles mais c’est un autre sujet)

    "Le bouddhisme" et les femmes !. Il y a plusieurs formes de bouddhisme composer elle mêmes de plusieurs écoles, certain groupe sont misogyne. (sans parlé des groupe de néo moines bouddhiste qui sont habiller comme des moines vivent dans les monastère mais sont l’inverse du bouddhisme, les moines n’ont pas le droit de faire de politique, encore moins d’appeler au génocide.)
    Le premier moine à avoir soulever la question des femmes s’appelle Ananda, c’est celui qui à retenu le plus d’enseignement de son cousin bouddha, et qui est donc à la base de la création du bouddhisme, le bouddha n’a que donné des enseignements et a laisser les gens libre de d’organisés et de suivre ses enseignements. C’est grace à lui que les femmes sont entrée dans la sangha, il a demandé à bouddha si les femmes pouvait réalisé le bouddha (éveille) comme les hommes, et Gautama lui a répondu que oui, mais que ca allait poser problème au sein de la sangha, Ananda a insister...... Ananda est une personne majeure dans le bouddhisme chan/zen,, qui sont donc les courants les plus respectueux des femmes,
    Le bouddhisme tibétain, qui est une mélange de bouddhisme, sur la philosophie, de bön shamanisme, et tantrisme sur le plan ésotérique et de politique, mélange inévitablement le sexisme des sociétés avec le bouddhisme par le biais des traditions et du conservatisme politique. PAR CONTRE LE DALAI LAMA EST CELUI QUI A ORGANISER UNE CONFÉRENCE POUR L’ÉGALITÉ HOMME FEMME CHEZ LES DIFFÉRENT GROUPE BOUDDHISTE !!!! Alors ne viser pas les progressistes, il est impliquer depuis plusieurs année, et trouve cela anormal, bref....

    Sinon les femmes sont effectivement vu comme des êtres impure comme les hommes tout les animaux, et les esprits même les plus élevé, un être pur est un bouddha purifié de l’ignorance, du désir, du fanatisme etc...Une des méditations des moines consiste à médité sur ses impureté, d’ailleurs je voudrais demandé au gens en quoi vous voyer les femmes comme des êtres pur ? Est ce que vous vous voyez vous même comme pur ? pur de quoi ?

    Pour en revenir au bouddhisme et au communisme, les communistes ont souvent trahis les bouddhiste à de nombreuses reprise, en chine et plus particulièrement au Cambodge, ou ils ont soutenu la révolution et les khmers rouges, qui ont interdit le bouddhisme et fait bien pire encore....Sans parler des nombreux monastère détruit et moines massacré dans des pays ou le bouddhisme n’a pas montré une très grande hostilité comme la Mongolie. Si on compare avec l’islam, qui était à l’époque plus militarisé et apte à ce défendre, et qui ont été les seules à garder un minimum de liberté religieuse en chine (c’est tout a leur honneurs, de bon stratèges rapporte les fruits de la paix, sinon c’est qu’ils sont mauvais) malgré l’Afghanistan, et le génocide des communistes en Indonésie, donc est ce que l’on doit être une menace pour être respecter par les communistes ?
    En tout cas ce n’est pas moi qui mettrait le socialisme et le communisme a la poubelle, à cause du fanatisme meurtrier d’une bande de bureaucrate élitiste, qui méprise les croyance du peuple qu’elle prétend "libérer" (des bourgeois peut être mais pas de la souffrance). Il y a aussi les chrétiens communistes qui ont souvent été trahis par l’église et leur camarade communiste, c’est dur de participé à un mouvement social alors que tu es le moins que rien, a qui l’on dit aujourd’hui encore :" tu es libre de t’es croyances, tu peux croire même au père noël" (a peine infantilisant !) "je n’est rien contre les croyant, c’est tes croyances que je n’aime pas !" bien sur c’est souvent l’introduction d’un grand monologue ou le croyant doit accepter que l’on qualifie ces croyances de xénophobe, sexistes, etc...quand bien même celui ci en a une interprétation progressiste, il doit s’habituer à baissé la tête, et accepter la soumission....

    De plus je voudrais rappeler qu’a une certaine époque certains socialistes communiste anarchiste était eux même sexistes et misogyne comme Proudhon, ou homophobe, que certain socialistes et féministes était eugéniste, (encore des fanatiques adepte de la pureté essentiel), le bouddhisme à effectivement été fait dans un milieu d’hommes, ou les femmes pour être reconnu ont du ce plié à des règles plus stricte que les hommes dans la religion (la honte pour les moines les femmes sont des meilleur ascète qu’eux du coup :) !), cela date de 2500 ans tout de même, donc on peut reconnaitre au bouddhisme d’avoir été précurseur dans certains droits des femmes surtout Ananda qui peut être vue comme un des premier homme féministe, peut etre ? (c’est quand même le second personnage le plus important du bouddhisme), les femmes ne pouvait pas être religieuse avant, a part chez la petite communauté jaïnes (par sa taille seulement), autres religions qui rejette les castes.

  • Dans la réalité monastique, les nonnes restent inférieures aux moines, et sont souvent réduites à des conditions d’existence précaires. Avec l’accès des cultures asiatiques à la modernité, les nonnes revendiquent une plus grande égalité. Toutefois, leurs tentatives se heurtent à de fortes résistances de la part des autorités ecclésiastiques. Tout récemment, les médias ont rapporté le cas d’une nonne thaïe physiquement agressée par certains moines pour avoir demandé une amélioration du statut des nonnes.

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang. Le clergé bouddhique offrait bien sûr un remède, en l’occurrence les rites, exécutés, moyennant redevances, par des prêtres. Car le bouddhisme, dans sa grande tolérance, est censé sauver même les êtres les plus vils...

  • Bien qu’il aime à se parer d’oripeaux exotiques, le bouddhisme n’a pas plus de considération pour les femmes que ses collègues mono ou polythéistes. Seule sa distance des sociétés européennes semble lui conférer une aura de respectabilité, la lecture des textes ne la justifiant pas.

    Les femmes doivent obéir aux moines. Il est à noter que les femmes en général sont considérées comme impures et n’ont donc pas le droit de toucher les Bouddhas sacrés.

    Les femmes bouddhistes, aux débuts du bouddhisme, jouissaient d’une position plus élevée que celles qui les ont suivi, et pourtant, elles sont montrées, dans de nombreux textes bouddhistes, comme jalouses, stupides, passionnées et pleines de haine. Les prototypes pour cette image négative de la femme, sont les filles de Mara, personnifications de la luxure, de l’avidité, et de l’envie. Il est conseillé aux hommes pratiquants qui ont mis leurs corps et leurs esprits sur la " voie de la libération " de tenir les femmes à distance. On dit que les femmes ont cinq obstacles, c’est-à-dire qu’elles sont incapables de devenir un roi Brahma, Shakra, un roi Mara, akravartin ou Bouddha. Le corps de la femme est considéré impur et honteux.

    " Les femmes peuvent détruire les purs préceptes
    Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs
    En empêchant les autres de renaître au paradis
    Elles sont la source de l’enfer " (T. 11, p.543)

    Dans ces sûtras, les femmes sont reléguées aux niveaux les plus bas des catégories spirituelles

    Si la vertu d’une femme, son mérite et sa sagesse sont extraordinaires, elle peut, par un changement de sexe, devenir un bodhisattva ou un bouddha dans sa vie présente ou future. Le changement de sexe symbolise une transition de la condition imparfaite de l’être humain représenté par le corps féminin, à la perfection mentale d’un bodhisattva et d’un bouddha, représentée par le corps masculin.

    • Vous avez une mauvaise analyse, vous contribuer sans le savoir à diviser les peuples et les communautés. Je ne penses pas que ce soit volontaire mais plus par le manque de source (à la foi de le critique négative ou positive).
      Siddhartha Gautama, est un philosophe qui est à l’origine de ce que vous appeler le bouddhisme, quand vous dites "le bouddhisme" on parle donc de ça forme historique ancienne, et pas du chan, zen, terre pure, écoles tibétaines. Ce qu’il faut savoir c’est que dans les multiple forme dériver du bouddhisme les femmes ont des statuts tout aussi différent que ces courants entre eux :
       comme ce qu’il a été dit plus haut dans le bouddhisme tibétain, les femmes doivent ce réincarnée en homme pour atteindre l’éveille (devenir bouddha), il y a eut beaucoup de discrimination contre les femmes, c’est en train de changer(doucement) grâce au dalaï lama actuelle. (je ne donne pas de lien, mais vous pouvez vérifier par vous même assez facilement).
       le bouddhisme chan(l’école la plus connu est shaolin) est actuellement la plus tolérante avec les femmes, qui jouissent de l’égalité parfaite avec les hommes.
       puis prenons un autre problème, le bouddhisme theravada qui est l’école qui est liée au forme ancienne, le machisme, à pris le pouvoir alors que le courant religieux n’est pas réelement sexiste, Siddhartha Gautama est celui qui à instauré l’égalité homme femme en inde, avant lui les femmes ne pouvaient être religieuses(il faut connaitre un peu l’histoire de l’inde, l’indouisme a changer sous l’impulsion du bouddhisme, les sacrifice et la violence était beaucoup plus présente à l’époque du bouddha) , il leur a par contre mis des règles d’introduction dans la sanga, elle devait marquer des marques de respect, et laisser la place aux moines,mais au niveau religieux dans ces discourt, Siddhartha Gautama a dis que la femme est l’égale de l’homme, elle peuvent comme les hommes devenir bouddha. Ces règles ont perduré par machisme, elle auraient du être temporaire. Les femmes ont disparu de certaines sanga theravada, par sexisme, ce sexisme n’a comme seul bases religieuse,un discourt qui correspond à l’histoire de l’entrée des femmes , comme la rancune de certain bouddhiste contre ananda qui est celui qui à interféré pour l’entrée des femmes dans la religion, qui est très respecter par le courant chan, ce qui explique leur non sexisme.
      Bouddha (Siddhartha Gautama, pas les autres bouddha présent dans les autres courrants),était parfois assez dur (tout est relatif, vue sont époque, et les meurs et coutumes) que ce soit avec les femmes et encore plus avec les hommes (c’est normal il enseignait à plus d’homme que de femme).
       il y a des maitres qui ont tenu des discourt vraiment misogyne,dans certain courant, et ces maitres tiennent une place importante dans ces courants(équivalent parfois à bouddha), il ne faut pas le nié c’est la réalité, mais ce ne sont pas "le bouddhisme" mais juste des courants dérivée.

      Je vous met un lien vers un discourt du bouddha à une femme laïc, certains seront deçu par la chute (ca date de 2500 ans, dans une des sociétés les plus violente avec les femmes), mais vous pourrez juger par vous même si Siddhartha Gautama était sexiste ou non, et vous pourrez en même temps profiter de ses pensée sur les patrons ! (personnellement je vois le discourt valable pour les hommes aussi).
      http://fr.wikisource.org/wiki/Sermo...

      il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur internet, n’oublier pas que le mensonge est aussi l’omission, et la dissimulation : bouddha décrit parfois les femmes comme impures, menteuses, manipulatrices,etc...c’est vrais ! mais il décrit les hommes comme impure, volage, ivrogne, fou, avar, tyran,etc... et il décrient l’homme et la femme aussi comme vertueux, boudha, doués de la plus haute conscience et de l’amour le plus désintéresser , etc...on est à l’époque d’internet, il ne sert à rien de mentir tout sera vérifier en très peut de temps.

    • Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit... de la part des religions. Il n’y a pas meilleur moyen de diviser les peuples que les religions. Et le bouddhisme ne change rien en l’affaire. Partout dans le monde, on voit des massacres au nom des religions, l’oppression des femmes au nom des religions, le soutien des classes dirigeantes et des oppressions au nom des religions.

      Délivrez-moi, mon dieu... de la croyance en dieu !

  • Le premier roi bouddhique Trisong Detsen du Tibet a déjà soumis les forces telluriques (énergies terrestres de nature « magique » qui influencent individus et habitats), symbolisées par une démone, dont le corps recouvrait tout le territoire tibétain, en « clouant » celle-ci au sol par des stûpas (monuments commémoratifs et souvent centres de pèlerinage) fichés aux douze points de son corps. Le temple du Jokhang à Lhasa, lieu saint du bouddhisme tibétain, serait le « pieu » enfoncé en la partie centrale du corps de la démone, son sexe.

    Ce symbolisme, décrivant la « conquête » bouddhique comme une sorte de soumission sexuelle, se retrouve dans un des mythes fondateurs du bouddhisme tantrique, la soumission du dieu Maheshvara par Vajrapâni, émanation terrifiante du bouddha cosmique Vairocana.

  • En Occident, cette religion est vue comme prônant la non-violence. Pourtant, en Asie du Sud-Est, des communautés musulmanes sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

  • En Birmanie en 2012, des affrontements entre les deux minorités avaient fait plus de 180 morts et 110.000 déplacés dans le nord. En mars dernier, trois jours d’émeutes anti-musulmanes dans le centre du pays se concluaient sur le tragique bilan de 40 morts tandis que début mai, de nouveaux heurts éclataient au nord de Rangoun.

    Un mouvement bouddhiste extrémiste, le « 969 », qui prétend protéger « la race et la religion birmane » serait même à l’origine de ces émeutes sanglantes. A la tête de ce groupuscule nationaliste dont le nom fait référence à trois principes de base du bouddhisme ( les neuf attributs spéciaux de Bouddha, les six attributs de son enseignement et les neuf attributs spéciaux de l’ordre bouddhiste, la « Sangha »), le moine Wintharu, sorti de prison en 2012 après une condamnation pour « incitation à la haine envers les musulmans ».

  • Tout juste après l’entrée des troupes de la Chine communiste au Tibet, la pratique du servage, était encore en vigueur sous le Dalaï Lama.

    Au début des années 1950, pour la cérémonie de l’anniversaire du Dalaï-lama, le Kashag ( le gouvernement théorique local du Dalaï-lama ) a même commandé une peau et des intestins humains. Les indépendantistes tibétains n’ont pas nié d’écorcher la peau des hommes existait, mais ils ont défendu qu’il existe aussi en Chine intérieure. Oui, ZHU Yuanzhang, le fondateur de la dynastie Ming a écorché plusieurs mandarin corrompus, mais c’est hors du cadre bouddhiste chinois.

    En 1959, l’occasion de rébellion, de nombreux tibétains fidèles de Pékin et les Hans civils se sont arrachés des yeux, castrés, ou tués par torture, sous les yeux des Lamas tibétains. Les lamas sont souvent les chefs des rebelles.

  • En Occident, cette religion est vue comme prônant la non-violence. Pourtant, en Asie du Sud-Est, des communautés musulmanes sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

    Ainsi depuis plus d’un an, en Birmanie comme au Sri Lanka, des communautés musulmanes, largement minoritaires, sont la cible d’exactions perpétrées par la majorité bouddhiste.

    En Birmanie en 2012, des affrontements entre les deux minorités avaient fait plus de 180 morts et 110.000 déplacés dans le nord. En mars dernier, trois jours d’émeutes anti-musulmanes dans le centre du pays se concluaient sur le tragique bilan de 40 morts tandis que début mai, de nouveaux heurts éclataient au nord de Rangoun.

    Un mouvement bouddhiste extrémiste, le « 969 », qui prétend protéger « la race et la religion birmane » serait même à l’origine de ces émeutes sanglantes. A la tête de ce groupuscule nationaliste dont le nom fait référence à trois principes de base du bouddhisme ( les neuf attributs spéciaux de Bouddha, les six attributs de son enseignement et les neuf attributs spéciaux de l’ordre bouddhiste, la « Sangha »), le moine Wintharu, sorti de prison en 2012 après une condamnation pour « incitation à la haine envers les musulmans ».

  • Avant 1959, le servage et l’esclavage étaient pratiqués au Tibet au profit d’une élite dont les moines font partie.

    L’éducation leur était réservée et l’analphabétisme touchait 95% de la population. La justice était l’apanage des seigneurs et pliée au service des conseillers du dalaï" lama et des aristocrates, l’indiscipline était souvent sanctionnée par la torture. Pour échapper aux sanctions, les serfs étaient obligés d’effectuer des corvées et de payer une redevance aux seigneurs, ce qui les contraignait souvent à s’endetter auprès des mêmes seigneurs, des moines et des propriétaires terriens. L’usage de la roue pour les transports était interdit, tout comme celui des brouettes (utilisées dans le reste de la Chine depuis un siècle avant notre ère) ou des charrettes tirées par des bêtes.

    Ce fonctionnement féodal, en place jusqu’au début des années 1960, a engendré une stagnation de la population sous un million d’habitants pendant deux siècles. Entre 1927 et 1952 le nombre de familles fuyant pour chercher un salut hors du Tibet atteignait parfois plus de 90% dans certains villages.

  • Comment ne pas être indigné face à ces propos de Bouddha lui même ? Cet être sensément avoir atteint l’éveil complet tout en ayant une attitude sexiste ? Cet être représentant l’idéal bouddhiste, permettant à l’apprenti bouddhiste d’avoir foi en l’éveil lui même. Cela me fait penser aux idées courantes vis à vis des animaux dans le bouddhisme, consciences prétendument inférieures. N’est-ce pas là également une vue de l’esprit, n’auraient-ils pas eux aussi la nature de Bouddha ? Sachant que certains animaux sont violents et d’autres bienveillants, ils ne seraient alors pas tous à ranger dans le même sac nous permettant de nous considérer comme supérieurs. Cependant il est difficile d’avoir une claire vision de la chose et cet article n’abonde que dans un sens. Sachant que le Dalai Lama a aussi dit "Selon le bouddhisme, hommes et femmes possèdent sans la moindre différence ce qu’on appelle la nature de Bouddha, ou potentiel de l’Eveil. Ils sont donc, en essence, parfaitement égaux". Ou encore "Puisqu’il n’y a pas de différences fondamentales entre hommes et femmes, il va de soi qu’ils ont les mêmes droits et que toute discrimination est injustifiée". Cet article a sans doute de bonnes sources nous montrant que tout n’est pas rose au pays des Lamas, mais s’évertue à faire des amalgames simplificateurs. Attention à garder du recul par rapport à ce genre de dénonciation.

  • Vous dites : « Attention à garder du recul par rapport à ce genre de dénonciation. »

    Le seul recul que je vois et qu’il faille garder, c’est de ne pas jeter les adeptes d’une religion avec les arriérations propres à des idéologies du passé.

    La signification de toutes les anciennes religions n’est pas identique aux buts qu’ont ceux qui y croient aujourd’hui même s’ils pensent exactement le contraire.

    Toutes les religions anciennes qui ont perduré sont violemment hostiles aux femmes puisque les anciennes religions de l’époque du matriarcat sont mortes en même temps que la vieille société matriarcale.

    Il ne faut pas cacher que ces vieilles religions patriarcales le soient et cela ne signifie nullement mépriser les peuples qui y croient encore...

  • Je suis une femme. Bien sûr, quand on recherche l’Eveil, l’opinion des hommes sur les femmes ne nous intéresse pas directement. Seulement voilà, atteindre l’Eveil passe par la rencontre des peuples et notre implication. Pour être cohérent, parce qu’il le faut, le prise de position contre les injustices faites aux femmes sera incontournable. Les hommes ont pour eux la supériorité physique et ils s’en servent pour accaparer plus que leur part. Il est du devoir pédagogique des femmes de le leur faire remarquer, dans leur propre intérêt, afin qu’eux aussi puissent atteindre l’Eveil. En fait, nulle femme ne peut être heureuse avec un mari abuseur. Elle peut se taire, certes, mais cela est sans rapport avec l’Eveil.

  • Chère lectrice,
    les hommes ont pour eux autre chose qu’une supériorité individuelle (physique ou autre). Ils ont pour eux les classes dirigeantes et le pouvoir d’Etat à leur service, et les idéologies dominantes liées aux Etats et aux classes dirigeantes.
    Ce n’est pas une supériorité individuelle d’un homme sur SA femme mais une supériorité inscrite dans les fonctionnements collectifs de la société bourgeoise.

  • Comparer l’intérieur du corps humain à une déchetterie, y’a vraiment un truc qui tourne pas très rond dans sa tête, et c’est grave là. Un bon psy ou psychiatre, mais avant de bonnes lectures, saines, ensuite écouter de la musique, si c’est pas trop demander, si la musique pour eux aussi, c’est pas trop impur.
    Tout est à l’avenant chez lui, les "toujours" les "jamais", et jamais aucune nuance dans ses petites phrases. C’est à se suicider si on l’écoutait. Oui je parle bien du Dalaï Lama.

  • Bouddha refusa initialement, dans l’ordre qu’il venait de fonder, sa propre tante et mère adoptive, Mahâprâjapati. C’est après l’intervention réitérée de son disciple et cousin bien-aimé Ânanda que le Bouddha aurait fini par consentir à accepter l’ordination des femmes, non sans imposer à celles-ci quelques règles particulièrement sévères (en raison de l’extrême imperfection féminine). En outre, il prédit que, du fait de leur présence, la Loi (Dharma) bouddhique était condamnée à décliner au bout de cinq siècles.

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang. Le clergé bouddhique offrait bien sûr un remède, en l’occurrence les rites, exécutés, moyennant redevances, par des prêtres. Car le bouddhisme, dans sa grande tolérance, est censé sauver même les êtres les plus vils... Les femmes étaient parmi les êtres vils !!!

  • Le Tibet d’autrefois n’était pas le pays de cocagne tel que se le représentent certains Occidentaux fantasmant sur le pays des neiges qui, selon certaines images d’Epinal, incarne une sorte de "Shangri-La" paisible et bienheureux avant l’invasion chinoise. Le Tibet était un pays médiéval et un royaume théocratique. Les réalités sociales étaient cependant plus complexes ou différentes de ce que la propagande chinoise instrumentalise aujourd’hui pour justifier sa politique dans l’ancien royaume du dalaï-lama. Ces mêmes réalités continuent de faire débat et divisent les chercheurs occidentaux : A. Tom Grunfeld, un sinologue canadien pourtant plutôt bien en cour à Pékin, publie des chiffres différents de ceux présentés à l’exposition dans son livre sur l’histoire du Tibet : "Le clergé et la noblesse formaient 20 % de la population et 60 % des Tibétains étaient des serfs." Le grand tibétologue américain Melvyn Goldstein confirme que le Tibet d’avant 1950 était une "théocratie féodale" dirigée par "des leaders incompétents et corrompus". Il ajoute que le servage ne signifiait pas pour autant que la société était figée et qu’il n’existait pas une certaine forme de mobilité sociale chez les serfs où se distinguaient plusieurs sous-groupes, de conditions variables.

  • Melvyn Goldstein devait préciser que les conditions de vie du serf tibétain ressemblaient fort à celles du serf de l’Europe médiévale, utilisant les écrits de l’historien français Marc Bloch. Selon ce dernier, la condition de servage supposait un statut héréditaire, permettait à l’individu de jouir de certains droits sans qu’il lui soit possible de posséder les moyens de production, en l’occurrence les terres.

    En ce qui concerne les amputations et l’énucléation, si ces formes de punitions existaient bel et bien dans le Tibet médiéval, elles n’étaient pas employées de manière systématique et le treizième dalaï-lama les avait même fait évoluer dans les années 1930 en alternant curieusement d’une année sur l’autre châtiments corporels et peine de mort.

  • Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.

    Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.

    Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.

  • comment peux-t’on aujourd’hui étudier le bouddhisme tibétain, l’enseigner en faisant fi de tout ce passé ? Philosophie ou religion ? Pourquoi le bouddhisme reste-t’il une religion d’état ? Pourquoi le bouddhisme reste-t’il aussi figé dans ce passé ? Existe-t’il un bouddhisme réellement juste ouvert humaniste égalitaire tolérant social engagé non religieux...

  • Les trois sujétions du bouddhisme sont en général énoncées comme suit : "dans sa famille, la fille doit obéissance à son père ; dans sa belle-famille, elle doit obéissance à son époux ; à la mort de son époux, la mère doit obéissance à son fils."

  • La tradition rapporte que le Bouddha refusa initialement, dans l’ordre qu’il venait de fonder, sa propre tante et mère adoptive, Mahâprâjapati. C’est après l’intervention réitérée de son disciple et cousin bien-aimé Ânanda que le Bouddha aurait fini par consentir à accepter l’ordination des femmes, non sans imposer à celles-ci quelques règles particulièrement sévères (en raison de l’extrême imperfection féminine). En outre, il prédit que, du fait de leur présence, la Loi (Dharma) bouddhique était condamnée à décliner au bout de cinq siècles.

    Bouddha :

    « Il faut se méfier des femmes. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »

    Sûtra du Udayanavatsaraja-parivartah :

    « Les femmes peuvent détruire les purs préceptes

    Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs

    En empêchant les autres de renaître au paradis

    Elles sont la source de l’enfer »

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang.

    En théorie, le principe de non-dualité si cher au bouddhisme Mahâyâna semble pourtant impliquer une égalité entre hommes et femmes. Dans la réalité monastique, les nonnes restent inférieures aux moines, et sont souvent réduites à des conditions d’existence précaires.

    Tout récemment, les médias ont rapporté le cas d’une nonne thaïe physiquement agressée par certains moines pour avoir demandé une amélioration du statut des nonnes.

  • C’est bien connu, les religions monothéistes sont maladivement misogynes. Mais peu de personnes savent que le bouddhisme ne cesse de clamer sa haine des femmes depuis 25 siècles...

  • C’est bien naturel, le corps féminin hante le monde onirique des jeunes novices bouddhistes, alors leurs maîtres martèlent le dogme : La femme est impure. Son corps comprend cinq impuretés et a par conséquent cinq obstacles de plus que l’homme pour atteindre l’éveil. " Elle ne peut être ni reine du ciel de Brahma, ni Indra, ni Mâra, ni Çakravartin, ni Bouddha ", proclame le Sutra du Lotus.

  • L’Éveillé, alias le Bouddha, répétait sans cesse :

    « La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand, et comme lui rusée. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle la vérité est pareille au mensonge et le mensonge pareil à la vérité. Souvent, à un disciple, j’ai conseillé d’éviter les femmes. »

  • Bouddha :
     Gardez-vous de regarder une femme.

     Si vous voyez une femme, faites comme si vous ne la voyiez pas, et n’ayez aucune conversation avec elle.

     « Si, après tout, vous êtes forcés de lui parler, que ce soit avec un cœur pur et pensez en vous-même : « Moi qui suis un çramana, je veux vivre dans ce monde plein de péchés comme la feuille sans tache du lotus qui n’est pas souillé par la vase dans laquelle il croît. »

     « Si la femme est vieille, regardez-la comme votre mère ; si elle est jeune, comme votre sœur ; si elle est très jeune, comme votre fille.

    « Le çramana qui regarde une femme comme une femme, ou la touche comme une femme, rompt son vœu et n’est plus disciple de Çâkyamouni.

     « La puissance de la luxure est grande sur les hommes et doit être redoutée en tout temps ; prenez alors l’arc de la persévérance fervente et la flèche aiguë de la sagesse.

     « Couvrez votre tête du casque de la bonne pensée et combattez avec une ferme résolution contre les cinq désirs.

     « La luxure embrume le cœur de l’homme, quand il est ébloui par la beauté de la femme, et son esprit est désemparé.

     « O moines, bien mieux vaudrait être aveugle que d’encourager en vous des pensées sensuelles et regarder un corps de femme avec des désirs charnels.

     « Mieux vaudrait tomber dans la gueule d’un tigre furieux que d’exciter en vous des pensées de luxure.

     « La femme, dans le monde, est avide de montrer sa figure et sa taille, soit qu’elle marche, qu’elle se tienne debout, quelle soit assise ou qu’elle dorme. Même en peinture elle désire captiver par les charmes de sa beauté, et ainsi dérober aux hommes la fermeté de leur cœur.

     « Comment alors devez-vous vous garder ?

     « En regardant ses larmes et ses sourires comme des ennemis, son attitude penchée, ses bras pendants et ses cheveux dénoués comme des manœuvres en vue de prendre au piège le cœur de l’homme.

     « C’est pourquoi, je vous le dis, maîtrisez votre cœur, ne lui donnez pas une liberté effrénée. »

  • Un reportage sur le centre de retraite bouddhiste Lérab Ling, situé dans l’Hérault, à une heure de route de Montpellier, a fait savoir que le maître des lieux, un lama tibétain du nom de Sogyal Rinpoché, s’y livrait - et s’y livre encore – à d’étranges pratiques. Les humiliations publiques de ses collaborateurs, parfois agrémentées de gifles ou de coups assénés à l’aide de son gratte-dos, sont monnaie courante. Sogyal Rinpoché est également adepte des plaisanteries racistes et scande volontiers "Heil Hitler" lorsqu’il s’adresse à un disciple allemand. Celui qui avait posé en 2008 aux côtés du dalaï-lama, de Carla Bruni, Alain Juppé, Rama Yade ou encore Bernard Kouchner, reste aujourd’hui encore une figure incontournable du bouddhisme. Olivier Raurich rapporte notamment qu’"il abusait des jeunes femmes qui lui étaient confiées, pas par violence physique, mais par une emprise psychologique énorme. Mais tout cela était officiellement justifié par le concept de ’folle sagesse’, selon lequel les grands maîtres peuvent commettre des actes incompréhensibles pour le commun des mortels."

  • Dans le bouddhisme, la femme est complètement et définitivement impure. Elle est carrément une « ordure », une insulte au genre humain.

    En fait, le bouddhisme, comme toutes les religions, s’adresse aux hommes. Seuls les hommes peuvent atteindre un niveau de savoir et de pureté divine. Les femmes sont sur terre pour le distraire de ses devoirs, pour l’écarter du bon chemin, pour le détourner de ses obligations religieuses : « Les femmes peuvent détruire les purs préceptes. Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs. En empêchant les autres de renaître au paradis. Elles sont la source de l’enfer » (T. 11, p.543)

    Le Dalaï-Lama a écrit dans son grand ouvrage intitulé ‘‘Comme la lumière avec la flamme’’ en citant ‘‘La Précieuse Guirlande des avis au roi’’, livre fondateur du bouddhisme : « L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme. De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots. De même, l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes. La cité abjecte du corps avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir. »

    Cet extrait démontre sans aucune ambiguïté à tous que le bouddhisme est un concept extrêmement discriminatoire envers les femmes. Elles ne sont que des « ordures ». Ici, nous sommes à mille lieues de la vision des religions monothéistes qui considère la femme comme une sous-catégorie. Ici, la femme est un mal absolu qui dépasse de loin toutes les théories de supériorité. C’est une insulte au genre humain.

    Dans cet extrait, on apprend donc que la femme est complètement et définitivement impure. D’autre part, on peut, sous un certain angle, être d’accord avec ce pauvre homme. Si pour certains hommes, la femme n’est qu’un objet de plaisir et rien d’autre ? Effectivement, ils ne sont que des stupides. Mais s’ils ont de l’attirance pour les femmes et trouvent aussi auprès d’elles beaucoup de plaisirs partagés, ce n’est que la loi de la nature sinon que feraient les hommes entre eux ? Il va de soi que selon le bouddhisme, la notion du respect ne peut en aucun cas s’appliquer aux femmes : On ne respecte pas une ordure n’est-ce pas ?

    Dans le Canon Pali, qui est un des textes fondamentaux du bouddhisme (cité dans ‘‘Le Bouddha’’, Henri Arvon, PUF, 1972), le Bouddha lui-même ne cesse de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse des femmes : « Il faut se méfier des femmes. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »

    Vous constaterez aisément que l’auteur de ces paroles est un grand manipulateur et un imposteur. Il parle de vérité et de mensonge. Il affirme que les femmes mélangent la vérité et le mensonge. Y a-t-il de plus mensonger et de plus calomnieux que cette affirmation ?

    La prière la plus répandue des femmes est celle qui consiste à prier fort pour renaître homme. Toutes les autres injustices dont les femmes hindouistes souffraient, le bouddhisme ne les abolit pas et ne les change pas, sauf pour les aggraver.

    Les mouvements féministes, les progressistes et tous les humanistes de la terre entière doivent réunir leurs forces pour combattre avec abnégation et détermination ces religions rétrogrades et inhumaines.

  • Bonjour,

    Dans quelle partie du canon pali se trouve le texte :

    "Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme : « Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu’elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j’ai conseillé aux disciples d’éviter les femmes. »" (Le bouddha, Henry Arvon, PUF, 1972)

    Est ce que vous savez si Henry Arvon a mis une référence à ce sujet ?

    Et aussi :

    "Les femmes peuvent détruire les purs préceptes Elles s’écartent de l’accomplir des mérites et des honneurs En empêchant les autres de renaître au paradis Elles sont la source de l’enfer" (T. 11, p.543)

    Que signifie T.11 ?

    Merci d’avance.

  • Ce n’est pas seulement les femmes qui étaient opprimées sous le féodalismes des chefs religieux bouddhistes au Tibet !

    En 1953, les serfs, exploités par les moines, étaient environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000, et formaient la majeure partie de la population. Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

    Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente !

    Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

    Et tout ceci n’était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d’un homme lui faisant face, en signe de soumission !

  • Le bouddhisme présente la sexualité comme le principal ennemi…

    Voir cet interview du bouddhiste Bhante Gunaratana :

    Simon Alev : Pourriez-vous entrer un peu plus dans le détail des raisons pour lesquelles la sexualité doit être transcendée pour que l’on puisse progresser sur le chemin spirituel ?

    Bhante Gunaratana : Parce qu’aussi longtemps que vous êtes dedans, votre esprit est encombré, assombri et confus. Vous êtes plongé dans la jalousie, la peur, la haine, la tension et ainsi de suite - tous les soucis qui résultent du désir sexuel. Alors, si vous voulez être libéré de tout cela, vous devez d’abord vous débarrasser du désir sexuel. A vrai dire, certaines personnes n’aiment pas la phrase "se débarrasser de" ; certaines personnes préfèrent des mots comme "transcender" ou "transformer". Sûrement, disent-elles, nous pouvons transformer le désir sexuel en non-désir sexuel !

    Simon Alev : Quelles est la différence entre "transcender" et "se débarrasser de" ?
    Bhante Gunaratana : Certains termes sont plus proches du sens réel, et d’autres sont ce que l’on peut appeler des euphémismes, plutôt que des termes fortement négatifs. Ces gens aiment dire "transcender" ou "transformer" plutôt que "se débarrasser de" parce qu’ils aiment les mots enrobés de sucre. Ils se sentent mieux ainsi.

    Simon Alev : Mais ce dont vous parlez en fait, c’est de se débarrasser du désir sexuel ?

    Bhante Gunaratana : Exact. Mais quand vous dites "se débarrasser de" c’est si fort, si négatif, que les gens se demandent : "Comment puis-je me débarrasser de quelque chose ?". Alors que si vous dites "Transformons-le en quelque chose d’autre", eh bien il peuvent plus facilement l’accepter.

    Simon Alev : Dans les enseignements du Bouddha sur la sexualité, la sexualité était-elle considérée comme intrinsèquement négative ?

    Bhante Gunaratana : Le Bouddha a enseigné qu’aussi longtemps que l’on est engagé dans une activité sexuelle, on ne s’intéresse pas à la pratique de la vie spirituelle ; les deux ne vont tout simplement pas ensemble.
    Mais quand il a donné son enseignement graduel vers l’Eveil, il a dit aussi que la sensation de convoitise, de sexualité, comporte du plaisir. Il n’a pas nié le plaisir. Il y a du plaisir. Ensuite vous vous rendez compte que ce même plaisir devient déplaisir. Graduellement, alors que la fièvre initiale du désir sexuel s’estompe, les gens commencent à se quereller. Car du désir sexuel naît la peur, du désir sexuel naît l’avidité, du désir sexuel naît la jalousie, la haine, la confusion et le combat ; toutes ces choses négatives naissent du désir sexuel. Et par conséquent, ces choses négatives sont inhérentes au désir sexuel. Et si nous voulons nous en rendre compte, il n’est pas besoin de regarder plus loin que notre propre société. Ouvrez seulement les yeux et regardez autour de vous. Combien de millions de personnes se battent à cause de leur désir sexuel - maris, femmes, petits amis, petites amies, petits amis, petites amies, petites amies ?! Que vous soyez hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, cela n’a pas d’importance. Aussi longtemps que vous êtes dans ce désir, il est inévitable que vous ayez ces problèmes - dispute, déception, colère, haine, meurtre - tous sont impliqués. Alors, comme il a vu le problème inhérent à la sexualité, le Bouddha a dit qu’il était mieux de contrôler et de discipliner nos sens pour avoir une vie calme et paisible.
    Mais on doit le faire graduellement, lentement, avec discernement et pas abruptement. Cela ne peut pas être forcé. Il faut que ce soit fait avec une compréhension profonde. Si les gens ne comprennent pas cela et essayent de s’arrêter tout d’un coup, ils auront davantage de frustration, de peur et ainsi de suite. Et donc, dans son enseignement graduel, il a dit qu’au début il y a du plaisir dans les activités sexuelles, et puis qu’il y a des inconvénients, et puis qu’il y a des problèmes. Et ce n’est que quand vous voyez les problèmes qu’alors vous commencez à réaliser que ces inconvénients, ces négativités sont inhérentes à la sexualité - ils sont intrinsèques. Ces troubles, ces problèmes, sont intrinsèques au désir sexuel.

    Simon Alev : Particulièrement de nos jours, cela pourrait être considéré comme une vision très radicale.

    Bhante Gunaratana : Certainement. Mais vous savez, ce n’est que quand les gens se sont écartés de ces choses, ce n’est que quand ils sont restés éloignés de ce type d’enseignements et qu’ils sont partis à un million de kilomètres dans le temps et l’espace, que cela leur apparaît radical - quand ils se retournent et regardent la racine de leur problème. Ils ont tourné le dos si longtemps, sont allés si loin dans le temps et l’espace, que, quand ils regardent en arrière, ils pensent : "Oh, bon sang ! Comment puis-je m’en débarrasser maintenant ? Je suis allé si loin, je m’y suis plongé si profondément." Alors cela leur apparaît radical. Bien sûr que c’est radical !

    Simon Alev : J’étais en train de penser, pendant que vous parliez, que parce que vous avez passé si peu de temps sur le plaisir sexuel et tellement plus sur tous les inconvénients, beaucoup de gens...

    Bhante Gunaratana : Oui ! Pour si peu de plaisir, tant de souffrance, n’est-ce pas ?

    Simon Alev : Précisément

    Bhante Gunaratana : Vous avez raison. Les gens ne veulent pas y penser. Les gens veulent toujours entendre ce qu’ils aiment entendre. Mais nous ne voulons pas dire cela ! Que les gens l’aiment ou pas, nous voulons dire la vérité. Nous ne devrions pas avoir peur de dire la vérité. Que le monde l’accepte ou pas... Bien, c’est un autre sujet. Que pouvons-nous faire ?

    Simon Alev : Lorsque nous cherchions une citation du Bouddha concernant ses sentiments vis-à-vis de la sexualité, nous sommes tombés sur ce passage, de La Vie du Bouddha :

    " Homme malavisé, ce serait mieux pour vous (qui avez quitté votre foyer) que votre membre soit entré dans la bouche d’une vipère ou d’un cobra venimeux, affreux, plutôt qu’il ne soit entré dans une femme. Ce serait mieux pour vous que votre membre entre dans un four de charbons brûlants, flamboyants, rougeoyants, plutôt qu’il n’entre dans une femme.
    Pourquoi cela ? Dans les premiers cas vous risqueriez la mort et des souffrances mortelles, mais vous ne réapparaîtriez pas, à la dissolution du corps après la mort, dans un monde de privation, dans une destination malheureuse, en perdition, en enfer."

    CONCLUSION : c’est l’attirance du corps de la femme qui empuantit le cerveau de l’homme !!!!!

  • Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.

    Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s’agit d’une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d’un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques ; outre les revenus qu’ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .

    De son côté, dans « Visa pour le Tibet » Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d’une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l’égard des moines qui n’hésitèrent nullement à s’allier aux nobles pour les exploiter d’une manière scandaleuse. Son constat sur l’état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d’une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l’imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l’observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l’égard des religieux.

    Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l’Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l’instar d’un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l’Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s’était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).

    Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n’appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d’autres courtisans !

    Bernard Faure

  • À Bali, les femmes sont bannies des temples bouddhistes le temps de leurs règles. Elles n’ont pas le droit non plus d’entrer dans une cuisine et doivent porter les mêmes vêtements pendant toute la durée de leurs règles. Au Népal, les femmes sont même bannies de chez elles ! Les pays occidentaux ne sont pas épargnés par ces mythes d’une autre époque qui veut que les femmes réglées soient sales, impures et méritent donc d’être rabaissées pendant cette période de leur cycle. Ainsi, en Angleterre à la fin du XIXe siècle, le célèbre Bristish Medical Journal avait publié un ensemble de lettres de médecins qui assuraient qu’une femme, au milieu de son cycle, abîmait le jambon qu’elle touchait. Si cette croyance s’est depuis dissipée, il n’est pas difficile de voir que le sang menstruel est toujours frappé de censure dans nos pays. Il n’y a qu’à voir le liquide bleu qui s’y substitue dans nos fameuses publicités pour des serviettes hygiéniques.

  • Ainsi, en Birmanie, le bouddhisme n’adoucit pas les moeurs...

    Agé de 45 ans, le Vénérable Wirathu est moine bouddhiste à Masoeyein, monastère parmi les plus influents de Mandalay. Il s’est notamment fait connaître à travers la campagne « 969 », d’inspiration nationaliste et à qui il est fait le reproche de favoriser la diffusion de sentiments hostiles aux musulmans et à l’islam au sein de la majorité bouddhiste de la population. Lors des troubles en Arakan, l’an dernier, il avait pris la tête des moines réclamant la déportation des Rohingyas hors de Birmanie ; en octobre, il avait organisé les manifestations visant à empêcher l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) d’ouvrir un bureau de représentation à Rangoun. En 2003, sous le régime de la junte militaire, il avait été arrêté et condamné à vingt-cinq ans de prison pour incitation à la haine entre les communautés religieuses et avait recouvré la liberté en janvier 2012.

    En 2003, sous le régime de la junte militaire, il avait été arrêté et condamné à vingt-cinq ans de prison pour incitation à la haine entre les communautés religieuses et avait recouvré la liberté en janvier 2012.

    Selon Human Rights Watch, un nettoyage ethnique a lieu dans l’État d’Arakan depuis juin 2012, différents charniers y ont été découverts.

    Depuis plusieurs années, le mouvement bouddhiste fasciste Ma Ba Tha attise les discours anti-musulmans à travers le pays, via les réseaux sociaux, provoquant campagnes de diffamation et de boycott, incendies de mosquées et assassinats de musulmans birmans, notamment des Rohingyas, une minorité de l’ouest du pays, fortement persécutée.

    Le Mouvement 969 est un mouvement bouddhiste extrémiste et anti-musulmans, dirigé par Ashin Wirathu, qui est à l’origine d’émeutes ayant provoqué des incendies de mosquées, d’écoles et de magasins. Plus de quarante personnes ont été tuées fin mars 2013 à Meiktila. Considérant l’Islam comme une menace pour la Birmanie, très majoritairement bouddhiste, le mouvement s’en prend à la communauté musulmane et particulièrement à la minorité Rohingya, afin de « protéger l’identité bouddhiste ».

  • L’histoire religieuse du Bouddha ne cesse de placer la femme comme une inférieure au plan civil comme religieux. Sa mère, la reine du Magadha devenue veuve, souhaite devenir nonne dans sa nouvelle religion et emmener avec elle toute une série de princesses. Il commence par refuser et ne se laisse plier que par les supplications de son disciple servant Ananda. Mais il impose pour les nonnes des règles beaucoup plus strictes qu’aux moines. Et il affirme que le fait d’avoir choisi d’intégrer les femmes diminuera la période durant laquelle les mystiques pourront vivre sous la loi religieuse : 500 ans au lieu de 1000 ans. Une punition pour avoir cédé aux femmes en les acceptant. Admettre les femmes n’était cependant pas leur reconnaître une pleine égalité avec les hommes.

    Le Bouddha ne remit pas plus en question les castes qu’il ne bouleversa l’ordre social indien en rehaussant le statut des femmes. Le code de discipline des nonnes (Bhikshuni-vinaya) et ses commentaires les placent en effet systématiquement à un rang inférieur. Ainsi, " une nonne ordonnée depuis cent ans doit se prosterner aux pieds d’un moine ordonné le jour même ". Ce glissement du social dans le religieux est aussi vraisemblablement à l’origine du principe selon lequel seul un homme peut atteindre l’état de Bouddha, les femmes ne pouvant prétendre qu’aux premiers degrés de l’éveil spirituel.

    Les propos négatifs à l’égard des femmes auraient été proférés par Bouddha au bord de l’agonie et ont été consignés dans les soutras , ils ont fortement influencé la rédaction des codes civils et contribuent largement au maintien du statut d’inférieure à la femme religieuse ou laïque en pays bouddhistes.

  • La tradition rapporte que le Bouddha refusa initialement, dans l’ordre qu’il venait de fonder, sa propre tante et mère adoptive, Mahâprâjapati. C’est après l’intervention réitérée de son disciple et cousin bien-aimé Ânanda que le Bouddha aurait fini par consentir à accepter l’ordination des femmes, non sans imposer à celles-ci quelques règles particulièrement sévères (en raison de l’extrême imperfection féminine). En outre, il prédit que, du fait de leur présence, la Loi (Dharma) bouddhique était condamnée à décliner au bout de cinq siècles.

    En théorie, le principe de non-dualité si cher au bouddhisme Mahâyâna semble pourtant impliquer une égalité entre hommes et femmes. Dans la réalité monastique, les nonnes restent inférieures aux moines, et sont souvent réduites à des conditions d’existence précaires. Avec l’accès des cultures asiatiques à la modernité, les nonnes revendiquent une plus grande égalité. Toutefois, leurs tentatives se heurtent à de fortes résistances de la part des autorités ecclésiastiques. Tout récemment, les médias ont rapporté le cas d’une nonne thaïe physiquement agressée par certains moines pour avoir demandé une amélioration du statut des nonnes.

    Le bouddhisme a par ailleurs longtemps imposé aux femmes toutes sortes de tabous. La misogynie la plus crue s’exprime dans certains textes bouddhiques qui décrivent la femme comme un être pervers, quasi démoniaque. Perçues comme foncièrement impures, les femmes étaient exclues des lieux sacrés, et ne pouvaient par exemple faire de pèlerinages en montagne. Pire encore, du fait de la pollution menstruelle et du sang versé lors de l’accouchement, elles étaient condamnées à tomber dans un enfer spécial, celui de l’Etang de Sang. Le clergé bouddhique offrait bien sûr un remède, en l’occurrence les rites, exécutés, moyennant redevances, par des prêtres. Car le bouddhisme, dans sa grande tolérance, est censé sauver même les êtres les plus vils...

  • Certains attribuent une position différente à Nichiren ? Plus tolérante vis-à-vis des femmes, non ?

  • De nombreuses fois cet enseignement de Nichiren désigne les mauvais hommes, les personnes en proie au désir de femme (Icchantika) dans le même sac que les femmes, tout en admettant que les femmes puissent parfois accéder au bouddhisme !

    Nichiren précise :

    " Je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu’il fallait persévérer sur la voie qui mène à la bouddhéité. "

    Dans le "Traité sur le sens de la substance", Nichiren écrit : "Même les femmes, même les mauvais hommes obtinrent l’attestation de la fleur du lotus du Bouddha originel".

    Par contre dans la vie réelle, la femme n’existe que pour l’homme :
    " Une femme est comparable à l’eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une flèche, elle a besoin d’être ajustée à l’arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail. Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son destin est lié à celui de son mari. " Extrait de L’Offrande d’un Kimono d’Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo)

  • Mais il existe aussi des moines bouddhistes femmes ?

  • Oui, elles existent mais sont très peu nombreuses, très combattues et n’ont pas les mêmes droits.

    Les spécificités de l’ordination féminine sont la durée plus longue du noviciat obligatoire et la double ordination par les sanghas des deux sexes. Selon la tradition, le noviciat d’au moins deux ans fut imposé pour leur permettre de déterminer avec plus de certitude si elles étaient faites ou pas pour la vie monastique.

    Les moniales commencent théoriquement par être shramanerika et observent les dix préceptes. Elles doivent en principe obtenir le consentement de leurs parents et de leur mari, bien que ce ne soit plus toujours le cas lorsque cette exigence contrevient aux lois locales concernant la liberté de religion. À dix-huit ans, elles entament une seconde étape de noviciat et deviennent shikshamana pour deux ans, ajoutant six règles aux dix préceptes d’origine. En fait, de nos jours beaucoup entrent dans les ordres à dix-huit ans passés et deviennent donc directement shikshamana sans passer par le stade de shramanerika. Durant ces deux années, la novice est sous la responsabilité d’une formatrice appelée upadhyayini. Son stage achevé avec succès, elle est ordonnée en principe par dix moniales ayant au moins douze ans d’ancienneté, puis par des moines.

    Bouddha posa comme condition qu’elles acceptent les huit règles suivantes :

    1. Une moniale s’incline toujours devant un moine, même si elle est bhikkhuni depuis cent ans et qu’il vient juste d’être ordonné.

    2. Une moniale ne doit pas passer la retraite de la saison des pluies dans un district où il n’y a pas de moine.

    3. Les dates des uposathas sont déterminées par les moines ; lors des uposathas de demi-mois, les moniales doivent demander aux moines de leur adresser un prêche.

    4. À la fin de la saison des pluies, les moniales doivent se confesser devant les moines et les moniales assemblés.

    5. Une moniale ayant commis une faute grave doit être disciplinée (manatta) par les moines et les moniales.

    6. Une moniale doit observer les préceptes (de novice) durant deux ans [au lieu d’un pour les moines] avant de pouvoir être ordonnée par les moniales et les moines.

    7. Une moniale ne doit jamais dire du mal d’un moine ou l’insulter.

    8. Une moniale ne peut pas faire de reproches à un moine, mais un moine peut lui faire des reproches.

  • Si les moines bouddhistes observaient 217 règles, les nonnes de leur côté devaient se conformer à 311 préceptes dont les Huit Grandes Conditions. Ces Huit Grandes Conditions dont l’acceptation a été la condition préalable à l’ordination de Mahapajapati et à l’établissement de l’ordre des nonnes étaient :

    1. Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.

    2. Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.

    3. A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.

    4. A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.

    5. Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.

    6. L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).

    7. En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.

    8. Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.

  • De toutes manières, devenir moinesse bouddhiste n’est pas plus un idéal qu’être cloitrée sous le christianisme !!!

  • En Chine, deux anciens moines du monastère de Longquan ont diffusé un rapport détaillé sur les réseaux sociaux dénonçant un moine bouddhiste accusé d’agresser sexuellement des nonnes. Le dignitaire aurait affirmé à de jeunes nonnes que le rapport sexuel était une forme de purification par le contact physique, et qu’il s’agissait d’une partie de leur apprentissage religieux.

    Pour un moine bouddhiste accusé combien sont protégés par les silence des croyants craignant de discréditer leur religion ?....

  • Je ne retiens qu’une chose au sujet de Shakyamuni : il demandait que chaque femme, indépendamment de son degré de sagesse, se courbe pour saluer un moine, quel que soit son rang ou son ancienneté. Tous les autres arguments sont réfutés pour des motifs tels que la culture, l’époque, le contexte, etc.

    Et pourtant, on dit qu’il avait atteint l’Illumination. Qui lui a décerné son brevet d’Illumination ? Les femmes doivent cesser de se quereller au sujet des institutions masculines bouddhistes. Le machisme est tel dans toute la société qu’elles n’ont rien à gagner à essayer d’être admises dans les monastères. Elles doivent prendre modèle sur les béguines. Si elles sont solidaires les unes des autres dans ces "béguinages", elles pourront vivre décemment.

    Mais je fais la différence entre les hommes et les enseignements des spiritualités. Etant donné que je ne crois pas à cette fameuse Illumination, je considère que prendre un moine en défaut pour déclaration machiste est facile, la qualité de son discours pouvant par ailleurs être irréprochable.

    Une note au sujet du Sutra du Lotus : il a été mis par écrit plusieurs siècles après la mort de Shakyamuni, donc il est inutile de défendre Shakyamuni sur la base du Sutra du Lotus. C’est parler sans base. Nichiren, même si je le respecte, a fait des déclarations qui me paraissent peu solides, mais il a bâti sa religion sur des livres ; si les livres contenaient des erreurs ou des mensonges, il ne pouvait pas le savoir. Donc, personnellement, je ne suis jamais inconditionnelle de personne. Si je lis une chose douteuse, peu importe l’auteur, je l’ignore. Les livres ne sont pas parfaits juste parce qu’ils sont vieux.

  • Dans un entretien paru dans le quotidien Metro le 7 juillet 2005, le Dalaï Lama estimait que "ces évènements [comme le tsunami] se produisent à cause du karma de chacun" et que "ceux qui ont péri durant le tsunami avaient un mauvais karma".

    L’obscurantisme du Dalaï Lama est à rapprocher de celui de quelques responsables musulmans du Sri Lanka pour lesquels le tsunami était, cette fois, dû au manque de foi des musulmans. Dans le même registre doivent être classés les propos démentiels de quelques rabbins comme Ovadia Yossef qui considèrent que le génocide juif perpétré par les nazis procède des péchés des juifs eux-mêmes. Mais ces sentences insupportables ne peuvent constituer une surprise pour quiconque a lu la Bible : l’Ancien Testament regorge de cataclysmes et de massacres décidés par "Dieu" afin de châtier l’espèce humaine pour son impiété.

    N’oublions pas que l’expression « holocauste » pour le génocide juif, tel qu’il est employé par les chefs religieux juifs, signifie que, derrière les nazis, il y avait la bras punitif du dieu des Juifs !!!!

  • Le nombre de pratiquants du bouddhisme est en chute libre en Thaïlande, la faute à un clergé plus opulent qu’exemplaire.

    Les temples sont désertés, notamment dans les campagnes.

    L’enrichissement des moines est en ligne de mire. Comme le montrent de nombreuses archives, le double discours de bonzes prêchant le renoncement et gagnant dix fois plus d’argent qu’un pêcheur local agace beaucoup de Thaïlandais. En 2003 déjà, un article de la Far Eastern Economic Review évoquait le problème : « le consumérisme rampant a créé un complexe d’infériorité parmi les moines, notait la revue. Beaucoup considèrent que l’argent et le pouvoir permettront de préserver leur statut dans la société moderne. »

    Les scandales se multiplient.

    Ainsi, le moine supérieur de la pagode Dhammakaya près de Bangkok avait le goût des préoccupations bien terrestres : avec deux collègues, il a été inculpé de fraude suite au détournement de 2,3 millions d’euros. Mais une ex-Miss Thaïlande est venue à son secours...

    Ce n’est pas le premier accroc au clergé bouddhiste en Thaïlande : prise d’otages au Parlement en mai 2002 par un moine, la belle vie avec des call girls, viol ou encore des richesses peu compatibles avec l’amour et l’eau fraîche, les vertus supposées du bouddhisme...

    Source : Le Monde et AFP 12 septembre 2002

    Et maintenant, le scandale atteint la haut hiérarchie : voir ce reportage de RFI

  • Pas plus que les autres dans le monde, les religions de l’Inde ne sont pas ouvertes aux femmes : des dizaines de milliers de femmes forment une chaîne humaine pour défendre leur droit à entrer dans un temple hindou et des heurts violents ont lieu contre ces femmes.

    De nombreux temples ou pagodes bouddhistes sont interdits aux femmes.

    On remarquera que, nulle part au monde, il n’existe de religion propre aux femmes alors que de nombreuses religions sont quasi réservées aux hommes !!!

  • Des religieux d’Inde sont prêts à mourir pour empêcher les femmes, impures disent-ils, d’entrer dans les temples bouddhistes et des femmes prêtes à mourir pour y entrer !!!

    La religion n’est pas une philosophie qui libère !!! Ni de la violence ni de l’oppression !!! Et surtout pas celle des femmes !!!Des religieux d’Inde sont prêts à mourir pour empêcher les femmes, impures disent-ils, d’entrer dans les temples bouddhistes et des femmes prêtes à mourir pour y entrer !!!

    La religion n’est pas une philosophie qui libère !!! Ni de la violence ni de l’oppression !!! Et surtout pas celle des femmes !!!

    Quant au pouvoir indien, il réprime, c’est tout ce qu’il sait faire !!!

  • Bonsoir à tous. Je suis professeur de religion catholique et, dans le cadre de la création d’un dossier que je souhaite créer sur la condition des femmes réglées et le point de vue des différentes religions à ce sujet, je suis tombée sur votre Forum. Je voudrais avant tout vous remercier car, grâce à vous, j’ai beaucoup appris ces dernières heures (heures, oui, car j’ai lu chacun de vos articles ou commentaires avec beaucoup d’attention !). J’ai fait un "copier/coller" de nombreux extraits afin d’approfondir mes recherches ; il me semble en effet qu’un sujet aussi vaste mérite d’être analysé sous différents angles, avec différentes sources et un esprit critique (dans le sens intellectuellement positif, vous l’aurez compris). Après tout, nul ne peut nier qu’internet peut se révéler une formidable source d’informations comme un gigantesque piège de désinformation...
    Je voudrais ajouter que, ce qui m’a marquée dans vos réactions, c’est le caractère manichéen de nombre de vos paroles. En effet, j’ai souvent eu l’impression que l’on présentait les choses soit tout en blanc, soit tout en noir. Or, selon mon expérience et mon point de vue (qui n’engagent que moi), le monde est fait de nuances. J’aime beaucoup le symbole du Yin et du Yang car il met en valeur cette nuance : toute lumière a sa part d’ombre et toute obscurité a sa part de lumière.
    Mes connaissances du bouddhisme et de son histoire son bien insuffisantes (pour ne pas dire limitées à ce qu’on en dit) que pour me permettre d’évaluer la véracité de vos dires (d’où mes multiples notes). Cependant, je veux croire qu’au sein de l’horreur dépeinte, qui, somme toute, est l’oeuvre d’Hommes, comme vous et moi, subsistent des zones éclairées. Et c’est sur elles que j’ai envie de m’attarder. Bien loin de moi l’idée de nier la nécessité de dire stop aux massacres, aux injustices, aux discriminations, etc. Mais dans cette société dirigées par les médias et la volonté des multinationales, de leur lobbying et de leur marketing, j’ai envie de croire qu’il reste à chacun d’entre nous certains dons (de Dieu ou de la nature, selon les convictions) dont seule l’humanité profite : la capacité de réflexion, de communication et, l’un des plus essentiels à mes yeux, le libre-arbitre. Dès lors, et sans jugement à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme moi, je fais mon petit marché à travers les différentes religions et philosophies que je croise sur mon chemin. Je crois que Dieu existe, et que son nom est Amour. Je crois que nous sommes nés avec un haut potentiel (souvent hautement sous-exploité), bon comme mauvais, et qu’il nous appartient de choisir notre camp et de mener notre vie selon ce choix. J’ai choisi la lumière, j’ai choisi de servir cet Amour, de manière inconditionnelle et bienveillante, et pour atteindre cet objectif, je m’ouvre à tout ce qui peut me paraitre pertinent. Au fond, les messages "sacrés" sont souvent sensiblement pareils (ou alors c’est mon "filtre positive attitude" qui veut ça ??). Cependant, les Hommes qui nous dirigent ou qui ont pris la tête de mouvements religieux ou philosophiques, ne sont que des Hommes et le message qu’ils véhiculent est régulièrement incohérent, voire aux antipodes de la pensée initiale. Doit-on dès lors abandonner ce que nous avons ressenti comme juste ? N’est-ce pas une ultime victoire pour ceux qui ont choisi la voie du mal que d’occulter les enseignements positifs. Et si, au sein d’un discours se dissimule ne fut-ce qu’un pensée qui nous fait raisonner, doit-on culpabiliser de la retenir ou l’effacer comme si elle n’avait pas existé ?
    Je crois profondément que le savoir ET l’amour sont les armes les plus puissantes contre l’obscurantisme. Après tout, sans amour, vous ne pourriez ressentir d’indignation à l’égard des opprimés, si ? Et sans connaissance, vous ne pourriez même pas envisager la moindre conversation destinée à engendrer une réflexion positive en vue d’une évolution positive.
    Pour que le combat soit juste, je pense important de garder les yeux et l’esprit grand ouverts, et de multiplier angles d’analyse en acceptant que la leçon à retenir est parfois celle qui nous apparait comme la plus improbable car dissimulée au sein du brouillard des émotions.

    Je vous souhaite à tous de trouver la sérénité et de profiter d’une vie longue et heureuse. Je vous souhaite la paix intérieure, l’amour et la réussite dans chacune de étapes de cette vie (et des suivantes).

    Bonne continuation

  • Le bouddhisme n’adoucit pas plus les mœurs que les autres religions, du moins dans leur version intégriste !!!

    Deux cents morts au moins au Sri Lanka dans des attentats suicides d’intégristes bouddhistes contre des catholiques (ils sont 6 ou 7% de la population sri-lankaise), alors que ces dernières nnées ils ne s’en prenaient qu’aux musulmans !!!

  • Lors d’une interview récemment accordée à la BBC, un journaliste a demandé au Dalaï-lama s’il était possible qu’une femme reprenne ses fonctions.

    « Si une femme me succède, elle devra être très, très séduisante », répond le Dalaï-lama.

    Chacun appréciera la misogynie du propos.

  • Le Bouddhisme Vajrayana (apparu en 800), est plus radicale que les 2 autres bouddhismes, en intégrant des images fortement érotiques entre des incarnations mâles et femelles de Bouddha. Donc il est pas étonnant que le Dalai-Lama sorte ça. En revanche, les Tibétains ne sont pas des gens si tolérants que ça. Leurs bouddhismes a très tôt servi a constituer leurs institutions politiques, qui fut remplies de luttes sanglantes pour le pouvoir. De même, les Mongols ont tentés de réarranger les structures politico-religieuses du Tibet pour les stabiliser. Cependant, après la chute de l’Empire Mongol en 1294, le TIbet redevient indépendant, et les luttes fratricides reprennent.
    Il faut comprendre qu’il y a 3 bouddhismes, tout comme 5 formes de christianismes et donc ne pas les mélanger. Je ne suis pas un adepte du Vajrayana, mais même la il faut rester le plus neutre possible. Et sinon Robert Paris tu vas bien ? (le modérateur)

    • Pour ce qui est de rester neutre, ce n’est pas mon fort, mais je reste... zen... On finira bien par débarrasser l’humanité de ses oppresseurs et, du coup, ses endormeurs se feront moins nécessaires !

    • Je rectifie une erreur de ma part. Le Bouddhisme Mahayana apparaît en Inde autour du 1-2ème siècle, et le Vajrayana apparaît au IVÈme siècle.
      En revanche, le Mahayana s’installe en Asie de L’Est au 5ème siècle et le Vajrayana au Tibet au 8ème siècle.
      MDR tu es pas zen, puisque tu n’es pas Mahayana (Mahayana = Zen) !!! HAHAHAH Je ne pense pas que tu sois adepte de L’idée que Bouddha est ’’DIeu’’. XD
      Quand a l’idée que tu te fais de l’Humanité et de son avenir, tu es très optimiste !!! Mais que veux-tu dire par ses endormeurs ???

  • La religion est l’opium du peuple, les voilà les endormeurs !

  • Mais les religions ne touchent pas que des endormis ! Le zen est à l’origine la philosophie dédiée aux samouraïs du Japon féodal !!!

  • Je répond face aux faits qu’étrangement, tu fais un blocage dogmatique sur le phénomène religieux malgré le fait que tu es acquiescé ce que j’avais dit plus haut !

    C’est une chose de ne pas être croyant, c’en est une autre que de marteler systématiquement une erreur alors que le problème est plus complexe que cela.

    Mais d’ailleurs, tu ne pourras jamais faire mourir les religions, si c’est ce que tu veux, car rien n’est objectivement supérieur a ce système symbolique d’Idée, MÊME les athées l’Admettent, je pourrais citer Sponville, Onfray, ou encore Saint-Simon. On ne peut vivre sans croyance.
    J’ai toujours ignoré Karl Marx, car l’essentiel des marxistes se comportent comme les religieux qu’ils critiquent, et pour l’essentiel, des religions abrahamiques. Étrangement, cet idéologie matérialiste a réussi a fédérer des gens exactement comme des religieux, avec les mêmes tics, les mêmes défauts de conception, et d’Idéologie. Et en général, leurs critiques ne sortent pas plus loin que le Manifeste du Parti Communiste.

    En quoi, donc au final, peut-t-on dire que ces gens sont fondamentalement différents des religions qu’ils exècrent ? En rien. Remplacer Dieu par la Matière, des dogmes par d’Autres, on en revient a la même chose au final. Remplacer une idéologie qui inclut le sacré dogmatiquement par une autre idéologie qui exclut le sacré dogmatiquement ? Il n’y a pas d’autre chose que La matière, et Marx est son prophète, cela ne te rappelle rien ?
    Pour le reste, autre conseil, évite de confondre les bouddhismes. Il y en a 3. _
    Quand a une critique plus directe du Dalai-Lama, je rappelle que son pouvoir est bien moindre aujourd’hui, et qu’Il est lui-même contestable et contesté au sein même de sa communauté.

    Tu oublies une chose, tous les bouddhismes peuvent être critiqués librement et ouvertement, mais je t’invite a critiquer en connaissance de cause, en lisant des textes et des ouvrages. J’ai lu Marx avant de le critiquer, et a vrai dire, j’étais complètement indifférent a son discours. Mais une fois je suis tombé par hasard avec des sympathisants communistes... et j’Avais l’impression que tomber sur des consanguins sectaires tribaux et dogmatiques (en cela, je me demande en quoi ils se différencient réellement des extrémistes religieux)... A méditer...

  • Oui, j’ai vu ça ! Mais en revanche Robert Paris, j’ai juste pas compris en fait pourquoi tu était aussi tendu sur le bouddhisme ? Je pense que le vrai problème est le dogmatisme, tout simplement. Et le dogmatisme, malheureusement, existent dans toute les productions conceptuelles humaines.

    Ça existe dans les religions, idéologies, philosophiques, même la science. Des scientifiques ont fait fermés des labos de d’autres scientifiques simplement parce qu’ils étaient pas d’accord sur des interprétations d’expérimentation. Laisser croire qu’elle est d’origine est faux. A la fois par pur logique mais aussi historiquement.

    Les religions de la Préhistoire n’avaient pas de dogmes, et d’ailleurs, même aujourd’hui, seuls les religions abrahamiques ont des dogmes !!

    Des gens entre eux, simplement en discutant, peuvent arriver a devenir violents, agressifs, voir s’entretuer sans nécessairement impliquer la religion.

    C’Est surtout ça que je voulais souligner car si tu penses réellement que le dogmatisme vient du religieux tu aurais tort de le faire.
    Des artistes entre eux peuvent être aussi dogmatiques.

    A bon entendeur Robert Paris !

    Bonne journée !

  • Le dogmatisme est un qualificatif d’un mode de pensée. La religion est uns institution sociale. On ne peut mettre les deux en parallèle ainsi. Cette dernière n’est pas simplement issue du fonctionnement intellectuel des hommes. Il y a la société qui interfère. Ce n’est pas juste l’individu face à la collectivité. C’est l’individu comme produit d’une vie sociale !

  • « Mais en revanche Robert Paris, j’ai juste pas compris en fait pourquoi tu était aussi tendu sur le bouddhisme ? » dites-vous ! Seulement à taper sur le bouddhisme, le Robert Paris !!!

    Cela prouve que vous n’avez pas lu trop en détails ce site...

    Toutes les religions et tous les Etats bourgeois sont unis contre les femmes !!!

    La religion judéo-chrétienne contre les femmes

    Société, religion et sexualité

    D’où viennent les religions

    Et l’Eglise

  • C’est vrai, a vrai dire je suis allé sur ce site A TOUT HASARD, parce que je cherchais justement des saloperies sur le bouddhisme et les femmes (car contrairement a ce qu’on pourrait penser, je suis très auto-critique).
    Un de mes plaisir est de révéler toute les saloperies et les tabous qu’on cache dans le monde, que ça soit les religions, les états, L’histoire etc...
    Donc j’ai trouvé plusieurs sites, dont le tien, et je me suis mis a écrire sur un forum (ce que je ne fais jamais d’habitude...)
    Pour de vrai, je suis le premier étonné moi-même de continuer a écrire sur un forum, alors qu’En général j’en suis complètement indifférent. Mais bon, je trouvais intéressant de voir qu’un site avait un point de vue critique sur le bouddhisme. Après vu le titre ’’Matière et Révolution’’ je me doutais du ’’matérialisme derrière’’ mais ça m’a surpris de voir qu’On pouvait mettre autant d’effort pour un forum d’idées... !!!
    Je vois ça un peu comme un genre de jeu interactif. Étrange. Je dois reconnaître que le forum est en revanche très fourni et complet. Les explications sont détaillés, c’Est classé par thème. Il y a même une bibliographie. Je tombe par hasard sur ce site peut-être aussi parce que je m’ennuyais un peu (si je veux vraiment être honnête).
    Mais bon, j’ai décidé de jouer a ce jeu avec toi, alors je vais le faire !!!

    Toute les religions et tous les états bourgeois sont unis contre les femmes ? Taoïsme, Religion Amérindienne, Jaïnisme sont 3 religions qui portent a faux ce que tu dis. Et j’en avais déjà parlé plus haut sur ton forum.

    En revanche, tous les états bourgeois sont contre les femmes ?? Si je dis que la Reine d’Angleterre, et certaines autres des Pays-Bas, Suède sont des femmes choyées ?
    En contre argument, on pourrait dire qu’elles sont des exceptions confirmant la règle ?
    Mais je pourrais dire que la condition féminine varie d’un pays a l’Autre. En Islande par exemple, il fait bon vivre d’être une femme, égalité salariale, politique, sociale réelle. Pourtant c’Est un pays de culture luthérienne, on pourrait dire que c’est un état bourgeois. D’ailleurs Katrín Jakobsdóttir est la première ministre ce pays, féministe et lesbienne assumée devant tout le monde. Donc je tend a relativiser cette affirmation que les états bourgeois sont contre les femmes, ne serait-ce que par cet exemple.
    Je tend a dire que l’Histoire n’Est faite que d’Exceptions et que chaque pays est unique en un sens. On peut faire des corrélation, trouver des similitudes mais aussi des différences.

    La religion judéo-chrétienne ? LES religions judéo-chrétiennes. Bon je te fais un cours vite fait. Retiens avant de critiquer
    Orthodoxie - Catholicisme - 3 protestantismes (Calvinisme, Luthéranisme, Anglicanisme (Évangélistes sont des anglicans..)) Et le Judaïsme
    Les théologies de ces religions relèguent la femme dans un rôle second, sauf des martyres, vierges, saintes, etc... Sur ce point, tu as raison d’un point de vue normatif, pas d’Un point de vue absolue en ce qui concerne les courants ésotériques contemplatifs et pacifiques.
    Même la, Les luthériens sont les chrétiens les plus tolérants aujourd’hui ? En Suède, une femme peut devenir pasteur, mariée, lesbienne, au su et au vu de toute la communauté sans être inquiétée pour sa vie ou sa réputation.

    Ma conclusion est donc la suivante : la nuance et l’ambivalence. Et peut-être ne pas universaliser les problèmes spécifiquement français si on se veut vraiment internationaliste.

    Question : Robert Paris, qu’est-ce qui te motive a faire ce forum ?

  • Je suis une femme et les femmes doivent arrêter de dire que le bouddhisme et les religions respectent les femmes, qu’on n’est pas assez subtils pour comprendre les enseignements, que c’était culturel, etc. Les religions devraient avoir pour objectif d’améliorer la qualité de vie des gens, sinon à quoi bon. Nier que tous ces vieux écrits leur nuisent, c’est rester sous l’emprise du patriarcalisme qui a assez duré. Personne n’est obligé de dire qu’elle (il) appartient à une religion. La spiritualité et la religion sont deux notions différentes. Les femmes doivent construire quelque chose à côté des religions existantes. C’est pourquoi j’ai créé "la communauté de La Loi Merveilleuse" avec le site web du même nom. Je vous invite à le lire, les textes que je sélectionne sont de qualité par eux-mêmes, l’auteur est secondaire. Le Dalaï Lama est un cas grave, je l’admets, mais Nichiren est considéré comme un bouddha par la Nichiren Shoshu. De là, aucun écart ne lui serait permis, comme pour Shakyamuni le bouddha en Inde ; seulement, si on considère que ces deux personnes sont de simples humains qui ont suivi les croyances de leur temps, alors on peut prendre ce qu’ils ont écrit de bien et rejeter le reste. Pour Shakyamuni en fait, on n’a rien d’absolument certain le concernant, seulement des ouïe-dire. Le sutra du lotus a été écrit bien après lui. En résumé, si les femmes arrêtaient de se flageller, ni le christianisme, ni le bouddhisme n’existerait aujourd’hui ; les édifices religieux sont remplis à 80% de femmes. Maintenant que nous savons lire, nous n’avons plus d’excuse, disons NON et faisons autre chose.

    • Je suis un homme et je vous soutient quand vous dites que les femmes doivent cesser de se placer derrière mais les femmes n’ont pas besoin de théories religieuses pour se libérer : il leur faut une sacrée... révolution sociale et politique pour en finir en même temps avec le patriarcat et le capitalisme car ce dernier tient au patriarcat !

    • Et que répondriez-vous aux femmes qui se sentent libérer GRÂCE à des religions ? Ne sont-elles pas elle aussi libre de choisir ce qui semblent bon pour elles ?
      Les femmes sont des êtres humains comme les autres, donc justement chacune d’entre elles devraient avoir le droit de décider de ce qu’elles veulent pour elle-même sans se faire moraliser par des hommes.. ou d’autres femmes !!!
      Tout simplement ! Si une femme veut croire, c’est son affaire ! Si elle ne veut pas croire, c’est son affaire aussi !

    • Et non, la spiritualité et la religion ne sont pas différentes. La spiritualité est une composante de la religion.

    • Ce que vous dites cher Quetzalcoatl n’est propre aux questions des femmes, c’est vrai de tout individu mais cela ne règle aucune question car tout problème pourrait recevoir votre réponse : si quelqu’un a envie de penser que la Terre est plate il en a le droit, non ?!!!

    • C’est un problème complètement différent.
      La question religieuse est une question existentielle et philosophique, à savoir donner un sens à son existence. Ça n’a absolument rien de scientifique ! La question ne peut donc pas être tranchée par un VRAI/FAUX de manière dichotomique !!

      Tandis que la croyance dans la Terre plate relève d’un point de vue phénoménal, donc mesurable. Elle est erronée parce qu’on peut mesurer, le volume, la taille, la superficie, la forme de la Terre. Personne ne peut dire ce qu’est le Bien ou le Mal en absolu. Il n’y a que des propositions invérifiables en dernière instance. Personne ne peut dire si l’univers a une origine divine ou pas. Ce sont des phénomènes qui ne peuvent être mesurées ou quantifiés, mais sont qualifiables en revanche.

      Et si tu veux une vérité qui te fera mal. Le paradoxe est que ce sont les athées américains qui ont paradoxalement réactivés cette thèse sans le vouloir !

    • Et d’ailleurs, les gens ont le droit de croire en ce qu’ils veulent. C’Est ce qu’on appelle dans le bouddhisme la ’’liberté naturelle de L’esprit’’.
      SI les gens font des erreurs, c’est par des débats qu’il faut les faire changer. Pas en les méprisant !

  • Il ne faut surtout pas opposer la femme à l’homme ni l’homme à la femme. Sans femme pas d’homme et sans homme pas de femme !

  • Oui mais... Sylvain, vous qui défendez le bouddhisme, ne devriez-vous pas lui dire cela plutôt que le dire à Matière et Révolution ?!!! Qui isole les hommes des femmes ? Qui affirme que la femme est le mal de l’homme ? Qui prévoit des règles opposées pour hommes et femmes ?

    • Le bouddhisme n’affirme PAS que la femme EST le mal de L’homme. Ça c’est une conception chrétienne que tu as.
      Le bouddhisme affirme que la femme peut faire générer des désirs érotiques chez l’homme (en ce sens le bouddhisme, contrairement aux religions abrahamiques, ne rejette pas la nature) car biologiquement on est construit ainsi comme espèce afin de survivre. La reproduction sexuée selon le biologiste Leigh Van Valen une des meilleurs stratégies de survie.
      Simplement, Bouddha considère que cela déconcentre les hommes car ça les rend instable psychologiquement et potentiellement dangereux (comment tu expliques les viols justement, manipulation, la drague est une manipulation...), et que donc, la solution est justement de se détacher des choses de ce monde qui sont amenés a changer et disparaître pour cultiver son esprit et aller au-dela.
      Donc la responsabilité de potentiels crimes sont bien la faute de celui qui a imaginé trop de fantasmes sur la personne, pas la personne en question. C’est a généraliser également pour toute personne qui s’Imagine des désirs sur les autres, peu importe leurs sexes !

      De plus , seul les bhikkhu et bhikkunis ont cette obligation stricte POUR justement éviter que ça arrive entre moines, car effectivement cela reste des humains, et donc ils peuvent aussi être tentés. C’est bien cela la cohérence des 3 formes du bouddhisme, c’Est justement d’admettre L’imperfection du samsara, et donc éviter les idéalismes exacerbés, qu’On peut trouver chez Marx ou Saint Paul qui nous vante un possible paradis terrestre qui n’existera jamais, les uns prétendent que c’Est possible (la société sans capital) ,les autres dans une personne divine (Jésus)".

      Mais bon, ton blogue c’est le Dalai-Lama, donc tu parles du Vajrayana (ta critique au fond ne s’applique qu’a une des 3 formes du bouddhisme), mais même la, ça se discute.
      Le Bouddhisme Vajrayana reste non dogmatique malgré tout.

  • cher Quetzal
    tu écris :
    « Il n’y a que des propositions invérifiables en dernière instance. »

    C’est un point de vue parfaitement métaphysique et antiscientifique !

    En somme ta conception de la philosophie s’oppose à toute connaissance !

    • Pas du tout. Tu réduis volontairement ta compréhension afin de faire croire que ma proposition est nihiliste. Je dis qu’il n’y a que des propositions invérifiables sur la morale, que je prenais comme exemple. Personne ne peut dire en absolu ce qui est BIEN OU MAL !

    • La morale pure est non seulement invérifiable mais sans objet, mon cher Quetzal.

    • 1. Je n’ai jamais dit le contraire !
      2. Ça n’invalide pas ce que j’ai dit avant mais cela montre en revanche ton dogmatisme marxiste !
      3. Forcer les gens a devenir matérialiste est en soi une violence psychologique ! Le prosélytisme, c’Est mauvais en général, que ce soit au nom d’une religion, d’une philosophie (la tienne marxiste en l’occurrence).
      4. C’est bien cela la véritable tolérance ET acceptation de l’autre ! Accepter que son point de vue a du sens en tout et pour tout malgré les différences. Tu as du boulot a faire sur toi mon gars, on croirait un moine catholique ’’renversé’’ ! hahaha !

  • En tout cas, si tout cela a pour but d’effacer les crimes des dirigeants religieux, c’est un tour bien compliqué...

    • Il ne s’agit pas d’effacer un crime religieux. Il s’agit simplement de replacer dans le contexte.
      Toute personne peut faire des crimes au nom d’une quelconque idée, peu importe son statut social.
      De fait, il est vrai que le bouddhisme Vajrayana, portée en particulier par les Tibétains sont très proche en un sens fils d’Abraham (y compris leurs versions athées comme le marxisme), car chacun d’eux sont prêt a une violence intellectuelle et physique. Même si, cela s’explique par le fait que les Tibétains ont directement eux affaire a des sunnites turcs fanatiques les ayant vaincus militairement, cela les a encouragé a produire des textes violents justement pour une éventuelle vengeance.
      Mais bon, si tu veux jouer au jeu des criminels, ne t’inquiète pas, les ’’rouges’’ comme les appelle les ’’gens de droite’’ sont tout aussi sanguinaires sinon même plus...
      Donc avant de critiquer absolument et de démoniser ’’la religion’’, il vaudrait mieux balayer sa porte avant...

      En revanche, il est vrai que la doctrine marxiste par définition est inconciliable avec des spiritualités. ELle s’y oppose violemment, y voit tous les maux du monde (alors que c’Est faux), et n’a qu’une vision antagoniste et manichéenne des choses qui ne se règlent que par la violence et la destruction !
      Autant la pensée économique marxiste reste un outil critique indéniable qui permet de voir les failles des économies modernes, autant la métaphysique marxiste est d’un simplisme affligeant.

    • Tu fais un contresens en écrivant que le marxisme voit tous les maux du monde dans la religion. Bien au contraire, Marx voit dans la vie sociale l’origine de tous les maux et la religion n’en est que le reflet.

      « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »

      (Karl Marx - Oeuvres économiques)

      « Les idées ne sont rien d’autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes. »

      (Karl Marx)

      « A l’encontre de la philosophie allemande qui descend du ciel sur la terre, c’est de la terre au ciel que l’on monte ici. Autrement dit, on ne part pas de ce que les hommes disent, s’imaginent, se représentent, ni non plus de ce qu’ils sont dans les paroles, la pensée, l’imagination et la représentation d’autrui, pour aboutir ensuite aux hommes en chair et en os ; non, on part des hommes dans leur activité réelle, c’est d’après leur processus de vie réel que l’on représente aussi le développement des reflets et des échos idéologiques de ce processus vital. Et même les fantasmagories dans le cerveau humain sont des sublimations résultant nécessairement de leur processus de vie matériel que l’on peut constater empiriquement et qui repose sur des bases matérielles. De ce fait, la morale, la religion, la métaphysique et tout le reste de l’idéologie, ainsi que les formes de conscience qui leur correspondent, perdent aussitôt toute apparence d’autonomie. Elles n’ont pas d’histoire, elles n’ont pas de développement ; ce sont au contraire les hommes qui, en développant leur production matérielle et leurs relations matérielles, transforment avec cette réalité qui leur est propre et leur pensée et les produits de leur pensée. Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience. Dans la première façon de considérer les choses, on part de la Conscience comme étant l’Individu vivant, dans la seconde façon, qui correspond à la vie réelle, on part des individus réels et vivants eux-mêmes et l’on considère la Conscience uniquement comme leur conscience. La conscience est donc d’emblée un produit social et le demeure aussi longtemps qu’ils existe des hommes en général. Bien entendu, la conscience n’est d’abord que la conscience du milieu sensible le plus proche et celle du lien borné avec d’autres personnes et d’autres choses situées en dehors de l’individu qui prend conscience ; c’est en même temps la conscience de la nature qui se dresse d’abord en face des hommes comme une puissance foncièrement étrangère, toute-puissante et inattaquable, envers laquelle les hommes se comportent d’une façon purement animale et qui leur impose autant qu’au bétail ; par conséquent une conscience de la nature purement animale (religion et nature). On voit immédiatement que cette religion de la nature, ou ces rapports déterminés envers la nature, sont conditionnés par la forme de la société et vice versa. Ici, comme partout ailleurs, l’identité de l’homme et de la nature apparaît aussi sous cette forme, que le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux, et que leur comportement borné entre eux conditionne à son tour leurs rapports bornés avec la nature, précisément parce que la nature est encore à peine modifiée par l’histoire et que, d’autre part, la conscience de la nécessité d’entrer en rapport avec les individus qui l’entourent marque pour l’homme le début de la conscience du fait qu’il vit somme toute en société… »

      Karl Marx, Idéologie allemande, 1845

      « La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. »

      (Karl Marx - avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

      « Même dans ce que l’on appelle les guerres de religion du XVIe siècle, il s’agissait, avant tout, de très positifs intérêts matériels de classe, et ces guerres étaient des luttes de classes, tout autant que les collisions intérieures qui se produisirent plus tard en Angleterre et en France. Si ces luttes de classes avaient, à cette époque, un caractère religieux, si les intérêts, les besoins, les revendications des différentes classes se dissimulaient sous le masque de la religion, cela ne change rien à l’affaire et s’explique facilement par les conditions de l’époque. »

      Friedrich Engels, La guerre des paysans

      « Toute religion n’est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne, reflet dans lequel les puissances terrestres prennent la forme de puissances supra-terrestres. Dans les débuts de l’histoire, ce sont d’abord les puissances de la nature qui sont sujettes à ce reflet et qui dans la suite du développement passent, chez les différents peuples, par les personnifications les plus diverses et les plus variées. […] Mais bientôt, à côté des puissances naturelles, entrent en action aussi des puissances sociales, puissances qui se dressent en face des hommes, tout aussi étrangères et au début, tout aussi inexplicables, et les dominent avec la même apparence de nécessité naturelle que les forces de la nature elles-mêmes. Les personnages fantastiques dans lesquels ne se reflétaient au début que les forces mystérieuses de la nature reçoivent par là des attributs sociaux, deviennent les représentants de puissances historiques. A un stade plus avancé encore de l’évolution, l’ensemble des attributs naturels et sociaux des dieux nombreux est reporté sur un seul dieu tout-puissant, qui n’est lui-même à son tour que le reflet de l’homme abstrait. C’est ainsi qu’est né le monothéisme, qui fut dans l’histoire le dernier produit de la philosophie grecque vulgaire à son déclin et trouva son incarnation toute prête dans le Dieu national exclusif des Juifs, Yahvé. Sous cette figure commode, maniable et susceptible de s’adapter à tout, la religion peut subsister comme forme immédiate, c’est-à-dire sentimentale, de l’attitude des hommes par rapport aux puissances étrangères, naturelles et sociales, qui les dominent, tant que les hommes sont sous la domination de ces puissances. Or nous avons vu à maintes reprises que, dans la société bourgeoise actuel, les hommes sont dominés par les rapports économiques créés par eux-mêmes, par les moyens de production produits par eux-mêmes, comme par une puissance étrangère. La base effective de l’action réflexe religieuse subsiste donc et avec elle, le reflet religieux lui-même. Et même si l’économie bourgeoise permet de glisser un regard dans l’enchaînement causal de cette domination étrangère, cela ne change rien à l’affaire. L’économie bourgeoise ne peut ni empêcher les crises en général, ni protéger le capitaliste individuel des pertes, des dettes sans provision et de la faillite, ou l’ouvrier individuel du chômage et de la misère. Le proverbe est toujours vrai : l’homme propose et Dieu dispose (Dieu, c’est-à-dire la domination étrangère du mode de production capitaliste). La simple connaissance, quand même elle irait plus loin et plus profond que celle de l’économie bourgeoise, ne suffit pas pour soumettre des puissances sociales à la domination de la société. Il y faut avant tout un acte social. Et lorsque cet acte sera accompli, lorsque la société, par la prise de possession et le maniement planifié de l’ensemble des moyens de production, se sera délivrée et aura délivré tous ses membres de la servitude où les tiennent présentement ces moyens de production produits par eux-mêmes, mais se dressant en face d’eux comme une puissance étrangère accablante ; lorsque donc l’homme cessera de simplement proposer, mais aussi disposera, — c’est alors seulement que disparaîtra la dernière puissance étrangère qui se reflète encore dans la religion, et que par là disparaîtra le reflet religieux lui-même, pour la bonne raison qu’il n’y aura plus rien à refléter… Dans le catholicisme, d’abord l’égalité négative de tous les hommes devant Dieu comme pécheurs, et dans une conception plus étroite l’égalité des enfants de Dieu rachetés les uns comme les autres par la grâce et le sang du Christ. Les deux conceptions fondées dans le rôle du christianisme, — comme religion des esclaves, des bannis, des réprouvés, des persécutés, des opprimés. Avec la victoire du christianisme, ce motif passa au second plan et l’opposition entre croyants et païens, orthodoxes et hérétiques devint tout d’abord l’essentiel. Avec l’apparition des villes et par suite, des éléments plus ou moins développés de bourgeoisie et de prolétariat, la revendication d’égalité devait forcément recommencer à poindre peu à peu comme condition de l’existence bourgeoise et la façon prolétarienne de conclure logiquement de l’égalité politique à l’égalité sociale devait s’y rattacher. Cela, naturellement sous forme religieuse, s’est exprimé nettement pour la première fois dans la Guerre des paysans. — Le côté bourgeois formulé pour la première fois avec rigueur, mais d’une façon encore universellement humaine grâce à Rousseau. Comme dans toutes les revendications de la bourgeoisie, le prolétariat se dresse ici également comme une ombre fatale et tire ses conclusions (Babeuf). »

      Friedrich Engels, AntiDühring

    • De 1, Bouddha voit l’origine des souffrances du monde dans les 4 vérités noble, et l’apparition de ceux-ci dans la complexification des sociétés (et ce donc, bien avant Marx).
      Il n’y a pas de mal absolu, ce qui revient a donner une individualité a un concept (en ce sens, Marx est bel et bien un fils d’Abraham, qu’il le veuille ou non, tout comme ceux qui le suivent.)
      Cela reviendrait également a voir dans la religion le réceptacle de ces souffrances, alors que c’est factuellement faux ! Demande au Jarawa dans les îles Adamans si la religion est un problème pour eux. Absolument pas, bien au contraire, c’est une hiérophanie qui va avec leurs environnements. Marx et Engels sont des allemands du 19ème siècle et ça se voit. Des Occidentaux en somme, avec tout ce qu’Il y a de négatif dans ce terme..
      Conclusion : La thèse de Marx est donc fausse, tout simplement. La religion n’est ni bien ni mal, elle donne sens au monde qui nous entoure, et une finalité existentielle. Ce n’est qu’un système symbolique d’idées (et ça, je l’ai dit au-dessus mais tu l’as surement volontairement oublié).

      Le passage de Marx que tu m’envoies montre toute ses failles philosophiques largement démontés par d’autres philosophes européens (a commencer par Hegel, dont Marx ne fut qu’un de ses mauvais élèves..)
      La religion est une fantasmagorie tout comme sa proposition ! Basé sa pensée sur l’athéisme EST EN SOI une croyance, donc également une fantasmagorie. Il est attaché au vide !
      Et quand a ce passage : ’’Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience.’’ Voici bien la dichotomie proprement occidentale depuis Platon : l’esprit ou la matière. Hors, le paganisme classique pose la définition autrement : il y a simultanément esprit ET matière et il n’y a pas de différence en tant que tel en absolu, seulement une conditionnalité mutuelle. D’ailleurs, la création des êtres vivants en est bien la preuve. C’Est même ce qui définit entre autre la vie justement : la conscience. La matière inerte justement ne vit pas et donc n’a pas de conscience. Fausse dichotomie depuis Platon.

      La conscience n’est donc pas du tout un produit social, mais une condition du vivant ! Et les animaux ont une conscience et ne font pas de sociétés comme les humains. Les arbres ont une conscience...
      Évidemment, les Européens, ces gros matérialistes en puissance depuis la fin du Néolithique, ont d’une part perdu ces vues a cause de leurs guerres interminables et il leur a fallu redécouvrir par ce qu’il appelle les ’’sciences purs’’ ce qu’un amérindien d’amazonie sait depuis des millénaires, a savoir que les plantes sont vivantes et possèdent une conscience !
      Ce passage montre bien a quel point Marx a une vision anthropocentrique du monde tout droit sorti de Saint-Paul et du christianisme car il considère que le fait social est total, ce qui est absolument faux, et directement tributaire de la religion qu’il déteste, tout en étant son fils ingras et infâme !

      Sur les guerres de religion du 16ème siècle : ce fut la fin des Croisades, l’âge des Découvertes, et donc c’est la que commença des guerres beaucoup plus matérialistes. Là-dessus Marx pèche par son ignorance, et n’importe quelle historien peut démonter son affirmation simpliste !

      Quand a Engels et sa ’’guerre des paysans’’ il reprend a son compte le concept évolutionniste classique des Européens a savoir que la religion évolue en :
      Polythéisme
      Monothéisme
      Athéisme

      Ce qui est vrai que pour les Occidentaux, est partiellement vrai pour les autres Européens, et absolument faux pour tout le reste de l’humanité (et tant mieux)

      Quand aux rapports économiques dominant la vie humaine, c’est juste la conséquence de l’urbanisation des sociétés humaines tout simplement. Et pourquoi ? Le bouddhisme a une meilleure réponse : la complexification des sociétés engendrent des objectifs et des vue contradictoires au seins même de ces sociétés, engendrant inévitablement des conflits de toute nature.
      Car ces sociétés sont trop complexes et il est impossible de connaître tout le monde, engendrant donc de l’inconnu au sein même des sociétés. Penser qu’on peut retourner dans l’harmonie des premières sociétés humaines en abolissant la complexité des sociétés urbaines tout en gardant le confort matériel qui va avec est d’une absurdité aberrante. Bernard de Mandeville le démontre très bien dans sa ’’Fable des Abeilles’’, le vice apparaît et il faut vivre avec !

      En somme, on en revient à la critique que j’ai faite plus haut : Marx nous propose L’Éden sur Terre, qui est, pour le coup, une véritable fantasmagorie, son propre... opium en quelque sorte, il tente d’universaliser sa conscience qui est elle-même le produit de son époque, et donc aussi des limites de son époque, et a su se maintenir que par des contorsions logiques bien absurdes, très exactement comme les religions abrahamiques, donc il n’est qu’un émule sécularisé !

    • De même, l’athéisme des Européens n’est que la conséquence des idéalistes européens.
      Le bouddhisme voit dans ces 2 vues des erreurs.
      On appelle ça les ’’Éternalistes’’ et les ’’Nihilistes’’.
      Les Éternalistes (représentés par Platon et ses émules en Europe) voient dans le monde la marque de fabrication d’un Dieu éternel, parfait, et imaginent que ce monde est une réplique d’un monde idéel au-dessus. La substance du monde ne serait vrai que par sa marque d’éternité venant d’ailleurs. Cette vue est fausse car la théorie de ce qu’est un univers chez les bouddhistes partent du principe que le ’’monde des Idées’’ FAIT PARTI de l’univers, donc une composante de celle-ci et non un principe fondateur.
      C’est un des cinq aggrégats, et donc n’a de réalité que transitoire et temporaire, et non permanente.

      Ce qui amène donc certains a critiquer cette vue (les Matérialistes), en postulant l’Inverse : que la matière détermine l’idée en tant que tel, Marx présentant la modalité du fait social total comme réalité tangible, donc absolue (selon lui) de l’univers et de son sens existentiel.
      Le risque étant que si seul la Matière SEULE est, la conséquence inévitable est le nihilisme existentiel, engendrant des souffrances inutiles car étant une vision imparfaite et partial du monde, surgissant d’une réaction émotionnelle et sentimentale d’un monde jugée mauvais simplement parce que des humains décident d’abuser de leurs pouvoirs sur leur environnement. De plus, dire que l’univers existe sans fondement relève d’un déni. Hors la matière n’est pas absolue car elle-même conditionnée, étant un aggrégat de cet univers, démontrant par la qu’elle n’est pas tout, et qu’elle est amenée a se transformer dans le temps et l’espace.

      La ’’Voie du Milieu’’ des bouddhistes demeurent donc la plus cohérente, car elle a vue que ces phénomènes n’ont pas de fondement absolu, simplement elle existe par la préséance de conditionalité propre a la façon dont est fait cet univers.
      S’attacher donc a des aggrégats est une des plus grandes causes des souffrances de ce monde, car vivant dans une ignorance perpétuelle. Et c’est bien la le problème justement, les Éternalistes comme les Matérialistes S’ATTACHENT trop a des choses/idées dont la nature est par définition conditionnée, et donc nullement absolu.

  • Marx et Engels s’attachent trop à la réalité, qui leur paraît suffisamment extraordinaire à observer et analyser, pour s’inventer des absolus métaphysiques...

  • Engels, notamment dans l’« Anti-Dühring », n’est nullement un partisan d’interdire la religion :

    « On interdit la religion. (dans les thèses de Dühring)
    Or, toute religion n’est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne, reflet dans lequel les puissances terrestres prennent la forme de puissances supra-terrestres. Dans les débuts de l’histoire, ce sont d’abord les puissances de la nature qui sont sujettes à ce reflet et qui dans la suite du développement passent, chez les différents peuples, par les personnifications les plus diverses et les plus variées. Ce premier processus a été remonté par la mythologie comparée, du moins pour les peuples indo-européens, jusqu’à son origine dans les Védas de l’Inde, puis dans sa continuation, il a été montré dans le détail chez les Hindous, les Perses, les Grecs, les Romains et les Germains, et dans la mesure où nous avons suffisamment de documents, également chez les Celtes, les Lithuaniens et les Slaves. Mais bientôt, à côté des puissances naturelles, entrent en action aussi des puissances sociales, puissances qui se dressent en face des hommes, tout aussi étrangères et au début, tout aussi inexplicables, et les dominent avec la même apparence de nécessité naturelle que les forces de la nature elles-mêmes. Les personnages fantastiques dans lesquels ne se reflétaient au début que les forces mystérieuses de la nature, reçoivent par là des attributs sociaux, deviennent les représentants de puissances historiques. A un stade plus avancé encore de l’évolution, l’ensemble des attributs naturels et sociaux des dieux nombreux est reporté sur un seul dieu tout-puissant, qui n’est lui-même à son tour que le reflet de l’homme abstrait. C’est ainsi qu’est né le monothéisme, qui fut dans l’histoire le dernier produit de la philosophie grecque vulgaire à son déclin et trouva son incarnation toute prête dans le Dieu national exclusif des Juifs, Jahvé. Sous cette figure commode, maniable et susceptible de s’adapter à tout, la religion peut subsister comme forme immédiate, c’est-à-dire sentimentale, de l’attitude des hommes par rapport aux puissances étrangères, naturelles et sociales, qui les dominent, tant que les hommes sont sous la domination de ces puissances. Or nous avons vu à maintes reprises que, dans la société bourgeoise actuelle, les hommes sont dominés par les rapports économiques créés par eux-mêmes, par les moyens de production produits par eux-mêmes, comme par une puissance étrangère. La base effective de l’action réflexe religieuse subsiste donc et avec elle, le reflet religieux lui-même. Et même si l’économie bourgeoise permet de glisser un regard dans l’enchaînement causal de cette domination étrangère, cela ne change rien à l’affaire. L’économie bourgeoise ne peut ni empêcher les crises en général, ni protéger le capitaliste individuel des pertes, des dettes sans provision et de la faillite, ou l’ouvrier individuel du chômage et de la misère. Le proverbe est toujours vrai : l’homme propose et Dieu dispose (Dieu, c’est-à-dire la domination étrangère du mode de production capitaliste). La simple connaissance, quand même elle irait plus loin et plus profond que celle de l’économie bourgeoise, ne suffit pas pour soumettre des puissances sociales à la domination de la société. Il y faut avant tout un acte social. Et lorsque cet acte sera accompli, lorsque la société, par la prise de possession et le maniement planifié de l’ensemble des moyens de production, se sera délivrée et aura délivré tous ses membres de la servitude où les tiennent présentement ces moyens de production produits par eux-mêmes, mais se dressant en face d’eux comme une puissance étrangère accablante ; lorsque donc l’homme cessera de simplement proposer, mais aussi disposera, - c’est alors seulement que disparaîtra la dernière puissance étrangère qui se reflète encore dans la religion, et que par là disparaîtra le reflet religieux lui-même, pour la bonne raison qu’il n’y aura plus rien à refléter. »

    • Salut Robert Paris, comment vas-tu ? Ça fait un bail mon ami, j’étais super occupé et j’ai bien avancé dans mes études, bientôt enfin arrivé a l’étape supérieure !!

      Bon allez, j’ai envie d’écrire sur ça !
      Deja, oui, historiquement, les paléoanthropologues ont montrés que la religion a été inventé il y a 50 000 ans environ selon André Leroi-Gourhan (préhistorien français assez intéressant). Globalement les estimations de pas mal de préhistoriens tournent autour de ça : entre 50 000 et 60 000 ans.
      Je suis assez d’accord également pour dire qu’il y a eu une évolution des religions en fonction des transformations que l’homme a fait sur son environnement (notamment sa sédentarisation). J’avais moi-même induit ses étapes :
      Religions préhistoriques (que j’appellerai naturaliste) : Identification du sacré par des éléments naturels
      Religion sédentaire Niveau 1 : Identification du sacré dans les actions sociales des hommes, et dans les choses qu’ils fabriquent (dieu des portes en Chine ancienne, dieu de la justice en Égypte antique, dieu de la guerre, dieu du plaisir, dieu des forges, etc....)
       Religion sédentaire Niveau 2 : Construction du sacré basé sur un principe abstrait (la morale chrétienne, la métaphysique bouddhiste, la logique de Confucius, etc..._

      Et ceci est normal car ces religions sont construites en fonction de l’environnement crée par l’homme lui-même.
      Rappelons que la religion ’’existe’’ que parce que l’homme existe. À la différence de Engels, mon induction s’applique a toute l’humanité et permet donc d’être réellement universel et évite sa condescendance.

      Je suis partiellement en désaccord avec lui quand il dit que la dernière étape est le monothéisme sentimentaliste en Europe car il a fallu un concours incroyable de circonstances pour qu’une pensée orientale puisse pénétrer si profondément les Européens. La domination romaine, la vie d’un Jésus, les efforts de Paul de Tarse et de Saint Augustin, la victoire des Germains sur les Romains qui, complexés de ne pas être civilisés comme les Romains, vont absorber a leurs manières les restes de la ROme antique pour créer la civilisation occidentale. POur le coup, l’histoire humaine se révèle bien plus complexe, ambigu, avec des éléments de surprises inattendus, ce qui montre bien que rien n’est linéaire mais en constante instabilité.
      Conclusion partielle : Oui, en Europe, c’Est ce résultat qui s’est appliqué, mais ce n’était pas prédéterminé a l’avance, car une forme de christianisme aurait pu gagner, l’arianisme qui postule que Jésus est humain, les Germains auraient pu tenter de réformé leurs religions pour l’adapter a l’urbanisation, le manichéisme aurait pu l’emporter, ou encore le bouddhisme mahayana. Ce que je veux dire, c’est que l’histoire n’est pas prédit d’avance.

      Il est bien vrai que la complexification des sociétés, nous aliène de notre nature primordiale qui est a la base de vivre en harmonie avec notre environnement. La ’’chute’’ n’est donc pas tant l’économie bourgeoise mais simplement cette idée d’être étranger. Ce malaise, dû dès le moment ou la notion d’étranger apparaît même avant le Néolithique, c’est a dire que l’idée d’autre existe, est vieille, et la complexification des sociétés commmencent deja a la Préhistoire, l’urbanisation donnant une accélération sans précédent de ce malaise.
      En fait je constate simplement que Engels fait le saut sans lien de causalité entre l’évolution des religions en Europe et les origines de l’oppression des bourgeois.

      100% d’accord que des mots ne suffisent pas pour changer la société, c’est l’action social qui le peut. Validation approuvée

      L’équation Dieu = Domination étrangère du Mode de production capitaliste est ridicule au possible, car le lien n’existe pas en tant que tel, ni littéralement ni même de manière figurée. Il serait plus juste de dire que le mode de production capitaliste a un pouvoir qui façonne la vie des gens tel un démiurge, et ça ne peut être acceptable qu’en terme linguistique et imagée.

      Quand a sa conclusion, ya pas plus faux que ça. La pyramide de Maslow peut faire le boulot pour contrer ce qu’il dit. Combler les 2 premiers besoins ne va pas combler le reste. C’Est pas parce que tout le monde bouffe, ont le nécessaire et vivre matériellement que la religion va disparaitre. BIen au contraire, le 21ème siècle montre l’inverse, et spécialement dans les pays riches. Il n’est pas contre car l’image qu’il se fait de la religion n’est qu’une étape évolutive, mais donc en dernière instance qui représente une pensée inutile. Et je vais même aller dans son sens : les gens même classe moyenne abandonnent la spiritualité justement parce qu’ils ont des biens matériel, qui leur permette de jouir sans savoir ce qu’est le bonheur, d’ou le nihilisme, la montée du narcissisme populaire et du matérialiste pratique dominant.
      Je te repondrai bien plus mais je vais dormir, a plus !

    • Pas du tout, au contraire, il définisse ce qu’est la religion :

      Je cite : Ce noyau commun comporte quatre éléments fondamentaux :
      1) toutes les religions traditionnelles admettent l’existence d’un monde invisible peuplé de divinités : dieux, esprits, ancêtres, âmes ou forces surnaturelles ;
      2) les hommes cherchent à se rendre favorables ces esprits à l’aide de rituels – prières, cérémonies collectives, rites propitiatoires ;
      3) la religion impose aux individus des règles de conduite, des devoirs et interdits qui règlent la vie de la communauté ;
      4) des médiateurs du sacré – chamane, prêtre, devin ou maître de cérémonie – sont chargés de présider aux rituels et de transmettre les connaissances relatives au monde du sacré.

      Je prend la définition de René Guénon :
      - Une doctrine sacrée
       Une morale
       Un ensemble de cultes et de rites.

      Guénon ne considère pas que c’Est une caractéristique de la religion qu’il faut des moines pour la perpétuer tant c’est une évidence, même si il rajoute qu’effectivement une religion n’est pas matérialiste en soi (ce qui relève de l’évidence).

      Donc justement, ce que tu as envoyé CONFIRME MON PROPOS que je sais depuis des années et que certains philosophes ont compris.

      Je dit également que selon les dernières recherches actuelles, la ’’religion a 60 000 - 70 000 ans’’. SACHANT que l’histoire humaine et ’’pré-humaine’’ (j’aime pas le terme mais tu as compris ce que je veux dire) date de 6 millions d’années, il est donc certain de dire que les premiers humains n’Étaient pas religieux (et en cela, je ne fais que continuer sur ce que j’ai dit depuis longtemps), et que la religion est une fabrication humaine d’origine divine (ça ne se contredit pas en réalité, c’Est juste une question de perspective).

      Ça répond donc a la question.

      Ensuite sur le ’’retour du religieux’’ dans l’article : En quoi le fondement, réel et imaginaire, des anciennes religions a irrémédiablement disparu ?

      Toutes les religions ont-elle disparus ? Celle de la Préhistoire des débuts ? Certainement ça a évolué, BIEN QUE, BIEN QUE, la religion amazonienne a gardé ses fondamentaux comme le tengrisme, ou encore les paganismes africains, nord-amérindiens,les Aborigènes d’Australie et ces religions ont au moins 20 000 ans d’Existence... faut voir ce qu’on veut dire par la. Mais si la majorité des religions actuelles sont récentes (et la dessus on est d’accord), certains ont justement survécus MAIS sont en voie de disparition car elles ont été construites dans un environnement naturel, et face a la modernité crée par l’homme, elles peuvent malheureusement disparaître car elles est matériellement inadapté aux villes modernes. Et c’est terrible car on perd de la diversité religieuse, et certains sont aliénés a jamais dans la modernité, certaines religions urbaines, voir les deux.

      La 1ere justification est donc partiellement contrée, mais je vais repondre sur ça
      ’’ Les anciennes générations humaines croyaient au cycle de la nature et à la résurrection car cela correspondait à ce qu’ils vivaient en tant que chasseurs-cueilleurs. Ils pensaient l’homme comme partie de ce cycle naturel de mort et résurrection. Pour eux, dialecticiens spontanés, la vie et la mort n’étaient pas seulement opposées mais aussi inséparables, indispensables l’une à l’autre. Sans la mort de la plante pas de nouvelle plante. Sans la mort de l’animal pas de vie de l’homme. ’’
       Je vois pas en quoi c’Est faux même d’un point de vue scientifique au niveau de la mort. Toute vie pour survivre doit prélever de l’énergie, quitte a supprimer une autre forme de vie pour subsister. Et j’ai toujours vu la mort associé à la vie. Je ne casse pas ça comme les vulgaires fils d’Abraham ni les Zoroastres.

      ’’Mais il fallait aussi porter du respect aux animaux (et donc aux hommes) morts. Nous sommes très loin de comprendre cela car, pour nous, la vie est le contraire diamétral de la mort et inversement.’’
      ALORS ÇA, c’est un problème de fils d’Abraham, un indien, confucéen, shinto, toute autre forme de religion hors Abraham et moyen-orient n’a aucun problème avec ça. M-D-R quoi !

      Sur ça : ’’ Autre exemple : lorsqu’un défunt est installé dans son linceul et que les hommes prient auprès de lui, juste après sa mort, certaines religions entourent le corps de bougies. Pourquoi faire ? Pour éviter que les mauvais esprits ne s’emparent du mort et ne s’en servent pour revenir attaquer les vivants ! Cette interprétation elle-même est tellement disparue qu’elle st souvent inconnue, y compris de ceux qui disposent les bougies. ’’
      Tout système d’idées métaphysiques, trop sophistiquées pour la masse, ne peut être comprises au même niveau qu’un philosophe. Donc tout un ensemble de croyances (LA le terme est bien choisi) s’accompagne dans le lot et s’accroche a cela. C’Est une inévitable conséquence. Et même aujourd’hui, ça n’A pas changé. Les superstitions s’accrochent a tout, MÊME LA SCIENCE HAHAHAAH !

      Et l’évolution fut multiforme, car les civilisations humaines évoluent de leur manieres...
      Donc point d’uniformité en absolu malgré de spoints communs.

      Sur Harari. Je vais juste dire ça, simplement. Il spécule, et c’est un livre a vente pour la plèbe. Voila, c’est dit. Et ça me dérange pas. Il a fait son beurre la dessus et il a forcé personne a acheter son livre.

      Et ça remet simplement au gout du jour un vieux débat philosophique deja réglé dans le bouddhisme, a savoir
      Idéalisme VS Matérialisme
      Et je vais redonner la même reponse qu’avant en version courte :
      Ce sont 2 khanda qui forme l’univers, donc c’est co-causé. Voila. FIN. MDR
      Chercher dans l’un OU l’autre la causalité unique et éternel EST deja une erreur monumentale. C’Est les 2. LOL

      Enfin, sur cette article : Les grottes peintes démontrent que l’homme moderne n’est pas plus intelligent que l’homme des cavernes !!!

      Je l’ai toujours pensé. Ça, ce sont les philosophes européens des Lumières qui ont dit des conneries par arrogance et évolutionnisme bidon tout droit sorti d’une poubelle et d’une accumulation de richesse venu des 4 coins du monde chez eux (a coup de génocides tout de même). Un des rares a être respectable est Fontenelle qui a dit ceci :
      ’’ le seul avantage de l’homme moderne est la catégorisation du savoir par rapport a l’homme préhistorique’’. L’homme moderne est l’homme préhistorique sont donc le même homme. Ce qui change, c’Est que le moderne naît dans un monde ou le savoir est deja catégorisé, et c’est la son unique avantage.

      Bien vu, vérifiable, testable.

      Voila, j’espère que tu vas bien Robert Paris (surtout par rapport a la situation horrible en France), moi de très loin, je vis bien. hehehe

    • Effectivement, la situation est horrible en France (140.000 morts et de nombreux blessés graves) mais encore faut-il voir qu’elle est voulue par les classes dirigeantes en France comme dans le reste du monde !

  • Bonjour,
    J’ai vérifié la citation dans le livre et elle est tronquée. Il aurait été bon de marquer les passages coupés par des points de suspension entre crochets.
    Sinon puisque l’on parle de mysoginie, je me permets de proposer ce point de vue sur le Dalai Lama :
    https://billymeiertraductionsfr.blogspot.com/2018/08/dalai-lama.html
    Cordialement.

  • .

    Cher Quetzal,

    Nous, à Matière et Révolution, avons examiné attentivement comment on est passés du marxisme de Marx au stalinisme, mais toi as-tu étudié comment on passe de tes super bouddhistes au fasciste bouddhiste Modi, dictateur de l’Inde ?

    https://www.matierevolution.org/spip.php?breve1175

  • Enfin, on va débunker le vrai du faux dans cette histoire :
    Le Dalaï Lama dans son ouvrage "Comme la lumière avec la flamme" :
    1. La citation du Dalaï-Lama
    Cependant, il est essentiel d’apporter une précision historique majeure : le Dalaï-Lama ne fait que commenter ici des textes classiques beaucoup plus anciens. Ces versets sont originellement attribués à Shantideva (VIIIe siècle) dans le Bodhicaryavatara ou à Nagarjuna (IIe siècle) dans la Sutra de la Précieuse Guirlande.
    1 - Le contexte de la pratique : Ces textes ne visaient pas spécifiquement les femmes par misogynie sociale, mais servaient de méditation sur l’impureté du corps pour les moines masculins luttant contre le désir sexuel.
    2 -L’universalité : Dans la philosophie bouddhiste de cette époque, le corps masculin est considéré comme tout aussi "impur" (composé de sang, d’urine, de matières fécales). Le but était de briser l’attachement aux apparences physiques.

    Voici les citations remis en contexte qui démontrent que c’Était tout aussi valide pour les hommes que pour les femmes :
    1. Shantideva : Bodhicaryavatara (VIIIe siècle)
    Dans le chapitre VIII ("Le Recueillement"), Shantideva s’adresse au pratiquant (généralement un moine) pour qu’il analyse son propre corps avec la même sévérité que celui qu’il désire.
    A - Sur la nature intrinsèque du corps (le sien ou celui d’un autre) :
    « Ce corps est un sac d’excréments ; si tu ne peux le supporter quand il est par terre, comment peux-tu le désirer quand il est enveloppé de peau ? » (Chapitre VIII, v. 51)
    B - Sur l’égalité dans l’impureté : « Pourquoi ne considères-tu pas ton propre corps comme impur ? Pourquoi cherches-tu l’impureté chez les autres ? » (Chapitre VIII, v. 54) Note : Ici, il fustige l’hypocrisie de l’homme qui voit les défauts du corps féminin mais oublie que son propre corps de "pratiquant" est fait de la même substance.

    2. Nagarjuna : La Précieuse Guirlande des Avis au Roi (Ratnavali)
    Bien que le texte cité par le Dalaï-Lama vise le désir masculin, Nagarjuna précise explicitement que cette impureté est universelle.
    A - Sur l’universalité de la répugnance : « Tout comme ton propre corps est impur, le corps d’une femme l’est aussi. Puisqu’aucun des deux n’est pur, comment peux-tu désirer l’un ou l’autre ? » (Stance 150)
    B - L’analyse anatomique neutre : « À l’intérieur du corps, il n’y a que des excréments, de l’urine, du pus, du sang, de la graisse, de la chair et des os... Si l’on ne désire pas une jarre remplie d’ordures, comment peut-on désirer un corps qui est un vaisseau de saleté ? » (Stance 153)

    3. Le Canon Pali : Satipatthana Sutta
    Il s’agit du texte fondateur sur la méditation. Le Bouddha y enseigne la contemplation du corps comme un "sac de grains" ouvert aux deux extrémités.
    La citation classique : « De même qu’un sac plein de divers grains... de même le moine passe en revue ce corps, de la plante des pieds vers le haut et du sommet des cheveux vers le bas : "Il y a dans ce corps des cheveux, des poils, des ongles, des dents, de la peau, de la chair, des tendons, des os, de la moelle, des reins, du cœur, du foie, de la rate, des poumons... de l’urine." » (Majjhima Nikaya 10)
     Ici, aucune distinction n’est faite entre homme et femme : c’est la condition humaine biologique qui est visée.

    Conclusion de la rectification
    Les textes que vous avez cités initialement utilisent souvent le corps féminin comme objet d’exemple parce qu’ils s’adressaient historiquement à des moines hommes pour les aider à maintenir leur célibat (Et je te l’ai souvent répété Robert Paris).

    Cependant, comme le montrent les citations ci-dessus :
     Le but est de déconstruire l’ego et l’attachement physique en général.
     La doctrine affirme que le corps masculin est tout aussi "abject" (selon ces termes ascétiques) que le corps féminin.
     L’injustice soulignée par Tenzin Palmo vient du fait que, dans la pratique sociale en Inde et au Tibet, seule l’impureté des femmes a été soulignée pour les rabaisser, oubliant que la philosophie bouddhiste originelle renvoyait les hommes à leur propre "impureté". (ET, ELLE A RAISON DE LE SOULIGNER)
    Analysons maintenant la citation de Tenzin Palmo : PREMIÈREMENT, Cette citation est authentique. Elle est attribuée à Jetsunma Tenzin Palmo (née Diane Perry), l’une des premières femmes occidentales à avoir été ordonnée nonne dans la tradition tibétaine.

    Voici les détails de la vérification :
    1. La source
    Cette anecdote est relatée dans sa biographie célèbre, "Une ermite dans l’Himalaya" (Cave in the Snow), écrite par la journaliste Vicki Mackenzie. Le livre retrace le parcours de Tenzin Palmo, notamment ses douze années de retraite solitaire dans une grotte à 4 000 mètres d’altitude, mais aussi son combat contre le sexisme institutionnel au sein du bouddhisme tibétain.

    2. Le contexte historique et doctrinal
    Au moment où Tenzin Palmo pose cette question (dans les années 60 ou 70), elle se heurte à une interprétation LITTÉRALE et traditionnelle de certains textes : La croyance de la "forme masculine" : Il existait une idée répandue selon laquelle, pour devenir un Bouddha pleinement manifesté (un Samyaksambuddha), il fallait posséder les "32 marques d’un grand homme". Selon cette lecture, une femme pouvait atteindre un très haut niveau de réalisation, mais devait "changer de corps" lors de sa dernière incarnation pour l’Éveil final.

    Contexte : Le patriarcat monastique : À cette époque, l’éducation philosophique poussée était réservée aux moines. Les nonnes étaient souvent cantonnées à des tâches domestiques ou à des rituels de dévotion simples, ce qui renforçait l’idée de leur "infériorité" spirituelle.

    3. La portée de sa réponse
    La repartie de Tenzin Palmo sur le pénis et l’ego masculin est devenue l’une de ses citations les plus célèbres dans les milieux bouddhistes féministes.
    Elle souligne ici l’absurdité de lier la nature de l’esprit (qui est non-duelle et sans genre) à des attributs biologiques (et ELLE A RAISON).
    Sa remarque sur "l’ego masculin" pointe du doigt le fait que la position de supériorité sociale des moines peut devenir un obstacle spirituel (l’orgueil), là où la position d’humilité forcée des femmes peut, paradoxalement, être un terrain fertile pour la pratique (Je valide a 100% son point de vue).

    4. Conséquence de cet échange
    C’est précisément à cause de ce genre d’interactions et du constat de la détresse des nonnes que Tenzin Palmo a prononcé son célèbre vœu :
    « J’ai pris le vœu d’atteindre l’Éveil sous une forme féminine, peu importe le nombre de vies que cela prendra. »
    CONSÉQUENCE ACTUELLE : Aujourd’hui, le 14e Dalaï-Lama soutient largement cette vision et a souvent déclaré que si les circonstances l’exigeaient, le prochain Dalaï-Lama pourrait tout à fait être une femme, confirmant que les temps ont changé par rapport à la réponse du "grand lama" citée dans votre texte.
    _

  • _Phase 2, décortiquons le vrai du faux dans ceci :
    Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) et ce passage : Cette citation est un assemblage de plusieurs versets que l’on trouve effectivement dans le Canon Pali, plus précisémentil faut se plonger dans le Khuddaka Nikaya du Canon Pali, qui contient les Jatakas (les récits des vies antérieures du Bouddha). Ces récits sont au nombre de 547.

    Voici les sources et citations exactes de certains des Jatakas les plus virulents à l’égard des femmes. Ces textes étaient utilisés pour enseigner aux moines que le désir pour une femme est un "piège". Source exacte : Jataka Pali, Tome V, Kunala-Jataka (536).
    _1. Le Kunala Jataka (N° 536) - C’est sans doute le texte le plus misogyne de tout le corpus bouddhiste. Il consiste en une longue énumération des vices féminins par le prince Kunala (une incarnation du Bouddha).
    1.1 - L’incipit du discours : « Les femmes sont comme les routes, les rivières, les débits de boisson, les lieux de rassemblement ou les puits au bord du chemin : elles n’ont pas de limites, elles appartiennent à tout le monde. »
    1.2 - Sur l’inconstance : « On pourrait porter une femme dans ses bras toute sa vie, elle resterait insaisissable comme le chemin du poisson dans l’eau. »

    2. Le Culla-Paduma Jataka (N° 193) - Source exacte : Jataka Pali, Tome II, Culla-Paduma-Jataka (193).
    Ce récit raconte l’histoire d’une femme qui sauve son mari mourant de soif dans le désert en lui donnant son propre sang, pour finalement le trahir plus tard avec un criminel estropié.
    La conclusion morale : « Les femmes sont ingrates et ne peuvent être gardées. La vérité en elles est absente, le mensonge est leur nature. »

    3. Le Asatamanta Jataka (N° 61) - Source exacte : Jataka Pali, Tome I, Asatamanta-Jataka (61).
    Dans ce récit, une vieille femme de 100 ans tente de séduire son propre petit-fils et complote pour tuer son propre fils afin de satisfaire son désir.
    La citation :« Il n’existe pas de femme au monde qui soit chaste par nature. Si elles ne pèchent pas, c’est uniquement par manque d’occasion ou par peur d’être découvertes. »

    4. Le Bandhanamokkha Jataka (N° 120) - Source exacte : Jataka Pali, Tome I, Bandhanamokkha-Jataka (120).
    Ici, une reine multiplie les adultères avec des messagers tandis que son roi est à la guerre.
    La réflexion du Bodhisatta (le Bouddha dans une vie antérieure) :« Les femmes sont impures, mauvaises, déloyales. Elles sont le mal incarné. »

    Pourquoi de tels textes existent-ils ?
    Il est important de comprendre la structure littéraire de ces récits :
    A - Le public : Ces histoires sont presque toujours introduites par une anecdote contemporaine au Bouddha : un moine est "insatisfait" (il veut quitter l’ordre parce qu’il est tombé amoureux).
    B - L’outil pédagogique : Le Bouddha lui raconte alors une vie passée pour "dégoûter" le moine de la femme en question. C’est ce qu’on appelle un remède psychologique radical contre l’attachement sexuel, propre à une vie monastique ascétique.
    C - La structure des Jatakas : Presque tous ces récits commencent par : "Un moine était passionné par une femme et voulait défroquer...". Le Bouddha raconte alors une histoire pour lui montrer que l’attachement aux femmes mène au malheur. C’est une littérature de combat contre la libido masculine.
    D - La contradiction (apparente) : Ces mêmes textes disent ailleurs que la mère est "le Bouddha de la maison". Il y a donc une scission totale entre la femme en tant qu’objet de désir (diabolisée) et la femme en tant qu’être humain ou mère (respectée). Contre-critique : le fameux dualiste Mère VS Prostituée (qu’on retrouve dans le christianisme).

    Objection 1 : les femmes seraient-elles les seules à être diabolisé dans le Canon Pali (Theravada) ? Faux. les hommes ne sont pas épargnés, particulièrement lorsqu’ils occupent des positions de pouvoir. Dans les Jatakas, l’homme est souvent décrit comme :
    1 - cruel,
    2 - cupide
    3 - esclave de ses bas instincts (notamment sexuels)
    Exemple
    La cruauté sans bornes (Culla-Dhammapala Jataka, N° 358) : Un roi, jaloux de l’attention que sa femme porte à leur nouveau-né, ordonne de couper les mains, les pieds et la tête de son propre fils.
    Source : Jataka Pali, Tome III. « Le roi, aveuglé par la colère et l’orgueil, était plus féroce qu’un démon, n’ayant aucune trace de compassion humaine. »

    La trahison et l’ingratitude (Saccamkira Jataka, N° 73) : Un prince est sauvé de la noyade par un ascète. Une fois devenu roi, il ordonne de fouetter et d’exécuter son sauveur par pur mépris.
    Source : Jataka Pali, Tome I. « Les hommes, une fois au pouvoir, oublient la gratitude comme le serpent oublie sa mue. Leur cœur est un puits sans fond de perfidie. »
    Analyse : Le désir masculin comme moteur du mal : Dans de nombreux récits, ce n’est pas la femme qui est critiquée, mais la convoitise de l’homme qui détruit des royaumes. L’homme y est décrit comme un être incapable de maîtriser ses sens (un gros maniaque possessif et pervers, j’ai vu mieux).

    Ma conclusion : j’ai vu mieux comme texte pro-homme ultra masculiniste HAHAHAHH.

    Ensuite revenons sur la limite qu’une femme peut avoir comme rôle représentatif. Tristement traditionnellement, beaucoup de religions dont les religions abrahamiques (mais pas que) ont délégués le rôle de la femme a être mère, prostituée et rien d’autre (sauf exception). Et ben, figure toi que le Theravada donne des rôles prépondérants aux femmes, autre que ces deux la.
    Hypothèse : le Canon Pali propose une troisième voie : la femme comme égale intellectuelle et disciple accomplie.
    Voici des exemples où la femme n’est ni mère, ni objet de désir, mais un être de sagesse pure :
    A. Le Therigatha (Les Versets des Nonnes)
    C’est le premier texte de l’histoire de l’humanité écrit par des femmes sur leur expérience spirituelle. Elles n’y parlent pas de maternité ni de séduction, mais de liberté, DE LIBERTÉ.
    Soma Theri : Un démon (Mara) vient la voir pour lui dire qu’une femme n’a pas l’intelligence pour atteindre le Nirvana.
    Elle répond : « Qu’est-ce que le sexe a à voir là-dedans, quand l’esprit est concentré et que la connaissance est claire ? Pour celui qui demande : "Suis-je un homme ou suis-je une femme ?", Mara est le seul à qui il convient de parler. » (Samyutta Nikaya, 5.2)

    B. La philosophe : Dhammadinna
    Dans le Culavedalla Sutta (Majjhima Nikaya 44), une nonne nommée Dhammadinna répond à une série de questions métaphysiques extrêmement complexes posées par un homme (son ex-mari).
    Résultat : Le Bouddha, après avoir entendu ses réponses, déclare : « Dhammadinna est d’une grande sagesse. Si vous m’aviez posé ces questions, j’aurais répondu exactement de la même manière. »
    Rôle : Elle n’est ni mère, ni tentatrice, elle est l’égale du Maître en termes de compréhension doctrinale.

    C. La donatrice et leader : Visakha
    Visakha était la principale mécène du Bouddha. Elle gérait une fortune immense, arbitrait les conflits entre nonnes et conseillait le Bouddha sur l’organisation de la communauté.
    Rôle : Elle est définie par son autorité sociale et sa générosité, et non par sa fonction biologique. JE SAIS PAS SI TU TE REND COMPTES. BOUDDHA ÉTAIT UN HOMME DÉPENDANT FINANCIÈREMENT D’UNE FEMME. À LA LIMITE SOCIALEMENT, C’EST LUI LE ’’LOSER’’.

    Anecdote révélatrice : Si les Jatakas sont marqués par une misogynie monastique évidente (la femme comme piège), le Sutta Pitaka (les discours philosophiques) casse ce schéma en présentant des femmes dont la valeur est purement intellectuelle et spirituelle. Sachant que les Jatakas sont des contes populaires pragmatiques, ils ont logiquement moins de valeurs que des discours philosophiques poussées. La hiérarchie est claire donc : les femmes ont autant de poids qu’un homme pour la spiritualité, et la spiritualité n’est PAS GENRÉ de facto.

  • La on va maintenant attaquer ce point de vue de : La théorie du "Changement de Sexe" (Parivarta)
    Commençons par dire clairement que : ces affirmations sont exactes d’un point de vue textuel et historique dans le cadre de certains courants du bouddhisme Mahayana.
    1. La citation du Canon Chinois (T. 11, p. 543) / La référence "T. 11" désigne le 11e volume du Taishō Shinshū Daizōkyō (l’édition de référence du Canon bouddhique sino-japonais). Ce volume contient le Ratnakuta Sutra (Le Sutra de l’Amas de Joyaux).
    Le passage que vous citez se trouve effectivement dans des sections traitant de la discipline et des obstacles à l’Éveil.
    Rappel : Dans ce contexte, la femme est perçue comme la personnification du Samsara (le cycle des souffrances) et de la tentation. Elle est décrite comme un obstacle non seulement pour elle-même, mais surtout pour le pratiquant masculin qu’elle détourne de sa quête de "paradis" ou de libération.
    Affirmation concrète de : L’idée qu’une femme doit devenir un homme pour atteindre l’Éveil est une doctrine présente dans plusieurs Sūtras majeurs (notamment le Sūtra du Lotus ou le Sūtra du Bonheur Pur).
    OU
    L’exemple célèbre (La fille du Roi Dragon) : Dans le chapitre 12 du Sūtra du Lotus, une jeune fille dragon de huit ans atteint l’Éveil. Pour prouver sa réalisation aux disciples masculins sceptiques, elle change instantanément de sexe, se transforme en homme, puis manifeste l’état de Bouddha. Cela confirme votre point : même si la sagesse est là, la "forme" finale de la manifestation de l’Éveil est traditionnellement représentée comme masculine.

    Le symbolisme : Comme vous le soulignez, le corps masculin n’est pas seulement biologique ici ; il symbolise la force, la clarté et la capacité spirituelle. À l’inverse, le corps féminin est utilisé pour symboliser les "cinq obstacles" (une femme ne pourrait pas devenir un Roi Brahma, un Sakra, un Roi Mara, un Roi de la Roue ou un Bouddha).
    Il est vrai que dans ces textes :
     Le Corps féminin est considéré comme le résultat d’un "moins bon karma" que le corps masculin.
     La Naissance en tant qu’homme est vue comme une "terre plus fertile" pour la pratique austère.

    MAIS DANS LE MÊME VOLUME : Le Ratnakūṭa Sūtra (T. 11) du Canon Taishō QUI contient une collection de 49 sūtras, Si certains sont misogynes, d’autres, comme le Sūtra de Gangadevi (Gañgadevi-paripṛcchā), renversent totalement le dogme du changement de sexe nécessaire.

    Dans ce texte, une femme nommée Gangadevi refuse de changer de corps malgré les attentes des disciples.
    La citation exacte (T. 11, n° 310, p. 487) : « Le Bouddha demanda à Gangadevi : "Ne souhaites-tu pas transformer ton corps de femme en corps d’homme ?" Gangadevi répondit : "Seigneur, le corps n’est ni homme ni femme. Pourquoi ? Parce que l’élément de la Vacuité (Śūnyatā) n’est ni masculin ni féminin. Mon corps est comme une illusion créée par un magicien. Dans une illusion, comment pourrait-on distinguer un homme d’une femme ?" »
    Le Bouddha APPROUVE CETTE RÉPONSE, confirmant que sa compréhension de la réalité est SUPÉRIEURE à celle des moines qui s’attachent aux formes physiques.
    Cette contradiction interne est l’un des aspects les plus fascinants de la littérature bouddhique : elle oppose une vision monastique et sociale (patriarcale) à une vision métaphysique (la Vacuité), où les genres s’effacent.

    2. Le passage célèbre du Vimalakīrti Nirdeśa Sūtra
    Ce texte est le chef-d’œuvre de la subversion des genres. Dans le chapitre 7 ("Contemplation des êtres sensibles"), une déesse réside dans la maison du sage Vimalakīrti. Elle discute avec Shariputra, le plus intellectuel des disciples du Bouddha, mais encore prisonnier des formes.
    ACTE I - L’échange et la moquerie : Shariputra demande à la déesse : « Pourquoi ne transformez-vous pas votre corps de femme ? » (Sous-entendu : si vous êtes si éveillée, devenez un homme).
    La réponse de la déesse : « Depuis douze ans, je cherche ce qu’est une "forme féminine", et je ne l’ai pas trouvée. Alors que devrais-je transformer ? Si un magicien créait une femme illusoire, lui demanderiez-vous pourquoi elle ne transforme pas sa forme de femme ? »
    ACTE II - L’acte de transformation (Le "Grand Renversement") : Par ses pouvoirs, la déesse transforme instantanément Shariputra en femme (elle lui donne son apparence) et elle prend l’apparence de Shariputra. Elle lui demande alors : « Pourquoi ne transformez-vous pas votre corps de femme, ô Vénérable ? »
    La confusion de Shariputra : Shariputra, terrifié et confus dans son nouveau corps féminin, répond : « Je ne sais plus ni comment j’ai perdu ma forme masculine, ni comment j’ai reçu ce corps de femme ! »

    La conclusion métaphysique : La déesse lui rend alors sa forme et conclut par cette phrase fondamentale : « Toutes les choses ne sont ni masculines ni féminines. [...] Le Bouddha a dit : "Dans toutes les choses, il n’y a ni homme ni femme." »

    Analyse de la contradiction
    Pour bien comprendre pourquoi ces deux discours coexistent dans le même volume (T. 11), il faut voir le bouddhisme comme une pyramide d’enseignements adaptés à l’auditoire (Upaya) :

    1 - Niveau de base (Moral et Monastique) : On dit aux moines que les femmes sont dangereuses et impures pour les aider à tenir leur célibat (C’est la source de vos premières citations).

    2 - Niveau intermédiaire (Karmique) : On dit aux femmes de prier pour devenir des hommes afin de les motiver à pratiquer dans une société où seule la vie d’homme permet d’étudier.

    3 - Niveau ultime (La Vacuité) : On déclare que l’homme et la femme sont des étiquettes vides. C’est le niveau du Vimalakirti et du Sūtra de Gangadevi. Ici, la notion même de "sexe" est une erreur de perception.

    En résumé : Le bouddhisme ne s’est pas "moqué" de l’idée par hasard ; il l’a fait pour montrer que l’attachement à l’identité masculine est un ego aussi grand que l’attachement à l’identité féminine.

  • Enfin la dernière partie
    _1. Le "Deux poids, deux mesures" de l’impureté
    Vaneigem présente la citation de la Précieuse Guirlande comme une attaque spécifique contre les femmes. Or, dans la philosophie de Nagarjuna (l’auteur du texte), le corps masculin est tout aussi "abject".
    Le but : Ces textes s’adressent à des moines masculins hétérosexuels. Pour les aider à briser leur addiction au désir sexuel, le texte utilise une technique de "déshéritage de la beauté".
    La réalité textuelle : Si le texte avait été écrit pour des nonnes, il aurait décrit le corps de l’homme comme un "vase rempli d’ordures". L’enseignement de base du bouddhisme (Asubha-bhavana) consiste à contempler les 32 parties impures du corps (sang, pus, urine, bile) sans distinction de sexe.
    Analyse : Ce n’est pas de la haine de la femme, c’est une méthode de déconstruction du corps biologique en JUSTEMENT LE DÉSACRALISANT TOTALEMENT (le nôtre et celui des autres) car envisagé comme un obstacle à la libération spirituelle.

    2. L’évolution de la pensée du Dalaï-Lama
    Vaneigem accuse le Dalaï-Lama d’approuver une vision misogyne. C’est oublier que le bouddhisme tibétain distingue la forme (les textes anciens) de l’intention (la compassion). Le Dalaï-Lama cite ces textes comme des exercices de psychologie pour dompter l’attachement, pas comme des vérités sociologiques sur la valeur des femmes. En 2026, le Dalaï-Lama est l’un des rares chefs religieux mondiaux à avoir affirmé que son successeur pourrait être une femme et à avoir soutenu l’accès des femmes aux plus hauts diplômes de philosophie (Geshema), brisant 1000 ans d’exclusion. Je ne suis pas Vajrayana, ni spécialement un fan, mais pour le coup, on voit qu’Il y a évolution.

    3. La structure du Canon Pali : Pédagogie vs Dogme
    La citation sur le "chemin du poisson" (issue des Jatakas) n’est pas un dogme métaphysique, mais un récit parabolique.
    L’auditoire : Ces phrases sont presque toujours prononcées dans le contexte d’un moine qui veut quitter les ordres pour une femme. Le Bouddha utilise alors une rhétorique outrancière pour "casser" l’obsession mentale du moine.
    Le contraste : On ne peut pas citer ces passages sans citer le Therigatha (les chants des premières nonnes) où le Bouddha affirme que les femmes ont exactement la même capacité d’Éveil que les hommes.

    4. Le piège de la binarité Mère/Prostituée
    Vaneigem semble suggérer que le bouddhisme enferme la femme dans des rôles restrictifs. Pourtant, le bouddhisme propose une sortie de ce schéma que le christianisme n’a pas toujours offerte :
    La Vacuité de genre : Dans les textes de la Prajnaparamita (Sagesse transcendante), le sexe est décrit comme une "construction mentale".
    L’Éveil au féminin : Contrairement à la figure de Marie (qui reste soumise à Dieu), les figures féminines comme Tara ou la Déesse du Vimalakirti sont des incarnations de la Sagesse suprême qui se moquent ouvertement de l’ego des moines masculins.

    • Cher Quetzal, je vois que tu es réapparu et que tu vas bien même si, sur le plan de la pensée tu t’enfermes toujours dans un bouddhisme intransigeant. S’il s’agit de montrer que tu connais mieux le bouddhisme que moi, tu as forcément gagné. Mais tu n’as rien démontré ainsi. Tu n’as pas sorti les moines bouddhistes de leur enfermement anti-femmes par exemple ! Tu n’as pas démontré une supériorité bouddhiste par rapport aux autres religions.

  • Allez, on va en finir avec tout ça. Pour « débunker » l’idée d’un bouddhisme dogmatique et figé, il n’y a pas de meilleur outil que le Canon Pali lui-même (Theravada). Le Bouddha y a développé une approche que les historiens des religions qualifient souvent d’« empirisme radical » ou de « libre examen ».
    Voici les passages exacts et les références où le Bouddha encourage la raison, l’autocritique et le rejet de l’obéissance aveugle.

    1. La « Charte de la libre pensée » : Le Kalama Sutta
    C’est le texte le plus célèbre du Canon Pali concernant la raison. Le Bouddha s’adresse aux Kalamas qui sont perdus face à la multitude de doctrines contradictoires.
    « Ne croyez pas ce qu’on vous rapporte, ni les traditions, ni les rumeurs. Ne croyez pas sur la foi des textes sacrés, ni par la seule puissance de la logique ou du raisonnement, ni par l’apparence des probabilités, ni parce que vous vous dites : "Ce moine est notre maître".
    Mais, Kalamas, quand vous savez par vous-mêmes : "Ces choses sont mauvaises, ces choses sont blâmables, ces choses sont condamnées par les sages", alors abandonnez-les. [...] Quand vous savez par vous-mêmes : "Ces choses sont bonnes, elles conduisent au bonheur", alors acceptez-les. »
    Source : Anguttara Nikaya 3.65

    2. La métaphore du radeau : Le Alagaddupama Sutta
    Ici, le Bouddha enseigne que même sa propre doctrine n’est qu’un outil fonctionnel, et non une vérité à laquelle s’attacher aveuglément.
    « Ô moines, je vous enseigne le Dharma semblable à un radeau, qui sert à traverser [la souffrance] et non à être transporté par vous. [...] De même que l’on abandonne le radeau une fois arrivé sur l’autre rive, ainsi devez-vous abandonner les enseignements (les Dhamma), et à plus forte raison ce qui n’est pas l’enseignement. »
    Source : Majjhima Nikaya 22

    3. L’invitation à l’investigation : Le Vimamsaka Sutta
    Ce texte est extraordinaire car le Bouddha y invite ses propres disciples à enquêter sur lui-même (le Bouddha) pour vérifier s’il est digne de confiance.
    « Un moine qui étudie devrait examiner le Tathagata (le Bouddha) pour savoir s’il est un Éveillé ou non. [...] Il doit observer : "Les états impurs ou mélangés existent-ils chez le Tathagata ?" [...] L’examen doit être fait par l’usage des yeux et des oreilles. »
    Source : Majjhima Nikaya 47

    4. L’importance de l’analyse logique : Le Pañhapriccha
    Le Bouddha insistait sur le fait que la dévotion sans sagesse est dangereuse. Dans le Canon Pali, on distingue deux types de foi :
    Amulika saddha : La foi sans racines (aveugle), qu’il condamne.
    Akaravati saddha : La foi raisonnée, basée sur la compréhension.
    « Celui qui a la foi sans la sagesse développe une crédulité aveugle. Celui qui a la sagesse sans la foi développe une ruse hypocrite. Mais celui qui équilibre les deux atteint le but. »

    MÊME LE MAHAYANA, Tu as ce qu’il faut pour L’autocritique : Le Canon Chinois (Taishō Shinshū Daizōkyō), bien qu’il soit composé en grande partie de textes Mahayana, contient l’équivalent du Canon Pali sous la forme des Agamas (Āgama). On y retrouve les mêmes principes de libre examen, souvent exprimés avec une emphase encore plus philosophique sur la nature de la vérité.

    Voici les passages et concepts clés tirés du Canon Chinois faisant l’éloge de la raison et de l’esprit critique.
    1. L’équivalent du Kalama Sutta : Le Madhyama Āgama (T. 26)
    Le Madhyama Āgama (Sūtra du Milieu) est l’équivalent chinois du Majjhima Nikaya. On y trouve des versions très proches du conseil aux Kalamas, insistant sur le fait que la tradition ne suffit pas.
    Le passage (T. 26, n° 16) : « Ne vous laissez pas guider par les rapports oraux, ni par la lignée des ancêtres, ni par le "on-dit", ni par l’autorité des textes, ni par la simple spéculation logique... Mais quand vous comprenez par vous-mêmes : "Ces enseignements, s’ils sont mis en pratique, mènent au tourment et à la souffrance", alors vous devez les rejeter. »

    2. L’investigation du Maître : Le Vīmaṃsaka Sūtra (T. 26, n° 186)
    Dans ce texte du Canon Chinois, le Bouddha pousse l’autocritique à son paroxysme en demandant à ses disciples de ne pas le croire sur parole, mais d’étudier son comportement pour vérifier sa cohérence.
    La citation :« L’auditeur qui ne peut pas lire dans l’esprit d’autrui doit examiner le Tathāgata (le Bouddha) par deux méthodes : par l’observation de ses actes visibles et par l’audition de ses paroles. [...] Ce n’est qu’après un examen rigoureux qu’il peut placer sa confiance, non par dévotion aveugle, mais par une conviction née de l’analyse. »

    3. Les « Quatre Dépendances » (Catuḥpratisaraṇa) : Un pilier de la raison Ce principe est fondamental dans le Canon Chinois pour éviter le dogmatisme. Il est cité dans de nombreux ouvrages comme le Mahāprajñāpāramitā-śāstra (T. 1509). Ce texte stipule que le pratiquant doit suivre quatre règles de discernement :
    S’appuyer sur l’enseignement, non sur la personne (Dharma, non pudgala).
    S’appuyer sur le sens, non sur la lettre (Artha, non vyañjana).
    S’appuyer sur la connaissance directe, non sur la conscience discursive (Jñāna, non vijñāna).
    S’appuyer sur les textes de sens définitif, non sur ceux de sens provisoire (Nītārtha, non neyārtha).
    Note : Cette quatrième règle permet précisément de « débunker » les passages misogynes. Elle signifie que les textes qui rabaissent les femmes (sens provisoire/pédagogique) doivent être écartés au profit des textes affirmant l’égalité de la nature de Bouddha (sens définitif).

    4. La métaphore du doigt et de la lune
    Bien que rendue célèbre par le bouddhisme Chan (Zen) en Chine, cette image trouve sa source dans le Sūtra de la Parfaite Illumination et le Laṅkāvatāra Sūtra (T. 670). Le concept : « Les paroles sont comme un doigt qui montre la lune. L’insensé regarde le doigt et croit que c’est la lune. Celui qui cherche la vérité doit utiliser le doigt pour voir la lune, mais une fois la lune vue, le doigt n’a plus d’importance. »

    5. La Sagesse comme tranchant : Le Prajñāpāramitā
    Dans les volumes du Canon Chinois consacrés à la « Perfection de la Sagesse » (T. 220 et suivants), le Bouddha explique que la Prajñā (l’intelligence discriminante) est la mère de tous les Bouddhas.
    L’éloge de l’analyse : « Sans l’analyse des phénomènes (Dharma-vicaya), il n’y a pas de libération. La foi seule est une chaîne d’or, mais elle reste une chaîne. Seul le sabre de la sagesse, qui examine la nature de chaque chose, peut couper les liens de l’ignorance. »

  • Dans le Canon tibétain, composé du Kangyour (Paroles du Bouddha) et du Tengyour (Commentaires des grands maîtres indiens), l’approche analytique est élevée au rang de pilier spirituel. Contrairement à une foi aveugle, le Vajrayāna exige une « foi fondée sur la raison » (Yul-tok-pa’i-shé-pa).

    Voici les passages et les sources les plus emblématiques de cet éloge de l’esprit critique.
    1. Dans le Kangyour (La parole du Bouddha)
    C’est dans cette section que l’on trouve les fondements du scepticisme bienveillant.
    L’examen de l’or (Sūtra du Gñānasāra-samuccaya) : Bien que souvent cité de mémoire, ce passage se trouve dans le Kangyour. Il définit la relation entre l’élève et l’enseignement : « Ô moines et érudits, tout comme on examine l’or en le brûlant, en le coupant et en le frottant sur une pierre de touche, vous devez examiner mes paroles avant de les accepter, et ne pas les adopter par simple respect pour moi. »

    Le Sūtra de l’investigation (Vīmaṃsaka Sūtra) : Ce texte insiste sur le fait que même le Maître (le Bouddha) doit être passé au crible.
    « Un disciple doit examiner le Tathāgata pour s’assurer qu’il possède une conduite pure, sans défauts, afin de placer sa confiance sur une base solide et non sur une simple apparence. »

    Le Sūtra des deux vérités (Satyadvayavibhaṅga) : Il y est expliqué que l’intelligence humaine est le seul outil capable de distinguer ce qui est « définitif » de ce qui est « provisoire » dans les textes.

    2. Dans le Tengyour (Les commentaires)
    Le Tengyour est le lieu de la logique pure (le Pramana). Les maîtres comme Dharmakīrti et Dignāga y affirment que la raison est le "rempart contre la superstition".

    Dharmakīrti (Pramāṇavārttika) : Dans ce texte fondamental sur la logique et l’épistémologie, Dharmakīrti fustige la croyance irrationnelle :
    « Croire aux écritures simplement parce qu’elles sont anciennes, ou croire aux rituels sans comprendre leur cause, est le signe d’une intelligence obscurcie. La raison est le seul chemin vers la connaissance valide. »

    Aryadeva (Les 400 versets) : Aryadeva, disciple de Nagarjuna, souligne que le doute est une qualité chez le chercheur de vérité :
    « Celui qui doute de ce qui est faux commence déjà à voir le vrai. [...] Sans un esprit libre de préjugés, la vérité ne peut être perçue, même si elle est devant nous. »

    Shantideva (Bodhicaryāvatāra, Chapitre 9) : Le chapitre sur la Sagesse explique que la dévotion sans analyse n’est qu’un sentiment mondain.
    « L’analyse est ce qui sépare l’illusion de la réalité. Le pratiquant ne doit pas s’appuyer sur la lettre, mais sur le sens ultime établi par le raisonnement. »

    3. Les Trois Critères de Validité (Pramāna)
    Le Tengyour codifie l’autocritique à travers trois filtres que tout enseignement doit passer pour être accepté :
    La perception directe : Cela contredit-il les faits observables ?
    L’inférence logique : Cela est-il cohérent d’un point de vue rationnel ?
    La non-contradiction textuelle : Est-ce cohérent avec les principes fondamentaux de libération ?

    4. Le concept de "Sens Provisoire" (Neyārtha) vs "Sens Définitif" (Nītārtha)
    C’est l’outil le plus puissant pour débunker la misogynie présente dans certains textes. Le Tengyour explique que le Bouddha a parfois dit des choses « provisoires » (adaptées aux préjugés d’un auditoire limité) pour les amener progressivement vers la vérité.
    Application : Les textes disant que les femmes sont impures sont classés comme « sens provisoire » (outil pédagogique pour moines). L’affirmation que tous les êtres ont la Nature de Bouddha sans distinction de sexe est classée comme « sens définitif ».

    La conclusion du Tengyour : Si la raison démontre qu’une affirmation (même sacrée) cause du tort ou est fausse, elle doit être réinterprétée ou écartée.

  • .

    Pourquoi considérer la sexualité comme le mal pour les moines bouddhistes ? Résultat : on les pousse au crime et on les dénonce. Un peu comme les prêtres catholiques qui deviennent pédophiles par interdiction de relations sexuelles. C’est contre nature d’interdire la sexualité !

    "Selon les préceptes du bouddhisme, les moines doivent s’abstenir de toute pratique sexuelle. Même un flirt innocent est considéré comme un péché."

    https://www.franceinfo.fr/decouverte/bizarre/sexe-drogue-et-luxe-quand-les-moines-bouddhistes-derapent_367986.html

  • Tu dis : ’’Cher Quetzal, je vois que tu es réapparu et que tu vas bien même si, sur le plan de la pensée tu t’enfermes toujours dans un bouddhisme intransigeant. S’il s’agit de montrer que tu connais mieux le bouddhisme que moi, tu as forcément gagné. Mais tu n’as rien démontré ainsi. Tu n’as pas sorti les moines bouddhistes de leur enfermement anti-femmes par exemple ! Tu n’as pas démontré une supériorité bouddhiste par rapport aux autres religions.’’
    _
    _Je n’ai pas sorti les moines de leurs enfermement anti-femmes ?
    Réponse : Déjà, je ne répond de personne. Tu plaques des catégories catholiques sur le boudddhisme que tu ne comprend visiblement pas. Point de dogme ou d’obligation. Un ascète par définition se détache de la vie mondaine et vulgaire pour se concentrer sur l’Essentiel. De 2, que des moines soient misogynes montrent juste qu’ils sont pathétiques, et n’ont rien compris aux enseignements du Theravada.
    Le Dhammapada (le recueil des dits du Bouddha le plus célèbre) contient plusieurs versets cinglants à ce sujet :
    Verset 9 :
    « Celui qui revêt la robe safran alors qu’il n’est pas libéré de l’impureté, qui manque de maîtrise de soi et de sincérité, n’est pas digne de la robe safran. »
    Verset 142 :
    « Même s’il est paré de beaux habits, si un homme est apaisé, calme, discipliné, s’il mène une vie sainte... c’est lui qui est un Brahmane, un ascète (samana), un moine (bhikkhu). »
    En d’autres termes, bien avant les Français, ils ont inventés l’expression ’’l’habit ne fait pas le moine’’.
    Tu es vraiment pauvre intellectuellement si tu ne peux même pas comprendre cela. De plus, tu as encore moins compris ce que j’ai dit auparavant. La déconstruction de la beauté de la femme est une stratégie psychologique afin de détacher les moines de leurs pulsions sexuelles de manière rationnelle.
    _
    _En catholique déconstruit (marxiste français), tu m’accuses d’intransigeance. Commençons par définir le terme.
    Intransigeance = tendance à refuser tout compromis, à maintenir rigidement ses positions, souvent sans écouter ni considérer l’autre point de vue.
    L’Intransigeance a donc comme caractéristiquee :
    1. Refus de tout compromis même face à des arguments valides
    2. Ignore l’autre et ses objections
    3. Motif souvent émotionnel ou identitaire
    4. Position figée
    HORS j’Exprime simplement un point de vue que je défend. J’écoute, je réévalue si nécessaire les points de vue.
    Mes motifs sont cohérents, sourcées et rationnels. Ma position a toujours été nuancée et ouverte à L’auto-critique.
    Je n’ai jamais demandé d’autodafés pour tes points de vue, ton site internet ou les marxistes.
    Ton accusation est donc irrationnelle, basée sur une émotivité douteuse, démontrant simplement que tu ne maîtrises pas le sujet.

    Tu n’as pas démontré une supériorité bouddhiste par rapport aux autres religions.
    Accusation mensongère. j’ai démontré que le bouddhisme est :
    A - Égalitariste non seulement entre hommes et femmes, mais aussi le 3ème sexe. D’un point de vue bouddhique, Homme = Femme = 3ème sexe (ce que les vulgaires modernes appellent ’’transgenre’’, ’’homosexuel’’, ’’lesbiennes’’
    -Les religions abrahamiques refusent cet égalité ontologique, ils les considèrent (le 3ème sexe) comme des abominations à exterminer.
    B- l’auto-critique. Le bouddhisme (les 3 formes) encouragent l’auto-critique, pas juste interne, mais totalement, ce qui n’Est pas le cas des religions abrahamiques qui musèlent la raison au profit de dogmes irrationnels.
    Ne serait-ce que sur ses 2 aspects, ton affirmation est ridicule ! La honte quoi ! Tu es d’une mauvaise fois pitoyable ! J’ai démonté toutes tes accusations (on ne peut appeler ça des arguments) pièce par pièce, incluant celle-ci !

    • .

      Je ne te demande pas de maitriser le marxisme et je n’ai pas besoin de "maitriser" le bouddhisme pour avoir le droit d’avoir un avis.

      Je te signalais seulement qu’une religion qui a besoin de séparer les hommes et les femmes en fait déjà assez à mes yeux pour ne pas être retenue comme philosophie de demain mais seulement comme celle du passé.

  • 2ème accusation infondé de Robert Paris : ’’Pourquoi considérer la sexualité comme le mal pour les moines bouddhistes ? Résultat : on les pousse au crime et on les dénonce. Un peu comme les prêtres catholiques qui deviennent pédophiles par interdiction de relations sexuelles. C’est contre nature d’interdire la sexualité ! "Selon les préceptes du bouddhisme, les moines doivent s’abstenir de toute pratique sexuelle. Même un flirt innocent est considéré comme un péché." ""

    Ma réponse :
    1️⃣ Liberté de choix et responsabilité personnelle
    Personne n’oblige à devenir moine.
    Dans le bouddhisme theravāda, toute personne choisit volontairement l’ordination.
    ➤ Si quelqu’un devient moine, il accepte volontairement les règles, dont la chasteté.
    La chasteté n’est pas une répression imposée extérieurement, mais une condition choisie pour soutenir la pratique spirituelle.
    ➤ Comme le fait de suivre une discipline sportive ou académique stricte  : ce n’est pas “contre nature”, c’est un choix volontaire pour atteindre un objectif.

    2️⃣ Le rôle des préceptes sexuels
    Le précepte de l’abstinence sexuelle pour les moines n’est pas basé sur l’idée que le sexe est mauvais en soi, mais sur des raisons existentielles et empiriques  : La sexualité crée attachement et distraction.
    Pour tester le détachement du samsāra, il faut mettre volontairement de côté ce qui génère l’avidité, l’attachement et la souffrance.
    C’est un outil de pratique, pas un jugement moral universel contre le sexe.
    Le Canon Pāli confirme cela : il décrit la possibilité de corruption et d’erreur même chez les moines, mais cela ne rend pas le précepte mauvais.

    3️⃣ La question de la “corruption”
    Oui, certains moines dérapent (comme le montre ton article).
    Mais le bouddhisme ne prétend jamais que l’institution ou les individus soient parfaits.
    ➤ L’apparition de scandales n’invalide pas le précepte, ni le choix volontaire de suivre la voie monastique.
    ➤ Dans le Canon Pāli, les suttas montrent explicitement que la Saṅgha peut se corrompre de l’intérieur, et que les robes ne garantissent pas la vertu.

    Donc en résumé :
    1.Choix volontaire → responsabilité individuelle.
    2.Précepte de chasteté → outil de détachement, pas interdiction arbitraire du sexe.
    3.Corruption possible → reconnue dans le Canon, mais ne justifie pas de rejeter la discipline en soi.
    4.Sexe en soi n’est pas mauvais → ce qui compte est la position existentielle et le respect du choix.
    ➡️ Tout ceci relève du raisonnement cohérent, ce n’est pas de l’intransigeance.

    _Devenir moine est un choix volontaire. Le précepte de chasteté n’est pas un jugement moral contre la sexualité, mais une condition pratique pour cultiver le détachement. Personne n’est forcé à devenir moine, et le bouddhisme reconnaît que certains peuvent déraper : c’est une question de responsabilité personnelle et de pratique, pas de “contre nature”. Mon point de vue n’est pas intransigeant : je défends simplement les règles telles qu’elles existent et leur justification rationnelle.

  • Florent dit : Et, comme pour les prêtres catholiques, il y a l’omerta, la loi du silence qui couvre les crimes...

    👉 Oui, comme dans TOUTE INSTITUTION , il y a eu des abus confiés au silence, non pas par une règle sacrée, mais souvent par peur sociale, loyauté affective, ou crainte de discréditer la spiritualité elle‑même.
    👉 Non, il n’existe pas de structure doctrinale bouddhiste qui ordonne expressément une loi du silence comparable à une couverture institutionnelle formelle.
    👉 Ces scandales ne remettent pas en question la possibilité d’un chemin spirituel authentique, mais rappellent que les êtres humains, même revêtus de l’habit ou du rôle spirituel, peuvent faillir — ce que le bouddhisme reconnaît et prend en compte dans sa discipline.

    On va utiliser les concepts propre aux sciences de la gestion pour démontrer pourquoi les institutions génèrent des abus.
    A. Concentration de pouvoir
    Les institutions qui génèrent des positions hiérarchiques très concentrées (leader charismatique, figure centrale, gourou) créent un pouvoir discrétionnaire.
    Le pouvoir discret corrompt statistiquement : plus un individu détient de contrôle sans mécanismes de contrôle et de contre-pouvoir, plus le risque d’abus augmente.
    → Cf. Milgram (1963), Zimbardo (1971), Pfeffer (2010, Power)

    B. Dépendance sociale / asymétrie relationnelle
    Lorsqu’un acteur contrôle l’accès à des ressources, la reconnaissance sociale ou la légitimité, il crée une dépendance forte des autres membres.
    Plus cette dépendance est grande, plus les comportements abusifs peuvent survenir et rester impunis.
    → Concept de “dépendance de ressource critique” (Pfeffer & Salancik, The External Control of Organizations, 1978)

    C. Effet de filiation et loyauté
    Les institutions qui utilisent un modèle de transmission par filiation ou mentorat obligatoire créent un lien quasi-sacré.
    Cette asymétrie relationnelle augmente la probabilité : de coercition implicite ou explicite, de dissimulation d’abus, de normalisation du contrôle du maître.
    → Concept de “authority-induced compliance” (Kelman, 1958 ; French & Raven, 1959)


    2️⃣ Application au Vajrayāna
    Dans le Vajrayāna, l’enseignement doit passer par la filiation d’un maître reconnu (Rinpoche, Lama).
    Chaque élève dépend d’un maître pour l’accès à l’enseignement et à l’initiation.
    Le maître détient le pouvoir symbolique, social et parfois financier sur le disciple.
    Cette structure crée une asymétrie sociale forte :
     Dépendance totale de l’élève pour progression spirituelle.
     Difficulté à contester ou dénoncer les abus.
    Risque structurel : même sans intention initiale de nuire, le système augmente mécaniquement le pourcentage de comportements abusifs par concentration de pouvoir et absence de contrôle externe.


    3️⃣ Application au Theravāda
    Dans le Theravāda :
    L’ordination et l’enseignement sont pas centrés sur un maître unique.
    La Saṅgha est plus collective, avec des mécanismes de contrôle mutuel (Vinaya) et moins de dépendance personnelle.
    Les disciples peuvent changer de maître, de monastère, ou quitter la vie monastique facilement.
    ✅ Conséquence :
     Moins de concentration de pouvoir,
     Moins de dépendance asymétrique,
     Réduction structurelle des risques d’abus.

    Les sciences de gestion et la psychologie organisationnelle montrent que la concentration du pouvoir et la dépendance sociale augmentent mécaniquement le risque d’abus. Dans le Vajrayāna, l’enseignement passe obligatoirement par un maître reconnu, créant un lien social forcé et asymétrique. Cela génère un risque structurel que le Theravāda, avec sa Saṅgha plus collective et moins hiérarchisée, réduit considérablement. Ce n’est pas une question de morale mais de conception organisationnelle et de structure de pouvoir.

    Note pour Robert Paris : Et ce n’est certainement PAS un marxiste comme toi Robert Paris, qui ne va pas validé cela. Rappelons que les marxistes raisonnent avant-tout en terme de structure organisationnelle bien avant de parler de morale individuelle, en disant implicitement que les structures créent des sujets collectifs (tu me corrigeras si je me trompe le marxiste).
    Et aussi je détruis ton dernier anathème, quand tu disais que je ne me réfère qu’au bouddhisme. Franchement Robert...

    Florent, tu fais une erreur conceptuelle et je vais te le prouver. C’est pas pareil pour les catholiques car :
    1️⃣ Principe central : l’infaillibilité de l’Église
    Selon le dogme catholique : L’Église est le Corps du Christ.
    Son Magistère (enseignement officiel sur la foi et la morale) est considéré infaillible lorsqu’il prononce une doctrine ex cathedra (Vatican I, 1870).
    Cela implique que les fidèles doivent avoir confiance dans l’institution pour ce qui touche la morale et la foi, indépendamment des défauts personnels des membres. Tout abus commis par des membres (prêtres, évêques, cardinaux) contredit ou met en tension le dogme, mais les fidèles sont culturellement et théologiquement encouragés à ne pas contester publiquement l’autorité de l’Église.
    Résultat : la loi du silence devient structurellement plus probable, car dénoncer un membre, c’est techniquement mettre en doute l’infaillibilité institutionnelle.
    De même, Le viol est considéré selon Thomas d’Aquin (Summa Theologica, IIa IIae, Q. 154, a. 7) en fonction de :
     La motivation sexuelle (luxure),
     Les droits du père, du fiancé ou de la société,
     La violation de l’ordre naturel.
    Conséquence : La souffrance psychologique de la victime est secondaire.
    Structurellement, cela favorise : Minimisation interne des abus si l’institution juge que l’ordre social ou naturel n’est pas perturbé, offrant une protection institutionnelle implicite des coupables (membres du clergé).

    Comparons les 2 institutions.
    Vajrayana
    Pouvoir = Concentré chez le maître/Rinpoche, dépendance forte de l’élève
    Contrôle externe = Pas de contrôle hiérarchique centralisé
    Signalement d’abus = Possible (sortie de la lignée, changement de maître)
    Risque structurel =Élevé, mais limité par la liberté individuelle (le disciple peut quitter la lignée)

    Catholicisme
    Pouvoir = Concentré dans l’institution sacrée, Magistère infaillible
    Contrôle externe = Dogme de l’infaillibilité → fidèles obligés de suivre
    Signalement d’abus = Difficile, car remettre en cause un prêtre touche l’institution sacrée
    Risque structurel =Très élevé, car l’institution sacralisée protège ses membres et centralise la confiance morale

    Conclusion = les Cathos sont bien pires !
    ➡️ Dans le catholicisme, la combinaison “infaillibilité institutionnelle + centralisation du pouvoir + dépendance morale” rend le risque de dissimulation et d’impunité structurellement plus fort. La Loi du silence dans le Vajrayana est structurée comme un tabou social ou une loyauté personnelle, donc plus facilement réversible, là ou chez les cathos, l’omerta sera renforcée par la sacralité de L’institution jugée infaillible, surtout si le point de vue de la victime est secondaire.

  • Robert Paris dit : ’’il y a eu dans le monde des centaines de milliers de religions, pas une identique à une autre, et tu n’en connais bien qu’une mais, même en la connaissant bien, tu ne sais pas à quoi sert une religion car tu es croyant. C’est là tout notre désaccord...’’
    On va démonter ce délire marxiste. Commençons par les bases.
    Définition du marxisme : Le marxisme est une doctrine philosophique, économique et politique matérialiste qui analyse l’histoire et la société comme le produit des rapports de production et des luttes de classes, soutient que le capitalisme engendre nécessairement exploitation, aliénation et crises, et vise son dépassement par l’abolition de la propriété privée des moyens de production au profit d’une organisation collective émancipatrice.

    Nature doctrinale
    Ontologie : matérialisme (anti-idéalisme)
    Méthode : dialectique (contradictions internes)
    Axiologie : collectiviste, égalitariste
    Statut : doctrine totalisante, à prétention scientifique et normative
    Type : philosophie + économie politique + théorie politique
    Le marxisme est une philosophie profane, matérialiste et normative, partielle et historiquement située, structurée par une doctrine explicative et une morale émancipatrice, orientée vers la transformation collective et indirectement individuelle de l’existence humaine.

    Point de vue marxiste sur la religion
    1️⃣ La religion comme idéologie inversée du réel social - Thèse : La religion est une représentation imaginaire d’un monde réel aliéné.
    Citation : « La religion est la conscience de soi et le sentiment de soi de l’homme qui ne s’est pas encore trouvé lui-même ou qui s’est déjà de nouveau perdu. » Source : Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Statut - Religion = superstructure idéologique ; Fonction cognitive inversée, mensonge involontaire

    2️⃣ La religion comme symptôme de la misère réelle - Thèse : La religion exprime une souffrance sociale réelle, elle n’est pas une simple illusion arbitraire.
    Citation : « La détresse religieuse est, d’une part, l’expression de la détresse réelle et, d’autre part, la protestation contre la détresse réelle. »
    Source : Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Statut : Religion = effet social ; Lecture compatissante, non méprisante

    3️⃣ La religion comme consolation compensatoire - Thèse : La religion fournit une compensation imaginaire à une vie matériellement aliénée.
    Citation : « La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur. »
    Source : Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Statut : Fonction psychologique ; Analogie proto-psychanalytique

    4️⃣ La religion comme instrument de domination sociale - Thèse : La religion contribue à la reproduction de l’ordre social existant.
    Citation : « La religion est l’opium du peuple. »
    Source : Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Précision conceptuelle : « Opium » = analgésique, pas seulement drogue ; Soulage → mais empêche l’action révolutionnaire

    5️⃣ La religion comme aliénation humaine - Thèse : Dieu est la projection aliénée des puissances humaines.
    Citation : « Plus l’homme met de choses en Dieu, moins il en garde en lui-même. »
    Source : Marx, Manuscrits de 1844 (influence directe de Feuerbach)
    Statut : Anthropologie matérialiste ; Critique de la transcendance

    6️⃣ La religion comme produit historique transitoire - Thèse : La religion n’est pas éternelle ; elle disparaît avec ses conditions sociales.
    Citation : « L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence de son bonheur réel. »
    Source : Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Statut : Historicisme ; Anti-essentialisme religieux

    7️⃣ La religion comme superstructure dépendante de l’infrastructure - Thèse : La religion dépend des rapports de production.
    Citation : « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être, mais leur être social qui détermine leur conscience. »
    Source : Marx, Préface à la Contribution à la critique de l’économie politique (1859)
    Application : Religion = forme de conscience sociale ; Variable selon les modes de production

    8️⃣ La religion comme idéologie de classe dominante - Thèse : Les religions instituées servent prioritairement les classes dominantes.
    Citation : « Les idées dominantes sont les idées de la classe dominante. »
    Source : Marx & Engels, L’Idéologie allemande (1845–46)
    Conséquence : Religion d’État ; Clergé allié au pouvoir

    9️⃣ La religion comme résidu appelé à dépérir dans le communisme - Thèse : La religion s’éteindra spontanément dans une société non aliénée.
    Citation : « La suppression de la religion comme bonheur illusoire est la condition du bonheur réel. »
    Source : Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844)
    Important : ❌ Pas d’appel à une persécution religieuse chez Marx

    🔟 La religion comme forme possible de protestation primitive (Engels) - Thèse : Certaines religions ont pu jouer un rôle proto-révolutionnaire.
    Citation : « Les premières formes du mouvement ouvrier furent nécessairement religieuses. »
    Source : Friedrich Engels, La guerre des paysans en Allemagne (1850)
    Exemple : Christianisme primitif Millénarismes égalitaires

    1️⃣1️⃣ Religion et communisme primitif (lecture historiciste) - Thèse : Certaines religions expriment un communisme primitif.
    Citation : « Le christianisme primitif présentait des traits communistes. »
    Source : Engels, Anti-Dühring (1878)
    Nuance : Fonction historique, pas de validation théologique

    1️⃣2️⃣ Athéisme méthodologique marxiste- Thèse : Le marxisme n’a pas besoin de Dieu pour expliquer le réel.
    Citation : « Pour nous, l’athéisme est acquis et ne mérite plus discussion. »
    Source : Marx & Engels, L’Idéologie allemande
    Statut : Athéisme implicite, non militant ; Priorité à la critique sociale

    1️⃣3️⃣ Dérives ultérieures (pas strictement marxistes) - ⚠️ Important : ce point n’est pas chez Marx, mais dans le marxisme historique.
    Positions dérivées : Athéisme d’État (URSS) , Religion assimilée à contre-révolution, Sacralisation du marxisme lui-même
    Source critique : Louis Althusser (le mec qui a tué sa femme par narcissisme et protégé par une culture patriarcale), Pour Marx (1965)

    Le marxisme n’a pas une position unique mais un spectre cohérent de positions sur la religion, allant :
    de l’analyse idéologique
    à la critique de l’aliénation
    en passant par la reconnaissance de fonctions sociales réelles
    jusqu’à la thèse de son dépérissement historique
    Conclusion partielle : la 1ère des choses, c’est que je connais bien ce que pensent les marxistes des religions.
    La 2ème, est qu’on va déconstruire les préjugés marxistes sur la religion.

  • Tu dis : ’’Je ne te demande pas de maitriser le marxisme et je n’ai pas besoin de "maitriser" le bouddhisme pour avoir le droit d’avoir un avis.
    Je te signalais seulement qu’une religion qui a besoin de séparer les hommes et les femmes en fait déjà assez à mes yeux pour ne pas être retenue comme philosophie de demain mais seulement comme celle du passé.’’
    Réponse : tu as le droit d’avoir un avis, et j’ai le droit de te démontrer rationnellement que c’est une opinion sans valeur. ET le résultat est sans appel : c’est une opinion sans valeur théorique. On va le démontrer.

    2. Il s’agit du bouddhisme Theravada qui fait la séparation pour les moines. Pour les laics, il n’y a pas d’obligation sur ce point. Encore une fois tu écoutes QUE ce qui t’arrange.
    2.1, Pour le Mahayana, l’École de la Terre Pure japonaise permet les mariages. Donc dans les 4 écoles du Mahayana, la version Jap permet le mariage.
    Sinon un simple adepte peut tout à fait vivre avec quelqu’un.
    2.2 Pour le Vajrayana, Les Lamas non-monastiques (Ngakpa) suivent les pratiques tantriques (sexuels) mais ne sont pas tenus au célibat. Et les laics encore une fois, peuvent tout à fait vivre avec quelqu’un.

    Conclusion : ton étrange phobie de ’’séparation avec la femme’’ ne risque pas de se produire de sitôt avec les 3 formes de bouddhisme, car les laics font ce qu’Ils veulent en toute liberté, et les 2 dernières traditions ont des sasses de sortie pour certaines écoles. Ton opinion est infondée et basée sur des peurs étrangement primitives pour quelqu’un qui se veut ’’Moderne’’.

  • PARTIE 2 DE LA RÉPONSE DE Robert Paris qui disait : il y a eu dans le monde des centaines de milliers de religions, pas une identique à une autre, et tu n’en connais bien qu’une mais, même en la connaissant bien, tu ne sais pas à quoi sert une religion car tu es croyant. C’est là tout notre désaccord...
    On va démonter point par point chaque thèse marxiste sur la religion.

    1️⃣ « La religion est une idéologie inversée du réel social » - Thèse marxiste : La religion serait une représentation imaginaire produite par l’aliénation sociale. Pourquoi c’est faux (conceptuellement)
    ❌ Erreur de catégorie - Une idéologie est une représentation partielle et instrumentale Une religion est un système symbolique total, 👉 Réduire la religion à une idéologie, c’est :
    ignorer sa métaphysique
    ignorer sa ritualité
    ignorer sa dimension ontologique
    ignorer sa fonction fondatrice du sens
    📌 Une idéologie peut être contenue dans une religion, mais une religion n’est pas réductible à une idéologie.

    2️⃣ « La religion est l’expression de la misère réelle » - Thèse marxiste : La religion serait un symptôme social de la souffrance matérielle.
    Pourquoi c’est faux =❌ Réduction sociologique /La religion est attestée :
    dans des sociétés prospères
    chez des individus non opprimés
    dans des contextes ascétiques volontaires
    👉 Le critère de misère réelle :n’est ni nécessaire ni suffisant pour expliquer l’existence d’une religion
    📌 La religion structure le rapport au réel, elle ne se contente pas de réagir à une condition sociale.

    3️⃣ « La religion est une consolation compensatoire »Thèse marxiste - La religion serait un analgésique psychologique.
    Pourquoi c’est faux = ❌ Confusion fonction / essence. Qu’une religion puisse consoler ne définit pas ce qu’elle est.
    Beaucoup de religions : imposent l’ascèse/la souffrance/la discipline/la culpabilité/la responsabilité
    👉 Une religion exige souvent plus qu’elle ne console 📌 La consolation est une fonction secondaire possible, pas une structure constitutive.

    4️⃣ « La religion est un instrument de domination » - Thèse marxiste : La religion servirait la classe dominante.
    Pourquoi c’est faux = ❌ Généralisation abusive
    Certaines religions ont servi le pouvoir, D’autres l’ont : contesté/délégitimé/renversé/transcendé
    📌 La religion : fonde une autorité symbolique autonome parfois contre le pouvoir politique
    👉 Confondre : institution religieuse historiquement située avec la structure religieuse en tant que telle est une erreur analytique.

    5️⃣ « La religion est une aliénation humaine » - Thèse marxiste : Dieu serait une projection de l’essence humaine.
    Pourquoi c’est faux = ❌ Postulat anthropologique non démontré. Le marxisme suppose que : l’humain est premier, le divin est secondaire.
    Mais une religion : définit précisément l’humain par rapport à un ordre supérieur, elle n’est pas une projection mais une relation ontologique
    📌 Le marxisme nie a priori la possibilité du divin
    → ce n’est pas une critique de la religion,
    → c’est un athéisme préalable.

    6️⃣ « La religion disparaîtra avec la fin de l’aliénation » - Thèse marxiste : La religion est historiquement transitoire.
    Pourquoi c’est faux = ❌ Falsification empirique - Les religions persistent, renaissent, se transforment et survivent à des sociétés non capitalistes.
    ❌ Erreur théorique = La religion ne répond pas seulement à une aliénation économique
    Elle répond à : la finitude/ la mort /le sens/ le fondement du réel. 📌 Même une société égalitaire ne supprime pas ces questions.

    7️⃣ « La religion est une superstructure dépendante de l’infrastructure » - Thèse marxiste : La base économique détermine la religion.
    Pourquoi c’est faux = ❌ Déterminisme unidirectionnel
    Les mêmes structures économiques produisent : des religions différentes ou aucune religion
    Les mêmes religions traversent : des modes de production opposés
    📌 La religion a une autonomie symbolique relative, sinon elle ne serait pas historiquement transmissible.

    8️⃣ « La religion est l’idéologie de la classe dominante » - Thèse marxiste : Les idées religieuses sont celles des dominants.
    Pourquoi c’est faux ❌ Contradiction interne
    Les religions condamnent souvent :la richesse/la domination/l’injustice/l’orgueil du pouvoir
    📌 Une idéologie de classe ne produit pas : un discours auto-condamnatoire structuré et durable

    9️⃣ « La religion est appelée à dépérir » - Thèse marxiste : Elle s’éteindra naturellement.
    Pourquoi c’est faux ❌ Confusion religion / croyance
    Une religion n’est pas une simple croyance factuelle, C’est un système symbolique total
    👉 On ne “supprime” pas un système symbolique fondateur par une transformation économique.

    🔟 « Les religions primitives étaient des protestations proto-révolutionnaires » - Thèse marxiste : La religion serait une politique immature.
    Pourquoi c’est faux ❌ Anachronisme
    Les religions ne visent pas prioritairement l’ordre politique mais l’ordre cosmique, métaphysique ou ontologique
    📌 Lire la religion à partir de la politique moderne est une projection idéologique marxiste.

    Conclusion générale : Toutes les thèses marxistes sur la religion sont fausses non parce qu’elles sont empiriquement absurdes, mais parce qu’elles ne parlent pas de la religion en tant que religion. Le marxisme ne critique pas la religion : il la dissout conceptuellement avant de l’avoir comprise.

  • Tu dis : ’’Oui ! Effectivement, pour les laïcs, il n’y a pas besoin de séparer hommes et femmes ! Tout comme pour le catholicisme, le célibat n’est exigé que des prêtres ! Pas besoin d’être marxiste pour trouver que c’est absurde et que c’est la cause de dérives violentes et pédophiles...’’
     On va encore une fois déconstruire ces présupposés. C’est un angle d’attaque classique mais qui repose effectivement sur une méconnaissance profonde des structures monastiques et des doctrines orientales. En amalgamant le célibat sacerdotal catholique et le monachisme bouddhique, le marxisme plaque une analyse OCCIDENTALE sur une réalité orientale très différente.

    1. Confusion entre Cause et Conséquence : L’approche Marxiste
    Pour un marxiste orthodoxe, la religion est le "soupir de la créature opprimée". Il voit le célibat comme une contrainte structurelle imposée pour préserver le patrimoine de l’Église ou pour exercer un contrôle social.
    ❌ L’erreur de cause : Le marxiste pense que le célibat cause la déviance par frustration.
    👉 La réalité bouddhique : Le célibat n’est pas une fin en soi, mais un moyen technique (un upaya). Dans le bouddhisme, la cause de la souffrance et de la violence est le Désir et l’attachement. Le célibat est la conséquence d’un choix de détachement pour se consacrer à l’éveil, et non une règle administrative de gestion du personnel.
    🔷Source : Walpola Rahula, dans L’Enseignement du Bouddha, explique que la discipline monastique (Vinaya) vise à simplifier la vie pour l’étude de l’esprit, pas à réprimer une nature humaine jugée "pécheresse".

    2. Confusion entre Catholicisme et Bouddhisme- Le parallèle avec le catholicisme est trompeur car la nature même du "prêtre" et du "moine" diffère.
    Caractéristique du prêtre Catholique
    Rôle : Intermédiaire entre Dieu et les hommes
    Vocation : Engagement souvent perçu comme irréversible
    Sacralité : Le prêtre agit in persona Christi

    Caractéristique du bhikkhu bouddhiste
    Rôle : Chercheur personnel de vérité/éveil.
    Vocation : Engagement volontaire, on peut quitter la robe sans déshonneur.
    Sacralité : Le moine suit une règle de vie (Vinaya), il n’est pas "sacré" par nature.

    Conclusion : Une critique hors sujet
    Accuser le bouddhisme de produire des dérives par le célibat, c’est oublier que :
    👉Le bouddhisme propose des structures (Mahayana/Vajrayana) où le célibat est optionnel.
    👉Le départ de la vie monastique est libre et fréquent (contrairement au carcan clérical historique).
    👉La "cause" des dérives, selon le bouddhisme, n’est pas le manque de sexe, mais l’ego et l’ignorance, que l’institution soit célibataire ou non.

    Pour enfoncer le clou définitivement, je vais donner 2 sources empiriques qui contredisent catégoriquement ton assertion.

    1. Le Rapport du John Jay College (Criminologie) - Il s’agit de l’étude la plus complète jamais réalisée par une instance laïque (justice criminelle) sur les déterminants des abus. 👉Elle conclut explicitement que le célibat n’est pas une variable explicative.
    Titre complet : The Nature and Determinants of Sexual Abuse of Minors by Catholic Priests in the United States, 1950-2010, à la page 3.

    2. Le rapport de la MIVILUDES (2022-2024)
    A.Le rapport pose comme postulat de base que la croyance (donc le célibat) est hors de cause par nature.
    Page 3 (Éditorial du Ministre) : « Ce faisant, il [notre droit] prévient et réprime non pas les sectes, ni les croyances elles-mêmes, mais les dérives qu’elles peuvent engendrer pour l’individu et pour la société. »
    Page 10 (Introduction) -11 : « Ainsi, ce ne sont pas les croyances elles-mêmes, mais l’instrumentalisation de celles-ci, à des fins de manipulation, qui caractérisent les dérives sectaires.
    B.La véritable cause : L’Emprise (Page 36) - Le rapport consacre sa partie centrale à définir la "racine" du mal. Il ne parle pas de frustration sexuelle ou de célibat, mais uniquement de mécanismes psychologiques de domination.
    Page 36 (Titre de la Partie 2) : « Les dérives sectaires : un phénomène d’emprise mentale à l’origine de dommages particulièrement graves. »
    Page 38 (Section A) : « La principale clé de compréhension du phénomène sectaire réside dans la notion d’emprise mentale... »
    👉Pour la MIVILUDES, le célibat relève de la « liberté de conscience ». La dérive ne commence que lorsqu’il y a « sujétion psychologique » (punie par la loi).

    🔷- Déconstruction des sources marxistes
    1. August Bebel : La Femme et le Socialisme (1879)- C’est LA bible du marxisme sur les questions de sexualité.
    🔴 L’argument de Bebel : Il consacre des chapitres entiers à expliquer que le célibat est "contre-nature" et que toute entrave à l’instinct sexuel entraîne obligatoirement des troubles physiques ou mentaux.
    👉La citation (paraphrasée) : Il affirme que le célibat forcé des prêtres et des moines conduit à l’hystérie, à la folie et à des « vices contre nature » (terme de l’époque pour désigner l’homosexualité ou la pédophilie).
    🟢Contre-argument : Bebel se basait sur la médecine du XIXe siècle (théorie des humeurs et des nerfs) qui est aujourd’hui obsolète.

    2. Wilhelm Reich : La Révolution Sexuelle (1936) ou La Psychologie de masse du fascisme
    Reich est un "Freudo-Marxiste". C’est lui qui a théorisé le mécanisme psychologique que votre interlocuteur utilise probablement.
    🔴L’argument de Reich : La répression sexuelle (imposée par l’Église ou le système patriarcal) crée une "stase sexuelle". Cette énergie bloquée ne disparaît pas, elle se transforme en pulsions sadiques ou en perversion.
    🟢Contre-argument : Reich pathologise le célibat en le voyant uniquement comme une "répression subie". Or, dans le bouddhisme (et chez beaucoup de prêtres), le célibat est une sublimation choisie.

    La sociologie moderne (MIVILUDES) et la criminologie moderne ( Le rapport John Jay 2011) ont réfutés scientifiquement les théories de Reich et Bebel.
    La perversion vient du pouvoir, pas de l’absence de sexe.

  • Enfin, la cerise sur le gateau, on va donc appliquer les propres thèses marxistes de la religion à la doctrine marxiste elle-même.
    Le marxisme affirme que : toute production symbolique (religion, morale, idéologie, philosophie) est déterminée par des conditions sociales, historiques et matérielles.
    👉 S’il est matérialiste et non exempté, le marxisme doit s’appliquer à lui-même. Sinon, il devient un idéalisme déguisé.

    1️⃣ Religion = idéologie inversée du réel ⇨ Marxisme = idéologie inversée du réel / Thèse marxiste - La religion serait une représentation imaginaire produite par l’aliénation sociale.
    Application : le marxisme produit une représentation totalisante de l’histoire , prétend révéler la « vraie structure » du réel social ; oppose conscience fausse / conscience vraie
    👉 Par ses propres critères, le marxisme est : une idéologie produite par une situation historique déterminée (capitalisme industriel du XIXe siècle)
    📌 Conclusion : Le marxisme ne révèle pas le réel : il l’interprète depuis sa position sociale → exactement ce qu’il reproche à la religion.

    2️⃣ Religion = expression de la misère réelle ⇨ Marxisme = expression de la misère réelle / Thèse marxiste - La religion exprime la souffrance sociale.
    Application au marxisme
    Le marxisme naît : dans la misère ouvrière, dans l’exploitation industrielle, dans la désagrégation des solidarités traditionnelles
    👉 Il est : une réaction symbolique à une situation historique de crise
    📌 Conclusion : Le marxisme est le symptôme idéologique de la misère capitaliste, exactement comme la religion l’est selon Marx.

    3️⃣ Religion = consolation compensatoire ⇨ Marxisme = consolation compensatoire / Thèse marxiste - La religion console par un salut imaginaire.
    Application au marxisme
    Le marxisme promet : une fin nécessaire de l’exploitation ,une réconciliation future (communisme), une abolition des contradictions
    👉 Il fournit : un sens à la souffrance présente, une eschatologie historique, une justification du sacrifice actuel
    📌 Conclusion Le communisme joue le rôle fonctionnel du paradis : consolation différée, promesse de rédemption collective.

    4️⃣ Religion = instrument de domination ⇨ Marxisme = instrument de domination / Thèse marxiste : La religion sert à discipliner les masses.
    Application au marxisme
    Historiquement, le marxisme a servi à : légitimer des partis uniques , sacraliser l’État révolutionnaire , justifier la violence « nécessaire »
    👉 Il a produit : une orthodoxie , des hérésies , des excommunications idéologiques
    📌 Conclusion : Le marxisme devient idéologie dominante dès qu’il devient pouvoir, exactement comme les religions instituées.

    5️⃣ Religion = aliénation humaine ⇨ Marxisme = aliénation humaine / Thèse marxiste : Dieu serait une projection des puissances humaines.
    Application au marxisme. Le marxisme projette : la Raison historique, la Nécessité dialectique, le Sens de l’Histoire
    👉 Ces abstractions : dominent les individus, justifient leur sacrifice, deviennent quasi transcendantes.
    📌 Conclusion - L’Histoire chez Marx joue le rôle de Dieu : entité supra-humaine à laquelle l’homme doit se soumettre.

    6️⃣ Religion = produit historique appelé à disparaître ⇨ Marxisme = produit historique appelé à disparaître/Thèse marxiste : La religion est transitoire.
    Application au marxisme. Le marxisme : est historiquement situé, dépend du capitalisme industriel, décline avec ses conditions sociales
    📌 Conclusion : Si la religion doit disparaître pour les raisons marxistes, alors le marxisme aussi doit disparaître.

    7️⃣ Religion = superstructure déterminée ⇨ Marxisme = superstructure déterminée/ Thèse marxiste : Les idées sont déterminées par l’infrastructure.
    Application au marxisme. Le marxisme est : une idée, produite par des intellectuels, dans un contexte matériel donné.
    👉 Donc : il n’échappe pas à la détermination, il ne peut prétendre à une vérité absolue
    📌 Conclusion : Le marxisme détruit sa propre prétention scientifique.

    8️⃣ Religion = idéologie de classe dominante ⇨ Marxisme = idéologie d’une classe ou d’un groupe
    Thèse marxiste : Les idées dominantes sont celles de la classe dominante.
    Application au marxisme
    Le marxisme a été : idéologie d’appareils d’État, idéologie d’élites révolutionnaires, idéologie de bureaucraties
    📌 Conclusion : Il devient ce qu’il dénonce.

    Logiquement, Il n’y a que trois issues possibles, et aucune n’est confortable pour le marxisme :
    🔴 Option 1 — Auto-réfutation : Le marxisme est une idéologie aliénée → sa critique de la religion n’a aucune valeur épistémique supérieure.
    🟠 Option 2 — Exception dogmatique : Le marxisme s’exempte de ses propres critères → il devient une métaphysique non reconnue.
    🟢 Option 3 — Reconnaissance implicite - Le marxisme est une religion séculière et contient : doctrine totale, morale, eschatologie, orthodoxie, hérésies, promesse de salut historique

    Conclusion : Le marxisme ne peut critiquer la religion qu’au prix de sa propre disqualification, ou de sa transformation tacite en religion qu’il refuse de nommer.
    Conclusion général : Toute théorie qui absolutise la réduction des systèmes symboliques s’auto-réduit nécessairement.

  • .

    mon cher Quetzal,

    quelle patience pour nous expliquer qu’en tant que marxistes nous ne comprenons pas le bouddhisme !

    Tu interviens maintenant assez régulièrement sur ce site pour nous exposer ton opinion sur le bouddhisme et j’aimerais que tu me dise ton opinion sur le célibat des moines bouddhistes, de leur enfermement, de leur engagement forcé dès le plus jeune âge, de leur obéissance obligée, de leur séparation des femmes. Tout cela te parait-il inévitable pour accéder à la religion bouddhiste quand on n’est pas laïc ?

  • Bonjour Robert Paris, on va examiner tes suppositions. TU dis : ’’j’aimerais que tu me dise ton opinion sur le célibat des moines bouddhistes, de leur enfermement, de leur engagement forcé dès le plus jeune âge, de leur obéissance obligée, de leur séparation des femmes. Tout cela te parait-il inévitable pour accéder à la religion bouddhiste quand on n’est pas laïc ?’’

    Non, ces pratiques ne sont ni inévitables, ni constitutives du bouddhisme en tant que tel. Ce que tu listes — célibat, clôture, obéissance, séparation des femmes, engagement précoce — relève du monachisme institutionnel, pas de la doctrine bouddhique elle-même.
    Confondre les deux, c’est exactement l’erreur marxiste classique :
    👉 réduire une religion à ses formes sociales historiques, et croire avoir dit quelque chose de décisif sur son contenu.

    1️⃣ Le cœur du bouddhisme n’est pas monastique - Le noyau doctrinal du bouddhisme est parfaitement clair et minimal :
     les Quatre nobles Vérités
     le Noble Sentier Octuple
     l’impermanence (anicca)
     l’absence de soi substantiel (anattā)
     l’insatisfaction (dukkha)
    👉 Aucun de ces éléments n’implique : le célibat, l’enfermement, l’obéissance hiérarchique, la séparation des femmes.
    📌 Le Bouddha a explicitement enseigné pour les laïcs autant que pour les moines. Le laïcat bouddhiste n’est pas une version inférieure, mais une voie différente.

    2️⃣ - Le célibat monastique n’est pas une obligation métaphysique, mais une technique pragmatique qui permet de :
     réduction des attachements
     disponibilité mentale
     simplification des conditions de vie
    👉 C’est un choix instrumental, pas une vérité religieuse universelle.
    Rappel : Les écoles tantriques, le zen japonais permet de vivre en couple. 📌 Si le célibat était essentiel, ces formes seraient impossibles. Elles existent.

    3️⃣- « Enfermement » et obéissance : confusion entre discipline et domination
    Les règles monastiques (Vinaya) sont :
     contractuelles (on peut quitter l’ordre)
     fonctionnelles (cohésion, transmission, pratique intensive)
     non salvifiques en elles-mêmes
    👉 L’obéissance n’est pas une soumission théologique à une autorité transcendante, mais une discipline opératoire, comparable à :
     un laboratoire scientifique,
     un conservatoire de musique,
     un monastère philosophique antique (stoïciens, épicuriens).
    📌 Assimiler cela à une domination idéologique, c’est projeter une grille politique moderne sur une structure ascétique.

    4️⃣ Engagement « forcé » dès le plus jeune âge : fait social, pas principe religieux
    Oui, il est possible qu’il y ait des abus, des traditions culturelles problématiques, des contraintes sociales.
    Mais aucune école bouddhiste ne soutient doctrinalement la contrainte spirituelle et l’éveil ne peut pas être forcé (contradiction interne)
    👉 Confondre des dérives culturelles et la norme doctrinale est une faute d’analyse.

    5️⃣ La séparation des femmes est historique, non ontologique
    Les causes : patriarcat social asiatique/structures monastiques masculines dominantes.
    La séparation des femmes leurs permettent d’avoir plus de sécurité pour elle (j’ai déjà dit tout ça auparavant)
    Doctrinalement : les femmes sont capables d’éveil, sont reconnues comme arahants et sont présentes dès l’origine (Mahāpajāpatī)
    📌 Le problème est sociologique, pas bouddhique.

    Le marxisme croit que : expliquer socialement une pratique = l’invalider ontologiquement. C’EST FAUX.
    On peut expliquer pourquoi une institution existe sans dire ce qu’est la doctrine qu’elle transmet.
    👉 Exactement comme : expliquer l’URSS n’épuise pas Marx.

    Conclusion pour répondre à ta question : « Tout cela te paraît-il inévitable pour accéder à la religion bouddhiste quand on n’est pas laïc ? »
    Réponse claire : NON. Ce sont des formes historiques contingentes, utiles à certains profils ET inutiles, voire nuisibles à d’autres.
    👉 Le bouddhisme n’est pas une religion de l’obéissance,mais une philosophie expérientielle de la cessation de la souffrance.
    Ce que TU CRITIQUES, ce n’est pas le bouddhisme, mais certaines institutions bouddhistes.
    Et ce que TU REFUSES, ce n’est pas la religion, mais l’idée qu’une voie spirituelle qui ne se laisse pas réduire à une analyse de classe.

    🔴P.S : Tu te répètes. J’ai déjà répondu à tes interrogations sur le célibat des moines qui implique la séparation des femmes. Bref, j’ai déconstruit tout tes préjugés sur le bouddhisme, et j’ai objectivement montré les limites conceptuelles de la théorie marxiste.

  • .

    cher Quetzal,

    Tu dois sans doute penser que la doctrine bouddhiste est une réponse à l’humanité sur l’avenir du monde mais quel est selon un bouddhiste comme toi cet avenir au plan économique et social ?

  • .

    Cher Quetzal,

    Il me semble que ce que tu expliques est surtout une critique des pratiques réelles de ceux qui se revendiquent du bouddhisme et que ce n’est pas tellement les marxistes qui nuisent à la connaissance du réel bouddhisme que tu défends que… les faux bouddhistes eux-mêmes. Cela ne serait pas plus étonnant pour nous qui passons plus de temps à combattre les faux marxistes que les religieux. Nous n’écrivons pas un article sur mille sur le bouddhisme… Par conséquent, je me demande si tu ne devrais pas consacrer plus de temps à combattre le bouddhisme dominant que des marxistes en marge… Mais c’est toi qui juges. En tout cas, prouver que nous connaissons mal la doctrine « religieuse » bouddhiste est une pâle démonstration des faiblesses du marxisme.

    Je ne pense pas que tes connaissances du marxisme dépasse de beaucoup les nôtres sur le bouddhisme… Et je ne parle même pas du marxisme tel que nous l’entendons nous et du bouddhisme tel que tu l’entends toi…

  • Salut Robert, comment ça va ?
    Je vais répondre a ça : Tu dois sans doute penser que la doctrine bouddhiste est une réponse à l’humanité sur l’avenir du monde mais quel est selon un bouddhiste comme toi cet avenir au plan économique et social ?

    Ma réponse : pas du tout mon gars.. Franchement, je suis cynique également au sens moderne. Je ne crois pas qu’il y ait de solutions uniques. Ça c’est un mythe. Le ’’fameux retour du religieux’’ que certains moines catholiques fantasment, ou encore des gens ordinaires qui n’arrivent pas à supporter la solitude de la modernité, est une fiction pure. Les humains ont toujours été divisés dans l’histoire, et c’est pas demain que ça changera.
    Il n’y a pas une grande solution MAIS de multiples solutions, locales, régionales, TRÈS rarement mondiale, car il faudrait déjà qu’une entité soit capable de gérer les contradictions de chaque civilisation, chaque peuple, chaque culture, et ça n’arrivera probablement jamais. Et ces solutions ne nécessitent pas d’adhérer spécifiquement à une religion, ou une philosophie. Il suffit que la solution soit effective, pas besoin d’être soutenu par un système théorique.
    Je suis réaliste avant tout. Et c’est précisément pourquoi j’ai choisi une religion individualiste comme le Theravada. Je n’ai pas la volonté universaliste du Mahayana.

    Tu dis encore : Il me semble que ce que tu expliques est surtout une critique des pratiques réelles de ceux qui se revendiquent du bouddhisme et que ce n’est pas tellement les marxistes qui nuisent à la connaissance du réel bouddhisme que tu défends que… les faux bouddhistes eux-mêmes. Cela ne serait pas plus étonnant pour nous qui passons plus de temps à combattre les faux marxistes que les religieux. Nous n’écrivons pas un article sur mille sur le bouddhisme… Par conséquent, je me demande si tu ne devrais pas consacrer plus de temps à combattre le bouddhisme dominant que des marxistes en marge… Mais c’est toi qui juges. En tout cas, prouver que nous connaissons mal la doctrine « religieuse » bouddhiste est une pâle démonstration des faiblesses du marxisme. Je ne pense pas que tes connaissances du marxisme dépasse de beaucoup les nôtres sur le bouddhisme… Et je ne parle même pas du marxisme tel que nous l’entendons nous et du bouddhisme tel que tu l’entends toi…
    Ça par contre, ça mérite une correction. Les pratiques sociales et l’identité “bouddhiste” réelle peuvent déformer le bouddhisme autant (voire plus) que des critiques extérieures et je t’ai déjà envoyer les citations dans les Canons bouddhistes qui sont capables d’auto-critique. De la même façon, je comprends très bien le fait que de vrais marxistes affrontent de faux marxistes.

    Mais il y a trois glissements dans ta réponse :
    1) Tu transformes mon argument en “simple critique sociologique”
    Oui, j’ai critiqué des usages et des pratiques contemporaines. Mais mon point n’était pas “les bouddhistes sont hypocrites”. Mon point est méthodologique : quand on discute d’une doctrine, il faut distinguer clairement :
    le corpus / les thèses (ce que ça affirme)
    les usages militants / identitaires (ce qu’on en fait)
    les institutions et leurs intérêts
    Donc oui, je peux critiquer le “bouddhisme dominant” et critiquer une grille marxiste quand elle prétend expliquer le religieux sans comprendre ses thèses internes. Ce sont deux plans différents.

    2) “On n’écrit pas un article sur mille sur le bouddhisme, donc notre ignorance est secondaire”
    Justement : si une théorie se présente comme une clé générale du réel social, et qu’elle parle (même rarement) de religion, d’idéologie, d’aliénation, de superstructure, etc., alors lorsqu’elle en parle, elle doit être rigoureuse.
    Sinon ça devient : “Notre modèle explique tout… sauf les domaines qu’on maîtrise mal.”
    Ce n’est pas un détail : c’est un test de robustesse.

    3) Le vrai problème de ton message : “je ne parle même pas du marxisme tel que nous l’entendons nous et du bouddhisme tel que tu l’entends toi…”
    Ça revient à dire : si je critique ta version, tu peux toujours répondre “ce n’est pas notre vrai marxisme”, et si tu critiques ma version, je peux répondre “ce n’est pas le vrai bouddhisme”.
    Résultat : débat impossible. Donc soit on accepte une règle commune, soit on fait de l’auto-immunisation.

    Ma proposition simple (et honnête), On fixe un protocole :
    Définition opératoire de “marxisme” (3 à 5 thèses minimales, sourcées : Marx/Engels/Lénine, ou autre corpus que vous revendiquez).
    Définition opératoire de “bouddhisme” (pareil : soit Canon Pāli, soit Mahāyāna, soit bouddhisme moderne — mais on tranche).
    On discute ensuite une thèse précise, pas “le marxisme” ou “le bouddhisme” en général.

    Exemples de thèses testables :
    Le religieux est-il essentiellement un effet des rapports matériels ? (marxisme)
    La finalité soteriologique peut-elle être réduite à une fonction sociale ? (bouddhisme vs marxisme)
    Qu’est-ce qui compte comme “connaissance du réel” : transformation intérieure, réduction de la souffrance, ou description matérialiste ?
    À partir de là, si tu dis “tu connais mal notre marxisme”, parfait : donne le corpus exact et la version exacte, et je m’aligne dessus. Mais alors vous acceptez la même exigence sur le bouddhisme.

    Conclusion
    Donc oui : je peux combattre les faux bouddhistes et les erreurs marxistes sur le religieux. Ce n’est pas “une pâle démonstration”, c’est un point de méthode : une théorie générale ne peut pas se permettre des zones d’ignorance quand elle les juge.
    Si tu veux qu’on avance : on choisit chacun 3–5 thèses minimales + 2 sources, et on fait un échange sur une thèse unique. Là, on saura immédiatement qui comprend quoi.

  • Et maintenant je peux répondre de cela de manière plus souple et optimale : la doctrine bouddhiste est une réponse à l’humanité sur l’avenir du monde mais quel est selon un bouddhiste comme toi cet avenir au plan économique et social ?

    Ma réponse : on m’a proposé cela en mémoire de maîtrise, j’en ferais un doc. Car ce n’Est pas une réponse simple, et ceux qui le disent sont des menteurs.
    Mais le Theravada PEUT proposer des solutions, mais ça se balance pas de manière simpliste, de la même manière, le marxisme est une théorie sociologique avant tout. Elle est utile dans un angle sociologique et c’est d’ailleurs le seul domaine ou elle est pris aux sérieux dans le monde universitaire. La théorie marxiste EST une sociologie critique des rapport de classe en fonction de l’appareil économique, et sur ça, le marxisme est tout aussi valide que le weberisme.

    Si tu veux, on peut en parler, mais aucune obligation venant de ma part. De même, je réfute une chose que tu as sous-entendu. Je ne me bat pas tous les jours contre les marxistes. pas du tout même. Vivre et laissez-vivre. C’Est juste que je cherchais a L’Époque des points de repère sur le net sur le bouddhisme, et j’avais trouvé curieux que des marxistes s’y intéressaient. Il me semblait qu’il devait penser à changer le monde et faire des révolutions, pas s’occuper de sujets bouddhique sachant qu’il n’y connaisse pas grand chose et qu’ils plaqueront une critique des religions invalide sur le bouddhisme, car ce n’est pas une religion abrahamique. Toute l’histoire avec ton site a commencé avec ça. Et j’étais curieux de tester les limites du marxisme, donc point double. Et je voulais voir ce que ça valait. Maintenant je sais. Et je sais comment situer le marxisme. Et je sais que les critiques du marxismes sur le bouddhisme sont en général peu satisfaisantes. Et je dis ça car je voulais voir sincèrement, ce que valait la théorie marxiste. Mais comme je te le dis, je le sais. c’est une sociologie critique de l’économie.

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