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Platon et Socrate : quelles différences et divergences personnelles, philosophiques, politiques et sociales

vendredi 14 mai 2021, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Platon et Socrate : quelles différences et divergences personnelles, philosophiques, politiques et sociales

Platon se cache souvent derrière Socrate pour diffuser ses propres thèses et il n’est pas facile de distinguer, sachant que Socrate n’a jamais rien voulu écrire. Tous deux semblent se réclamer de la dialectique, de la maïeutique, du raisonnement, d’un idéal de la connaissance scientifique (la recherche de la vérité), d’un idéal du comportement humain (la recherche du bonheur par la vertu), de la sagesse, de la pratique de la philosophie, de la connaissance par l’analyse critique, du rejet de la pure sophistique, de la nécessité de définir les concepts, la distinction entre apparence et réalité, la nécessité de vérifier jusqu’aux croyances les plus ancrées, le caractère contradictoire de l’expérience (à la fois sensible et se méfiant des limites des sens, à la fois objective et subjective, méthodique et dépourvue de méthode, fondée sur des connaissances et sur des croyances fausses, etc.), de l’emploi des dichotomies sans en être l’esclave et à les voir partout, de a nécessité d’étudier professionnellement les métiers et les arts…

Si on veut résumer brièvement ce qui oppose Socrate et Platon sur tous les plans, à la fois personnel, philosophique, scientifique, intellectuel, social et politique, il suffit de dire que Socrate est profondément un révolutionnaire et Platon un conservateur.

Socrate est contre l’apparition d’un pouvoir d’Etat à Athènes, contre sa tentative de dominer toute la Grèce et les régions alentour, contre sa dictature, y compris couverte par « la démocratie », contre toute participation personnelle au pouvoir d’Etat, y compris quand ses propres amis y participent, contre la guerre et le culte des guerriers, et Platon prend les positions absolument inverse, participant même au pouvoir d’Etat ce qui représente la première rupture directe et publique entre les deux. C’est un élément indiscutable, justement parce qu’il a connu une discussion publique et a mené les deux à annoncer qu’ils divergeaient publiquement. En fait, dans ce débat public, ils en sont restés à des déclarations modérées, Socrate n’affirmant pas publiquement être un révolutionnaire, partisan du renversement du pouvoir d’Etat alors que Platon clame qu’il est partisan d’une politique systématique de renforcement du pouvoir d’Etat et particulièrement de la caste des guerriers ! Il en fera plus tard la théorie dans sa « République ». Sa volonté de construire des cercles clandestins de discussion, ses liens avec d’autres révolutionnaires comme Zénon, en témoignent.

Non seulement Socrate ne veut pas participer au pouvoir d’Etat mais il refuse de participer aux institutions « démocratiques » qui couvrent cette dictature. Il récuse même les fondements sociaux de ce pouvoir de classe, et d’abord l’esclavage alors que Platon ne le combat même pas. Platon appartient, par sa naissance, à la classe possédante et ne rompt pas avec ce milieu social. Socrate ne veut, à l’inverse, exercer aucune profession institutionnalisée, pas même celle d’enseignant, de philosophe, de sophiste. Il a, lors des épisodes guerriers auxquels il a participé, exercé des responsabilités au niveau de celles d’un général mais a refusé d’en recevoir ensuite la charge, jouant au modeste devant ses camarades. Il se donne l’allure d’un homme qui vit de l’aide de ses amis, qui ne veut constituer aucune université autour de lui, mais seulement prendre part à des débats privés, pour le simple plaisir des participants. Platon veut, au contraire, mettre en place une école officielle. Socrate ne veut pas laisser des écrits trahissant ses buts révolutionnaires. Platon laisse, au contraire, des écrits qui prétendent exprimer les vues de Socrate, alors que ce dernier, de son vivant et en public, récuse les écrits de Platon et leur prétention à lui donner la parole.

Mais cette question, pour brûlante qu’elle soit, (on ne s’oppose pas aisément à la dictature d’Athènes en étant citoyen athénien !), n’est pas la seule ni la principale divergence.

Platon construit tout au long de sa vie une religion qui va annoncer le christianisme, alors que Socrate combat les religions institutionnelles ou étatiques, en tout cas publiques, et n’admet que les croyances privées.

La pensée de Socrate est révolutionnaire et celle de Platon est conservatrice.

Ce n’est pas en lisant Platon qu’on l’apprend, ni même d’autres « disciples » de Socrate. C’est au contraire en lisant les adversaires violents de Socrate qui nous apprennent que Socrate était communiste, adepte de la liberté des femmes, adversaire de l’esclavage, affirmait que les esclaves n’avaient aucune nature particulière les différenciant des hommes libres, ne se considérait ni comme Grec, ni comme citoyen d’Athènes, était communiste, était adversaire de la propriété privée des moyens de production, refusait le mépris des étrangers, des « professions inférieures » et manuelles, etc… Or aucune de ces positions ne se retrouve dans les textes de Platon, pas même sous la parole prêtée à Socrate !!! Platon ne cite aucune de ces prises de position, même pas pour s’en démarquer. Il donne une version édulcorée du personnage de Socrate, loin du sulfureux révolutionnaire, féministe, communiste, anti-étatiste, etc…

Aristophane, adversaire violent de Socrate, retrace bien mieux que Platon ses prises de positions révolutionnaires. Cet auteur décrit, dans ses pièces tournées contre Socrate, un homme porté à étudier des expériences, des sciences naturelles, et pas seulement les pensées abstraites, notamment mathématiques, que cultive seulement Platon, plein du dualisme religieux corps/âme que Socrate ne défendait pas. Rien ne prouve que Socrate place l’âme dans un autre monde que le corps, ni les sciences abstraites au-dessus des sciences expérimentales, ni un quelconque dualisme religieux.

D’ailleurs, Socrate a pris position contre les religions, motif pour lequel il sera condamné à mort alors que Platon est le bâtisseur d’une pensée religieuse, proche de ce que sera le christianisme avec un créateur bon et super-puissant.

Quand Socrate a été condamné à mort, tous ses amis d’Athènes ont été sur la sellette et se sont sentis contraints de présenter Socrate comme une victime d’une injuste incompréhension ce qu’il n’était nullement. C’est sciemment que les classes possédantes d’Athènes l’ont condamné à mort, non pour délit d’opinion philosophiques ou religieuses, mais pour menées révolutionnaires contre le pouvoir et le système social. Platon a certes été un adepte non seulement philosophique mais politique et révolutionnaire en tant que jeune adolescent mais cela n’a pas duré et dès qu’il a eu une occasion de participer au pouvoir politique, il l’a saisie.

Socrate n’était pour rien dans le gouvernement des Trente tyrans et n’a pas soutenu la tyrannie, refusant même d’obéir à ses ordres au risque de sa vie. Socrate n’avait jamais envisagé que son groupe participe à ce gouvernement des trente tyrans. Il en avait même dissuadé Platon qui y avait mis brièvement le pied.

Un exemple des attitudes opposées de Platon et Socrate face au pouvoir des Trente à Athènes

Si Socrate a pu être déçu par son jeune disciple, Platon, ce dernier après une révolte de jeunesse un peu gauchiste, étant vite retombé dans on ornière sociale d’origine, Platon lui, a formé Aristote, un véritable théoricien de la contre-révolution aux côtés des classes possédantes et formateur de monarque !!!

Dans ses « Lois », Platon traite avec la plus grande sévérité ceux qi, dans sa cité idéale, ne se conforment pas aux règles religieuses respectées par la cité. Il est donc favorable à une religion d’Etat imposée aux citoyens, une idée aux antipodes des prises de position d’un Socrate.

En termes de conception du philosophe, Platon est aussi éloigné que possible de Socrate. Le premier se veut un puits de science, détenteur du savoir, et le second affirme qu’il ne sait rien, ce qui signifie qu’il ne prétend nullement en savoir plus que d’autres, mais être un chercheur de vérités qui tient surtout à sa recherche et pas à détenir des connaissances en propriété privée, comme on possède des bibliothèques d’ouvrages introuvables.

Pour Socrate, la connaissance comme accumulation de savoirs ne vaut rien, ou, au moins, elle ne remplace pas la réflexion personnelle. A chacun selon ses questions. La réponse peut être très différente d’un homme à l’autre, d’une société à l’autre, d’une classe à l’autre. Socrate ne considérait pas qu’il n’y ait qu’une seule notion du bien. Il remarquait seulement que les hommes parvenaient à échanger par le langage, parce qu’ils mettaient quelque chose en commun au travers des mots. Et c’est ce quelque chose qu’il recherchait, car cela lui semblait représenter des vérités plus profondes que les images immédiates. Une morale définitive pour tous n’est pas dans l’esprit de Socrate, contrairement à ta conception, Platon. La définir et ensuite l’imposer à tous était encore plus loin de sa conception. La morale personnelle doit être produite par chaque individu, mais cela ne suffit pas, selon Socrate, à régler la question des buts de l’ensemble de la société. La société n’existe pas non plus une fois pour toutes et elle n’est pas telle que les hommes le souhaitent. Platon, tu essaies de pallier à cette grande distance entre individus et société en prenant des Etats correspondants à des cités peu nombreuses en population, mais le saut n’en est pas moins important, pour passer des individus à la société. Elle n’est pas la somme des individus, et il ne suffit pas que chaque individu essaie de suivre la morale de la vertu pour que la société soit organisée dans le même sens. Socrate ne refusait pas de se poser la question en termes globaux, sociaux et politiques, mais il ne le faisait pas entièrement publiquement et pas du tout par écrit.

Socrate a eu une fois l’occasion de jouer un rôle politique publique. Menacée de mort, Athènes s’était reprise en un dernier sursaut, promettant, sur l’initiative de Socrate, la citoyenneté aux métèques et aux esclaves pour constituer une flotte qui bat Callicratidas à la Bataille des îles Arginuses. Ce succès est cependant terni par la mise à mort des stratèges victorieux (dont Périclès le Jeune et Thrasyle). Athènes, dans un accès de colère sous la pression de démagogues, élimine donc elle-même ses meilleurs généraux. C’est par réprobation de ces décisions que Socrate va se retirer définitivement de la vie politique publique.

Le refus de Socrate de participer à la vie publique et de mettre par écrit sa pensée n’a pas principalement une cause philosophique, mais politique. Socrate n’est pas silencieux, mais il ne diffuse pas par écrit ses leçons philosophiques pour des raisons politiques. Il n’y a de sa part ni une peur, ni un refus de la politique. Il a ses propres buts et, du coup, sa propre méthode politique. Ce n’est de la discrétion en général puisqu’il s’est fait remarquer par son opposition au pouvoir et son refus d’y participer, son refus de l’argent, son refus de cautionner tous les actes injustes auxquels tous les pouvoirs l’ont convié. Par exemple, il tient tête publiquement à une Assemblée en délire dans le procès des généraux d’Arginuses. Il refuse d’obéir aux Trente tyrans qui lui ont donné l’ordre d’aller arrêter Léon de Salamine, un innocent que l’on voulait condamner à mort. Il refuse aussi de cautionner la fausse démocratie qui succède à la tyrannie. Il refuse même de se prêter au jeu convenu des procès, la comédie du plaider coupable, des regrets, des propositions d’amende à payer, qui lui auraient permis de ne pas être condamné à mort. Et il refusera aussi de s’enfuir, fuite tout à fait possible et moralement défendable pour se sauver d’une condamnation injuste et fabriquée de toutes pièces. Il est condamné à mort à soixante-dix ans pour avoir détourné les enfants des classes dirigeantes de l’idéologie dominante et, en particulier, de la religion. Ce n’est pas une erreur judiciaire, ce n’est pas une erreur politique d’Athènes, ce n’est pas une vengeance personnelle. C’est seulement la fin d’une tentative révolutionnaire qui a échoué. C’est qu’elle cache, plus profondément, le reproche d’avoir tenté de détourner des enfants de la classe dirigeante pour les gagner à une idéologie de suppression des classes sociales : le communisme. Socrate met en cause bien des choses : patriotisme, religion, machisme, mépris et oppression des femmes, exploitation des enfants, mépris des pauvres et de la pauvreté, corruption des riches et adoration de la richesse, fondement social se basant sur l’intérêt individuel contre celui de la collectivité, etc... Socrate disait : « La Cité, où ceux qui doivent détenir le pouvoir sont le moins désireux du pouvoir, est nécessairement celle qui est la mieux et la plus paisiblement dirigée. »

Socrate était très loin de la philosophie dualiste du bien et du mal. Socrate disait à Euthydème : « D’abord, je considère la santé comme un bien et la maladie comme un mal ; et puis, si je considères la cause de ces deux états, je crois que les boissons, les aliments, les activités sont autant de biens quand ils procurent la santé, que ce sont des maux quand ils procurent la maladie. En conséquence, la santé et la maladie seront en elles-mêmes des biens quand elles procureront du bien et des maux quand elles causeront du mal. » Euthydème, pas convaincu encore, répliquait : « Mais comment la santé pourrait-elle causer du mal ? » Et Socrate répliquait : « Eh, par Jupiter, ceux qui sont robustes prennent part à une mauvaise expédition, et ils y périssent, tandis que ceux qui sont faibles restent et sont vivant ! Les bons sportifs vont participer à des compétitions de plus en plus difficiles qui vont finir par les rendre malades. Leur bonne santé va s’avérer un mal. » Euthydème insistait : « Mais la connaissance est un bien et l’ignorance, un mal ? La richesse est un bien et la pauvreté est un mal ? Le bonheur est un bien et le malheur est un mal ? » L’un est tellement riche qu’il finit par être ruiné. L’autre est tellement pauvre qu’il invente un moyen de s’en sortir et devient très riche. L’un a un savoir tellement étendu qu’il finit par déranger les puissants et est éliminé. L’autre est tellement ignorant qu’arrêté lors d’une émeute, il est libéré, car on l’estime sans danger. Et que faisait Socrate ? Il donnait de multiples exemples, selon lesquels le bien se transforme en mal et le mal en bien. Il était donc très loin de vouloir diffuser une philosophie de l’opposition diamétrale du Bien et du Mal ! C’est plutôt la contradiction interne permanente et dynamique qu’étudiait Socrate. Ainsi, un homme qui voulait gouverner pour faire le bien du peuple devenait un politicien et gouvernait violemment

L’essentiel, c’est que la dialectique de Socrate ne se contente pas d’opposer les contraires et les compose, les lie, les rend indispensables l’un à l’autre, et donc elle est tout sauf un dualisme à la Platon qui conçoit un monde matériel perfectible et périssable et un monde des âmes, des formes et des idées, parfait et immuable…

Pourquoi faire oublier le Socrate qui, voyant un maître qui avait rudement châtié son valet, lui dit : « je me demande qui mérite plus d’être châtié, de vous ou de votre valet ! »

Toujours, Socrate parlait de l’homme et pas seulement du citoyen, comptant parmi les hommes, les étrangers et les esclaves. Et il luttait également pour la liberté des femmes. Pour ne prendre qu’un exemple de la mentalité d’Athènes sur ce point, rappelons-nous de Sophocle qui écrivait dans sa pièce « Ajax » : « Pour une femme, sa parure, c’est son silence. »

Socrate citait fréquemment des exemples de peuples parmi lesquels les femmes avaient pratiqué avec un grand succès l’art de la guerre : les Amazones de l’ancienne Grèce, les femmes de certaines région du Mali et, surtout, les guerrières Scythes. Et il montrait que ces sociétés n’étaient nullement inférieures à la nôtre.

Pourquoi ne pas rappeler qu’à tout moment, Socrate racontait que tous ses maîtres en philosophie avaient été des femmes. L’un de ses professeurs était la femme de Périclès, elle-même ! Et il le clamait à des Athéniens qui n’étaient nullement prêts à l’écouter sur ce thème !

Celui qui clamait « je ne suis le maître de personne » ne voulait pas seulement dire ainsi qu’il avait en horreur d’avoir un défilé de disciples qui le suivraient comme des moutons. Il ne pensait pas qu’au maître et au disciple, mais plutôt au maître et à l’esclave ! Cela voulait dire que l’esclavage l’horrifiait. Alors que le moyen qu’ont trouvé nombre de nos citoyens pour vivre sans travailler est d’être entretenus par un investissement en esclaves qui travaillent aux mines et aux champs, Socrate a toujours refusé ce moyen de subvenir à ses besoins. De même qu’il n’acceptait pas, comme ses concitoyens, de livrer ses pieds aux esclaves pour qu’ils les lui lavent avec de l’eau parfumée pendant qu’il se serait prélassé dans un lit. Rappelons que sa plus grande victoire pour Athènes, il l’a obtenu en proposant aux étrangers, non citoyens d’Athènes, et aux esclaves de participer en citoyens libres à la bataille. C’est ainsi que nous avons pu battre Callicratidas à la Bataille des îles Arginuses. Socrate a toujours rejeté la possession d’esclaves pour subvenir à ses besoins. Charmide l’a rappelé : il a maintes fois tenté d’offrir des esclaves à Socrate pour l’aider matériellement, sans succès. Socrate a, plusieurs fois en public, dénoncé les recherches d’esclaves en fuite lancées par des citoyens d’Athènes. Au-delà même de la question de l’esclavage, Socrate remettait en question tout le système économique et social en train de triompher : l’accumulation de richesses à un pôle, de misère à l’autre, l’accroissement de la dictature sociale sous couvert de démocratie politique, l’oppression grandissante des cités autrefois libres et indépendantes, la part donnée au pillage des richesses de territoires de plus en plus grands alors que les richesses acquises par le travail diminuaient, la corruption grandissante et les vices qui sont liés devenant la nouvelle vertu d’Athènes.

Socrate a fait libérer un grand nombre d’esclaves. Phédon d’Elis en sait quelque chose, lui qui avait été enlevé par des pirates et vendu comme esclave, et que Socrate avait fait libérer par un propriétaire d’Athènes. Il n’a pas entrepris que des libérations individuelles, puisqu’il a profité d’une menace exceptionnelle contre la cité pour faire libérer tous les esclaves qui acceptaient de prendre les armes aux côtés des citoyens et leur faire donner la liberté et le statut de citoyens !

Jamais Platon n’a pris de telles positions, ni sur les femmes, ni sur les étrangers, ni sur les esclaves, ni sur les guerres d’Athènes, ni sur le pouvoir d’Etat et il avait même des opinions complètement opposées sur ces questions.

En somme, entre Platon et Socrate, il y a bel et bien le fossé du conservateur au révolutionnaire, du dualiste (corps et esprit) au moniste, du penseur de la liberté au penseur de l’Etat, de l’athée au religieux, de l’étudiant en sciences naturelles au défenseur de la théorie des formes selon laquelle la pensée abstraite (formes, idées) domine les objets matériels qui ne sont qu’une pâle imitation de la perfection de type mathématique et religieuse…

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