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La Chine en crise

dimanche 10 mai 2009, par Robert Paris

Le Figaro, jeudi, 22 janvier 2009,

Les dirigeants communistes multiplient les directives pour prévenir les « incidents de masse ». C’est de cette gare poussiéreuse et grouillante, par les neuf grandes voies ferrées qui partent en éventail vers toutes les provinces du pays, que se répand le mal qui pourrait menacer la stabilité de la Chine. Des centaines de milliers de travailleurs migrants se pressent aux guichets de Canton, frénésie compréhensible avant le Nouvel An chinois où 188 millions de voyageurs vont se croiser en tous sens. Sauf que cette année ne ressemble à aucune autre. Les temps dorés, ceux de la croissance à deux chiffres, sont terminés. Pour la première fois depuis sept ans, les exportations sont en baisse et, dans le Sud manufacturier, les entreprises ferment par milliers. Pour beaucoup de voyageurs, le billet retour sera de trop. Le printemps chinois pourrait être chaud. Les dizaines de millions de travailleurs migrants constituent une vraie bombe à retardement. Sur 200 millions de « mingongs », 20 millions seraient déjà sur le pavé. Sur la grande esplanade bétonnée où des bus déversent des cohortes d’ouvriers, un groupe bivouaque autour de balanciers de fortune dont les paniers sont remplis de jouets et d’objets électroniques. Quatre hommes, trois femmes et des enfants qui dorment sur des nattes. Tous de la même ville de Tongren, dans le Guizhou. Ils sont venus ensemble, et ils repartent ensemble. « J’ai travaillé pendant six ans dans une usine de matériaux de construction, raconte Tian Rugang, j’ai gagné assez d’argent pour ouvrir un petit commerce près de chez moi, de ma famille. Si ça ne marche pas, je reviendrai... »

Lendemains douloureux

Quand la baisse de la demande mondiale a commencé à faire toussoter les régions exportatrices du Sud de la Chine, en novembre, des émeutes ont bien éclaté ici ou là. Mais les incendies ont vite été éteints par les gouvernements locaux qui ont mis la main à la poche pour régler des salaires non payés par des patrons hongkongais ayant filé à l’anglaise. Et puis, il y avait cette perspective du Nouvel An, qui faisait « avaler » la perte d’emploi. Les lendemains de fête risquent d’être douloureux. Et c’est dans les provinces de l’Hinterland chinois, où cette main-d’oeuvre se rapatrie, que les convulsions devraient être les plus violentes. L’heure de vérité va sonner après la mi-février, quand la période de vacances du Nouvel An chinois - qui tombe cette année le 26 janvier - sera terminée. Les dirigeants communistes ne cachent plus leur inquiétude et multiplient les directives pour prévenir les « incidents de masse ». Côté maintien de l’ordre, les autorités provinciales ont reçu pour consigne de se préparer et le dispositif de sécurité a déjà été renforcé dans les gares. En amont, une circulaire leur demande de s’attaquer à la « tâche urgente » des travailleurs migrants privés d’emploi. Il leur est recommandé de veiller à ce que les salaires ou indemnités leur aient été versés, de créer des emplois et de proposer des formations. Le gouvernement demande aussi aux banques de faciliter les crédits pour la création de petites entreprises et aux administrations de simplifier les procédures. Dans le même esprit, les entreprises d’État doivent suspendre tout licenciement.

Inquiétude générale

Un rapport de l’Académie chinoise des sciences sociales (CASS) révèle que le chômage urbain a crû aux alentours de 9,4 %, le double du chiffre officiel. D’autres sources estiment qu’il pourrait atteindre 12 %, voire 14 % en 2009. Ce mardi, le ministre des Ressources humaines Yin Chengji a concédé publiquement que plus d’un demi-million de citadins chinois avaient perdu leur emploi au cours du dernier trimestre 2008, « du fait de l’impact de la crise économique mondiale ». Et les ouvriers ne sont pas les seuls touchés. Le même rapport de la CASS estime que le quart des 6,1 millions de futurs diplômés chinois pourraient avoir du mal à trouver un emploi l’année prochaine. Or, un million des diplômés de 2008 serait déjà le bec dans l’eau. Fait inhabituel, le premier ministre chinois s’est rendu à l’Université de Pékin juste avant Noël. « Étudiants, tranquillisez-vous, je vous prie, nous traitons en priorité le problème de l’emploi des diplômés », leur a solennellement déclaré Wen Jiabao. Les étudiants avaient été à la pointe du mouvement démocratique du « printemps de Pékin ». Pour le pouvoir chinois, le pire scénario serait que les troubles se multiplient, fassent tache d’huile et se politisent, en cette année d’anniversaires sensibles dont les vingt ans de Tiananmen.

Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a estimé que l’économie nationale était confrontée " à son année la plus difficile depuis le début de la décennie ", et a appelé à de nouvelles mesures pour enrayer son ralentissement, ont affirmé, mardi 20 janvier, les médias officiels. " Il nous faut renverser dès que possible la tendance au ralentissement ", a-t-il ajouté en appelant à une mise en place rapide des mesures déjà annoncées et à de nouvelles mesures au premier trimestre 2009. Le Monde.

Partout dans les villes de Taiwan, de longues files d’attente se sont formées, dimanche, devant les centres de distribution de bons d’achat récemment débloqués par le gouvernement. Tentant désespérément de redynamiser leur économie frappée de plein fouet par le ralentissement en Occident, les autorités de Taipeh ont offert à chacun de leurs 23 millions de citoyens des coupons d’une valeur équivalente à 3.600 dollars taïwanais (80 euros) valables dans les magasins et les restaurants du pays. Elles espèrent que les familles vont profiter des festivités du nouvel an chinois - une fête très célébrée dans la région le 26 janvier - pour dépenser leurs bons, qui représentent une injection immédiate de 80 milliards de dollars taïwanais (1,8 milliard d’euros) dans l’économie domestique. « Nous ne faisons pas ça que pour l’économie mais également pour montrer au peuple que le gouvernement se soucie d’eux », a expliqué le président Ma Ying-jeou, alors qu’il montrait lui-même l’exemple en enchaînant les courses dans des villes du sud de l’île. Après avoir espéré que l’opération doperait la croissance du PIB taïwanais de près de 0,6 % en 2009, le gouvernement se montrait, hier, un peu moins enthousiaste. « Nous serions contents si les ventes de détail supplémentaires permettaient de ralentir le recul de plus en plus brutal de l’économie », a confié, le vice-président Vincent Siew. Ayant souvent douché l’optimisme des autorités, les experts parient désormais sur une stabilité de la croissance aux alentours de 2 % en 2009.

Chute des exportations

Très dépendante de son commerce extérieur, Taiwan a enregistré, le mois dernier, une chute de 42 %, en glissement annuel, de ses exportations. Ses envois de composants électroniques vers la Chine - où ils sont intégrés à des productions locales puis réexportés vers l’Occident ou l’Asie de l’Est - ont même connu, eux, une baisse de 54 %. « Nous ne savons pas si cet hiver va encore durer longtemps », s’inquiétait, il y a quelques jours, Chang Chih-ming, un porte-parole de Compal Electronics, numéro deux mondial de la fabrication de PC portables en sous-traitance. Son groupe a vu, pour la première fois, ses livraisons baisser entre les troisième et quatrième trimestres de 2008 et vient de revoir, comme nombre des autres géants du pays, ses prévisions 2009 à la baisse.

Les contradictions pourraient se renforcer à la faveur de la crise.

Rivaux ou partenaires ? Cette simple question résume toute l’ambiguïté des relations entre les États-Unis et la Chine depuis que Pékin est revenue en force sur la scène économico-internationale et que les faiseurs d’opinion assènent que la puissance asiatique détrônera d’ici peu l’Empire américain. Lors de son arrivée à la Maison-Blanche, il y a huit ans, George W. Bush avait qualifié la Chine de « concurrent stratégique ». La semaine dernière à Pékin, son secrétaire d’État adjoint, John Negroponte, déclarait à Pékin : « Les relations entre les États-Unis et la Chine ne se sont jamais aussi bien portées. » Une position reprise par Jimmy Carter missionné dans le même temps par Barack Obama auprès des dirigeants chinois pour réaffirmer une coopération « gagnant-gagnant ».

Histoire de rassurer Pékin après les déclarations en demi-teinte de la nouvelle secrétaire d’État Hillary Clinton. Lors de son audition au Sénat (le 13 janvier), elle affirmait que l’amélioration des relations sino-américaines ne devait pas être un effort « à sens unique ». « Une grande partie de ce que nous ferons dépendra des choix que la Chine fait concernant son avenir au niveau intérieur et à l’étranger », faisait-elle savoir estimant que le Japon serait la « pierre angulaire » de la politique asiatique des États-Unis. Or, si la Chine entend renforcer au maximum ses relations avec la superpuissance, elle ne cesse de répéter que ce sera sur un pied d’égalité, sans ingérence intérieure.

Autant dire que le moment est délicat entre Pékin et Washington, poussés chacun dans la défense de ses intérêts, dans la limite néanmoins de l’interdépendance de leurs économies. La Chine exporte beaucoup vers le marché américain mais elle recycle ses excédents en dollars (plus de 2 000 milliards). Elle est ainsi le premier détenteur d’obligations du Trésor américain, avec 585 milliards de dollars en septembre. Mais Washington reproche à Pékin de maintenir sous-évaluée sa monnaie, le yuan, ce qui avantage ses exportations. Près de la moitié de son déficit commercial découle du déficit des échanges avec la Chine et les débats sino-américains promettent d’être très serrés.

Pour cogérer une sortie de la crise financière, le président Hu Jintao ne semble pas écarter la possibilité d’user une partie des réserves du pays pour conforter le FMI. Mais il a clairement fait savoir qu’il ne le ferait pas à n’importe quelle condition. Il en a ainsi appelé à « un nouvel ordre financier international qui soit juste, équitable et inclusif ». Car le FMI, tel qu’il fonctionne aujourd’hui sous contrôle, et les privilèges du dollar (monnaie commune mondiale de fait) constituent deux des instruments majeurs du leadership des États-Unis. Celui-là même que le président qui vient de s’installer à la Maison-Blanche a promis à maintes reprises à ses électeurs de... rétablir.

D’autre part, en cette année 2009, les tensions entre les deux pays, outre économiques, ne vont pas manquer. La Chine aborde une année charnière lourde de menaces. La crise financière frappe son économie, ralentit sa croissance et ouvre la voie à des mouvements sociaux. De plus, la direction chinoise aura à faire face à une série d’anniversaires symboliques comme les cinquante ans de l’insurrection du Tibet ou les vingt ans de la répression des manifestations du Printemps de Pékin. Il est facile de prévoir qu’aux États-Unis les courants antichinois, nombreux dans le monde politique américain, se rappelleront à la nouvelle administration Obama. L’Humanité. La Chine se sent directement visée. Les Etats-Unis lui reprochent de délibérément sous-évaluer sa monnaie, le yuan, afin de favoriser ses exportations et d’augmenter ses excédents commerciaux. Dans sa campagne, M. Obama a indiqué qu’une fois élu, il soulèverait le problème avec Pékin " en utilisant toutes les voies diplomatiques possibles ". Il pourrait augmenter les droits d’importation sur les produits chinois et être plus combatif sur les violations de propriété intellectuelle. Mais beaucoup d’experts asiatiques veulent croire que l’engagement américain dans le libre-échange prévaudra. La Chine, que George W. Bush avait qualifiée de " rival stratégique " pendant la campagne de 2000, n’a pas été, cette fois, un objet de polémique électorale. M. Bush s’était ensuite largement amendé, et il quitte le pouvoir avec, parmi les rares choses à son actif, des relations sino-américaines plus que satisfaisantes. Cette crise qui suscite les inquiétudes de la Chine lui donne aussi des raisons d’espérer que le réalisme l’emporte à Washington : Pékin reste le plus grand détenteur de bons du Trésor américain et l’Amérique a besoin de la Chine pour financer son plan de relance et l’aider à sortir son économie de l’ornière. Le Tibet attendra, les droits de l’homme sans doute un peu aussi... De son côté, l’équipe dirigeante chinoise sait que sa survie dépend de sa capacité à améliorer le niveau de vie de sa population. Pour cela, le pays doit continuer à exporter, même s’il tente de s’orienter vers un modèle de croissance dont le moteur reposerait plus sur la demande intérieure que sur les exportations. C’est pourquoi, depuis le début de la crise, Pékin s’abstient de faire la leçon aux Etats-Unis. L’Inde, désormais classée au rang des alliés, n’est pas un problème pour M. Obama. C’est la Chine qui sera la priorité. Hillary Clinton a prôné, au Sénat, une " relation positive et coopérative " avec Pékin. La phrase est vague mais elle aura rassuré : au seuil d’une année pleine d’incertitudes, les dirigeants asiatiques, japonais, chinois, vietnamiens ou indiens, aspirent d’abord à la stabilité. L’expression d’une puissance régionale, la promotion d’un modèle, la revendication d’un rôle accru dans le système financier international, ces aspirations-là existent aussi. Mais, pour l’instant, il s’agit surtout de ne pas faire chavirer le bateau. Sylvie Kauffmann

La Chine défie la nouvelle Administration américaine d’Obama en signant un contrat pétrolier d’une valeur de 2 milliards de dollars avec Téhéran. La compagnie nationale CNPC vient d’être chargée par l’Iran de développer la partie nord du champ d’Azadegan, dont les réserves sont estimées à six milliards de barils. Pékin prend ainsi ses distances d’avec les Occidentaux, qui ont décidé de ne plus nouer de relations commerciales avec l’Iran, tant que la République islamique ne montrera pas de la flexibilité sur le dossier du nucléaire. Chacune des trois alliances a intégré une ou plusieurs compagnies chinoises. Mais la réorganisation du ciel chinois et la fragilité de ses compagnies pourraient chahuter ce paysage encore mouvant. La Chine représente un marché de 200 millions de passagers. Les alliances aériennes sont aux petits soins pour les compagnies chinoises. Difficile en effet de faire l’impasse sur un marché de 200 millions de passagers. Plusieurs dizaines de transporteurs, souvent régionaux, se partagent cet énorme gâteau. Quatre jouent un rôle majeur sur l’échiquier international et attisent toutes les convoitises. Les jeux sont désormais presque faits, mais pas figés. C’est Oneworld (British Airways, American Airlines) qui a dégainé la première avec, dès 1999, l’intégration logique de Cathay Pacific (23 millions de passagers). Un joli avantage concurrentiel, du fait de la puissance du hub de l’île de Hong Kong. La compagnie qui n’avait qu’un accès limité au marché continental chinois s’est rattrapée en rachetant Dragonair en 2006, ce qui lui permet de proposer plus de 20 villes chinoises en correspondance. « Nous entendons conserver cette marque forte et nous appuyer sur sa flotte pour améliorer notre maillage », explique Nicolas Massé, directeur communication et marketing. Amélioration qualitative SkyTeam (Air France-KLM, Delta...) a réagi en novembre 2007 en accueillant dans ses rangs China Southern, basée à Guanzhou (Canton). Il aura fallu trois ans de négociations et de mise en conformité pour rendre possible cette adhésion de la première compagnie chinoise, affichant 56 millions de passagers en 2007 (davantage qu’Air France). Reste que, même si China Southern entend se développer à l’international, son marché domestique représente encore 85 % de son trafic. Ce sont ses connexions vers 65 villes chinoises qui ont séduit Air France et ses partenaires. Quelques jours plus tard, Star Alliance (Lufthansa, United...) répliquait, en accueillant dans ses rangs Air China et Shanghai Airlines. La seconde, créée en 1985 sous statut privé, vole pour l’essentiel en Asie (8 millions de passagers). En revanche, Air China a fortement déployé ses ailes dans le monde (35 millions de passagers, dont 10 à l’international) grâce à son puissant hub de Pékin. Reste China Eastern (39 millions de passagers). La compagnie, un temps annoncée comme partenaire probable de SkyTeam, avait même mis en place un accord de « code share » avec Air France, stoppé net l’été dernier. Sa mauvaise santé financière remet aujourd’hui en cause toute affiliation à une alliance à court terme, même si toutes ont les yeux de Chimène pour son hub de Shanghai. L’intégration des compagnies chinoises dans les alliances leur a incontestablement permis d’améliorer leurs standards de qualité. « Nous avons vu une énorme évolution d’Air China à la suite de son adhésion à Star », déclarait Jaan Albrecht, responsable de l’alliance, en décembre dernier. Comme la suppression de la nécessité pour les passagers en transit en Chine de revérifier leurs bagages. Elle a également été bénéfique en termes financiers, « avec un apport de recettes de 146 millions de dollars en 2008. Dans le climat actuel, une alliance est une solution supplémentaire pour mieux passer l’hiver économique », assure Zhang Lan, vice-présidente d’Air China.

L’impact de la crise

Pour autant, le processus est souvent long et difficile. Ainsi, les voyageurs français ne tirent pour l’heure que peu de bénéfices de l’arrivée de China Southern dans SkyTeam. Car la compagnie vole uniquement entre Paris et Canton, un héritage du partage du ciel chinois (Air China volant depuis Pékin et China Eastern depuis Shanghai). Or, le trafic entre Canton et la France ne représente que 7 % du trafic France-Chine. Et le sud de la Chine est également accessible via Hong Kong avec Cathay Pacific. « Nous aimerions obtenir les droits de trafic pour Paris-Pékin, mais ce n’est pas à l’ordre du jour », précise Haibo Chai, directeur général France de China Southern, qui regrette la « prudence » de sa partenaire Air France alors que KLM a mis en place un véritable joint-venture avec la compagnie chinoise. Ce n’est que l’été prochain qu’Air France et China Southern mettront en place des vols en « code share » au-delà de leurs hubs respectifs de Roissy et de Canton. Quant aux programmes de fidélisation, ils ne sont totalement compatibles que depuis quelques semaines ! La crise actuelle pourrait toutefois modifier ce fragile équilibre. Près de 70 % des transporteurs chinois sont en effet dans le rouge selon les chiffres officiels, à commencer par les leaders. Air China, China Eastern et China Southern auraient perdu 470 millions d’euros entre janvier et octobre 2008 et la Civil Aviation Administration of China leur a conseillé de freiner leurs commandes d’avions, tout en prédisant une année 2009 difficile, sur fond de baisse du trafic. Une rumeur, démentie pour l’heure, a déjà fait état d’une fusion entre Shanghai Airlines et China Eastern, après que le rachat d’une partie du capital de cette dernière par Singapore Airlines. Des rapprochements ou faillites ne sont donc pas à exclure qui pourraient rebattre les cartes... T. B.

Les Echos. .

4 Messages de forum

  • La Chine en crise 8 mars 2014 08:42

    La Chine a enregistré en février un déficit commercial surprise de 22,98 milliards de dollars, selon des chiffres publiés samedi par les douanes, qui mettaient en avant l’impact des congés du Nouvel an lunaire.

    Les exportations de la deuxième économie mondiale ont connu le mois dernier un repli inattendu de 18,1% par rapport à février 2013, à 114,10 milliards de dollars, un chiffre très en-deçà des prévisions des marchés.

    Un panel de treize économistes interrogés par Dow Jones Newswires avait tablé en moyenne sur un excédent commercial de 11,9 milliards de dollars.

    Ils escomptaient une hausse de 5% des exportations en février —ce qui représentait déjà un net ralentissement par rapport à la progression de 10,6% enregistrée en janvier.

    De leur côté, les importations chinoises ont progressé de 10,1% sur un an en février, à 137,08 milliards de dollars, ont précisé les douanes, une croissance meilleure qu’attendu et à peu près similaire à celle enregistrée le mois précédent.

    "Les conséquences du Nouvel an lunaire (débuté fin janvier) ont provoqué d’importantes fluctuations (des échanges commerciaux) ainsi que l’apparition d’un déficit commercial", a commenté dans un communiqué l’administration des douanes.

    Durant les longs congés du Nouvel an lunaire, de nombreux travailleurs migrants rentrent dans leur région d’origine, et une grande partie des usines et commerces cessent pour un temps leur activité.

    Ainsi, les entreprises chinoises "ont pour habitude" d’intensifier les exportations avant les congés (pour limiter leurs stocks) et de se concentrer sur les importations à leur retour lors de la reprise de l’activité, ont expliqué les douanes.

    Cette publication intervient alors que la production manufacturière du pays connaît ces derniers mois un net ralentissement, et que le gouvernement a annoncé mercredi avoir reconduit pour 2014 un objectif de croissance économique de 7,5% —ce qui serait s’il se concrétise le plus bas taux de croissance de la Chine depuis près d’un quart de siècle.

    - Perspectives encourageantes -

    Cependant, le déficit commercial chinois de février, le premier depuis 11 mois, n’était pas jugé inquiétant par certains analystes, qui pointaient les perspectives encourageantes de la demande extérieure.

    "De façon générale, nous sommes plutôt optimistes pour la progression du commerce extérieur chinois cette année" sur fond de reprise économique des pays développés, a indiqué à l’AFP Zhou Hao, analyste de la banque ANZ.

    Signal de bon augure, les douanes ont indiqué que les importations avaient été dopées en janvier et février par un net gonflement de la demande de matières premières.

    Les importations de minerai de fer pour les deux premiers mois de l’année ont ainsi grimpé de 21,8% sur un an (à 150 millions de tonnes), celles de cuivre ont bondi de 41,2% (à 915.000 tonnes) et celles d’aluminium de 78,8% (à 205.000 tonnes).

    Selon Zhou Hao, le déficit surprise en février résulte "probablement" des efforts des autorités pour endiguer les flots d’investissements spéculatifs dans le pays.

    De nombreux experts s’étaient interrogés le mois dernier sur la possibilité de "surfacturations" de la part de firmes chinoises, qui auraient artificiellement gonflé les chiffres des exportations en janvier.

    Les analystes avaient alors dit s’attendre à ce que le gouvernement s’attaque plus fermement à cette pratique.

    "Si on prend en compte la dynamique d’ensemble de la demande étrangère et les besoins des entreprises, la croissance du commerce extérieur chinois devrait s’accélérer dans les prochains mois, après avoir compensé les effets du Nouvel an et des surfacturations", a insisté M. Zhou.

    Sur les deux premiers mois de 2014, les exportations chinoises s’établissent en repli de 1,6% par rapport à la période correspondante de l’an dernier, tandis que les importations s’affichent en hausse de 10%.

    Sur ces deux mois, l’excédent commercial chinois s’est donc réduit de 80% sur un an, à 8,89 milliards de dollars.

    Devenue l’an dernier la première puissance commerciale mondiale, la Chine avait vu son excédent gonfler de 12,8% en 2013, à quelque 259 milliards de dollars, son niveau le plus élevé depuis 2008 et l’éclatement de la crise financière.

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  • La Chine en crise 13 mars 2014 10:42

    Le doute n’est désormais plus permis, la Chine traverse bel et bien une mauvaise passe. Elle a en effet enregistré en janvier et février une hausse de sa production industrielle de 8,6%, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Soit sa plus faible progression depuis avril 2009, au coeur de la crise financière. Les analystes de Dow Jones s’attendaient à une hausse de 9,5%.

    Les ventes au détail ont quant à elles progressé de 11,8% en janvier-février par rapport à la même période de l’an dernier, a également annoncé le BNS sur son site internet. Un chiffre lui aussi très inférieur aux prévisions des analystes (+13,5%), et le plus faible depuis trois ans. De leur côté, les investissements en capital fixe sur janvier-février ont gonflé de 17,9% sur un an, décevant là encore les attentes du marché.

    Ces statistiques, publiées habituellement de façon mensuelle, couvraient exceptionnellement la période des deux premiers mois de 2014, pour tenir compte des distorsions provoquées par les congés du Nouvel an lunaire, débutés fin janvier. Durant cette période de vacances prolongées, de nombreux travailleurs migrants quittent les villes pour retourner dans leur région d’origine et de nombreuses usines cessent leur activité.

    Cette publication intervient cependant après une série d’indicateurs moroses ayant avivé les inquiétudes sur un ralentissement de la deuxième économie mondiale. Ainsi, la production manufacturière chinoise a enregistré en février sa plus forte contraction depuis sept mois, selon l’indice publié par la banque HSBC, et le pays a affiché en février un déficit commercial inattendu de 22,98 milliards de dollars.

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  • La Chine en crise 26 mars 2014 12:01

    Les rumeurs de faillites commencent à atteindre le secteur bancaire chinois. Après le défaut du fabricant d’équipements solaires Chaori Solar sur sa dette, début mars, des rumeurs se sont propagées ces derniers jours à deux petites banques régionales, entraînant même l’intervention de la Banque centrale pour calmer les inquiétudes de la population.

    Ainsi, depuis lundi, une rumeur de faillite d’une banque régionale, la Jiangsu Sheyang Rural Commercial Bank, dans la province de Jiangsu (est de la Chine), a semé la panique. Les guichets de cette banque ont été pris d’assaut pas des centaines d’épargnants exigeant de retirer leurs économies, a rapporté l’agence de presse officielle ’Xinhua’. D’autres sources ont aussi fait état de files d’attente devant une autre banque de la même région, la Rural Commercial Bank of Huanghai. Le site internet du gouvernement local a cependant diffusé ce matin une vidéo rassurante, dans laquelle le gouverneur du comté a affirmé que la Banque populaire de Chine protègera les déposants. Il semble que les récentes rumeurs ont trouvé un terrain fertile dans cette région, dans la mesure où en janvier dernier, plusieurs coopératives du secteur officieux ont fermé en ruinant leurs clients.

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  • La Chine en crise 15 mars 2015 15:02

    Exportations, investissement, productions manufacturières et ventes au détail : tous les indicateurs chinois sont en recul.

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